Tiques : Attention à la maladie de Lyme

L’hiver laisse place au printemps, et avec lui bourgeonnent arbres, fleurs et insectes. Le début des beaux jours n’est malheureusement pas uniquement synonyme de soleil et de chaleur, mais aussi de la réapparition d’insectes nuisibles tels que les moustiques, les guêpes, et surtout, les tiques. Ces dernières sont notamment connues pour faire proliférer la maladie de Lyme. Celle-ci est transmissible à nos animaux domestiques, mais également à l’être humain.

La maladie de Lyme, qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Lyme, ou Borréliose de Lyme, est une infection bactérienne provoquée par la morsure d’une tique contaminée. La bactérie est transmise via la salive de la tique. Elle se diffuse d’abord dans la peau, puis dans le sang et les tissus.

Les forêts et hautes vertes sont les lieux de prédilection des tiques, à noter qu’elle ne sont pas toutes porteuses de la bactérie. Leur morsure étant indolore, de nombreuses personnes ignorent qu’elles ont été mordues, et il faut parfois des années pour se rendre compte que l’on est porteurs.

La maladie de Lyme touche plusieurs parties du corps : coeur, cerveau, articulations, muscles, ou encore les yeux. Elle n’est pas transmissible d’un être humain à un autre, et aucune étude n’a pu prouver qu’elle était héréditaire, bien que certains symptômes puissent l’être ou puissent mener à des fausses couches dans le cas de femmes enceintes.

Quels sont les symptômes ?

La maladie de Lyme se déroule en trois phases :

  • Phase primaire : après 7 à 14 jours d’incubation après la morsure, une rougeur apparaît sur la peau, puis s’étend de façon centrifuge. On appelle cette éruption un érythème migrant ou oeil de taureau. Tous les porteurs ne présentent pas toujours ce type de rougeur.
  • Phase secondaire : au bout de quelques semaines de non-traitement, se déclenchent plusieurs symptômes tels que de la fièvre, des nausées constantes, un malaise généralisé, ou encore un affaiblissement de l’organisme (asthénie).
  • Phase tertiaire : après plusieurs mois, ou parfois des années, apparaissent des manifestations plus importantes, comme de l’arthrite (généralement aux genoux), des douleurs aux musculations qui peuvent devenir chroniques, ainsi que des problèmes neurologiques (perte de mémoire, méningite, paralysie du visage, etc), cardiaques (battements irréguliers, fatigue, nausées, etc), et oculaires (paralysie oculo-motrices, oedèmes, etc).

La maladie de Lyme est parfois difficile à diagnostiquer, car les symptômes varient d’un porteur à un autre, et sont semblables à d’autres pathologies comme la sclérose-en-plaques, ou la grippe. Plusieurs tests sont pratiqués afin de déceler la maladie, tel que la détection des anticorps de la bactérie Borrelia burgdorferi.

Quels sont les traitements proposés?

Des traitements existent pour les différentes phases de la maladie et selon leur chronicité:

  • Phase primaire : cure d’antibiotiques oraux entre 14 et 21 jours.
  • Phase secondaire : cure d’antibiotiques intraveineux entre 14 et 21 jours.
  • Phase tertiaire : cure d’antibiotiques intraveineux entre 14 et 21 jours, mais persistance des symptômes pendant plusieurs mois ou années.

Prévention: les gestes à adopter

  • Portez des vêtements longs et couvrants lors de vos balades à l’extérieur ou si vous travaillez dans des milieux à risques.
  • Vous pouvez utiliser des répulsifs en amont de vos sorties en terrains boisés ou en hautes herbes, tels que l’huile essentielle d’eucalyptus citronné ou des répulsifs proposés en pharmacies.
  • Après vos sorties, vérifiez minutieusement vos jambes, les plis de votre peau, vos aisselles ou tout endroit susceptible de cacher une tique. Vérifiez également vos proches, surtout les enfants.
  • Si vous possédez un chien ou un chat, pensez également à le vérifier, car il est susceptible de ramener des tiques chez vous, dans votre jardin, ou de contracter la maladie.
  • Si vous trouvez une tique sur vous, ne l’enlevez surtout pas avec les doigts ! Utilisez une pince à épiler ou une pince spéciale (tire-tique) en tirant doucement pour déloger la tête.
  • Si la tête reste coincée, faites immédiatement appel à un médecin, ou dans n’importe quel cas de morsure, afin de minimiser au maximum les risques d’infection

 

Sources :

 

 

Les piqûres d’insectes

Les piqûres de moustique, abeille, guêpe et autres insectes volants sont généralement benignes mais elles peuvent quelque fois entraîner de graves réactions. Voici quelques conseils précentifs et à adopter en cas de piqûre d’insecte.

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Les beaux jours arrivent, nous passons plus de temps dehors, les tongues et tee-shirt sont de sortis mais gare aux piqûres! Les piqûres d’insectes (moustiques, guêpes, abeilles…) peuvent occasionner des réactions cutannées telles que des démangeaisons, une rougeur ou un gonflement de la zone piquée. L’insecte pique lorsqu’il est agité et qu’il cherche à se défendre, ou lorsqu’il cherche à collecter le sang de l’individu qu’il a mordu. Dans la plupart des cas la piqûre sera benigne hormis pour les personnes allergiques qui pourraient développer une réaction grave.

Prévention

  • Évitez tout parfum : les parfums dont les essences sont faites à partir de fleurs ou de plantes attirent les abeilles, les guêpes et les moustiques.
  • Pour éloigner les insectes : appliquez sur votre peau un gel, un spray ou une solution qui chasse les insectes (insectifuges). Il peut être utile d’en appliquer sur les vêtements, cheveux, toiles de tente… Attention l’usage de ces produits chez les enfants de bas âge ou chez la femme enceinte nécessite des précautions particulières. Demandez conseil à votre pharmacien. N’oubliez pas de porter un chapeau, des vêtements à manches longues et des chaussettes avant d’aller vous promener dans la nature. A noter que l’efficacité de produits naturels moins toxiques comme la citronnelle n’a pas été prouvée.
  • Installez une moustiquaire au-dessus de votre lit et un grillage aux fenêtres pour tenir les insectes à l’écart. L’utilisation d’appareils insectifuges électriques qui diffusent une substance chimique éloignent les insectes, et sont efficaces pour un certain volume de la pièce.
  • Si des abeilles ou des guêpes arrivent autour de vous, ne les chassez pas en gesticulant. Les insectes piquent d’autant plus facilement. Restez calme et éloignez-vous sans courir.

Piqûre de moustique

La plupart du temps, on ne sent pas la piqûre du moustique. Seule la réaction cutannée causée par la salive du moustique est visible. Elle empêche le sang de coaguler. Après une piqûre ? Essayez de ne pas vous gratter car cela accentue les démangeaisons et peut causer une infection locale. Si les lésions sont très enflammées, une crème à base de cortisone pourra vous être préscrite. Pour vous soulager, frottez doucement la paume de votre main sur les piqûres et humectez pour rafraîchir la zone. Pour calmer la douleur causée par les piqûres, vous pouvez appliquer de la glace (attention, jamais directement sur la peau mais par exemple enveloppée dans une serviette). Tant que la réaction de la peau reste limitée, vous pouvez appliquer une crème apaisante pour calmer les démangeaisons et stopper l’inflammation. N’hésitez pas à demander conseil à vore pharmacien.

Piqûre d’abeille et guêpe

Une piqûre de guêpe ou d’abeille est en général immédiatement douloureuse à cause du venin de l’insecte. En cas de prédisposition allergique ou de piqûres sur une zone sensible, celles-ci peuvent même devenir dangereuses. En cas de réaction grave aux piqûres de guêpes, des antihistaminiques ainsi qu’une injection d’adrénaline peuvent être administrés.

Piqûre d’abeille :

Lorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utlise son dard afin d’injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Enlevez avec précaution le dard s’il est resté dans la peau afin de diminuer le risque de réaction allergique. Evitez surtout d’écraser la poche à venin si elle y est encore accrochée.

Piqûre de guêpe :

Contrairement aux abeilles, l’aiguillon de la guêpe n’est pas équipé de harpon. Ainsi elle ne laisse pas son dard fiché dans la piqûre, et peut donc agresser plusieurs fois sa victime sans crainte d’y laisser la vie en perdant une partie de son abdomen avec l’aiguillon.

Piqûre de frelon

Il faut savoir aussi que contrairement aux guêpes, les frelons sont attirés par la lumière. La piqûre de cet insecte est très douloureuse à cause du diamètre du dard et de la composition du venin, mais sa toxicité est en moyenne 10 fois inférieure à celle du venin d’abeille. Les frelons ne sont pas dangereux en soit car ils attaquent le plus souvent lorsque l’on passe à proximité de leur nid. Leur nids sont le plus souvent construits en hauteur mais aussi dans les troncs d’arbre ou directement au sol (par exemple sous un tas de feuilles), ce qui les rend plus accessibles et donc plus dangereux.

Quand consulter ?

⇒ Appellez rapidement le 15 ou le 112 ou rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche :

  • Si vous constatez la présence :
    • de démangeaisons généralisées
    • de plaques rouges sur la peau
    • d’un gonflement du visage ou de la langue
    • d’une sensation de malaise ou une gêne pour respirer.
  • Ou bien si la personne a été piquée dans la gorge.

⇒ Consultez un médecin dans la journée :

  • Si la piqûre entraîne pour la première fois d’importantes réactions de la peau (rougeurs, démangeaisons intenses).
  • Si la victime est un bébé ou un enfant.
  • Si la personne a été piquée dans la bouche ou au cou.
  • Si vous avez de nombreuses lésions cutanées qui se sont infectées.

Transmission du chikungunya et de la dengue par le moustique :

L’épidémie de dengue et la prolifération dans le sud de la France du Moustique Tigre ont conduit le ministère de la santé et les ARS (Agences Régionales de Santé) à produire et diffuser un dépliant d’information. Celui-ci donne des recommandations pour se protéger du moustique et éviter sa prolifération.

Les piqûres de méduses

Je me suis fait piquer par une méduse ! Certaines peuvent être dangereuses pour l’homme, mais pour les méduses qui vivent sur nos côtes, leurs piqûres restent bénignes. Voici quelques conseils à adopter en cas de piqûre de méduse ou autres animaux marins.

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Les bons gestes à adopter face aux piqûres de méduses et autres animaux marins

Il est vrai que les méduses n’ont pas bonne réputation. Certes, certaines peuvent être dangereuses pour l’homme, mais pour la plupart des méduses qui vivent sur nos côtes, leurs piqûres restent bénignes.

Les méduses piquent par l’intermédiaire de cellules urticantes placées sur leur tentacules. Dans la majorité des cas, les piqûres se traduisent simplement par une vive douleur passagère, mais parfois elles provoquent une syncope qui peut entraîner la noyade du sujet piqué.

Le sujet piqué ressent tout d’abord une douleur intense, semblable à celle provoquée par une décharge électrique. Cette douleur se transforme ensuite en une sensation de brûlure qui s’étend progressivement autour de la zone touchée.

Je me suis fait piquer par une méduse !

  • Sortez calmement de l’eau.
  • Rincez soigneusement la plaie avec de l’eau de mer ou du sérum physiologique mais pas avec de l’eau douce.
  • Mettez du sable sur la plaie et laissez le sécher. Grattez ensuite doucement ce sable pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Si des fragments de tentacules sont restés fichés dans la peau, les ôter à l’aide d’une pince à épiler.
  • Désinfectez avec une compresse stérile imbibée d’antiseptique.
  • Si la douleur persiste vous pouvez la soulager avec du paracétamol. Demandez conseil à votre pharmacien.
  • Si des malaises surviennent ou si le membre touché est très enflé, consultez immédiatement un médecin. En cas de démangeaisons, votre médecin vous prescrira une crème apaisante, des corticoïdes, ou bien des antihistaminiques.
  • Il convient de surveiller l’évolution de la plaie dans les jours qui suivent.
  • Votre vaccin contre le tétanos doit être mis à jour.

Les choses à ne pas faire !

  • Ne pas rincer avec de l’eau douce car cela ferait éclater les cellules restantes et libèrerait le venin. Le vinaigre sur la plaie n’est pas non plus conseillé (il est efficace avec certaines espèces de méduses, mais dans certains cas son utilisation peut être dangereuse).
  • Ne frottez pas les lésions car vous ne feriez que les aggraver en libérant le venin contenu dans les cellules urticantes laissées par les tentacules sur la peau.
  • N’incisez jamais la plaie et ne cherchez pas à la faire saigner.
  • Ne sucez pas la blessure pour aspirer le venin.
  • Il est inutile de verser de l’urine sur la plaie. Cette méthode n’a pas vraiment fait ses preuves, mais il semblerait que la stérilité (hors infection) et la chaleur de l’urine expliquent en partie l’efficacité de cette théorie.
  • Ne posez pas de garrot sur le membre atteint.

Et les autres piqûres d’animaux marins ?

Les piqûres des oursins ne sont pas venimeuses, mais les morceaux d’épines qui restent dans la peau peuvent être très douloureux et provoquer des infections. Essayez de retirer les piquants d’oursin avec une petite pince, ou une aiguille fine désinfectée, puis nettoyez la plaie à l’aide d’un antiseptique.

Les piqûres de poissons venimeux (raies, rascasses, vives, etc.) provoquent des douleurs intenses et une rougeur au point d’injection. Elles peuvent parfois provoquer des malaises ou des pertes de conscience. En cas de piqûre par un poisson venimeux, faites tremper la partie piquée dans de l’eau chaude pour détruire les principes actifs des venins.

Pour éviter les oursins et les poissons venimeux, portez des sandales en plastique ou des chaussons de plongée.

Derniers conseils

  • Ne manipulez pas les méduses qui sont échouées sur la plage (même si elles sont desséchées), car le contact avec leurs cellules urticantes peut encore être douloureux.
  • Pour éviter des déboires avec les méduses, informez-vous avant de vous baigner et évitez les endroits où personne ne semble se baigner.
  • De plus, il existe des lotions solaires qui préviennent les piqûres de méduse.

Piqûres d’insectes

Les piqûres d’insectes sont en général bénignes, le plus souvent elles se manifestent par des démangeaisons voire des douleurs. Cependant, elles peuvent parfois entraîner des réactions graves. De plus, certains insectes peuvent être vecteurs de maladies, c’est le cas de certains moustiques qui peuvent transmettre le paludisme par exemple. Comment prévenir les piqûres d’insectes ? Que faire en cas de piqûre ?

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La prévention des piqûres d’insectes

  • Portez des vêtements couvrant les bras et les jambes, en particulier pendant la nuit.
  • Préférez le couleurs claires, elles attirent moins les insectes.
  • Évitez les couleurs foncées, vives ou les vêtements à motifs.
  • Changez-vous régulièrement et douchez-vous, l’acide lactique contenue dans la transpiration attire les insectes.
  • Évitez d’utiliser des parfums ou des produits parfumés, cela attire également les insectes. Vous pouvez appliquer un répulsif sur votre peau ou sur vos vêtements.
  • Demandez conseil à votre pharmacien, notamment si vous utilisez ce type de produits sur des enfants.
  • Installez une moustiquaire au dessus de votre lit et des grillages au niveau des portes et des fenêtres. Prenez soin de protéger particulièrement les bébés.
  • Vous pouvez utiliser des diffuseur électriques d’insecticides.
  • Les insectes sont plus nombreux sur les façades exposées au soleil. Gardez les fenêtres de ces côtés fermées et préférez ouvrir les fenêtres des façades à l’ombre. L’odeur de tomates, de géraniums ou de menthe plantés sur les rebords de fenêtre éloigne les insectes.
  • Évitez de marcher pieds nus dans la nature, en particulier dans l’herbe ou à proximité d’un point d’eau.
  • Si vous êtes en présence d’insectes, ne les chassez pas en gesticulant, cela les pousse à vous piquer. Restez calme, ne faites pas de gestes brusques et éloignez-vous sans courir.
  • Si un insecte entre dans votre véhicule, arrêtez-vous calmement et ouvrez les fenêtres afin de le faire sortir.
  • Évitez de manger ou de boire des aliments sucrés en plein air et évitez de rester près de plantes à fruits, de ruches ou de nids d’insectes, de corbeilles de  fruits, de restes de nourriture et de tout endroit susceptible d’attirer des insectes.

Si toutefois vous êtes piqué par un insecte il y a quelques gestes bon à savoir.

Que faire en cas de piqûre d’insectes ?

Ne vous grattez pas, bien que les démangeaisons soient désagréables, le fait de se gratter les accentue. Vous pouvez approcher une source chaude de l’endroit de la piqûre, suffisamment près pour ressentir la chaleur mais pas trop afin de ne pas se brûler. Le venin est thermolabile (cela signifie qu’il est détruit par la chaleur).

Afin de soulager la douleur et les démangeaisons vous pouvez appliquer une crème adaptée, demandez conseil à votre pharmacien.

En cas de piqûre d’abeille, si le dard est resté, retirez-le avec précautions, ne surtout pas écraser la poche à venin si elle est encore accrochée.

Dans certaines situations il est préférable d’appeler le SAMU en composant le 15 ou le 112 :

  • En cas d’allergie connue au venin d’abeille, de guêpe, de bourdon ou de frelons.
  • En cas de piqûres multiples (plus de 20 chez l’adulte, à partir de 4 chez l’enfant)
  • En cas de piqûre à l’intérieur de la bouche, ou en cas d’un des symptômes suivants :
    • une difficulté pour respirer ou avaler,
    • un gonflement de la langue, des lèvres, de la gorge ou des yeux,
    • des étourdissements, un malaise ou une perte de connaissance,
    • des nausées, des vomissements, une pâleur,
    • une éruption cutanée généralisée avec des démangeaisons,
    • une fièvre ou des frissons.

 

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Sources :

 

Mon animal a des puces / tiques

cats-1517642_1920Les puces et tiques sont un problème aussi bien pour les animaux que pour leurs maîtres. Véritables buveuses de sang, elles peuvent provoquer des anémies chez les animaux les plus faibles. Comment savoir si nos amis les bêtes sont infestés par ces petites bêtes peu amicales ? Comment prévenir la survenue de puces ou de tiques sur vos animaux ? Et comment les traiter le cas échéant ?

Que sont les puces / tiques ?

Les puces

Ce sont de petits insectes (1 à 8 mm) dotés d’un corps aplati latéralement qui leur permet de circuler facilement entre les poils des animaux sur lesquels ils vivent. Les puces se nourrissent du sang de leurs hôtes. Elles sont mobiles et peuvent sauter haut. Seuls les adultes se nourrissent de sang (on dit alors qu’ils sont hématophages), contrairement aux larves. Ces dernières sont d’ailleurs généralement retrouvées au sol, sur les tapis ou dans les lames de parquet par exemple, et ce, jusqu’à ce qu’un hôte favorable soit présent à proximité. Par leurs piqûres, les puces peuvent transmettre des maladies à votre animal.

Les tiques

Il s’agit d’acariens hématophages. Ils ont besoin de sang à tous les stades de leur développement. Les tiques se fixent sur leurs hôtes et se gorgent de sang, leurs tailles varient beaucoup en fonction de la quantité de sang ingérée. Elles peuvent transmettre des maladies lorsqu’elles piquent, comme par exemple la maladie de Lyme. Il existe deux périodes dans l’année durant lesquelles l’infestation par les tiques est plus fréquente : de mars à juin et d’août à novembre

Comment savoir si mon animal a des puces / tiques ?

Les puces

Certains signes peuvent évoquer la présence de puces chez votre animal, si par exemple il se gratte beaucoup ou s’il a tendance à se mordiller fréquemment, ce comportement devrait vous mettre la puce à l’oreille. Toutefois certains animaux supportent bien la présence de puces et ne montreront pas ces symptômes. Pour savoir si votre animal a des puces il faut l’examiner minutieusement à la recherche de petits insectes rapides, capables de sauter. La présence de petites taches noires peut être un signe d’une infestation par des puces, il s’agit de leurs excréments. Il peut être utile d’utiliser un peigne anti-puce en le passant dans les poils de l’animal. Ensuite vous pouvez faire tomber les petits paquets noirs sur une feuille blanche et les humidifier (à l’aide d’un coton par exemple). Si ces taches noires virent au rouge-marron il s’agit bien d’excréments de puces (car ils sont constitués de sang digéré).

Les tiques

Contrairement aux puces, les tiques sont fixes. Pour se fixer, la tique insère sa tête dans la peau de l’animal afin de se gorger de sang. Les tiques peuvent alors ressembler à des verrues, beiges ou grises, ou à des cloques gorgée de sang. La présence de pattes permet de confirmer qu’il s’agit d’une tique et non pas d’une grosseur de la peau. Examinez votre animal après chaque ballade en forêt ou dans des lieux pouvant abriter des tiques (herbes hautes, buissons…).

Comment lutter contre les puces / tiques ?

Il existe des sprays environnementaux qui permettent de prévenir l’infestation, et également de nombreux traitements à usage local, ainsi que des médicaments par voie orale.

Il est recommandé de tondre la pelouse de votre jardin afin d’éviter les herbes hautes, de tailler les haies et de ramasser les feuilles (cela évite de laisser un environnement favorable aux puces et aux tiques dans votre jardin).

A l’intérieur, passez minutieusement l’aspirateur dans toute la maison (tapis, plinthes, parquet…). Concentrez vous particulièrement sur les endroits où dorment vos animaux car ce sont les zones où il y a le plus de puces. Lavez les tissus et la literie à l’eau chaude.

Lorsque votre animal est piqué par une tique il est recommandé de la retirer rapidement. Elle doit être retirée complètement, sa tête ne doit pas rester dans la peau de l’animal. Pour cela il est recommandé d’utiliser un crochet tir tique ou une pince spécifique. Sinon on peut utiliser une pince à épiler en prenant la tique au plus près possible de la peau. Il faut éviter d’utiliser des substances pour anesthésier la tique (comme de l’éther par exemple) car elles crachent leur salive et cela augmente le risque de transmettre une maladie à votre animal.

 

Sources:

 

Une morsure de tique peut nécessiter la prise d’antibiotiques !

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une maladie infectieuse due à une bactérie appelée Borrelia burgdorferi. Cette bactérie va être transmise à l’homme par des tiques de genre Ixodes.L’homme se contamine généralement dans un environnement forestier. La tique peut mordre et rester implanter dans la peau de l’homme, où elle va grossir en se nourrissant de sang.

L’évolution de la maladie:

Elle se déroule en trois phases:

  • Dans les deux ou trente jours après la morsure de la tique contaminée, un érythème migrant va apparaître. C’est une plaque rouge, qui va s’étendre rapidement tout autour de la morsure. C’est le véritable marqueur de la maladie.

Sans traitement, il peut atteindre plusieurs dizaines de centimètres. Mais il peut également passer inaperçu, s’il se situe par exemple au niveau du cuir chevelu. Il existe de fortes variations cliniques entre les patients. Il peut également être associé à d’autres manifestations générales peu spécifiques (fatigue, courbatures, etc…)

  • Au deuxième stade, le patient va présenter des manifestations neurologiques (paralysie faciale). Mais il peut y avoir d’autres troubles, notamment des manifestations rhumatologiques (arthrites : inflammation des articulations), ou plus rarement des manifestations cardiaques, ophtalmiques ou cutanées.
  • La maladie peut se déclarer plus tard, directement au troisième stade : le patient peut présenter des manifestations cutanées, qui se traduisent par une acrodermatite chronique atrophiante (plaques violacées pouvant évoluer vers une atrophie de l’épiderme).Des manifestations neurologiques ou articulaires (arthrite de Lyme chronique) peuvent apparaître.

Traitement

Le traitement est essentiellement basé sur les antibiotiques de type cyclines ou béta-lactamines.

Prévention

Lors d’ une escapade en forêt, il est préconisé de porter des vêtements couverts et d’effectuer un examen soigneux de la peau en rentrant.

Si vous découvrez une tique :Pour la retirer, utilisez un tire-tique que vous pouvez trouver en pharmacie. Il permet de retirer la tique en douceur en préservant sa tête.Il ne faut surtout pas utiliser d’éther contrairement aux idées reçues. La tique va avoir tendance a régurgiter et ainsi libérer la bactérie pathogène.

La prise d’antibiotiques n’est pas systématique. Il convient de vérifier attentivement l’apparition d’une rougeur au niveau de la morsure, pouvant être le signe d’un érythème migrant, qui sera alors traité.

Sources:

  1. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr
  2. Institut Pasteur www.pasteur.fr
  3. Photo par Jerry Kirkhart on Flickr http://www.flickr.com/photos/jkirkhart35/3512440672/

Spécial été: Les méduses, le cauchemar des baigneurs !

Les méduses se déplacent dans l’eau suivant le vent, les courants marins ou les marées. Elles peuvent nager en surface ou bien entre deux eaux. Elles sont alors difficilement repérables par les baigneurs. La piqûre de méduse se fait par contact avec leur tentacules ou avec leurs filaments venimeux, qui peuvent atteindre plusieurs centimètres de long.

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Quelles sont les précautions à prendre pour éviter une piqûre ?

  • Éviter le contact avec les méduses dans l’eau et éviter de nager à proximité d’un banc : on peut se faire piquer par ses filaments !
  • Éviter le contact en dehors de l’eau avec des méduses mortes, échouées sur la plage (les tentacules restent venimeuses même après la mort) ;
  • Être particulièrement vigilant avec les enfants, qui peuvent faire une réaction plus forte. Les enfants ne mesurent pas forcément les risques et sont tentés de jouer avec des méduses mortes sur la plage.
  • Se renseigner sur la zone où vous souhaitez vous baigner si vous ne connaissez pas l’endroit

Le contact avec une méduse entraîne une douleur vive, comme une sensation de brûlure ou de décharge électrique. Au niveau de la zone touchée, on observe une réaction urticaire, avec des brûlures, des rougeurs et des démangeaisons. Une cicatrice peut rester visible sur la peau plusieurs mois, voire plusieurs années. La douleur persiste environ 30 minutes

Des signes généraux, avec œdème (gonflement), maux de tête, troubles respiratoires, convulsions, peuvent apparaître chez des personnes sujettes aux allergies ou ayant des antécédents de piqûres de méduses par exemple. Ces manifestations nécessitent une prise en charge en urgence car elle peut aboutir à une grave réaction allergique, appelé choc anaphylactique.

Conduite à tenir lors d’une piqûre:

  • Rincer abondamment et immédiatement la plaie avec de l’eau de mer. L’eau douce est déconseillée car elle favorise l’éclatement des cellules urticantes.
  • Recouvrer la zone touchée avec du sable (ou de la mousse à raser). Laisser sécher, puis enlever le sable, les cellules urticantes partiront avec. Éviter de frotter, cela favorise la dispersion des cellules et endommage la peau.
  • Pour soulager la douleur dans certains cas: rincer avec du vinaigre ou de l’acide acétique à 5%. Ces solutions vont inactiver le venin de certaines méduses (penser à se renseigner auprès des sauveteurs sur le type de méduses présentes). On peut également appliquer de la glace (mais pas directement sur la peau car c’est de l’eau douce !)
  • Désinfecter la plaie avec un antiseptique et appliquer éventuellement une pommade calmante.
  • Laisser sécher la plaie et éviter d’aller vous baigner.

Quelles sont les situation d’urgence ?

  • Si la piqûre a lieue au niveau du visage ou si la douleur persiste, consulter sans tarder un médecin.
  • Si le membre est très enflé ou si vous ressentez une gène respiratoire ou une sensation de malaises, consulter immédiatement un service d’urgence !
 N'hésitez pas à demander conseils aux sauveteurs ou au centre de secours présents sur les plages.

Sources :

  1. Ministère de la santé : eaux de baignade : baignades.sante.gouv.fr
  2. Photo par Diego Cosenza on Flickr http://www.flickr.com/photos/44607749@N00/2443353018

Conseils aux voyageurs : Attention aux moustiques !! – Règle N°2

Comment se protéger des piqûres de moustiques ?

Protéger son corps :

  • Portez des vêtements légers avec des manches longues (pantalons, chemises) afin de limiter les surfaces de peau accessibles.
  • Pour les surfaces découvertes, utilisez un répulsif à appliquer régulièrement, le produit s’éliminant facilement (sueur, frottements).

Protéger son habitat :

  • Utilisez des serpentins antimoustiques,
  • Installez des moustiquaires aux fenêtres, aux portes, à suspendre au-dessus des lits,
  • Pensez aux moustiquaires chimiques, c’est-à-dire imprégnées d’insecticide. Elles constituent une barrière très efficace contre le moustique qui transmet le paludisme par exemple.
  • Pulvérisation d’insecticide à l’intérieur de l’habitat.
  • Si possible, utilisez une climatisation, qui empêchera les insectes de pénétrer dans la pièce.

Trois maladies transmises par les moustiques :

Les moustiques constituent des vecteurs (porteurs) de nombreuses maladies. Ils peuvent être porteurs de virus ou encore de parasites et donc transmettre de nombreuses infections. Voici un aperçu de trois maladies fréquentes, transmissibles par les moustiques, et leurs conséquences sur la santé :

Le paludisme ou la malaria :

Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et entre 1 et 3 millions de personnes par an.

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Le paludisme, appelé également malaria, est une maladie liée à un parasite, le Plasmodium. Ce parasite est transmis à l’homme par un moustique femelle infecté, du genre Anophèles. Les parasites vont d’abord se multiplier dans le foie puis vont dans les globules rouges où ils se multiplient jusqu’à éclatement des cellules parasitées. De là, les parasites libres vont aller attaquer d’autres globules rouges, créant ainsi un cycle.

Le paludisme débute par un « accès palustre », qui se définie par une alternance de fièvre, de tremblements avec sueurs froides,de transpiration intense, avec une phase sans symptôme. Un parasite en particulier, le Plasmodium falciparum, est plus dangereux. Il peut causer un neuropaludisme (entraînant un coma) pouvant être fatal.

Attention : toute fièvre au retour d'une zone d'endémie doit être considérée comme un paludisme jusqu'à preuve du contraire.

Tout séjour dans une zone d’endémie, c’est à dire à risque d’épidémie doit systématiquement être précédé d’un rendez-vous chez un médecin. Suivant le pays envisagé, une chimioprophylaxie (médicament antipaludique) sera prescrite pour prévenir d’une éventuelle infection.

Le Chikungunya :

Le chikungunya est une maladie virale transmise par un moustique infecté, du genre Aedes.

La maladie se déclare brutalement au bout de deux à dix jours d’incubation, avec une fièvre et des douleurs articulaires invalidantes. Les principales articulations touchées sont les petites ceintures articulaires (poignets, chevilles, doigts) ou les genoux. On retrouve fréquemment des maux de tête, des douleurs musculaires importantes, des signes cutanés (éruption de tâches cutanées) et dans certains cas, des saignements mineurs au niveau des gencives ou du nez.Il existe des formes neurologiques graves mais qui restent exceptionnelles.

La guérison est souvent rapide, en quelques jours. L’infection n’est pas directement mortelle. Les atteintes articulaires peuvent devenir chroniques, et durer pendant plusieurs mois voire plusieurs années.La prévention de la maladie repose donc sur la lutte contre le moustique vecteur et contre ses piqûres.

Le moustique vecteur se trouve préférentiellement dans les eaux de pluie stagnantes, à proximité des lieux d’habitations, comme les coupelles ou les récipients. Pensez à les vider régulièrement pour éviter que le moustique vienne y pondre.

Il n’existe pas de traitement contre le virus, on agit seulement sur les symptômes.

La Dengue : moustique dengue

La dengue est une maladie infectieuse transmise par un moustique femelle infecté, du genre Aedes.Elle se manifeste par un syndrome grippal bénin ou sévère, d’installation brutal, avec une forte fièvre, une éruption cutanée, des maux de tête intenses et des douleurs articulaires et musculaires. Elle peut évoluer vers une forme grave, appelée dengue hémorragique, entraînant des complications cardiovasculaires pouvant être fatales.

Il n’existe par de traitement spécifique mais la connaissance de l’évolution de la maladie permet de limiter les cas graves.La seule prévention reste donc la destruction du moustique et la protection contre ses piqûres.

Retrouvez la règle numéro 3 la semaine prochaine : se prémunir d’une turista !

Sources :

  1. www.caducee.net
  2. Organisation mondiale de la santé www.who.int/fr
  3. Institut Pasteur www.pasteur.fr
  4. Photo Credit by James Gathany, CDC Public domain, via Wikimedia Commons