Tout savoir sur les compléments alimentaires

Il existe de nombreux compléments alimentaires sur le commerce, en pharmacie ou parapharmacie notamment. Les effets présentés sont également nombreux et variés, ils touchent plusieurs domaines : fatigue, stress, aide minceur, troubles digestifs, jambes lourdes, préparation au bronzage… Que sont les compléments alimentaires ? Comment bien les utiliser ?

Qu’est-ce qu’un complément alimentaire ?

Les compléments alimentaires sont définis par l’article 2 du décret n°2006-352 comme étant “ les denrées alimentaires dont le but est de compléter le régime alimentaire normal et qui constituent une source concentrée de nutriments ou d’autres substances ayant un effet nutritionnel ou physiologique seuls ou combinés, commercialisés sous forme de doses”

Les composants des compléments alimentaires peuvent être :

  • Des vitamines :

Les vitamines sont essentielles à notre métabolisme et ainsi au bon fonctionnement de notre corps. Certaines vitamines ont des effets scientifiquement prouvés. Par exemple la vitamine D a un rôle prouvé dans le développement osseux. La vitamine B9 (aussi appelée acide folique) est efficace dans la prévention de la spina bifida (une malformation congénitale affectant le système nerveux primitif de l’embryon). Une supplémentation en vitamine B9 peut être recommandée avant et pendant le premier trimestre de la grossesse. Les vitamines que l’on peut retrouver dans les compléments alimentaires sont les vitamines A, B1, B2, B3, B5, B6, B8, B9, B12, C, D, E et K.

  • Des minéraux:

Les minéraux sont également souvent retrouvés dans les compléments alimentaires Calcium, Fer, Magnésium, Zinc… la liste des minéraux que l’on peut retrouver est longue. Les minéraux participent au bon fonctionnement de l’organisme et leur apport par l’alimentation est essentiel.

  • Des plantes:

Les plantes font partie des ingrédients les plus retrouvés dans la composition des compléments alimentaires. On retrouve des plantes à usage traditionnel utilisées pour leurs diverses propriétés. Il existe une liste répertoriant les 148 plantes dont la vente libre est autorisée.

  • D’autres ingrédients:

Il peut s’agir d’acides aminés (molécules constituants les protéines), de protéines, d’enzymes, d’hormones, d’acides gras ou d’ingrédients d’origine animale comme la gelée royale par exemple.

Le bon usage des compléments alimentaires

Afin de ne pas mettre sa santé en danger, l’usage de compléments alimentaires doit s’accompagner d’un respect de quelques règles et précautions d’emploi :

Tout d’abord il est préférable d’avoir une alimentation saine et équilibrée. C’est le meilleur moyen d’apporter au corps tous les nutriments dont il a besoin. Néanmoins, il est parfois difficile de maintenir un bon équilibre alimentaire et il existe des situations ou des populations pour lesquels l’usage de compléments alimentaires est envisagé:

  • Les femmes enceintes peuvent se voir prescrire du calcium, du fer ou de la vitamine B9
  • Des adolescentes peuvent se voir apporter une supplémentation de calcium ou de fer. Les pertes de sang lors des règles abondantes peuvent nécessiter une supplémentation en fer.
  • Pour les personnes suivant un régime végétalien, il est raisonnable d’envisager une supplémentation en vitamine B12 et en fer (ces derniers étant majoritairement apporté par les aliments d’origine animale)
  • Les personnes présentant une inflammation chronique de l’intestin peuvent se voir prescrire des compléments poly-vitaminés et riche en minéraux afin de compenser la plus faible capacité d’absorption de leur intestin.
  • Les personnes susceptibles de souffrir d’ostéoporose peuvent se voir prescrire du calcium et de la vitamine D

Le premier objectif des compléments alimentaires est de palier à un déficit sur le plan nutritionnel. Des compléments alimentaires visent à soulager certains maux tels que la fatigue, le stress, ou les troubles digestifs par exemple.

Dans tous les cas il est préférable de demander l’avis d’un pharmacien ou d’un médecin. Cet avis est même essentiel si vous avez un traitement médicamenteux, si vous êtes enceinte ou si vous allaitez. Rappelons que les compléments alimentaires ne peuvent se substituer à une alimentation équilibrée. Cette dernière est recommandée par les professionnels de santé et constitue une manière efficace de préserver sa santé.

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Sources :

 

Le concombre blanchi, le soja doit se mettre au vert

Cette bactérie est-elle vraiment dangereuse ?

La plupart des bactéries E. coli sont inoffensives mais il existe un groupe capable de sécréter des toxines, de type Shigella ou vérotoxines, qui peuvent léser les cellules sanguines et les reins.Ces bactéries entraînent des diarrhées banales ou sanglantes avec des douleurs abdominales. Elles peuvent conduire également à un syndrome potentiellement mortel que l’on appelle le syndrome hémolytique et urémique (SHU).

Ce syndrome se manifeste par une atteinte rénale, une anémie hémolytique (destruction des globules rouges) et d’une thrombopénie (baisse des plaquettes). Au niveau clinique, les patients vont présenter des urines foncées en plus des diarrhées. La principale complication est l’insuffisance rénale aiguë qui peut conduire à une greffe rénale ou à des dialyses à vie.

Comment risque-t-on d’être contaminé ?

Il faut savoir que le réservoir de la bactérie E. coli est le tube digestif des ruminants. Les bactéries sont éliminées par les excréments et sont ainsi libérées dans l’environnement. La contamination à l’homme peut donc se faire :

  • soit par contact direct avec des animaux contaminés ou avec leurs excréments
  • soit par ingestion d’aliments contaminés ou souillés : viandes mal cuites, salades, légumes
  • soit par contact avec une personne contaminées : due à une mauvaise hygiène des mains par exemple.

Qui doit-on incriminer ?

Suite à l’apparition de nombreux cas de contamination par E. coli, la course a été lancée pour découvrir le vecteur de transmission de la bactérie. Les soupçons se sont très vite portés sur les végétaux et notamment sur des concombres bios importés d’Espagne. Les autorités sanitaires allemandes ont donc fortement déconseillé la consommation de ces concombres ainsi que de salades et de tomates, par mesure de prévention.

Par la suite, les résultats des tests ont éloignés cette piste et les soupçons se sont dirigés vers des germes de soja (appellation donnée à des pousses de haricots Mungo), issues d’une entreprise de Basse-Saxe en Allemagne. Ces germes de soja hébergeraient donc la bactérie E. coli tant redoutée. Aujourd’hui la recommandation de ne pas consommer de concombres, salades et tomates a été levée en Allemagne mais est maintenue sur les pousses de soja.pousse soja

Recommandations à l’attention des consommateurs et des patients :

Ce qu’il faut faire pour éviter la contamination :

  • les mesures d’hygiène des mains mais également des ustensiles de cuisine ainsi que des plans de travail doivent être effectuées avant de manipuler des aliments.
  • Les fruits et légumes doivent être lavés avec minutie et pelés si nécessaire.
  • La cuisson à cœur des aliments permet de détruire les bactéries pathogènes.
  • Pour les personnes atteintes de diarrhées, l’hygiène des mains est primordiale afin de limiter la contamination de l’entourage.

En cas de suspicion de contamination et devant toute diarrhée sanglante , il faut consulter son médecin traitant ou se diriger vers un centre hospitalier.

Pourquoi faut-il être vigilant ?

Aujourd’hui, le nombre de décès se porte à 35 en Europe, dont 34 en Allemagne. Mais les autorités allemandes insistent sur le fait que l’on ne peut exclure de nouveaux décès. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé recense 3 255 cas de malades confirmés ou suspectés dans seize pays. Rappelons que les conséquences rénales sont irréversibles.

Sources

  1. Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’ alimentation, de l’environnement et du travail www.anses.fr
  2. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr
  3. European Food Safety Authority www.efsa.europa.eu/fr
  4. Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr

Pour plus d’informations :« Cinq clefs pour des aliments plus sûrs » par l’Organisation Mondiale de la Santéhttp://www.who.int/publications/list/9241594632/fr/index.html