Mars Bleu : mobilisons-nous contre les cancers colorectaux !

Luttons contre les cancers colorectaux !

Le saviez-vous ? Au mois de mars se déroule la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal : Mars Bleu. Deuxième cancer le plus meurtrier en France, il touche chaque année 43 000 personnes dont 17 000 en meurent. Pourtant, si la maladie est détectée à un stade précoce, elle peut être guérie dans 9 cas sur 10 ! C’est pourquoi le dépistage est d’autant plus essentiel !

Qu’est-ce que le cancer colorectal ?

Le cancer colorectal est une tumeur maligne provoquée par le dérèglement de certaines cellules appelées polypes, qui se développent au niveau du côlon ou du rectum. Fréquent aussi bien chez la femme que l’homme à partir de 50 ans, il fait suite dans 60 à 80 % des cas à une tumeur bénigne.

Quels sont les facteurs de risques ?

  • L’âge. En effet, l’âge augmente le risque de développer un cancer du côlon : 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans.
  • Les prédispositions génétiques. À l’instar du cancer du sein, le risque de développer un cancer colorectal est très élevé si un membre de la famille proche a déjà été touché (et d’autant plus si celui-ci survient avant 60 ans).
  • Une alimentation trop riche. De nombreuses études ont démontré l’influence des facteurs nutritionnels sur le risque de développer un cancer. Ainsi, une alimentation équilibrée et diversifiée, privilégiant les aliments d’origine végétale, riches en fibres (les fruits, les légumes, les légumes secs et les céréales complètes), contribue à diminuer le risque de cancer.
  • Le surpoids ou l’obésité. Aujourd’hui, il est confirmé que le surpoids ou l’obésité favorisent l’augmentation et le développement des taux de plusieurs hormones, également impliquées dans la prolifération de cellules cancéreuses.
  • La sédentarité. En plus d’augmenter considérablement le risque de maladies chroniques, le manque d’activité physique est un facteur important de risque du cancer colorectal.
  • La consommation d’alcool et/ou de tabac. Le lien entre la consommation d’alcool et/ou de tabac et le cancer colorectal est bel et bien réel. En effet, quand il est ingéré, l’éthanol contenu dans l’alcool se transforme en acétaldéhyde, une substance classée comme cancérigène par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). Le tabac est quant à lui la première cause de cancers et est responsable d’environ un tiers des décès par cancer. Ainsi, toute consommation, même modérée, constitue un risque dans le développement de cancers, dont celui du côlon.

Faites-vous dépister !

Si le meilleur moyen de détecter un cancer reste le dépistage, quelques symptômes peuvent vous alerter :

  • la survenue de douleurs abdominales ;
  • la présence de sang dans les selles ;
  • une constipation soudaine ou qui s’aggrave ;
  • une diarrhée qui se prolonge ;
  • une envie constante d’aller à la selle ;
  • une masse à la palpation de l’abdomen ;
  • une dégradation inexpliquée de l’état général se manifestant notamment par une perte de poids et d’appétit ou de la fatigue ;
  • une anémie inexpliquée.

Bien entendu, ces symptômes ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’un cancer colorectal. Cependant, si vous repérez une anomalie, il est essentiel de demander un avis médical.

Par ailleurs, à partir de 50 ans, un dépistage doit être réalisé tous les deux ans, et ce même en l’absence de symptômes. En effet, c’est à partir de cet âge que le risque de développer un cancer est le plus accru. Le cancer peut être suspecté si le test de recherche de sang effectué dans les selles se révèle positif. Si tel est le cas, une coloscopie pourra être réalisée pour en détecter l’origine.

Sensibilisation au cancer colorectal

Sources :

https://bit.ly/3paszgC

https://bit.ly/3p679kz

https://bit.ly/3LY1rer

https://bit.ly/3JPbJMk

https://bit.ly/3Ha6V29

Les épices, ces alliées santé souvent sous-estimées !

Le saviez-vous ? Les épices ont des vertus étonnantes !

Si les épices sont utilisées pour donner couleur et goût à nos plats, elles possèdent également de nombreuses propriétés médicinales et thérapeutiques ! En cette saison où les températures chutent et où votre organisme peut être fragilisé, elles seront de solides alliées pour vous stimuler. Leurs apports naturels aident à booster votre organisme, à rester en forme, à prévenir certaines maladies chroniques et à combattre les infections. Découvrez notre sélection d’épices à avoir dans vos placards !

  • Le poivre noir est une épice très populaire et utilisée dans presque toutes les cuisines ! Grâce à la pipérine qu’elle contient, elle favorise la digestion et est donc recommandée pour lutter contre les nausées, ballonnements et contre les symptômes de la constipation.
  • Si le curcuma donne cette jolie couleur jaune à vos plats, il est surtout l’allié des personnes souffrant de rhumatismes ou d’arthrite. Riche en antioxydants, il possède des propriétés anti-inflammatoires qui contribuent à soulager certaines douleurs articulaires. Pour profiter de tous ses bienfaits, incorporez-le en poudre dans vos poêlées de légumes, vos soupes ou encore en accompagnement d’une viande.
  • Connu pour ses notes piquantes, le gingembre est une épice aux propriétés anti-infectieuses et anti-inflammatoires. Elle contribue à stimuler votre système immunitaire et peut aider à combattre les infections hivernales. Il peut être utilisé frais, en poudre, en gélule, séché en râpant la racine ou encore en infusion avec du miel et du citron !
  • Aussi connu sous le nom de faux anis, le cumin est un super-aliment utilisé pour combattre de nombreux maux grâce au magnésium qu’il contient ! En plus de ses propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antalgiques, il est riche en bêta-carotène qui aide à ralentir le vieillissement cutané et à favoriser le renouvellement cellulaire.
  • Qu’il soit rouge, jaune ou vert, le piment a des vertus antalgiques, anti-inflammatoires qui facilitent la digestion et préviennent les rhumatismes ! À consommer cru, cuit ou en poudre, il peut être ajouté dans toutes vos recettes !
  • Grâce aux antioxydants qu’il contient, le curry possède un effet bénéfique pour ralentir le vieillissement cellulaire. Il contribue également au bon fonctionnement des systèmes musculaire, nerveux et intestinal grâce à sa richesse en magnésium !
  • Quand les températures baissent, l’envie de douceur est très présente ! La cannelle est l’épice idéale à glisser dans vos tartes aux fruits pour vous réconforter. En plus de son doux parfum, elle renferme des tanins (substances d’origine végétale) qui lui confèrent des vertus antiseptiques très utiles pour lutter contre les troubles digestifs et les infections hivernales !
  • Le clou de girofle est idéal pour réveiller votre organisme car cette épice est un puissant stimulant ! Grâce à ses vertus antalgiques, antiseptiques, anti-inflammatoires et antivirales, il permet de lutter contre de nombreuses maladies virales ! Pour profiter de toutes ses propriétés, ajoutez-le en petites quantités dans vos gâteaux ou dans vos infusions !
  • La noix de muscade est une épice à la saveur chaude et légèrement sucrée. Source d’oligo-éléments, elle aide à lutter contre le stress, soulage les douleurs musculaires, atténue les troubles digestifs et favorise une bonne digestion ! Attention à la surconsommation qui peut être néfaste pour notre santé !

Vous l’aurez compris, les épices possèdent des vertus anti-inflammatoires, antioxydantes, antiseptiques, expectorantes… Et ce n’est pas tout ! Selon une étude chinoise, la consommation régulière de nourriture épicée serait associée à une plus grande longévité. L’étude démontre que ceux qui consommeraient des épices quotidiennement ou presque auraient 14% de risques en moins de décéder par rapport à ceux qui mangeraient épicé moins d’une fois par semaine.

Cependant, si les épices sont bonnes pour la santé, les nutriments que l’on retrouve dans celles-ci sont présents en quantités infimes et ne sauraient donc se substituer à une alimentation et à une hygiène de vie équilibrée ! Renseignez-vous auprès de votre pharmacien !

Les nombreux bienfaits des épices !

Sources :

https://bit.ly/3HbQ7bR

https://bit.ly/3AEaL1S

https://bit.ly/3KJKN1A

 

Quelques astuces pour vous remettre des excès des fêtes !

Adaptez votre alimentation pour limiter les effets des excès des fêtes

Soulager et apaiser votre organisme après les fêtes, c’est possible ! Lourdeurs, ballonnements, digestion difficile,… L’organisme a besoin de se remettre des excès alimentaires et de retrouver un système digestif performant ! Avez-vous pensé à faire une petite cure pour éliminer les toxines de votre corps et nettoyer votre foie après ces fêtes de fin d’année ?

Retrouvez nos conseils pour y parvenir !

Allégez vos repas !

Si se faire plaisir de temps en temps est important, retrouver un bon équilibre de vie l’est tout autant ! L’objectif n’est pas de se restreindre, ni de sauter des repas, mais plutôt de réduire petit à petit tout ce qui pourrait vous alourdir : repas consistant, riche en graisses, en féculents, les produits industriels, les sucreries,… Essayez de rééquilibrer votre alimentation durant quelques jours pour donner un peu de répit à votre estomac et vous sentir mieux :

  • Diminuez progressivement la portion de vos plats !
  • Optez pour des jus de légumes verts, riches en vitamines, minéraux et en fibres qui facilitent l’élimination des toxines et des déchets sans fatiguer votre foie et vos reins !
  • Privilégiez des aliments plus sains pour le foie tels que le citron, la carotte, le céleri, le poireau, l’ail, l’oignon ou le radis et pensez à ajouter à vos plats des graines germées, des légumineuses ou des épices qui facilitent le transit et la digestion !
  • Optez pour des bouillons, des soupes, des purées de légumes, idéals pour vous remplir l’estomac sans vous sentir ballonné !
  • Mettez une bouillotte chaude sur le foie pour le stimuler et favoriser le processus de filtration et d’élimination !

Hydratez-vous régulièrement !

Boire au minimum 1,5 litres d’eau par jour vous aidera à éliminer les toxines qui fatiguent votre organisme ! Vous pouvez y ajouter du citron, du gingembre ou opter pour le pouvoir antioxydant du thé vert pour faciliter la digestion !

S’hydrater est d’autant plus recommandé à certains moments de la journée :

  • Réhydratez vos organes et réveillez votre système digestif avec un verre d’eau au réveil !
  • Buvez un verre d’eau 20 minutes avant chaque repas pour favoriser naturellement la satiété et faciliter la digestion de votre repas.
  • Restez hydraté toute la journée en buvant régulièrement !
  • Prévenez la déshydratation de la nuit avec un verre d’eau avant d’aller vous coucher !

Reprenez une activité physique !

Veillez à pratiquer une activité physique régulière pour vous défouler et vous vider la tête ! Marcher, faire du vélo, courir… Quelle que soit la durée et l’activité que vous pratiquez, elle sera bénéfique pour votre corps, votre esprit et vous permettra de retrouver de l’énergie puisqu’elle stimulera le système immunitaire et accélérera le transit intestinal ! L’activité physique contribue également à l’amélioration de la qualité et de la quantité de sommeil, essentiel à l’organisme !

Retrouvez un bon rythme de sommeil !

Votre rythme de sommeil aura sans doute été perturbé pendant la période des fêtes et il est possible que vous trouviez la reprise difficile ! A l’instar des nouvelles résolutions, reprenez de bonnes habitudes pour bien dormir :

  • Essayez de vous mettre au lit 15-20 minutes avant votre heure de coucher habituelle !
  • Éteignez les écrans (télévision, téléphone, etc.) une heure avant de dormir
  • Vous pouvez faire quelques exercices de méditation et de respiration pour vous détendre et vous préparer à dormir.
  • S’il vous est difficile de retrouver le sommeil, vous pouvez opter pour des compléments alimentaires contenant de la mélatonine. Demandez conseil à votre pharmacien !

Pensez à vous détendre !

S’offrir un moment de calme et se relaxer après des fêtes bien chargées est également très important !

  • Rendez-vous au hammam ! En plus d’être connu pour ses bienfaits relaxants, le hammam a des vertus purifiantes, libère l’eau, les impuretés et les mauvaises graisses de votre corps sous l’effet de la chaleur !
  • Allumez vos plus belles bougies ou diffusez des huiles essentielles apaisantes : moment de détente assuré !
  • Méditez 10 à 15 minutes et faites des exercices de respiration lorsque vous pouvez durant la journée !
  • Écoutez de la musique pour déconnecter et vous relaxer !

Optez pour des boissons détox !

 

Sources :

https://bit.ly/3z4nuu0

https://bit.ly/3qurdgx

https://bit.ly/3EsSYLq

https://bit.ly/3Jo7IPd

 

Les diarrhées passagères

On parle de diarrhée si les selles sont plus liquides et plus fréquentes que d’habitude (plus de 3 selles molles ou liquides par jour). D’autres signes peuvent être associés tels que des nausées, vomissements, des douleurs abdominales voire de la fièvre. Le principal danger de la diarrhée est la déshydratation.

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La majorité des diarrhées de courte durée en France sont dues à une infection par des virus (Rotavirus, Norovirus, Adénovirus), aussi appelées « gastro-entérites épidémiques saisonnières ». Elle peut être d’origine bactérienne par consommation d’aliments infectés (elle sera communément appelée « intoxication alimentaire ») ou peuvent être dues à des parasites (sanitaires non hygiéniques).

Attention cette fiche conseil ne concerne que les épisodes passagers de diarrhées, soit 2 jours au maximum. Il est nécessaire de consulter votre médecin rapidement si :

  • vos symptômes persistent ou s’aggravent après 2 jours de traitement.
  • la diarrhée concerne l’enfant de moins de 2 ans ou la personne âgée (plus de 75 ans ou plus de 65 ans et déjà traitée pour d’autres maladies). Le risque de déshydratation pourra entraîner des conséquences graves chez ces personnes à risque.
  • vos selles contiennent des glaires et/ou du sang (signes éventuels d’invasion de la muqueuse).
  • votre diarrhée survient après un traitement antibiotique ou après un séjour dans un pays tropical.
  • si vous avez des signes de déshydratation : perte de poids de plus de 2kg (ou supérieur à 5 % du poids), sensation intense de soif, langue sèche, apparition cernes autour des yeux, pâleur.

Conduite à tenir en cas de diarrhées passagères :

Au cours de la diarrhée, le corps perd de l’eau et des sels minéraux. Vous devez donc compenser ces pertes en buvant beaucoup de boissons sucrées et salées (eau, sodas, bouillons légumes…). Pour vous alimenter, choisissez des aliments faciles à digérer comme le riz, les carottes cuites… Et évitez les fruits et légumes crus, les boissons et aliments glacés, les plats épicés… Dans la plupart des cas, ces simples règles alimentaires sont suffisantes pour que les symptômes de la diarrhées disparaissent spontanément en quelques jours.

Si votre nourrisson / enfant à la diarrhée : donner lui plusieurs fois par jour une solution de réhydratation orale (SRO). Proposez régulièrement à votre enfant de manger, et ainsi alterner SRO et alimentation. Surveillez le en prenant régulièrement sa température, son poids et noter le nombres de selles, les quantités bues et sa température . Attention l’état de santé du jeune enfant peut s’aggraver en quelques heures, surtout s’il a moins de 6mois.

N’oubliez pas que pour prévenir l’apparition d’une diarrhée infectieuse, lavez-vous les mains plusieurs fois par jour.

Voici quelques règles d’hygiène sur le lavage des mains :

  • Quand ?
    • après être allé aux toilettes ou avoir changé la couche de bébé
    • avant de cuisiner
    • avant de passer à table
    • après les transport en commun : en arrivant au travail ou en rentrant chez soi
  • Comment ?
    • Se mouiller entièrement les mains.
    • Utilisez du savon (de préférence liquide) et bien faire mousser en frottant partout (paume, dos de la main, entre les doigts et sous les ongles).
    • S’essuyer correctement les mains de préférence avec une serviette en papier.
    • Si vous n’avez pas de point d’eau, utilisez un gel hydroalcoolique et frictionnez pendant au moins 30 secondes.

Se soigner

Afin d’améliorer votre confort, des médicaments sans ordonnance sont disponibles. Attention, ils ne dispensent pas des mesures d’hygiène et alimentaires et tout particulièrement de boire beaucoup pour éviter le déshydratation. Plusieurs classes existes :

  • ralentisseurs du transit intestinal : ils diminuent le nombre et la fréquence des selles
  • les absorbants et protecteurs intestinaux : ils agissent localement dans l’intestin par des mécanismes variables (pouvoir couvrant, adsorption de gaz…)

Les levures et les flores de complément (probiotiques) ont pour objectif de restaurer la flore intestinale.

Dans tous les cas, demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien et prenez connaissance des précautions d’emplois propres à chaque médicament afin de suivre le traitement approprié à votre situation individuelle (état de santé, grossesse, autres traitements…).

Cas spécial : la « diarrhée des voyageurs » ou tourista :

Il s’agit d’une diarrhée infectieuse qui survient dans un pays dont le niveau d’hygiène est moindre par rapport au pays d’origine. Le plus souvent elles sont dues à des bactéries transmises par l’eau ou les aliments. Le plus souvent sans gravité mais gênantes, elles peuvent être évitées en respectant plusieurs règles :

  • Avant de partir, prévoir dans vos bagages :
    • des sachets de réhydratation
    • du papier toilette
    • un agent désinfectant pour l’eau
    • un anti-diarrhéique : demander conseil à votre médecin ou pharmacien car la classe de médicament à utiliser va dépendre du pays de destination (les agents pathogènes en cause varient entre différents pays)
  • Sur place :
    • ne buvez que de l’eau en bouteille (évitez aussi les glaçons, les glaces…)
    • ne mangez pas de légumes crus ni de fruits que vous ne pouvez pas peler vous-même
    • évitez également la viande et le poisson peu ou pas cuits, les fruits de mer ainsi que les plats préparés consommés froids

Si malgré toutes les précautions, vous êtes victime de cette infection, pensez à vous réhydrater en buvant beaucoup d’eau en bouteille uniquement. Si la diarrhée persiste, des solutions de réhydratation sont nécessaires.

Dans les formes sévères, consulter un médecin ou rendez-vous à l’hôpital le plus proche.

Sources :

Les brûlures d’estomac

Les brûlures gastriques se manifestent par une sensation douloureuse surtout après un repas qui part de la région épigastrique (en dessous de la poitrine) et pouvant irradier la poitrine jusqu’à la gorge. Ces douleurs peuvent être plus fortes dans certaines positions (couché, penché en avant). Des régurgitations acides ainsi que des accès de toux le plus souvent nocturnes peuvent accompagner ces aigreurs. C’est un mal très courant, touchant prés de la moitié des plus de 50 ans. Elles peuvent être occasionnelles et n’ont absolument rien d’alarmant. C’est lorsqu’elles apparaissent régulièrement après chaque repas qu’elles doivent vous inquiéter.

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Quelles sont les causes ?

Plusieurs causes peuvent être à l’origine de brûlures d’estomac :

  • Une défaillance du muscle à la jonction de l’œsophage et de l’estomac, ainsi le contenu gastrique remonte anormalement, c’est le reflux gastro-oesophagien (RGO)
  • Une défaillance des attaches du diaphragme qui entraîne  la remontée d’une partie de l’estomac (hernie hiatale)
  • Une production exagérée de sucs acides
  • Une pression excessive sur l’abdomen (surpoids, grossesse)
  • Des repas irréguliers, copieux, trop gras, certains aliments
  • La prise de certains médicaments (anti-inflammatoire)
  • Le tabac
  • Le stress

Quelles sont les complications ?

Le reflux régulier des sucs gastriques dans l’œsophage peut entraîner une œsophagite de reflux. L’œsophagite de reflux peut empêcher une bonne déglutition et la rendre douloureuse. Elle  peut  provoquer un rétrécissement de l’œsophage et à plus long terme aboutir à un ulcère. Le reflux peut également provoquer une infection pulmonaire chez les personnes très faibles en pénétrant dans les voies respiratoires.

Comment traiter ces brûlures ?

Il existe plusieurs types de médicaments vendus sans ordonnance : les anti-acides d’action locale, les inhibiteurs de la pompe à protons, les alginates, les pansements digestifs, les anti-histaminiques de type H2 (qui agissent sur les récepteurs H2), ainsi que des complexes homéopathiques. Certains ont un effet immédiat mais de courte durée, d’autres ne doivent pas être utilisé de façon prolongée. Il est important de demandez conseil à votre pharmacien. Dans le cas où ces médicaments ne vous soulagent pas, si les brûlures sont trop douloureuses, récidivantes, si vous toussez en position allongée, ou si vous avez des difficultés à avaler, consultez votre médecin.

Les conseils hygiéno-diététiques :

Il existe certaines règles à appliquer pour éviter les brûlures d’estomac :

  • Identifiez les produits alimentaires qui ont tendance à favoriser vos brûlures.Ils peuvent différer d’une personne à l’autre : alcool, thé, café, bière, coca, lait, épices, aromates, aliments gras, fritures, agrumes, tomates….et diminuez leur consommation
  • Fractionnez vos repas, mangez lentement, évitez les repas copieux le soir
  • Buvez en dehors des repas, et limitez pendant le repas
  • Après le repas évitez les efforts, ne vous penchez pas en avant, buvez un grand verre d’eau pour limiter les remontées acides
  • Ne vous allongez pas juste après avoir mangé, et le soir attendez quelques heures entre le repas et le coucher
  • Remontez la tête de votre de lit de 15 cm et dormez sur le dos
  • Arrêter de fumer
  • Évitez le stress et détendez vous
  • Perdez quelques kilos si vous êtes en surpoids
  • Évitez les vêtements serrés à la taille ;
  • Si vous avez un traitement anti-inflammatoire, bien penser à le prendre au milieu du repas

Conseils aux voyageurs : la diarrhée du voyageur – Règle N°3

La diarrhée du voyageur, ou turista, survient après l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés. La cause est souvent bactérienne mais la diarrhée peut être due à des virus ou encore à des parasites. La contamination est fréquente dans les zones où l’hygiène est mauvaise.

Prévention

La surveillance de son alimentation constitue la principale prévention :

  • bien laver les fruits et les légumes,
  • les peler si possible,
  • éviter les crudités, les coquillages, ainsi que les glaçons et les glaces,
  • consommer des aliments bien cuits,
  • et ne boire des boissons qu’en bouteille (éviter l’eau du robinet), pensez à vérifier l’étanchéité du bouchon.

L’eau du robinet peut être bue à condition de la faire bouillir avant, au moins une minute, ou de la traiter chimiquement.Pour limiter la contamination et la propagation, il est important de se laver les mains avec du savon régulièrement.

Traitement

La diarrhée peut se manifester 5 à 6 fois par jour et peut être accompagnée de fièvre, de douleurs abdominales, de nausées et de vomissements.

Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. En effet, les diarrhées répétées font perdre beaucoup d’eau à l’organisme. Une boisson équilibrée,enrichie en sucre, est nécessaire surtout chez les personnes fragiles comme les nourrissons, les personnes âgées et les femmes enceintes.On peut utiliser des sachets de sels de réhydratation orale,à reconstituer avec de l’eau saine.

La prise d’antibiotiques ne constitue pas une prévention. La turista est une affection bénigne, qui est spontanément résolutive en quelques jours dans la majorité des cas. Les antibiotiques peuvent être utilisés une fois les symptômes déclarés. Ils sont généralement efficaces et permettent de limiter la durée de la maladie à un jour environ. Mais il existe des bactéries résistantes, rendant le traitement inefficace.

On peut également utiliser des antiseptiques intestinaux, type nifuroxazide.Un antidiarrhéique, type lopéramide, peut être utilisé. C’est un antisécrétoire, il va ralentir le transit intestinal. Mais ces antidiarrhéiques sont déconseillés chez les enfants de moins de 12 ans et contre-indiqués chez les moins de 3 ans.Il est également conseillé d’emporter un antispasmodique, qui agit sur les crampes abdominales.

Consulter rapidement un médecin :

  • si les symptômes persistent,
  • si les diarrhées sont de plus en plus fréquentes ou liquides,
  • si elles contiennent du sang.
Retrouvez la règle numéro 4 la semaine prochaine: La vaccination pour une meilleure protection !

Sources :

  1. Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr
  2. Institut de veille sanitaire www.invs.sante.fr
  3. Photo water bottle by Muffet on Flickr http://www.flickr.com/photos/calliope/3567628285/