Les croûtes de lait

La dermite ou dermatite séborrhéique du nourrisson, plus souvent appelée « croûtes de lait », est une affection cutanée très fréquente, non contagieuse et sans danger. Elle survient au cours des premiers mois de la vie (avant l’âge de 6 mois), et n’a rien à voir avec l’alimentation. Il est donc inutile de changer de lait pour les faire disparaître.

croutes_de_lait

Quelles sont les causes ?

L’origine exacte des croûtes de lait est mal connue mais deux facteurs combinés sembleraient favoriser leur apparition :

  • Un excès de production de sébum par les glandes sébacées situées à la racine des cheveux. L’usage de produits de toilette mal adaptés à la peau fragile du bébé peut être à l’origine de cette sécrétion excessive de sébum.
  • Le développement excessif d’un champignon au niveau de cette zone.

Quels sont les symptômes ?

La dermatite séborrhéique du nourrisson se caractérise par des plaques croûteuses qui apparaissent sur le cuir chevelu. Elles sont d’épaisseur variables, souvent blanches, jaunâtres, grisâtres ou brunâtres. Elles adhèrent fortement à la peau, leur aspect est plus ou moins cireux. Parfois elles sont associées à des rougeurs et peuvent déborder du cuir chevelu, notamment au niveau des sourcils. Elles ne provoquent aucune démangeaison.

Quelle est l’évolution possible ?

Le plus souvent ces croûtes disparaissent spontanément autour de 6 mois. Ces symptômes peuvent aussi s’étendre à l’ensemble du cuir chevelu (sorte de casque écailleux), et au reste du corps avec un aspect plus rouge (aux fesses, à d’autres replis cutané). Elles peuvent également être infectées par des bactéries ou des champignons.

Comment prévenir les croûtes de lait ?

La vaseline en pommade est utilisée pour décoller les croûtes. Il faut l’appliquer 2 heures avant le bain pour ramollir les croûtes. Ensuite, vous lavez avec un shampoing doux, puis vous rincez abondamment. Enfin, vous brossez avec une petite brosse souple en poils de soie pour détacher délicatement les croûtes (les cheveux tomberont avec … mais repousseront ensuite). Il ne faut surtout pas grattez avec les ongles, vous risqueriez de blesser le cuir chevelu de votre bébé. Si cela ne suffit pas, on peut aussi appliquer la vaseline le soir au coucher et la laisser en place toute la nuit. Le shampoing se fera le lendemain matin. En répétant cette opération chaque jour, au bout d’une petite semaine ou deux les croûtes vont disparaître. Il existe aussi des produits d’hygiène aux propriétés kératorégulatrices (qui régulent la production de sébum) et hydratantes. Demandez conseil à votre pharmacien qui vous orientera vers le produit le plus adapté au cuir chevelu de votre bébé.

Si ces traitements ne suffisent pas au bout de plusieurs semaines, si les fesses deviennent rouges, si les croûtes s’étendent au reste du corps, si elles s’infectent, ou si des démangeaisons apparaissent, il est préférable de consulter votre médecin. La prescription d’un traitement local anti-inflammatoire, antiseptique, antimycosique et éventuellement antibiotique pourra être envisagée.

Photo

Rodrigo Denúbila, Meu priminho, distribué sous CC BY SA 2.0 https://www.flickr.com/photos/rdenubila/5323485749/

La mauvaise haleine

L’halitose, ou plus couramment la mauvaise haleine, est un désagrément très fréquent puisqu’il touche presque la moitié de la population. Il est souvent mal vécu et peut provoquer des effets psychologiques non négligeables. Dans la plupart des cas cette haleine considérée comme incommodante est d’origine buccale.

mauvaise_haleine

Avez-vous mauvaise haleine ?

Pas toujours facile de s’en rendre compte, mais les réactions de votre entourage sont de bonnes indications. Un petit test tout simple : léchez l’intérieur du poignet avec le dos de votre langue, attendez quelques secondes que la salive sèche, si votre poignet est malodorant c’est que vous avez une mauvaise haleine. Certaines halitoses sont purement psychologiques : vous avez l’impression d’avoir une haleine désagréable alors que ce n’est pas le cas. Cela peut aller jusqu’à « l’halitophobie ».

Quelles sont les causes de l’halitose ?

On trouve dans la bouche des bactéries naturellement présentes qui se nourrissent de protéines provenant des cellules buccales, de la salive ou de l’alimentation. C’est la dégradation de ces protéines par les bactéries qui va libérer des composés sulfurés volatils malodorants.

Les causes les plus fréquentes de l’halitose sont :

  • Une mauvaise hygiène bucco-dentaire qui provoque une prolifération des bactéries sur la langue, les dents et les gencives.
  • Les reconstitutions dentaires inadaptées ou défectueuses qui vont favoriser la rétention des débris alimentaires
  • Les caries et les infections dentaires ……
  • Certains aliments comme l’ail et l’oignon, certains épices ou encore le café, le thé et le fromage…
  • Un régime hyperprotéiné
  • Les affections ORL, digestives et pulmonaires. Mais également des troubles endocriniens ou une maladie rénale chronique
  • Une sécheresse de la bouche
  • Certains médicaments comme les psychotropes, la déshydratation, la consommation excessive d’alcool, le tabac, respiration par la bouche…
  • L’ intolérance au gluten est une cause fréquente et méconnue

Quelles solutions pour lutter contre l’halitose ?

Tout d’abord, une hygiène bucco-dentaire parfaite est essentielle :

Brossez-vous les dents et la langue avec du dentifrice au moins deux fois par jour. En cas d’aliments coincés entre les interstices dentaires, pensez à utiliser du fil dentaire, des brossettes ou des bâtonnets interdentaires. Pour plus d’efficacité, une brosse à dents se change régulièrement (tous les 3 mois environ). Si vous portez des appareils dentaires,  retirez-les et nettoyez-les après chaque repas.

Il est important de prendre rendez-vous chez le dentiste une fois par an pour un examen dentaire ainsi qu’un détartrage.

Vous pouvez appliquer certaines règles hygiéno-diététiques qui amélioreront votre haleine.

  • Utilisez 2 fois/semaine du bicarbonate de soude en poudre sur la brosse à dents en plus du dentifrice et en gargarisme (5g dans un verre d’eau)
  • Vous trouverez en pharmacie des produits spécifiques pour la mauvaise haleine sous forme de sprays, de gommes à mâcher, de bains de bouche sans alcool, demandez conseil à votre pharmacien
  • Pensez à bien s’hydrater
  • Réduisez votre consommation d’alcool, de café et de tabac
  • Privilégiez une alimentation équilibrée, évitez de sauter des repas
  • Certains aliments comme le persil frais, le clou de girofle, un bâton de cannelle, des graines de fenouil, d’aneth, de cardamone ou d’anis ont des vertus contre la mauvaise haleine.
  • Mâchez des chewing-gums parfumés sans sucre pour rafraîchir temporairement et stimuler la production de salive
  • De nombreuses huiles essentielles sont utilisées en gargarisme ou directement sur la brosse à dents ou sur la langue (menthe poivrée, citron, basilic, romarin, arbre à thé …..) demandez conseil à votre pharmacien

Dans quels cas faut-il consulter ?

Si en plus d’une mauvaise haleine, vous avez les symptômes suivants :

  • Douleurs et de la fièvre
  • Douleurs de la sphère ORL
  • Gencives qui saignent ou qui sont gonflées
  • Maladie chronique rénale, hépatique, un diabète ou un reflux

Consultez votre médecin qui effectuera les examens nécessaires.

Les brûlures d’estomac

Les brûlures gastriques se manifestent par une sensation douloureuse surtout après un repas qui part de la région épigastrique (en dessous de la poitrine) et pouvant irradier la poitrine jusqu’à la gorge. Ces douleurs peuvent être plus fortes dans certaines positions (couché, penché en avant). Des régurgitations acides ainsi que des accès de toux le plus souvent nocturnes peuvent accompagner ces aigreurs. C’est un mal très courant, touchant prés de la moitié des plus de 50 ans. Elles peuvent être occasionnelles et n’ont absolument rien d’alarmant. C’est lorsqu’elles apparaissent régulièrement après chaque repas qu’elles doivent vous inquiéter.

index

Quelles sont les causes ?

Plusieurs causes peuvent être à l’origine de brûlures d’estomac :

  • Une défaillance du muscle à la jonction de l’œsophage et de l’estomac, ainsi le contenu gastrique remonte anormalement, c’est le reflux gastro-oesophagien (RGO)
  • Une défaillance des attaches du diaphragme qui entraîne  la remontée d’une partie de l’estomac (hernie hiatale)
  • Une production exagérée de sucs acides
  • Une pression excessive sur l’abdomen (surpoids, grossesse)
  • Des repas irréguliers, copieux, trop gras, certains aliments
  • La prise de certains médicaments (anti-inflammatoire)
  • Le tabac
  • Le stress

Quelles sont les complications ?

Le reflux régulier des sucs gastriques dans l’œsophage peut entraîner une œsophagite de reflux. L’œsophagite de reflux peut empêcher une bonne déglutition et la rendre douloureuse. Elle  peut  provoquer un rétrécissement de l’œsophage et à plus long terme aboutir à un ulcère. Le reflux peut également provoquer une infection pulmonaire chez les personnes très faibles en pénétrant dans les voies respiratoires.

Comment traiter ces brûlures ?

Il existe plusieurs types de médicaments vendus sans ordonnance : les anti-acides d’action locale, les inhibiteurs de la pompe à protons, les alginates, les pansements digestifs, les anti-histaminiques de type H2 (qui agissent sur les récepteurs H2), ainsi que des complexes homéopathiques. Certains ont un effet immédiat mais de courte durée, d’autres ne doivent pas être utilisé de façon prolongée. Il est important de demandez conseil à votre pharmacien. Dans le cas où ces médicaments ne vous soulagent pas, si les brûlures sont trop douloureuses, récidivantes, si vous toussez en position allongée, ou si vous avez des difficultés à avaler, consultez votre médecin.

Les conseils hygiéno-diététiques :

Il existe certaines règles à appliquer pour éviter les brûlures d’estomac :

  • Identifiez les produits alimentaires qui ont tendance à favoriser vos brûlures.Ils peuvent différer d’une personne à l’autre : alcool, thé, café, bière, coca, lait, épices, aromates, aliments gras, fritures, agrumes, tomates….et diminuez leur consommation
  • Fractionnez vos repas, mangez lentement, évitez les repas copieux le soir
  • Buvez en dehors des repas, et limitez pendant le repas
  • Après le repas évitez les efforts, ne vous penchez pas en avant, buvez un grand verre d’eau pour limiter les remontées acides
  • Ne vous allongez pas juste après avoir mangé, et le soir attendez quelques heures entre le repas et le coucher
  • Remontez la tête de votre de lit de 15 cm et dormez sur le dos
  • Arrêter de fumer
  • Évitez le stress et détendez vous
  • Perdez quelques kilos si vous êtes en surpoids
  • Évitez les vêtements serrés à la taille ;
  • Si vous avez un traitement anti-inflammatoire, bien penser à le prendre au milieu du repas

L’orgelet

L’orgelet également appelé «compère loriot », est un petit abcès, de la taille d’un “grain d’orge”, situé à la racine d’un cil sur le bord de la paupière. C’est une infection bactérienne très courante et sans gravité. Les bactéries, le plus souvent des staphylocoques dorés, infectent la zone d’implantation d’un cil appelé le follicule. L’orgelet n’est pas contagieux. Attention à ne pas le confondre l’orgelet avec le chalazion, qui est une inflammation d’une glande située dans l’épaisseur de la paupière. Contrairement à l’orgelet il est indolore et n’a pas de cause infectieuse.

orgelet

Quels sont les facteurs pré-disposants ?

L’apparition d’un orgelet peut être du :

  • Au non respect des bonnes conditions d’hygiène chez les porteurs de lentilles de contact ;
  • A l’ habitude de se frotter les yeux ;
  • Aux maladies qui rendent plus sensible aux infections comme le diabète, un déficit immunitaire…
  • Aux produits de maquillage contaminés ;

Quels sont les symptômes ?

Le bord de la paupière devient rouge, gonflé, et très douloureux. Ensuite une petite pointe blanche, remplie de pus, apparaît. Cette petite boule se perce le plus souvent au bout de quelques jours. Une sensation de frottement ou de déchirement dans l’œil peut se faire sentir, ainsi qu’une sensibilité à la lumière.

Que faire en cas d’orgelet ?

Il guérit le plus souvent spontanément et grâce à des soins d’hygiène locaux :

  • Appliquer un produit antiseptique et calmant afin de nettoyer vos paupières plusieurs fois par jour. Demandez à votre pharmacien de vous conseiller sur le produit le plus adapté à votre besoin.
  • Mettre une compresse stérile imbibée d’eau chaude sur la zone touchée durant 10 à 15 minutes 4 fois/jour. Cela permettra d’accélérer l’évacuation du pus
  • Un traitement homéopathique peut également être envisagé, demandez conseil à votre pharmacien.
  • Si vous ressentez des douleurs, un antalgique comme du paracétamol ou un anti-inflammatoire pourra vous soulager
  • Ne pas toucher ou frotter vos paupières, ne pas essayer de percer l’orgelet
  • Éviter de se maquiller
  • Remplacer temporairement les lentilles de contact par des lunettes

Quand devez-vous consulter ?

Certains symptômes vous conduiront à consulter un médecin rapidement :

  • Si malgré les soins locaux l’orgelet persiste depuis plus de 15 jours
  • Si la douleur est très intense et la paupière très gonflée
  • S’il y a la formation d’une petite boule enkystée qui ne s’ouvre pas
  • Si vous avez de la fièvre
  • Si l’œil est rouge
  • Si vous avez des problèmes de vision
  • Si vous êtes très sensibles à la lumière
  • Si une production de larmes excessives
  • Si l’infection devient récidivante
  • Si vous êtes diabétique ou présentez un déficit immunitaire

Dans le cas d’un orgelet persistant ou récurrent, la prescription d’un collyre et/ou d’une pommade ophtalmique antibiotique et anti-inflammatoire va s’avérer nécessaire. L’ophtalmologue pourra également procéder à l’incision de l’orgelet sous anesthésie locale pour évacuer le pus ou le petit kyste formé.

Quelques conseils pour éviter les récidives :

Il est important de :

  • Se laver fréquemment et soigneusement les mains ;
  • Ne pas se frotter les yeux ou utiliser le dos de la main
  • Renouveler souvent ses produits de maquillage, de ne pas les prêter, de ne pas utiliser ceux des autres
  • Se démaquiller tous les soirs avec des produits que vous tolérez.
  • Ne pas négliger les règles d’hygiène pour les porteurs de lentilles de contact (lavage des mains avant manipulation, nettoyage quotidien des lentilles…)
  • Porter des lunettes ou un masque de plongée dans les piscines.

Votre pharmacien est à votre disposition pour répondre aux problématiques d’hygiènes ou de soins de cette pathologie bénigne. N’hésitez pas à lui demander conseils.

Photo

Axel Naud, Eye, Distribué sous CC BY 2.0 https://www.flickr.com/photos/axelnaud/14281313217/

Le pied d’athlète

Le « pied d’athlète » ou « intertrigo inter-orteils » est la mycose cutanée la plus fréquente chez l’adulte. Elle est due à un champignon («candida albicans ») qui se développe surtout entre les 4ème et le 5ème doigts de pieds.Il peut s’étendre à la plante, au dos du pied et aux ongles de pieds.Cette affection est favorisée par la chaleur et l’humidité, c’est pourquoi elle est très répandue chez les sportifs qui transpirent dans leurs chaussures, d’où le nom de « pied d’athlète ». Très contagieuse, elle se transmet par contact humain direct mais aussi par contact avec le sol (moquette d’hôtel, claies en bois des saunas, salle de gymnastique, vestiaires, douches communes..…), l’eau (piscine….) et les objets infectés (chaussures, linge contaminé…).

Pied_athlete

Quels sont les symptômes ?

La peau devient rouge, démange, et de petites cloques apparaissent. On observe également des petites fissures et une macération entre les orteils.

Que faire en cas de mycose aux pieds ?

Une hygiène rigoureuse est très importante :

  • Lavez-vous les pieds matin et soir avec un savon surgras ou une solution antiseptique moussante.
  • Préférez les douches brèves aux bains.
  • Le séchage est primordial, surtout entre les orteils: tamponnez avec une serviette et si besoin à l’aide d’un séchoir en position tiède.
  • Évitez de gratter les lésions afin d’éviter la propagation à d’autres zones.

Il existe des traitements antifongiques à usage local disponibles sans ordonnance. Votre pharmacien vous orientera sur la forme la plus adaptée (spray, poudre, crème, émulsion……). Vous pouvez également traiter vos chaussettes et chaussures avec de la poudre spécifique. Le traitement doit être appliqué de manière continue et sur une durée suffisante pour ne pas augmenter le risque de mycose à répétition, N’oubliez pas de vous laver régulièrement les mains, surtout avant et après l’application du traitement local. Pour laver votre salle de bain et vos carrelages, utilisez un désinfectant. Pensez également aux membres de votre entourage, vérifiez l’absence de symptômes, dans le cas contraire un traitement sera aussi nécessaire.

Pour plus d’informations, demandez conseil à votre pharmacien.

Quand consulter le médecin ?

Une consultation médicale est préférable dans les cas suivant :

  • Si la mycose est très étendue.
  • Si elle s’étend à d’autres zones.
  • Si elle ne se résorbe pas avec le traitement.
  • Si vous observez des signes d’infection (pus, gonflement….).
  • Si la peau est humide et dégage une mauvaise odeur.

Il est également fortement conseillé de consulter si vous souffrez de troubles circulatoires, de diabète, d’un déficit immunitaire, ou si vous suivez un traitement par corticoïdes.

Quels sont les bons réflexes pour éviter les récidives ?

  • Afin d’éviter la macération, enlevez vos baskets immédiatement après le sport.
  • Si c’est possible changez de chaussures tous les jours et portez des chaussettes en coton qui absorbent la transpiration (lavez-les chaque jour).
  • Le port de baskets pieds nus est à éviter, préférez les chaussures en cuir aérées ou les sandales…et ne les prêtez pas.
  • Vous pouvez aussi désinfecter vos chaussures.
  • Si vous avez des semelles, retirez-les la nuit pour les faire sécher, et évitez celles qui sont en caoutchouc.
  • Utilisez du savon non alcalin pour protéger la couche acide naturelle de la peau.
  • Gardez l’habitude de bien vous sécher les pieds, réservez une serviette uniquement pour les pieds, à laver fréquemment, et ne la prêtez pas.
  • Pour éviter la contamination, ne marchez pas pieds-nus dans les lieux publics où le sol est mouillé (piscine, hammam, douches, vestiaires….).
  • Il est important d’examiner ses pieds de temps en temps car plus la mycose est prise précocement plus elle est facile à traiter.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à demander conseils à votre pharmacien. Il sera vous conseiller et vous orienter.

Le hoquet

Le hoquet involontaire et incontrôlable, est le résultat de la contraction de tous les muscles impliqués dans l’inspiration. Simultanément la glotte va se fermer, entraînant ainsi des « hics » caractéristiques. Parfois douloureux dans la phase inspiratoire, ce symptôme est bénin et sans conséquence. Il s’arrête de manière spontanée, généralement en quelques minutes.Chez l’enfant, et surtout chez le nourrisson (entre la fin de la tétée ou du biberon et le rot), le hoquet est très fréquent. On distingue le hoquet aigu qui ne dure jamais plus de 48h, du hoquet chronique extrêmement rare, qui lui perdure et revient régulièrement. Ce dernier peut perturber la qualité de vie, notamment le sommeil et la prise alimentaire.

hoquet

Quelles sont les causes du hoquet ?

Dans la majorité des cas, on ignore la cause du hoquet. Toutefois, on suppose que c’est l’irritation du nerf phrénique qui innerve le diaphragme qui pourrait provoquer le hoquet. Cette irritation peut être due à un excès de nourriture ou d’alcool, des mets épicés, la consommation de boissons gazeuses, une prise alimentaire trop rapide, ou l’ingestion d’air en mangeant. La nervosité et le stress sont également incriminés dans des crises de hoquet.

Dans le cas du hoquet chronique, il peut être le symptôme d’une maladie : irritation de l’œsophage, maladie du pharynx ou du larynx, pathologies abdominales, thoraciques, neurologiques ou même une maladie psychologique.

Que faire face à un hoquet ?

Rien s’il s’agit d’un hoquet aigu, il faut juste être patient. Quelques petites astuces bien connues pour faire passer le hoquet peuvent être tentées, mais elles ne sont pas prouvées scientifiquement.

Quand consulter votre médecin ?

Il est conseillé de consulter votre médecin si :

  • Vous ressentez des douleurs abdominales, au niveau de la poitrine.
  • Vous avez du mal à respirer, à avaler, ou si vous vomissez de manière importante, il faut consulter votre médecin.
  • Votre hoquet est chronique.

Le médecin doit établir la cause pour faire en sorte de le stopper. En effet il peut être le signe d’une maladie, et dans ce cas seul le un traitement adapté le fera disparaître.

Peut-on prévenir le hoquet ?

Oui, si vous avez fait le lien avec un événement déclencheur. Par exemple vous pouvez éviter de manger trop vite, préférez des repas plus légers, moins épicés et pour les boissons gazeuses buvez-les plus lentement. Pour les nourrissons, ne négligez pas le rot après la tétée. Pour éviter que votre bébé n’avale trop d’air il existe des biberons spécifiques, demandez conseil à votre pharmacien.

Mon enfant « a des vers » ou l’oxyurose

L’oxyurose est une infection due à des parasites dans l’intestin. Elle est fréquente notamment chez l’enfant. Très contagieuse et strictement humaine, elle se transmet par voie digestive. Les oxyures sont de petits vers ronds et blancs, allant de 5 mm pour le mâle jusqu’à 1 cm pour la femelle.

oxyurose

Quel est le mode de contamination ?

Les œufs présents sur les mains, les aliments ou les objets contaminés sont ingérés et éclosent dans l’intestin. Une larve devient adulte en 3 semaines. Le soir la femelle vient pondre ses œufs sur le pourtour de l’anus (autour de 10 000 œufs par femelle). La personne qui se gratte se contamine à nouveau en mettant les doigts à sa bouche, et favorise la contamination des objets en les touchant, sachant qu’un œuf peut vivre jusqu’à deux semaines à l’air libre. C’est pourquoi ces vers parasitent souvent les enfants, en effet il est plus difficile pour eux d’éviter de se gratter et de se laver les mains régulièrement. La dissémination est favorisée dans les fratries et les collectivités.

Quels sont les symptômes ?

L’affection peut être asymptomatique, l’enfant ne se plaint de rien.

Les symptômes identifiés sont les suivants :

  • Des démangeaisons anales surtout le soir au coucher.
  • Une irritabilité, un état d’agitation ou de fatigue.
  • Des lésions rouges de grattage.
  • Des signes d’inflammation de la vulve chez la petite fille.
  • Des diarrhées épisodiques.
  • Des douleurs abdominales.

Dans certains cas, quand les vers sont visibles à l’œil nu, on peut les observer sur la marge de l’anus, dans les sous-vêtements ou sur les selles.

Quelle est l’évolution possible ?

Le plus souvent ces croûtes disparaissent spontanément autour de 6 mois. Ces symptômes peuvent aussi s’étendre à l’ensemble du cuir chevelu (sorte de casque écailleux), et au reste du corps avec un aspect plus rouge (aux fesses, à d’autres replis cutané). Elles peuvent également être infectées par des bactéries ou des champignons.

Que faire face à une infestation ?

  • Demandez conseil à votre pharmacien, un traitement vermifuge adapté pourra vous être délivré sans ordonnance. Il s’agit d’une prise unique sous forme de comprimés ou de sirop (plus adapté pour les enfants). Il faut savoir que le prurit anal peut persister jusqu’à 1 semaine après la prise du médicament. Il faudra renouveler ce traitement entre 2 à 3 semaines plus tard en raison du cycle de vie et bien traiter tous les membres de la famille.
  • Pour les jeunes enfants, les pyjamas grenouillères peuvent éviter les grattages nocturnes.
  • Les ongles doivent être coupés à ras et brossés régulièrement.
  • Il est conseillé de changer les vêtements, les draps et tout le linge contaminé le jour du traitement et de tout laver à 60°C.

Quand envisager une consultation médicale ?

Vous devrez voir votre médecin si :

  • Les symptômes ne disparaissent pas avec le traitement, vous avez des doutes sur le diagnostic,
  • Vous revenez d’un voyage à l’étranger, de la fièvre apparaît, une perte de poids se profile, ou si des troubles digestifs persistent (diarrhées, nausées, douleurs abdominales….).
  • Le médecin pratiquera alors un « scotch test », il s’agit d’un prélèvement via une bande adhésive transparente sur les plis de l’anus le matin au réveil. La présence d’œufs sera alors confirmée au microscope

Conseils hygiéno-diététiques pour éviter les oxyuroses :

  • L’hygiène est primordiale : il faut se laver les mains avant et après chaque contact avec un enfant atteint, avant de préparer les repas, avant de passer à table, après être passé aux toilettes. Apprenez à votre enfant à se laver correctement les mains avec de l’eau et du savon.
  • Les ongles de votre enfant doivent rester courts.
  • Les sous-vêtements doivent être changés tous les jours.
  • Il est conseillé de laver et dépoussiérer régulièrement les pièces de la maison, les jouets, la literie……
  • Faites entrer la lumière chez vous, les vers y sont très sensibles.
  • L’hygiène alimentaire ne doit pas être négligée : bien laver les fruits et légumes, bien cuire la viande.
  • Il faut éviter d’échanger les couverts, verres, biberons et sucettes au sein de la famille et de l’entourage.
  • Lors des baignades, évitez de boire l’eau des piscines, ruisseaux, lacs…
  • Si vous avez un chien ou un chat, il faut bien penser à lui donner son traitement vermifuge préventif, demandez conseil à votre pharmacien.
  • Enfin si vous voyagez avec vos enfants dans un pays chaud et humide redoublez de vigilance et respectez bien toutes ces règles d’hygiène.

Sources

http://www.eurekasante.fr http://www.ameli-sante.fr Le moniteur des pharmacies-Porphyre n°505 du 02/09/14

Les verrues

Les verrues sont des lésions cutanées sans gravité. Ce sont des excroissances de la peau que l’on retrouve essentiellement sur les mains, les coudes, les genoux, la voûte plantaire et parfois le visage. les verrues sont dûes à un virus de la famille des papilloma virus. La contamination se fait par transmission directe (à une autre personne par contact direct ou à soi-même), ou par transmission indirecte, le virus présent sur une surface contaminée peut pénétrer sous une peau abîmée. Il se passe quelques mois entre le moment de la contagion et l’apparition de la verrue. La plupart d’entre elles disparaissent spontanément mais d’autres peuvent persister des années, et les récidives sont fréquentes.

verrues

Quels sont les traitements ?

  • L’application locale d’un produit kératolytique à base d’acide salicylique (sous forme de crème, de solution, d’emplâtre ou de dispositif cutané) est préconisée en première intention, il agit en décapant les verrues. Ce produit doit être appliqué chaque soir sur une verrue désinfectée et sèche. On entoure la verrue avec du vernis pour protéger la peau saine. Une fois par semaine, limer les tissus mortifiés après un bain chaud. Ce traitement présente des précautions d’emploi notamment chez le jeune enfant,la femme enceinte, le diabétique….demandez conseil à votre pharmacien.
  • La cryothérapie (traitement par le froid) se présente sous forme d’un petit aérosol. Généralement une seule application par verrue suffit, sinon espacer de 15 jours les applications. Demandez conseil à votre pharmacien pour son utilisation.
  • La souche de thuya en homéopathie est très utilisée pour traiter les verrues.
  • Des pansements occlusifs peuvent être aussi envisagés, ils empêchent la respiration de la peau atteinte.

Tous ces traitements peuvent être délivrés sans ordonnance, votre pharmacien vous orientera sur le choix du produit en fonction du type de verrues et de leur localisation.

En cas d’échec, le dermatologue peut procéder à différentes interventions pour se débarrasser définitivement de la verrue (curetage, utilisation d’azote liquide pour les brûler…)

Dans quels cas faut-il consulter ?

Il est conseillé de s’orienter vers un dermatologue lorsque vous avez de très grosses verrues qui sont situées sur le visage ou à proximité des ongles et des organes génitaux. De même, une consultation médicale sera nécessaire en cas d’infection de la peau, des verrues qui saignent, qui sont douloureuses, qui se multiplient ou changent de formes et de couleurs.

Quelles sont les précautions à prendre ?

Pour éviter d’attraper des verrues ou pour ne pas les multiplier, il est conseillé de :

  • Bien vous laver les mains ;
  • Ne pas toucher, ne pas gratter, ne pas faire saigner une verrue ;
  • Ne pas partager la serviette, le gant de toilette, les chaussettes ou les chaussures d’une personne porteuse ;
  • Ne pas utiliser la lime ou pierre ponce qui a servi à polir une verrue ;
  • Éviter de marcher pieds nus dans les lieux publics (piscine, douche, sauna, vestiaire, gymnase …..), porter des sandales ou des tongs ;
  • Bien se sécher les pieds, le virus pénètre plus facilement dans une peau humide.
  • Couvrir vos verrues (pansement étanche) ou appliquer un vernis incolore avant de vous baigner.

Les ampoules

Les ampoules de frottement ou « phlyctènes » sont très fréquentes. Elles sont situées le plus souvent au niveau des pieds et des mains, du fait de chaussures mal adaptées ou de l’utilisation prolongée d’outils. Elles sont bégnines, douloureuses à la pression et souvent gênantes. Il est nécessaire de les soigner rapidement afin d’éviter une infection qui pourrait entraîner une ulcération ou une crevasse. Leur apparition peut être favorisée par la chaleur et l’humidité. Face aux frottements répétés, l’épiderme (la couche superficielle de la peau) va se séparer du derme et former une petite poche pour protéger la plaie sous- jacente. La peau va devenir rouge, douloureuse et une cloque va se former remplie de liquide clair (ou quelque fois de sang lorsqu’un petit vaisseau cutané se rompt).

Que faire en cas d’ampoule ?

Si l’ampoule est de taille raisonnable et fermée surtout n’y touchez pas, vous risqueriez de ralentir la cicatrisation et de favoriser l’infection. Désinfectez la zone et appliquez sans serrer un pansement protecteur stérile (à enlever la nuit pour permettre à l’ampoule de sécher) ou un pansement hydrocolloïde, demandez conseil à votre pharmacien.

Si l’ampoule est de grande taille et très douloureuse, il peut être utile de la percer. Dans ce cas lavez vous bien les mains, percez sur le bord de l’ampoule une ou deux fois avec une aiguille stérilisée (demandez à votre pharmacien un produit désinfectant adapté), évacuez le liquide et surtout conservez bien la peau morte. Ensuite désinfectez et appliquez un pansement stérile (à enlever la nuit et à changer dés qu’il est humide), ou un pansement hydrocolloïde.

Si l’ampoule est déjà percée et la chair à vif, n’enlevez pas la peau et ne la découpez pas. Nettoyez la zone avec de l’eau et du savon puis avec un antiseptique. Ensuite vous pouvez appliquer un pansement comme précédemment.

Dans tous les cas il est préférable d’éviter tout frottement sur la blessure jusqu’à sa guérison (préférez des chaussures plus larges, n’utilisez plus l’outil en cause….).

La peau morte va se dessécher et au bout de plusieurs jours vous pourrez l’enlever avec un ciseau désinfecté. Vous pouvez utiliser ensuite une pommade cicatrisante pour accélérer le processus de renouvellement de la peau qui dure normalement de 7 à 15 jours. Demandez conseil à votre pharmacien.

Si des ampoules apparaissent sans frottement et à des zones inhabituelles, il peut s’agir d’autre chose (maladie, prise de médicaments, contact avec des produits chimiques, brûlures…), si vous avez un doute parlez en à votre pharmacien, une consultation médicale peut s’avérer nécessaire. Si vous présentez des risques (diabète, artérite des membres inférieurs, immunodépression) ou des signes d’infection (gonflement, pus, fièvre….) consultez votre médecin.

Quelles sont les précautions à prendre pour prévenir les ampoules ?

  • Tout d’abord bien choisir ses chaussures, il faut qu’elles soient ajustées à votre pointure et à la morphologie de vos pieds.
  • Ne portez pas vos chaussures neuves trop longtemps, privilégiez des chaussettes épaisses et de préférence en coton.
  • Si vous transpirez beaucoup ne pas hésiter à changer vos chaussettes plusieurs fois par jour, il faut que vos pieds restent secs.
  • Pour les sportifs il existe des chaussettes spécifiques adaptées à l’activité pratiquée.
  • Une inspection de l’intérieur de vos chaussures (de manière à déceler une couture déchirée, un bout de cuir abîmé…..) ainsi qu’un examen régulier de vos pieds sont recommandés, surtout si vous êtes diabétiques.
  • Lorsque vous manipulez des outils de jardinage ou autres, pensez à porter des gants pour vous protéger.
  • Vous pouvez utiliser du talc ou une pommade anti-échauffement sur les zones de frottements.
  • Pensez aussi au pansement hydrocolloïde « spécial ampoule », il peut être utilisé en préventif, demandez conseil à votre pharmacien.

Les mycoses vaginales

Les mycoses vaginales sont des infections très fréquentes, bénignes, principalement dues à un champignon : le candida albicans. Celui-ci vit naturellement sur les muqueuses génitales, c’est sa multiplication excessive qui provoque une mycose. Près de 75 % des femmes seraient touchées par une mycose vaginale une fois au cours de leur vie et sur celles touchées près d’une sur deux présenterait plusieurs épisodes.

mycose

Quels sont les facteurs favorisant une mycose ?

  • La prise d’un traitement antibiotique (élimine la flore vaginale qui contrôle la prolifération des champignons) ;
  • Certaines maladies chroniques comme le diabète, un affaiblissement du système immunitaire, la prise de corticoïdes ;
  • Des modifications hormonales : grossesse, période prémenstruelle, ménopause, mise en place d’une pilule…
  • Une hygiène intime abusive ou au contraire défectueuse ;
  • L’utilisation de savon inadapté trop irritant ;
  • Le port de vêtements et sous-vêtements trop serrés, en tissu synthétique ;
  • Des relations sexuelles fréquentes (surtout si le partenaire masculin ne procède pas à une toilette après) …mais la mycose vaginale n’est pas une infection sexuellement transmissible (IST), même si une transmission sexuelle est possible.

Quels sont les symptômes ?

  • Des démangeaisons locales intenses ;
  • Une inflammation de la vulve et du vagin, rougeur, petits boutons, voire des petites lésions ;
  • Des pertes épaisses, inodores, blanchâtres, sèches (rappelant le « lait caillé ») ;
  • Une irritation ou une sensation de brûlure lors de l’émission des urines et durant les rapports sexuels.

Comment traiter une mycose vaginale ?

Dans la plupart des cas, le traitement local est suffisant, il s’agit de médicaments antifongiques administrés par voie vaginale (ovules, capsules ou comprimés vaginaux), à utiliser de préférence le soir au coucher ; il existe des formes à libération prolongée ne nécessitant qu’une seule application. En cas d’atteinte de la vulve, l’adjonction d’une crème antifongique est indiquée. Il ne faut pas interrompre le traitement pendant les règles et éviter les tampons qui peuvent absorber le principe actif. Ces traitements locaux peuvent être délivrés sans ordonnance, demandez à votre pharmacien de vous conseiller sur la forme la mieux adaptée.

Le traitement antifongique oral est réservé aux cas récalcitrants et sévères.

La toilette biquotidienne doit être exclusivement externe, avec un savon spécifique à pH neutre ou alcalin, demandez à votre pharmacien de vous conseiller sur le produit qui vous conviendra le mieux.

Il est préférable de s’abstenir de relations sexuelles jusqu’à la guérison ou d’utiliser des préservatifs pour ne pas contaminer votre partenaire (de préférence sans latex car risque de rupture au contact des excipients ; de même la crème spermicide est déconseillée en raison d’un risque d’inactivation). Si le partenaire masculin présente des symptômes (rougeurs, brûlures … ) ou en cas de récidives chez la femme, il est préférable de traiter les deux partenaires.

L’échec du traitement, des récidives trop fréquentes, des pertes malodorantes, jaunes, des douleurs abdominales, ainsi que des brûlures très intenses en urinant, imposent une consultation médicale. Un prélèvement vaginal sera effectué à la recherche d’une autre infection.

Conseils pratiques pour prévenir ou éviter les récidives :

  • Évitez les endroits chauds et humides (piscine…) ;
  • Préférez la douche au bain ;
  • Ne pas effectuer de toilette intime plus d’une ou deux fois/j ;
  • Séchez soigneusement les muqueuses génitales ;
  • Proscrire les douches vaginales ;
  • Évitez les savons parfumés, à pH acide ou trop détergents ; utilisez un produit d’hygiène intime au pH neutre ou physiologique, demandez conseil à votre pharmacien ;
  • Portez des vêtements amples, en coton ou en matière naturelle ;
  • Préférer les sous-vêtements en coton et les laver à 70°C ;
  • Restaurez la flore vaginale avec des cures de probiotiques ou des tampons « traitants », de nombreux produits existent en pharmacie, demandez conseil à votre pharmacien.