Tiques : Attention à la maladie de Lyme

L’hiver laisse place au printemps, et avec lui bourgeonnent arbres, fleurs et insectes. Le début des beaux jours n’est malheureusement pas uniquement synonyme de soleil et de chaleur, mais aussi de la réapparition d’insectes nuisibles tels que les moustiques, les guêpes, et surtout, les tiques. Ces dernières sont notamment connues pour faire proliférer la maladie de Lyme. Celle-ci est transmissible à nos animaux domestiques, mais également à l’être humain.

La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Lyme, ou Borréliose de Lyme, est une infection bactérienne provoquée par la morsure d’une tique contaminée. La bactérie est transmise via la salive de la tique. Elle se diffuse d’abord dans la peau, puis dans le sang et les tissus.

Les forêts et hautes vertes sont les lieux de prédilection des tiques, à noter qu’elle ne sont pas toutes porteuses de la bactérie. Leur morsure étant indolore, de nombreuses personnes ignorent qu’elles ont été mordues, et il faut parfois des années pour se rendre compte que l’on est porteurs.

La maladie de Lyme touche plusieurs parties du corps : coeur, cerveau, articulations, muscles, ou encore les yeux. Elle n’est pas transmissible d’un être humain à un autre, et aucune étude n’a pu prouver qu’elle était héréditaire, bien que certains symptômes puissent l’être ou puissent mener à des fausses couches dans le cas de femmes enceintes.

Quels sont les symptômes ?

La maladie de Lyme se déroule en trois phases :

  • Phase primaire : après 7 à 14 jours d’incubation après la morsure, une rougeur apparaît sur la peau, puis s’étend de façon centrifuge. On appelle cette éruption un érythème migrant ou oeil de taureau. Tous les porteurs ne présentent pas toujours ce type de rougeur.
  • Phase secondaire : au bout de quelques semaines de non-traitement, se déclenchent plusieurs symptômes tels que de la fièvre, des nausées constantes, un malaise généralisé, ou encore un affaiblissement de l’organisme (asthénie).
  • Phase tertiaire : après plusieurs mois, ou parfois des années, apparaissent des manifestations plus importantes, comme de l’arthrite (généralement aux genoux), des douleurs aux musculations qui peuvent devenir chroniques, ainsi que des problèmes neurologiques (perte de mémoire, méningite, paralysie du visage, etc), cardiaques (battements irréguliers, fatigue, nausées, etc), et oculaires (paralysie oculo-motrices, oedèmes, etc).

La maladie de Lyme est parfois difficile à diagnostiquer, car les symptômes varient d’un porteur à un autre, et sont semblables à d’autres pathologies comme la sclérose-en-plaques, ou la grippe. Plusieurs tests sont pratiqués afin de déceler la maladie, tel que la détection des anticorps de la bactérie Borrelia burgdorferi.

Quels sont les traitements proposés?

Des traitements existent pour les différentes phases de la maladie et selon leur chronicité:

  • Phase primaire : cure d’antibiotiques oraux entre 14 et 21 jours.
  • Phase secondaire : cure d’antibiotiques intraveineux entre 14 et 21 jours.
  • Phase tertiaire : cure d’antibiotiques intraveineux entre 14 et 21 jours, mais persistance des symptômes pendant plusieurs mois ou années.

Prévention: les gestes à adopter

  • Portez des vêtements longs et couvrants lors de vos balades à l’extérieur ou si vous travaillez dans des milieux à risques.
  • Vous pouvez utiliser des répulsifs en amont de vos sorties en terrains boisés ou en hautes herbes, tels que l’huile essentielle d’eucalyptus citronné ou des répulsifs proposés en pharmacies.
  • Après vos sorties, vérifiez minutieusement vos jambes, les plis de votre peau, vos aisselles ou tout endroit susceptible de cacher une tique. Vérifiez également vos proches, surtout les enfants.
  • Si vous possédez un chien ou un chat, pensez également à le vérifier, car il est susceptible de ramener des tiques chez vous, dans votre jardin, ou de contracter la maladie.
  • Si vous trouvez une tique sur vous, ne l’enlevez surtout pas avec les doigts ! Utilisez une pince à épiler ou une pince spéciale (tire-tique) en tirant doucement pour déloger la tête.
  • Si la tête reste coincée, faites immédiatement appel à un médecin, ou dans n’importe quel cas de morsure, afin de minimiser au maximum les risques d’infection

 

Sources :