Les brûlures

Qu’est ce qu’une brûlure et quels sont les gestes à adopter lorsque vous êtes victime de brûlure ?

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Qu’est qu’une brûlure ?

Ce sont des lésions provoquées par la chaleur, soit par des substances chimiques ou soit par des frottements. Les brûlures sont classées selon leur degré de gravité.

  • Premier degré : peu grave, seul l’épiderme est atteint. Une rougeur apparaît, elle peut être suivie d’une desquamation
  • Second degré : l’épiderme est endommagé ainsi qu’une partie ou la totalité du derme. Dans ce cas le patient présente des cloques (phlyctènes) susceptibles d’être à l’origine d’un choc cardio vasculaire (chute de tension et accélération du rythme cardiaque).
  • Troisième degré : l’épiderme, le derme et l’hypoderme sont détruits, les organes sous-jacents peuvent être lésés.

Les brûlures peuvent être d’origines diverses:

  • La chaleur provoquée par un phénomène chimique ou physique (substances caustiques, irradiation, électricité…).
  • Un contact thermique (eau bouillante, flammes…).
  • La radiolésion due aux rayons X et à des corps radioactifs.
  • Un produit chimique (fluor, acide chlorhydrique…).

Que faire en cas de brûlure ?

Pour une brûlure au 1er degré, le traitement consiste à calmer la douleur par application de compresses froides ou d’eau courante froide non glacée, puis d’appliquer une crème grasse pour adoucir et permettre une meilleure cicatrisation des cellules superficielles de la peau.

Lorsque la brûlure est plus importante, il faut la protéger et appeler au plus vite les secours. Selon l’importance de la perte cutanée, une greffe de peau pourra être nécessaire.

Les gestes qui peuvent préserver d’une brûlure

  • Protégez vous du soleil notamment entre 11h et 16h.
  • Ne laissez pas les objets brûlants et les produits dangereux à la portée des enfants.
  • Ne fumez pas à proximité de produits inflammables.
  • Ne jamais donner à boire ou faire vomir une personne ayant ingéré un produit chimique caustique.
  • En cas de brûlure étendue, ne déshabillez pas le blessé.

L’ostéodensitométrie

 

L’ostéodensitométrie (ou densitométrie osseuse) est un examen médical qui permet de mesurer la densité de l’os, c’est-à-dire son contenu minéral. Il s’agit de la mesure d’une densité minérale osseuse surfacique (exprimée en g/cm2) et non d’une densité volumétrique.

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À quoi sert cet examen?

L’ostéodensitométrie ou densitométrie osseuse est un examen médical qui permet de mesurer la densité de l’os, c’est­ à­dire son contenu minéral. C’est grâce à l’ostéodensitométrie, que le dépistage ou la quantification de l’ostéoporose peuvent être mesurés.

Ce qu’il faut savoir

La densité minérale osseuse peut augmenter jusqu’à l’âge de 30 ans, puis elle reste constante jusqu’à l’âge de 40 ans, pour diminuer ensuite progressivement. Ce phénomène intéresse les deux sexes, cependant cette diminution minérale touche plus spécifiquement les femmes notamment au travers de la ménopause.

Comment ça marche ?

C’est un examen radiologique utilisant une faible dose de rayons X effectué en position allongé durant environ 15 minutes. Il mesure la quantité de rayons X absorbée par les os à des endroits fréquents de fracture ostéoporotique comme le col du fémur ou les vertèbres lombaires. C’est un examen indolore très peu irradiant (dix fois moins qu’une radiographie).

Réalisation ?

Cet examen est réalisé dans un cabinet de rhumatologie ou de radiologie disposant de l’appareillage nécessaire. Il ne nécessite pas d’injection ou de prélévement préalables. Il n’est pas nécessaire non plus d’être à jeûn.

Interprétation

Permet l’évaluation de fractures possibles en fonction du résultat obtenu. Ce résultat est comparé à des courbes de référence. Il évalue donc l’importance de l’ostéoporose et pose l’indication d’un traitement médicamenteux.

Les aphtes

Souvent bénins, les aphtes (ou aphtose) n’en sont pas moins gênants et douloureux. Si, dans de rares cas, ils peuvent être les symptômes de certaines maladies, leur origine demeure la plupart du temps inconnue. Les aphtes guérissant d’eux-mêmes, les soigner ne repose que sur le soulagement des symptômes.

aphtes

Quels sont les symptômes des aphtes ?

Les aphtes se présentent généralement sous la forme de petites ulcérations blanchâtres rondes ou ovales, sur les gencives, sous la langue ou à l’intérieur des joues. Toutefois, un aphte buccal peut parfois atteindre la taille d’une pièce d’un centime. Les aphtes, qui peuvent être nombreux, ne saignent pas mais sont douloureux. Leur apparition provoque parfois un gonflement des ganglions lymphatiques situés dans le cou, juste sous la mâchoire. Leur guérison survient spontanément en une à deux semaines, sans cicatrice.

Quelle sont les causes des aphtes ?

Dans la plupart des cas, l’origine des aphtes reste mystérieuse. Cependant, leur apparition peut précéder ou accompagner d’autres maladies, comme des infections ou des maladies du tube digestif. On a parfois établi un lien entre la survenue d’aphtes et des facteurs hormonaux, alimentaires (réaction d’intolérance à des noix, du gruyère, etc.) ou psychologiques (stress, fatigue, surmenage, par exemple).

Quelles sont les complications éventuelles des aphtes ?

En général, les aphtes sont une affection bénigne et ne provoquent pas de complications. Toutefois, chez certaines personnes, ces petites ulcérations deviennent chroniques. Elles rendent alors la vie quotidienne inconfortable et gênent l’absorption d’aliments. Parfois, les aphtes peuvent se compliquer d’une infection due à des bactéries.

Comment prévenir les aphtes ?

Chez certaines personnes, les aphtes sont provoqués par des aliments, comme les fruits acides, les fruits secs et certains fromages comme le gruyère. Si vous établissez un lien entre certains aliments et l’apparition des ulcérations, évitez bien sûr d’en consommer.

Ce que vous pouvez faire :

  • Supprimez les aliments susceptibles d’accentuer les douleurs, comme les vinaigrettes ou les fruits acides.
  • Respectez les mesures d’hygiène buccale en vous brossant correctement les dents après chaque repas et en passant un fil dentaire au moins une fois par jour.
  • Faites soigner vos dents pour que votre denture ou vos prothèses dentaires soient en parfait état..

Remèdes de grand-mère :

Pour lutter contre les aphtes, la tradition populaire recommande de faire des bains de bouche à base de tisane, de décoction de sauge ou d’extrait de camomille. On peut aussi appliquer sur la lésion un sachet de thé noir mouillé : les tanins du thé auraient des propriétés analgésiques.

Conduite à tenir en cas :

  • Si l’éruption d’aphtes est accompagnée d’une forte fièvre.
  • Si l’éruption est accompagnée d’ulcères sur la muqueuse des organes génitaux.
  • Si la douleur est trop intense, surtout chez les enfants.
  • Si les douleurs ne diminuent pas au bout de quelques jours.
  • Si les aphtes sont de grande taille (plus d’un centimètre de diamètre).
  • Si les lésions saignent et ne guérissent pas spontanément.
  • Si le nombre de poussées d’aphtes est supérieur à quatre par an.

→ Consultez un médecin dans les jours qui viennent.

  • Si l’aphte est d’aspect normal et n’est pas accompagné des signes décrits ci-dessus.

→ Il est possible de s’automédiquer.

Que fait le médecin en cas d’aphtes ?

Il prescrit un collutoire (un médicament à pulvériser ou à badigeonner sur l’aphte) ou un bain de bouche pour limiter le risque de surinfection et faciliter la cicatrisation. Il peut également donner un médicament antalgique pour diminuer la douleur. S’il suspecte qu’un aphte présente une surinfection bactérienne, il prescrit un traitement antibiotique adapté.

Quel médicament prendre pour soulager les aphtes ?

Le traitement des aphtes peut se faire localement (au niveau de la bouche) ou par voie générale (en avalant un médicament). Les médicaments locaux disponibles sans ordonnance sont des soins de la bouche et visent essentiellement à soulager la douleur et à éviter les surinfections. Pour diminuer la douleur par voie générale, vous pouvez prendre un médicament antalgique de type paracétamol.

Il existe des remèdes anti-inflammatoires spécifiques pour soulager la douleur des aphtes. On peut aussi utiliser des médicaments indiqués dans le traitement d’appoint des affections de la bouche ou du pharynx. Ils contiennent soit des anesthésiques locaux, soit des antiseptiques, soit des extraits de plantes à visée adoucissante ou antiseptique (érysimum, lévomenthol). Ces médicaments se présentent sous forme de pastilles (ou comprimés) à sucer ou de collutoire.

Par ailleurs, certains bains de bouche peuvent être indiqués en automédication dans le traitement de courte durée des aphtes.

On conseille généralement de ne pas associer plusieurs médicaments contenant des antiseptiques locaux. En cas doute, demandez l’avis du pharmacien.

Les piqûres d’insectes

Les piqûres de moustique, abeille, guêpe et autres insectes volants sont généralement benignes mais elles peuvent quelque fois entraîner de graves réactions. Voici quelques conseils précentifs et à adopter en cas de piqûre d’insecte.

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Les beaux jours arrivent, nous passons plus de temps dehors, les tongues et tee-shirt sont de sortis mais gare aux piqûres! Les piqûres d’insectes (moustiques, guêpes, abeilles…) peuvent occasionner des réactions cutannées telles que des démangeaisons, une rougeur ou un gonflement de la zone piquée. L’insecte pique lorsqu’il est agité et qu’il cherche à se défendre, ou lorsqu’il cherche à collecter le sang de l’individu qu’il a mordu. Dans la plupart des cas la piqûre sera benigne hormis pour les personnes allergiques qui pourraient développer une réaction grave.

Prévention

  • Évitez tout parfum : les parfums dont les essences sont faites à partir de fleurs ou de plantes attirent les abeilles, les guêpes et les moustiques.
  • Pour éloigner les insectes : appliquez sur votre peau un gel, un spray ou une solution qui chasse les insectes (insectifuges). Il peut être utile d’en appliquer sur les vêtements, cheveux, toiles de tente… Attention l’usage de ces produits chez les enfants de bas âge ou chez la femme enceinte nécessite des précautions particulières. Demandez conseil à votre pharmacien. N’oubliez pas de porter un chapeau, des vêtements à manches longues et des chaussettes avant d’aller vous promener dans la nature. A noter que l’efficacité de produits naturels moins toxiques comme la citronnelle n’a pas été prouvée.
  • Installez une moustiquaire au-dessus de votre lit et un grillage aux fenêtres pour tenir les insectes à l’écart. L’utilisation d’appareils insectifuges électriques qui diffusent une substance chimique éloignent les insectes, et sont efficaces pour un certain volume de la pièce.
  • Si des abeilles ou des guêpes arrivent autour de vous, ne les chassez pas en gesticulant. Les insectes piquent d’autant plus facilement. Restez calme et éloignez-vous sans courir.

Piqûre de moustique

La plupart du temps, on ne sent pas la piqûre du moustique. Seule la réaction cutannée causée par la salive du moustique est visible. Elle empêche le sang de coaguler. Après une piqûre ? Essayez de ne pas vous gratter car cela accentue les démangeaisons et peut causer une infection locale. Si les lésions sont très enflammées, une crème à base de cortisone pourra vous être préscrite. Pour vous soulager, frottez doucement la paume de votre main sur les piqûres et humectez pour rafraîchir la zone. Pour calmer la douleur causée par les piqûres, vous pouvez appliquer de la glace (attention, jamais directement sur la peau mais par exemple enveloppée dans une serviette). Tant que la réaction de la peau reste limitée, vous pouvez appliquer une crème apaisante pour calmer les démangeaisons et stopper l’inflammation. N’hésitez pas à demander conseil à vore pharmacien.

Piqûre d’abeille et guêpe

Une piqûre de guêpe ou d’abeille est en général immédiatement douloureuse à cause du venin de l’insecte. En cas de prédisposition allergique ou de piqûres sur une zone sensible, celles-ci peuvent même devenir dangereuses. En cas de réaction grave aux piqûres de guêpes, des antihistaminiques ainsi qu’une injection d’adrénaline peuvent être administrés.

Piqûre d’abeille :

Lorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utlise son dard afin d’injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Enlevez avec précaution le dard s’il est resté dans la peau afin de diminuer le risque de réaction allergique. Evitez surtout d’écraser la poche à venin si elle y est encore accrochée.

Piqûre de guêpe :

Contrairement aux abeilles, l’aiguillon de la guêpe n’est pas équipé de harpon. Ainsi elle ne laisse pas son dard fiché dans la piqûre, et peut donc agresser plusieurs fois sa victime sans crainte d’y laisser la vie en perdant une partie de son abdomen avec l’aiguillon.

Piqûre de frelon

Il faut savoir aussi que contrairement aux guêpes, les frelons sont attirés par la lumière. La piqûre de cet insecte est très douloureuse à cause du diamètre du dard et de la composition du venin, mais sa toxicité est en moyenne 10 fois inférieure à celle du venin d’abeille. Les frelons ne sont pas dangereux en soit car ils attaquent le plus souvent lorsque l’on passe à proximité de leur nid. Leur nids sont le plus souvent construits en hauteur mais aussi dans les troncs d’arbre ou directement au sol (par exemple sous un tas de feuilles), ce qui les rend plus accessibles et donc plus dangereux.

Quand consulter ?

⇒ Appellez rapidement le 15 ou le 112 ou rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche :

  • Si vous constatez la présence :
    • de démangeaisons généralisées
    • de plaques rouges sur la peau
    • d’un gonflement du visage ou de la langue
    • d’une sensation de malaise ou une gêne pour respirer.
  • Ou bien si la personne a été piquée dans la gorge.

⇒ Consultez un médecin dans la journée :

  • Si la piqûre entraîne pour la première fois d’importantes réactions de la peau (rougeurs, démangeaisons intenses).
  • Si la victime est un bébé ou un enfant.
  • Si la personne a été piquée dans la bouche ou au cou.
  • Si vous avez de nombreuses lésions cutanées qui se sont infectées.

Transmission du chikungunya et de la dengue par le moustique :

L’épidémie de dengue et la prolifération dans le sud de la France du Moustique Tigre ont conduit le ministère de la santé et les ARS (Agences Régionales de Santé) à produire et diffuser un dépliant d’information. Celui-ci donne des recommandations pour se protéger du moustique et éviter sa prolifération.

Les coups de soleil

Une exposition au soleil de quelques minutes par jour (environ 20 minutes) permet au corps la fabrication de vitamine D (aussi apportée par l’alimentation). Cependant une exposition intensive au soleil avec une répétition des coups de soleil augmentent le risque de développement de tumeurs cutanées (mélanome). Comment s’en protéger ? Que faire si malgrès tout vous attrapez un coup de soleil ?

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L’exposition au soleil : oui mais à petites doses

Une exposition au soleil de quelques minutes par jour (environ 20 minutes) permet au corps la fabrication de vitmaine D (aussi apportée par l’alimentation). Cependant une exposition intensive au soleil avec une répétition des coups de soleil augmentent le risque de développement de tumeurs cutanées et surtout de mélanome. On sait aujourd’hui que l’exposition au soleil pendant l’enfance est la principale cause de mélanome chez l’adulte. En effet, jusqu’à la puberté la peau des enfants est encore fine et immature donc pas encore apte à se défendre des rayons UV.

Quelle protection pour prévenir les coups de soleil ?

Utilisez une crème solaire anti UVA et UVB dont le Facteur de Protection Solaire (FPS) est de 25 au minimum pour le corps et d’au moins 50 pour les enfanst ainsi que pour le visage. Cette crème doit être adaptée à votre phototype et aux conditions d’ensoleillement. Étendez-la en couche épaisse 30 minutes avant de vous exposer, et renouvelez l’application toutes les deux heures. N’oubliez pas de remettre de la crème après la baignade ou après une activité physique intense.

Si vous devez rester longtemps au soleil, une protection avec des vétements est indispensable (les couleurs sombres assurent une meilleure protection).

Demandez conseil à votre pharmacien si vous avez un peau particulièrement sensible qui ne supporte à peine le soleil.

Pour les bébés :

Les bébés de moins d’un an ne doivent pas rester exposés au soleil. Protéger le à l’ombre avec un chapeau ainsi que des vétements.

Autres précautions…

  • Portez des lunette de soleil avec des filtres anti-UV.
  • Évitez l’exposition au soleil entre 12 heures et 16 heures car l’intensité des rayons ultraviolets est alors maximale.
  • Redoublez de vigilance si les circonstances comportant un risque supplémentaire : vent frais, couverture nuageuse faible, sol réfléchissant (neige, sable, eau), altitude.
  • Prenez garde aux médicaments, parfums ou déodorants pouvant causer une photosensibilité de la peau (demandez conseil à votre pharmacien).
  • Ne recourez pas au bronzage artificiel! Il augmente le risque de mélanome (risque accru de 75% chez les personnes ayant commencé à s’exposer aux UV artificiels avant 30 ans).
  • Une consultation annuelle chez un dematologue est fortement recommandée, surtout si vous avez une peau sensible et beaucoup de grains de beauté.

Que faire si vous avez un coup de soleil ?

Un coup de soleil ou érythème actinique est une brûlure causée par une exposition de la peau au rayonnement du soleil. On le distingue de l’allergie solaire.

La plupart du temps, les coups de soleil se soignent simplement avec des crèmes à application locale afin de réhydrater la peau et diminuer l’inflammation.

Ne vous exposez jamais si votre coup de soleil n’est pas guéri.

Enfin prenez l’habitude de surveiller votre peau régulièrement. Soyez attentifs aux grains de beauté dont la forme, la couleur, l’aspect, changent et à toute nouvelle tâche brune ou rougeâtre qui apparaît. Si tel est le cas, consultez votre médecin traitant qui vous orientera si besoin vers un dermatologue.

Les fesses rouges

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appellé dermite du siège). Cette affection douloureuse est en général sans conséquence et guérit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

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Que faire si mon bébé a les fesses rouges ?

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appellé dermite du siège).

Cette affection douloureuse, qui est due à plusieurs facteurs, est en général sans conséquence et guerrit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

Comprendre cette lésion dermatologique

Cette dermite est caractérisée par une peau anormalement humide, chaude et irritée. Les rougeurs débutent souvent au niveau de l’anus ou des plis de l’aine. Elles peuvent s’étendre aux testicules ou à la vulve et à l’ensemble du siège. Parfois, la partie superficielle de la peau pèle et des boutons ou des vésicules peuvent apparaître et éclater, suinter, voir même saigner. Les lésions apparaissent alors blanchâtres ou jaunâtres. Lorsque des fissures infectées se forment dans les plis de peau, on parle d’intertrigo. Ces complications restent rares mais si l’érythème persiste plus de 4 jours, ou, s’il est accompagné de fièvre, ou que vous constatez l’apparition de cloques ou furoncles, ou qu’il s’étend en dehors de la zone de contact avec la couche, une consultation médicale est nécessaire.

Quelles en sont les causes ?

Il existe différentes causes à l’apparition de ces plaques rouges qui peuvent additionner leur effets :

  • La principale est le port de la couche. En effet celle-ci favorise le manque d’aération de la peau qui reste humide, se ramollit et devient sujette à la formation de champignons. De plus, la peau du nouveau-né peut s’infecter au contact de l’ammoniaque contenu dans l’urine. Le port prolongé d’une couche souillée par les selles, une diarrhée, une couche trop serrée qui va favoriser les frottements, poussent aussi à l’apparition de cette inflammation.
  • Dans certains cas, l’érythème fessier est provoqué par une réaction aux lessives, aux savons, aux lingettes ou à d’autres produits de toilette.
  • Une autre origine peut être les séquelles d’un traitement antibiotique ayant éliminé les bonnes bactéries de la peau et favorisé une réinfestation par un champignon ou par une bactérie indésirable.
  • Enfin, l’alimentation du bébé joue aussi un rôle, car la quantité et la nature des enzymes présentes dans les matières fécales sont influencées par l’alimentation. Ainsi il existe une interaction entre la peau du bébé et l’activité enzymatique résiduelle du contenu des matières fécale. Ceci explique que l’alimentation du nourrisson influe sur le risque d’apparition d’érythème fessier, sur son importance et sa durée. On sait par exemple que le bébé allaité est moins sensible à l’érythème fessier, parce que ses selles sont moins acides et présentent une activité enzymatique moindre.

Il semble y avoir un lien de cause à effet entre le changement important de régime alimentaire d’un nouveau-né, et l’apparition d’érythèmes fessiers.

Les conseils pratiques pour éviter l’érythème fessier

  • Gardez le bébé le plus propre et le plus sec possible. Ainsi, changez souvent ses couches, si possible dès qu’il a fait ses besoins.
  • Appliquez du liniment oléocalcaire, simple mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux, c’est un produit naturel disponible en pharmacie. Ses propriétés apaisantes et antiseptiques en font un produit plus précisément recommandé pour l’hydratation de la peau des bébés et lors du change, notamment en cas de rougeurs ou d’érythème fessiers. Le liniment est à appliquer sur la peau simplement à l’aide d’un coton et n’a pas besoin d’être rincé : la fine couche grasse restante sert de film protecteur.
  • Préférez les pyjamas en coton et non en tissus synthétiques.
  • Évitez l’usage des lingettes si votre bébé a tendance à avoir les fesses rouges.
  • Dans la mesure du possible, laissez votre bébé fesses nues.
  • Nettoyez ses fesses au savon de Marseille, suivi d’un rinçage abondant et d’un séchage minutieux. Après la toilette, appliquez sur ses fesses un produit qui les isolent de l’humidité. A base d’oxyde de zinc ou d’huiles de poisson, ces traitements locaux (crèmes, pommades, gels, etc.) sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Ils ont un effet séchant et astringent sur la peau, tout en étant légèrement antiseptiques et généralement non-irritants.
  • Faites-lui prendre des bains de siège avec un produit antiseptique doux qui contribuera à accélérer la guérison (par exemple solution de Millian ou éosine aqueuse à 2 %).

En cas de doute concernant le soin à utiliser, demandez conseil à votre pharmacien afin d’éviter tout effet non désiré. En effet la peau des bébés est très fine, et absorbe beaucoup plus que la peau mature. Par conséquent, les effets indésirables sont plus importants.

Quelle couche choisir ?

Deux types de couches sont actuellement proposées avec des avantages et inconvénients dans les deux cas. Aujourd’hui, il semble qu’on observe plus de différences de taux d’érythème fessier entre les couches jetables classiques et les nouvelles couches en tissus lavables et réutilisables.

Avantages Inconvénients
Couches jetables Facilité d’utilisation. Super-absorbantes avec des matériaux gélifiant : moins d’épisodes d’érythèmes fessier. Présence parfois de colorants et produits soupçonnés de provoquer des dermatites de contact allergique. Gel synthétique non biodégradable qui pose des problèmes environnementaux.
Couches réutilisables Différents modèles, elles utilisent un tampon de microfibres « super-absorbantes » placé dans une poche. Plus gros investissement au départ afin d’avoir un stock d’au moins une vingtaine de couches, mais plus rentable par la suite. Demande une certaine adaptation pour trouver la meilleure technique de lavage.

Dans tous les cas, veillez à utiliser des couches bien ajustées afin de limiter au maximum les frottements.

Des rougeurs répétées peuvent être le signe d’une allergie aux composants des couches (matière, parfums, etc.). Dans ce cas, changez de marque et choisissez des couches hypoallergéniques.

Quand consulter un médecin ?

Consultez un médecin si l’érythème :

  • devient pénible à supporter pour le bébé ;
  • présente des signes d’infection (lésions blanchâtres ou jaunâtres) ;
  • est présent dans les plis du cou, sur les aisselles ou derrière les oreilles ;
  • persiste après quelques jours d’automédication.

Les piqûres de méduses

Je me suis fait piquer par une méduse ! Certaines peuvent être dangereuses pour l’homme, mais pour les méduses qui vivent sur nos côtes, leurs piqûres restent bénignes. Voici quelques conseils à adopter en cas de piqûre de méduse ou autres animaux marins.

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Les bons gestes à adopter face aux piqûres de méduses et autres animaux marins

Il est vrai que les méduses n’ont pas bonne réputation. Certes, certaines peuvent être dangereuses pour l’homme, mais pour la plupart des méduses qui vivent sur nos côtes, leurs piqûres restent bénignes.

Les méduses piquent par l’intermédiaire de cellules urticantes placées sur leur tentacules. Dans la majorité des cas, les piqûres se traduisent simplement par une vive douleur passagère, mais parfois elles provoquent une syncope qui peut entraîner la noyade du sujet piqué.

Le sujet piqué ressent tout d’abord une douleur intense, semblable à celle provoquée par une décharge électrique. Cette douleur se transforme ensuite en une sensation de brûlure qui s’étend progressivement autour de la zone touchée.

Je me suis fait piquer par une méduse !

  • Sortez calmement de l’eau.
  • Rincez soigneusement la plaie avec de l’eau de mer ou du sérum physiologique mais pas avec de l’eau douce.
  • Mettez du sable sur la plaie et laissez le sécher. Grattez ensuite doucement ce sable pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Si des fragments de tentacules sont restés fichés dans la peau, les ôter à l’aide d’une pince à épiler.
  • Désinfectez avec une compresse stérile imbibée d’antiseptique.
  • Si la douleur persiste vous pouvez la soulager avec du paracétamol. Demandez conseil à votre pharmacien.
  • Si des malaises surviennent ou si le membre touché est très enflé, consultez immédiatement un médecin. En cas de démangeaisons, votre médecin vous prescrira une crème apaisante, des corticoïdes, ou bien des antihistaminiques.
  • Il convient de surveiller l’évolution de la plaie dans les jours qui suivent.
  • Votre vaccin contre le tétanos doit être mis à jour.

Les choses à ne pas faire !

  • Ne pas rincer avec de l’eau douce car cela ferait éclater les cellules restantes et libèrerait le venin. Le vinaigre sur la plaie n’est pas non plus conseillé (il est efficace avec certaines espèces de méduses, mais dans certains cas son utilisation peut être dangereuse).
  • Ne frottez pas les lésions car vous ne feriez que les aggraver en libérant le venin contenu dans les cellules urticantes laissées par les tentacules sur la peau.
  • N’incisez jamais la plaie et ne cherchez pas à la faire saigner.
  • Ne sucez pas la blessure pour aspirer le venin.
  • Il est inutile de verser de l’urine sur la plaie. Cette méthode n’a pas vraiment fait ses preuves, mais il semblerait que la stérilité (hors infection) et la chaleur de l’urine expliquent en partie l’efficacité de cette théorie.
  • Ne posez pas de garrot sur le membre atteint.

Et les autres piqûres d’animaux marins ?

Les piqûres des oursins ne sont pas venimeuses, mais les morceaux d’épines qui restent dans la peau peuvent être très douloureux et provoquer des infections. Essayez de retirer les piquants d’oursin avec une petite pince, ou une aiguille fine désinfectée, puis nettoyez la plaie à l’aide d’un antiseptique.

Les piqûres de poissons venimeux (raies, rascasses, vives, etc.) provoquent des douleurs intenses et une rougeur au point d’injection. Elles peuvent parfois provoquer des malaises ou des pertes de conscience. En cas de piqûre par un poisson venimeux, faites tremper la partie piquée dans de l’eau chaude pour détruire les principes actifs des venins.

Pour éviter les oursins et les poissons venimeux, portez des sandales en plastique ou des chaussons de plongée.

Derniers conseils

  • Ne manipulez pas les méduses qui sont échouées sur la plage (même si elles sont desséchées), car le contact avec leurs cellules urticantes peut encore être douloureux.
  • Pour éviter des déboires avec les méduses, informez-vous avant de vous baigner et évitez les endroits où personne ne semble se baigner.
  • De plus, il existe des lotions solaires qui préviennent les piqûres de méduse.

Les vergetures

Qu’est ce que les vergetures ? Comment les éviter au cours d’une grossesse ? Voici toutes nos recommandations afin d’éviter ou d’atténuer ces marques disgracieuses sur la peau.

Qu’est-ce que les vergetures ?

Les vergetures apparaissent sur la peau lorsqu’il y a une présence trop importante de glucocorticoïdes (cortisone). On a alors une modification du réseau élastique qui se raréfie et se casse, ainsi qu’une atrophie des fibres de collagène. Ces composants de la peau dans les couches profondes de la peau ne répondent plus assez rapidement à l’étirement et se rompent. Ces modifications aboutissent à un amincissement de l’épaisseur du derme. Il apparaît alors des sorte de petite fissures semblables à des cicatrices sur la peau.

Circonstances d’apparition

On peut voir l’apparition de vergetures lorsque la cortisone est fabriquée en trop grande quantité de façon physiologique, dans certaines périodes de la vie, ou de façon pathologique (c’est pourquoi des femmes maigres peuvent avoir des vergetures)mais aussi, lorsque la peau est soumise à une distension exagérée, trop rapide ou trop brutale.

Les exemples les plus courants sont les suivants :

  • Puberté (et plus particulièrement chez les filles) avec des localisations préférentielles différentes selon le sexe. Ainsi pour les femmes, elles se retrouveront d’avantage au niveau des hanches, des fesses, des cuisses, de l’abdomen ou bien sur les seins et les bras, tandis que pour les hommes, elles se situeront préférentiellement en bas du dos, sur les fesses et le ventre.
  • Pendant les premières grossesses (plus de 60 % des femmes en développent) car il y a une prise de poids importante et rapide. De plus, en période de grossesse, le corps sécrète plus de cortisone. Elles sont surtout localisées sur les seins, autour du nombril, sur les hanches ou bien sur le haut des cuisses.
  • La prise ou la perte de poids rapide peut favoriser l’augmentation de la taille ou du nombre de vergetures.
  • Certaines maladies métaboliques, endocriniennes ou infectieuses, ou l’application excessive de crèmes à la cortisone (ou sous formes injectables), peuvent être à l’origine de vergetures.
  • Les vergetures peuvent résulter d’une carence nutritionnelle.
  • Les peaux jeunes et lisses semblent y être plus sensibles. Mais il n’existe pas de de peaux dites à vergetures. C’est plus l’épaisseur de la peau qui va jouer un rôle. En effet, plus la peau est épaisse, moins elle souffrira de vergetures car elle contient d’avantage de fibres.

Comment les prévenir ?

Au cours d’une grossesse

Essayez de limiter la prise de poids dans la tranche conseillée par votre médecin (il ne s’agit pas non plus d’être sous-alimentée, ce qui serait dangereux pour le bébé).

Stimulez les zones à risque en pratiquant un massage quotidien à l’aide d’une crème anti-vergetures (attrapez la peau avec trois doigts et twistez-la légèrement). Il faut savoir que le massage en lui-même est bénéfique, car il stimule la circulation cutanée. Attention, veillez à utiliser un produit spécial femme enceinte, par exemple à base d’huile d’amande douce. Demandez conseil à votre pharmacien.

Autres conseils

Évitez les régimes yo-yo. Hors grossesse, la prescription d’un traitement à base de vitamine A acide guérit les vergetures, mais seulement lorsqu’elles viennent d’apparaître (lorsqu’elles ont l’aspect de petites cicatrices rouges-violacées). Attention, ce traitement curatif est contre-indiqué lors de la grossesse, il s’adresse donc principalement aux jeunes adolescentes. De plus lorsque la vergeture est mature, de couleur blanche, ce traitement n’est plus efficace, il sera plus difficile à les faire disparaître.

J’ai déjà des vergetures, y-a-t-il un moyen de les atténuer ?

Après la grossesse, on constate malheureusement que les vergetures ne disparaissent pas. Si on les exposent au soleil, elles ne bronzent pas, ce qui les rend encore plus visibles. Il est toutefois possible d’en modifier l’aspect par différentes techniques :

  • Micro dermabrasion et Peeling au TCA : ce traitement consiste tout d’abord à abraser la peau de façon mécanique (plus ou moins profondément suivant la profondeur des lésions), puis à appliquer une solution de peeling, suivie d’une crème post-peel spéciale. En fonction de l’ancienneté, de l’aspect, de la largeur des vergetures, il faudra plus ou moins de séances.
  • Photothérapie : c’est l’utilisation de lasers ou de lumières pulsées qui va restructurer les fibres de collagène ainsi que les fibres élastiques.
  • Carboxythérapie : cette technique emploie le gaz carbonique (CO2) qui améliore la circulation artériolaire, veineuse et lymphatique, et va stimuler la fabrication de collagène, de fibres élastiques. Ce mécanisme d’action fait qu’on recherchera le bénéfice de la carboxythérapie dans le traitement contre les vergetures, du relâchement cutané et pour perdre cellulite et centimètres.
  • Mesolift : c’est l’injection de produits dans le derme visant à stimuler la production de collagène et de fibres élastiques.

L’association des différentes techniques peut apporter un plus et stimuler de manière encore plus efficace les structures lésées en cas de vergetures. L’idéal reste d’obtenir des conseils d’un dermatologue ou d’un médecin esthétique.

Les dents de bébé

Durant les premières années de sa vie, votre bébé va faire ses dents. Pour la plupart des parents et des bébés, l’arrivée de la première dent n’est pas forcément une partie de plaisir. Vous trouverez ici des conseils pour que bébé puisse passer cette étape de façon plus agréable.

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Mon bébé pleure, je crois qu’il fait ses dents. Est-ce qu’il n’a pas un retard de poussée dentaire ? Comment puis-je le soulager ? Comment faire pour qu’il garde des dents saines ?

Les grandes étapes de la poussée dentaire :

Avant tout, il faut savoir que l’âge de sortie des dents varie beaucoup d’un enfant à l’autre. La précocité ou le retard de la poussée dentaire n’ont aucunes conséquences, donc pas d’inquiétude.

Les premières dents : les dents de lait

Certains bébés naissent avec une, voire deux dents. Cependant, pour la plupart, les premières dents de lait sortent entre 3 mois et 1 an. Elles sont au nombre de vingt, et les premières à pousser sont en général les incisives. Les dernières à voir le jour sont les molaires qui prennent leur place au cours de la deuxième année. C’est à l’âge de 3 ans que votre enfant devrait avoir l’ensemble de ses vingt dents de bébé. Celles-ci ne tomberont pas avant que les dents définitives soient prêtes à sortir, soit vers l’âge de 6 ans.

Les dents permanentes ou dents définitives :

La première à sortir en bouche est la première molaire, vers 6 ans, suivi des incisives. Ensuite l’ordre est variable. Les deuxièmes molaires définitives se mettent en place vers 12 ans. Quant aux troisièmes molaires ou dents de sagesse, elles font éruption entre 17 et 35 ans. La dentition est considérée complète avec vingt-huit dents, et lorsque qu’il y a présence des quatre dents de sagesse, ce nombre se porte à trente-deux.

Les signes annonceurs de l’arrivée des premières dents :

Les signes qui précèdent la sortie des dents sont une hypersalivation et une douleur plus ou moins importante. Les gencives peuvent enfler et les joues du bébé risquent de rougir et d’être boursoufflées. Certains chanceux ne ressentiront presque rien durant la poussée des dents. Mais pour la plupart, les premières poussées dentaires ne sont pas une partie de plaisir. L’enfant peut aussi être sujet à des troubles du sommeil car ses dents le « travaille ».

D’autres troubles seront observés, tels que des troubles du transit (selles plus molles et plus fréquentes), qui pourront entraîner des érythèmes fessiers. Au fil des semaines, vous allez voir apparaître dans sa bouche des petits bouts blanc sur la gencive, signe que les dents commencent à sortir.

Comment soulager bébé ?

  • Pensez tout d’abord au massage « naturel ». En effet quand les dents sont sur le point de sortir, la salivation s’intensifie ainsi que le réflexe de succion. Du coup, votre enfant se masse la gencive avec tout ce qui lui tombe sous la main : hochet, jouet, cuillère, biscuit… Vous pouvez lui donner quelque chose à mordre, ou frotter délicatement ses gencives avec votre doigt pour le soulager. Il existe des anneaux de dentition à mettre au froid disponibles dans votre pharmacie.
  • De la nourriture froide, comme de la compote ou un yaourt sortis du réfrigérateur, peut aussi lui faire du bien.
  • Si votre bébé souffre trop, vous pouvez masser ses muqueuses enflammées avec un calmant local (à base de camomille et de guimauve, ou bien anesthésiant). Les deux solutions ont un effet apaisant qui soulagera votre enfant. L’utilisation d’un antalgique comme du paracétamol peut contribuer à faire tomber la fièvre et apaiser la douleur. De plus, des solutions homéopathiques spécifiques ont convaincu de nombreux parents qui préfèrent cette médecine douce aux antalgiques.

Demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quand consulter ?

Les bébés prématurés mettent souvent quelques mois de plus que les autres à faire leurs dents. Si votre tout-petit n’a toujours pas de dents vers un an, parlez-en à votre médecin. Si votre enfant bave beaucoup, qu’il a des gencives gonflées, une diarrhée persistante, semble avoir très mal (des pleurs inconsolables servent d’indice), ou bien une fièvre qui dure, consultez votre médecin.

Apprendre le brossage des dents :

Premières dents : premiers nettoyages

Dès l’apparition des premières dents, il faudra les garder propres car les caries peuvent d’ores et déjà s’installer. La première année, il ne sera pas utile d’utiliser une brosse à dent. Au moins un fois par jour, frottez délicatement les gencives à l’aide d’une compresse ou d’un petit tissu humide. Petit conseil : ne laissez pas votre bébé s’endormir avec un biberon de lait ou de liquide sucré car la boisson peut stagner dans sa bouche durant la nuit, et provoquer à long terme des caries.

Brossage de dents : apprendre à son enfant les gestes adaptés à son âge

Vers l’âge de 18 mois, votre enfant peut apprendre à se brosser les dents (voire avant mais toujours sous surveillance). Il vous faudra lui montrer les bons gestes et comment tenir sa brosse à dent. Pour l’aider, instaurez ensemble un parcours, afin de ne pas oublier de surface, et essayez de respecter un temps minimum de brossage (vous pouvez utiliser un sablier). Il n’y a pas besoin de brosser dans une direction en particulier, essayez juste d’enlever les petits bouts de nourriture et de nettoyer la surface des dents et des gencives. Le mieux est de faire du brossage un moment ludique, un rituel avant le coucher. N’oubliez pas de vérifier pendant les premières années si les dents sont bien brossées.

Choisir sa première brosse à dents et son dentifrice

Utilisez une brosse souple adaptée à l’enfant (petite tête et gros manche pour faciliter la prise en main). Dès que l’enfant maîtrise sa déglutition, et par conséquent le rinçage, vous pouvez inclure le dentifrice. Il n’est pas nécessaire d’en abuser, seule une dose équivalente à la taille d’un petit pois suffit. Sachez aussi que le dentifrice n’est pas indispensable si votre enfant ne mange pas de sucre (un brossage à l’eau suffit). Demandez conseil à votre pharmacien quant au choix de la brosse à dent et du dentifrice (la dose de fluor doit être adaptée à son âge). Vers son troisième anniversaire, prenez rendez-vous chez le dentiste pour habituer votre enfant à faire vérifier ses dents.

Les poux

Souvent redoutés par les parents, les poux de tête aiment s’inviter sur la tête des enfants. Cette affection, également connue sous le nom de pédiculose du cuir chevelu, est très fréquente chez l’enfant scolarisé. Vous trouverez ici les recommandations à adopter lorsque votre enfant reviendra la tête pleine de poux.

poux

Tout savoir sur le pou :

Le pou de tête se nomme Pediculus humanus var capitis. Cet insecte, exclusif à l’homme, se déplace très rapidement entre les cheveux auxquels il s’accroche grâce à une puissante pince présente au bout de chacune de ses six pattes. Grâce à ses orifices respiratoires qui peuvent se fermer, il évite la noyade, mais sera asphyxié par les produits gras (huiles…). Ils se nourrissent exclusivement de sang.
Les poux ne transmettent pas d’agents pathogènes pour l’homme, et sont donc inoffensifs, mise à par les démangeaisons qui peuvent entraîner des infections.

Quels sont les signes révélateurs d’une contamination par les poux ?

  • Vous avez une démangeaison du cuir chevelu et il peut y avoir présence de prurit voire d’une surinfection (impétigo).
  • Vous constatez des petits points rouges, signe des morsures des poux.
  • Vous observez des œufs collés aux cheveux tout près de la racine. Aussi appellées lentes, elles sont de forme ovale, de couleur blanchâtre et mesurent environ un millimètre de long.
  • Chez les petits enfants, les poux peuvent parfois s’installer dans les sourcils et les cils. Le grattage dû aux démangeaisons pourra entraîner une inflammation des paupières.

Comment se transmettent les poux ?

Contrairement à certaines idées reçues, les poux ne sautent pas. Ils se transmettent par contact direct ou par échange de linge ou d’objets (bonnet, peigne, barrette…). La transmission par l’eau n’a jamais été démontrée (piscine…). La cohabitation d’un grand nombre de personnes dans un espace restreint est donc un facteur de risque.

À savoir :

  • La durée de vie d’un poux sur un objet est d’un jour et demi. Les lentes peuvent quant à elles, vivrent jusqu’à six jours.
  • Les poux peuvent vivre jusqu’à deux mois sur le cuir chevelu.

Qui traiter ?

Le sujet parasité : demandez conseil à votre pharmacien avant de commencer un traitement. En effet, celui-ci devra être adapté à la contamination et à l’état du cuir chevelu, tout en évitant l’apparition de résistance au traitement.
Le foyer du sujet parasité : il est recommandé de chercher la présence de poux et de lentes chez toutes les peronnes de l’entourage.
Dans la collectivité : prévenez le responsable du groupe (école, crèche, centre aéré…) qui prendra les mesures necessaires pour éviter toute propagation.

Comment traiter la contamination ?

Sachez tout d’abord que seuls les produits vendus en pharmacie ont prouvé leur efficacité. Trois types de produits existent :

  • à base de malathion. Ces produits sont peu appréciés des utilisateurs en raison de son odeur désagréable et de son aspect irritant.
  • à base de dérivés des pyrèthres qui vont tuer les poux rapidement mais les lentes ne vont pas être toutes détruites ce qui impose une seconde application après une semaine. Cependant aujourd’hui, les poux deviennent de plus en plus résistants aux pyrèthrines, et son utilisation entraîne quelque fois des réactions d’hypersensibilité.
  • à base de lindane, seulement disponibles sous ordonnance, et peu utilisés car ils présentent plus de risque de toxicité.

Il est recommandé d’utiliser les produits présentés sous forme de solution, de lotion ou de crème (les shampoings et poudres sont moins efficaces). Attention aux sprays qui sont contre-indiqués en cas d’asthme.

Appliquez le produit anti-poux au plus près des racines de cheveux et massez le cuir chevelu afin de bien répartir le produit. Laissez poser en respectant précisément le temps de pause recommandé. Attention, pour certains produits, le temps de pose dépend de l’âge de l’enfant. Eliminez le ensuite avec un shampoing non-insecticide, puis rincez les cheveux avec de l’eau vinaigrée (une cuillère à soupe dans un grand bol) afin d’enlever les lentes plus facilement. Vous pouvez aussi entourer la tête avec une serviette humide et chaude pendant 30 minutes. Enfin, coiffez soigneusement les cheveux à l’aide d’un peigne spécial aux dents très serrées.

Un examen du cuir chevelu est nécessaire à 2 et 12 jours afin de contrôler si des poux ou lentes sont toujours présents. Dans ce cas là, il faudra traiter de nouveau le cuir chevelu. La persistance de lentes ne traduit pas forcément un échec du traitement. Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien.

Pensez aussi à laver draps, serviettes, vêtements, etc à 60°C. Si cela n’est pas possible, enfermez-les hermétiquement dans un sac-poubelle que vous laisserez reposer pendant une dizaine de jours avant de les laver à 40°C. Vous pouvez également les placer 48 heures au congélateur pour tuer poux et lentes.

Si les lésions dues aux démangeaisons s’infectent ou bien en cas d’échec répétés des traitements antipoux, il est recommandé de consulter un médecin.