Les allergies sont de retour !

Au printemps, gare aux allergies !

Le printemps apporte souvent avec lui son lot de désagréments pour les plus allergiques d’entre nous. En effet, près d’un quart de la population souffre de ce que l’on appelle communément “le rhume des foins”.

Les allergies respiratoires sont en fait un dérèglement du système immunitaire qui se traduit par une intolérance à une ou des substances dites “inoffensives”, aussi appelées “allergènes”.

La proportion de personnes allergiques a considérablement augmenté durant les dernières décennies : 10 à 20% de la population serait allergique aux pollens !

Les pollens allergisants 

A l’arrivée du printemps, on compte pas moins de 11 allergènes différents. Ils sont présents sur une période s’étalant de fin février à début juin. Parmi les plus allergisants, on compte notamment :

  • Le noisetier
  • Le frêne
  • Le bouleau
  • Le chêne
  • Les graminées

Il est important de noter que la qualité de l’air (et donc la pollution) influe également de façon néfaste sur les symptômes d’allergies ! En effet, la pollution fragilise les voies respiratoires et les rend ainsi plus sensibles aux allergènes. Le réchauffement climatique est aussi responsable dans certains cas (allongement de la période de pollinisation par exemple).

Les symptômes

Une allergie peut apparaître à tout âge, cependant, les enfants semblent bien plus concernés par l’apparition de ce dérèglement. En effet, les facteurs génétiques et environnementaux jouent un rôle important dans l’apparition ou non d’allergies. Par exemple, si ses deux parents sont allergiques, un enfant aura 80% de risques de le devenir à son tour.

Une allergie peut se traduire par différents symptômes, en fonction de l’allergène et de la personne : 

  • Inflammation des voies respiratoires (asthme, bronchite…)
  • Gêne respiratoire (sifflements pendant la respiration…)
  • Nez qui coule (rhinite…)
  • Irritation des yeux… (conjonctivite)
  • … ou de la peau (eczéma, urticaire)

La personne allergique reste en parfaite santé tant qu’elle n’entre pas en contact avec un allergène que son système ne gère pas bien.

Quelles solutions ?

La première étape du traitement contre une allergie consiste dans un premier temps à identifier l’allergène en question et à apprendre à éviter tout contact, dans la mesure du possible.

Dans un second temps, quand la cause de l’allergie est identifiée, il convient de suivre un traitement adapté :

  • Des antihistaminiques (en vente libre ou non) sont disponibles pour soulager les épisodes allergiques (particulièrement quand la période de pollen est la plus forte)
  • Une désensibilisation (ou immunothérapie allergénique) est possible. Ce traitement est long (entre 3 à 5 ans) mais les premiers effets apparaissent au bout de quelques mois.

Pour être conseillé efficacement et traiter vos allergies sereinement, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé.

Demandez conseil à votre pharmacien pour trouver des solutions adaptées à vos allergies

Sources :

https://bit.ly/3tq2lI7

https://bit.ly/3K8XJgl

https://bit.ly/3IRh0D3

https://bit.ly/3Hu62Sk

Mars Bleu : mobilisons-nous contre les cancers colorectaux !

Luttons contre les cancers colorectaux !

Le saviez-vous ? Au mois de mars se déroule la campagne de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal : Mars Bleu. Deuxième cancer le plus meurtrier en France, il touche chaque année 43 000 personnes dont 17 000 en meurent. Pourtant, si la maladie est détectée à un stade précoce, elle peut être guérie dans 9 cas sur 10 ! C’est pourquoi le dépistage est d’autant plus essentiel !

Qu’est-ce que le cancer colorectal ?

Le cancer colorectal est une tumeur maligne provoquée par le dérèglement de certaines cellules appelées polypes, qui se développent au niveau du côlon ou du rectum. Fréquent aussi bien chez la femme que l’homme à partir de 50 ans, il fait suite dans 60 à 80 % des cas à une tumeur bénigne.

Quels sont les facteurs de risques ?

  • L’âge. En effet, l’âge augmente le risque de développer un cancer du côlon : 9 personnes atteintes sur 10 ont plus de 50 ans.
  • Les prédispositions génétiques. À l’instar du cancer du sein, le risque de développer un cancer colorectal est très élevé si un membre de la famille proche a déjà été touché (et d’autant plus si celui-ci survient avant 60 ans).
  • Une alimentation trop riche. De nombreuses études ont démontré l’influence des facteurs nutritionnels sur le risque de développer un cancer. Ainsi, une alimentation équilibrée et diversifiée, privilégiant les aliments d’origine végétale, riches en fibres (les fruits, les légumes, les légumes secs et les céréales complètes), contribue à diminuer le risque de cancer.
  • Le surpoids ou l’obésité. Aujourd’hui, il est confirmé que le surpoids ou l’obésité favorisent l’augmentation et le développement des taux de plusieurs hormones, également impliquées dans la prolifération de cellules cancéreuses.
  • La sédentarité. En plus d’augmenter considérablement le risque de maladies chroniques, le manque d’activité physique est un facteur important de risque du cancer colorectal.
  • La consommation d’alcool et/ou de tabac. Le lien entre la consommation d’alcool et/ou de tabac et le cancer colorectal est bel et bien réel. En effet, quand il est ingéré, l’éthanol contenu dans l’alcool se transforme en acétaldéhyde, une substance classée comme cancérigène par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). Le tabac est quant à lui la première cause de cancers et est responsable d’environ un tiers des décès par cancer. Ainsi, toute consommation, même modérée, constitue un risque dans le développement de cancers, dont celui du côlon.

Faites-vous dépister !

Si le meilleur moyen de détecter un cancer reste le dépistage, quelques symptômes peuvent vous alerter :

  • la survenue de douleurs abdominales ;
  • la présence de sang dans les selles ;
  • une constipation soudaine ou qui s’aggrave ;
  • une diarrhée qui se prolonge ;
  • une envie constante d’aller à la selle ;
  • une masse à la palpation de l’abdomen ;
  • une dégradation inexpliquée de l’état général se manifestant notamment par une perte de poids et d’appétit ou de la fatigue ;
  • une anémie inexpliquée.

Bien entendu, ces symptômes ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’un cancer colorectal. Cependant, si vous repérez une anomalie, il est essentiel de demander un avis médical.

Par ailleurs, à partir de 50 ans, un dépistage doit être réalisé tous les deux ans, et ce même en l’absence de symptômes. En effet, c’est à partir de cet âge que le risque de développer un cancer est le plus accru. Le cancer peut être suspecté si le test de recherche de sang effectué dans les selles se révèle positif. Si tel est le cas, une coloscopie pourra être réalisée pour en détecter l’origine.

Sensibilisation au cancer colorectal

Sources :

https://bit.ly/3paszgC

https://bit.ly/3p679kz

https://bit.ly/3LY1rer

https://bit.ly/3JPbJMk

https://bit.ly/3Ha6V29

Les épices, ces alliées santé souvent sous-estimées !

Le saviez-vous ? Les épices ont des vertus étonnantes !

Si les épices sont utilisées pour donner couleur et goût à nos plats, elles possèdent également de nombreuses propriétés médicinales et thérapeutiques ! En cette saison où les températures chutent et où votre organisme peut être fragilisé, elles seront de solides alliées pour vous stimuler. Leurs apports naturels aident à booster votre organisme, à rester en forme, à prévenir certaines maladies chroniques et à combattre les infections. Découvrez notre sélection d’épices à avoir dans vos placards !

  • Le poivre noir est une épice très populaire et utilisée dans presque toutes les cuisines ! Grâce à la pipérine qu’elle contient, elle favorise la digestion et est donc recommandée pour lutter contre les nausées, ballonnements et contre les symptômes de la constipation.
  • Si le curcuma donne cette jolie couleur jaune à vos plats, il est surtout l’allié des personnes souffrant de rhumatismes ou d’arthrite. Riche en antioxydants, il possède des propriétés anti-inflammatoires qui contribuent à soulager certaines douleurs articulaires. Pour profiter de tous ses bienfaits, incorporez-le en poudre dans vos poêlées de légumes, vos soupes ou encore en accompagnement d’une viande.
  • Connu pour ses notes piquantes, le gingembre est une épice aux propriétés anti-infectieuses et anti-inflammatoires. Elle contribue à stimuler votre système immunitaire et peut aider à combattre les infections hivernales. Il peut être utilisé frais, en poudre, en gélule, séché en râpant la racine ou encore en infusion avec du miel et du citron !
  • Aussi connu sous le nom de faux anis, le cumin est un super-aliment utilisé pour combattre de nombreux maux grâce au magnésium qu’il contient ! En plus de ses propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antalgiques, il est riche en bêta-carotène qui aide à ralentir le vieillissement cutané et à favoriser le renouvellement cellulaire.
  • Qu’il soit rouge, jaune ou vert, le piment a des vertus antalgiques, anti-inflammatoires qui facilitent la digestion et préviennent les rhumatismes ! À consommer cru, cuit ou en poudre, il peut être ajouté dans toutes vos recettes !
  • Grâce aux antioxydants qu’il contient, le curry possède un effet bénéfique pour ralentir le vieillissement cellulaire. Il contribue également au bon fonctionnement des systèmes musculaire, nerveux et intestinal grâce à sa richesse en magnésium !
  • Quand les températures baissent, l’envie de douceur est très présente ! La cannelle est l’épice idéale à glisser dans vos tartes aux fruits pour vous réconforter. En plus de son doux parfum, elle renferme des tanins (substances d’origine végétale) qui lui confèrent des vertus antiseptiques très utiles pour lutter contre les troubles digestifs et les infections hivernales !
  • Le clou de girofle est idéal pour réveiller votre organisme car cette épice est un puissant stimulant ! Grâce à ses vertus antalgiques, antiseptiques, anti-inflammatoires et antivirales, il permet de lutter contre de nombreuses maladies virales ! Pour profiter de toutes ses propriétés, ajoutez-le en petites quantités dans vos gâteaux ou dans vos infusions !
  • La noix de muscade est une épice à la saveur chaude et légèrement sucrée. Source d’oligo-éléments, elle aide à lutter contre le stress, soulage les douleurs musculaires, atténue les troubles digestifs et favorise une bonne digestion ! Attention à la surconsommation qui peut être néfaste pour notre santé !

Vous l’aurez compris, les épices possèdent des vertus anti-inflammatoires, antioxydantes, antiseptiques, expectorantes… Et ce n’est pas tout ! Selon une étude chinoise, la consommation régulière de nourriture épicée serait associée à une plus grande longévité. L’étude démontre que ceux qui consommeraient des épices quotidiennement ou presque auraient 14% de risques en moins de décéder par rapport à ceux qui mangeraient épicé moins d’une fois par semaine.

Cependant, si les épices sont bonnes pour la santé, les nutriments que l’on retrouve dans celles-ci sont présents en quantités infimes et ne sauraient donc se substituer à une alimentation et à une hygiène de vie équilibrée ! Renseignez-vous auprès de votre pharmacien !

Les nombreux bienfaits des épices !

Sources :

https://bit.ly/3HbQ7bR

https://bit.ly/3AEaL1S

https://bit.ly/3KJKN1A

 

La migraine, une maladie aux origines diverses

15% de la population souffre de migraines

Touchant environ 15% de la population, la migraine est une maladie chronique caractérisée par la survenue régulière et répétitive de maux de tête (appelées céphalées). D’intensité variable, elle intervient le plus souvent d’un seul côté de la tête et est accompagnée d’une sensation de pulsations dans la tête.

Si la douleur est généralement unilatérale (le plus souvent au-dessus d’un œil ou au niveau de la tempe) le côté touché peut varier d’une crise à l’autre. La douleur peut aussi être bilatérale, c’est-à-dire qu’elle est ressentie au-dessus des deux yeux, à l’arrière de la tête ou sur l’ensemble du crâne.

Nausées, vomissements, douleurs musculaires, troubles de la vision, fatigue,  troubles neurologiques, irritation, sensation de froid,… font partie des symptômes possibles d’une crise migraineuse. Les conséquences sur la vie des personnes qui en souffrent peuvent être très difficiles et handicapantes à vivre au quotidien : c’est pourquoi il est important de ne pas banaliser cette maladie.

Si elle débute généralement pendant l’enfance ou l’adolescence, la maladie s’accentue à l’âge adulte et touche plus les femmes que les hommes (20% contre 10%).

Quelles sont les causes de la migraine ?

Si les origines précises de la migraine restent encore floues, il a été prouvé que des facteurs génétiques prédisposent une personne aux crises migraineuses. Plus précisément, c’est l’association de plus d’une douzaine de gènes qui accroîtrait cette prédisposition ! Ainsi, si un membre de votre famille est atteint de migraines, vous aurez plus de chances d’en souffrir également. 

D’autres évènements ou facteurs (propres à chaque personne) peuvent également contribuer à déclencher des migraines :

  • Des variations hormonales : chez les femmes, les migraines apparaissent souvent suite à la diminution brutale du taux d’œstrogènes en fin de cycle menstruel.

  • Des facteurs psychologiques : le stress, l’anxiété, un trop plein d’émotions (positives comme négatives), une grande contrariété, du surmenage,… peuvent également en être la cause.

  • L’alimentation : un repas trop lourd ou la consommation de certains aliments (comme le chocolat, le vin blanc, certains fromages,…) peuvent avoir un effet direct sur la contraction ou la dilatation des vaisseaux sanguins dans le cervaux, entraînant des migraines.

  • L’hygiène de sommeil : un excès ou une dette de sommeil chronique font partie des déclencheurs les plus fréquents de crises migraineuses (et participent à leur aggravation).

  • Des facteurs environnementaux : les changements de températures brutaux, l’exposition à des vents violents, à l’humidité, à la pollution,… influeraient sur la survenue de céphalées.

  • Des facteurs sensoriels : une longue exposition à la lumière, au bruit ou à de fortes odeurs favorisent également ces crises dont on se passerait bien ! 

Quels traitements pour soulager les migraines ?

S’il existe des traitements médicamenteux, il est également possible d’avoir recours à d’autres méthodes pour vous soulager en cas de crise. 

Les douleurs ressenties lors d’une migraine sont propres à chaque personne : c’est pourquoi il n’existe pas de remède miracle. En cas de crise, vous pouvez néanmoins essayer de mettre en pratique ces quelques conseils :

  • Essayez de vous détendre au maximum. Pensez, par exemple, à pratiquer de la méditation, du yoga ou encore de la relaxation : cela vous aidera à diminuer votre stress !

  • Le froid peut vous aider à soulager efficacement vos maux de tête. Vous pouvez appliquer des compresses froides sur vos tempes ou votre front !

  • Si vous êtes dans une pièce enfumée, trop lumineuse ou trop bruyante, fuyez ! Privilégiez une pièce calme et sombre et allongez-vous le temps que la crise se calme.

  • Massez-vous les tempes, la nuque et le front avec quelques gouttes d’huiles essentielles de menthe poivrée ou de lavande. Grâce à leurs propriétés analgésiques et vasodilatatrices, elles apaisent les symptômes de la migraine (douleurs pulsatiles) et diminuent la durée de la crise.

Appliquer du froid sur la tête peut soulager la douleur

Sources : 

https://bit.ly/3mcTNQW

https://bit.ly/2OfSxjv

https://bit.ly/3sJyXLG

La schizophrénie, une maladie encore méconnue !

Parlons de la schizophrénie

En France, la schizophrénie touche environ 600 000 personnes, soit 0,7 % de la population. Des études démontrent que cette maladie touche surtout les jeunes, de toutes origines sociales. Les troubles psychiatriques débutent généralement entre 15 et 25 ans et évoluent jusqu’à la fin de leur vie.

Selon l’INSERM, 1 patient sur 2 fera au moins une tentative de suicide au cours de sa vie et 10 % en décéderont. C’est pourquoi une prise en charge et un traitement adaptés sont importants pour prévenir la sévérité de la maladie.

Alors, qu’est-ce que la schizophrénie ?

C’est en 1911 que le psychiatre suisse, Eugen Bleuler, a utilisé pour la première fois ce terme. Étymologiquement, le mot schizophrénie signifie « maladie de la scission de l’esprit ».

La schizophrénie est une maladie mentale chronique qui se caractérise par de nombreux troubles psychologiques qui peuvent varier d’une personne à l’autre : distorsions de la pensée, des perceptions, des émotions, du langage, du sentiment de soi ou encore du comportement.

Très complexe, cette maladie est décrite par de nombreux spécialistes comme étant l’une des plus mystérieuses de la psychiatrie, mais aussi l’une des plus sévères.

Quels sont les causes et les symptômes ?

Même si de nombreuses théories sont à l’étude dans les instituts de recherche, aucune d’entre elles n’a pu confirmer de manière certaine que la schizophrénie puisse être liée à des origines neurologiques, hormonales, génétiques ou cérébrales. Les causes de la maladie restent donc encore mal connues.

Les symptômes peuvent se caractériser par des troubles de la mémoire, une perte d’énergie, des idées délirantes, des hallucinations, des baisses de l’attention, des troubles du comportement alimentaire, de la bipolarité, de la dépression, de l’anxiété,…

Si les symptômes les plus impressionnants sont les délires et les hallucinations, les difficultés cognitives rencontrées par les malades sont les plus handicapantes, car elles entraînent souvent une exclusion sociale des personnes atteintes.

Les conséquences de la schizophrénie

Les conséquences de la schizophrénie sont chaotiques et très handicapantes pour les patients qui en souffrent.

Dans la majorité des formes de la schizophrénie, l’accumulation des différents symptômes conduit souvent les malades à l’isolement social, ce qui peut avoir des conséquences non négligeables sur leur vie.

Comme expliqué précédemment, un patient sur deux fera une tentative de suicide au cours de sa vie. C’est pourquoi l’espérance de vie des personnes atteintes par cette maladie est réduite de 10 ans par rapport au reste de la population.

Les schizophrènes sont souvent perçus comme des personnes pouvant être dangereuses pour les autres. C’est une idée reçue ! Si certains patients peuvent parfois faire preuve de violence lors d’une crise, elle est généralement dirigée vers eux-mêmes et non vers les autres.

Quelles sont les formes de schizophrénie ?

Comme de nombreuses maladies mentales, la schizophrénie peut prendre différentes formes. Les psychiatres en dénombrent quatre : la schizophrénie paranoïde, dysthymique, hébéphrénique et catatonique. Les troubles psychiatriques dus à la schizophrénie évoluent tout au long de la vie des personnes qui en souffrent, ce qui explique pourquoi ils peuvent passer d’une forme de la maladie à une autre selon les périodes.

Dans les formes de schizophrénie paranoïde et dysthymique, les malades ont des périodes délirantes, alors que dans les formes hébéphréniques, les troubles les plus fréquents sont le retrait social et le syndrome dissociatif.

La forme catatonique est reconnue comme étant la plus grave. Les symptômes corporels et le déficit cognitif (comme l’indifférence affective ou le mutisme) entraînent souvent l’exclusion sociale. Les traitements mis en place pour soigner cette forme de la maladie sont très longs et difficiles, car ils ont pour but d’aider les patients à maintenir une alimentation et à conserver une vie sociale.

Comment aider et soigner les patients atteints de schizophrénie ?

L’approche de la schizophrénie, de son diagnostic, de son traitement ainsi que l’accueil des malades se fonde essentiellement sur l’expérience qu’ont acquis les médecins et les soignants au fil des années.

Un des problèmes rencontrés par les patients est lié à un manque d’informations sur leur maladie. Le Dr Pierre de Maricourt, chef de service de psychiatrie au centre hospitalier Sainte-Anne, explique que « cette pathologie est tellement stigmatisante, que cela retarde parfois l’entrée en soin des patients (…) Souvent, c’est lors d’une première crise, extrêmement brutale, que le patient entre dans le parcours de soins. »

La première étape pour aider les personnes atteintes de schizophrénie consiste donc à diagnostiquer la maladie. La seconde étape concerne l’acceptation de la maladie par le patient. Si cette phase est souvent très difficile pour le malade, ce n’est qu’à partir de là qu’il pourra commencer un traitement qui combine généralement des médicaments (neuroleptiques par exemple), la psychothérapie et l’accompagnement social.

Aujourd’hui, une rémission durable est possible chez un tiers des patients si la prise en charge du malade est adaptée.

Les troubles cognitifs sont une des conséquences de la schizophrénie

 

Sources :

https://bit.ly/2MZmu73
https://bit.ly/3rTBG4f
https://bit.ly/2ZjGCmQ
https://bit.ly/3jPlRJ3
https://bit.ly/2NbhWdz

 

Le diabète

Le diabète est une maladie chronique se caractérisant par un taux de sucre trop élevé dans le sang, causé par un manque d’insuline ou un défaut d’utilisation de celle ci.

diabete

L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Elle permet au glucose d’entrer dans les cellules, ce sucre est alors utilisé comme énergie. Sans l’insuline, le glucose reste dans le sang et n’est pas utilisé par les cellules, entraînant une augmentation de glycémie (taux de sucre dans le sang).

Sur le long terme, une hyperglycémie (taux de sucre trop élevé dans le sang) entraîne des complications sur l’ensemble du corps.

Quels sont les différents types de diabètes ?

  • Le diabète de type 2 est la forme la plus fréquente (90% des diabétiques). Il touche principalement les adultes d’âge mûr, ayant plus de 40ans. La plupart des personnes touchées sont en surpoids (IMC >27), et présentent aussi des antécédents familiaux. Deux types de problèmes peuvent se poser : Soit l’insuline n’est plus sécrétée en quantité suffisante par les cellules du pancréas ou alors l’insuline produite n’interagit pas correctement avec les cellules (on parle alors d’insulinorésistance).
  • Le diabète de type 1 est beaucoup moins fréquent que le diabète de type 2 (10%). Il apparaît pendant l’enfance, rarement chez les personnes plus âgées. Le pancréas des patients ne secrète plus d’insuline, ils ont donc besoin d’injections d’insuline quotidiennes pour vivre.
  • Le diabète gestationnel, caractérisé par une augmentation de la glycémie vers la fin du 2ème et du 3ème trimestre. Il disparaît dans les semaines suivant l’accouchement (90% des cas) mais laisse un risque important aux femmes l’ayant développées de souffrir dans les années suivantes d’un diabète de type 2.

Comment diagnostique-t-on le diabète ?

Le diagnostic se base sur le dosage de la glycémie à jeun (grâce à une prise de sang après 8h de jeûne minimum):

  • Un patient avec une glycémie inférieure à 1.10 g/L est un patient «normal».
  • Un patient avec une glycémie supérieure à 1,26 g/L après deux mesures, est un patient diabétique.
  • Un patient ayant une glycémie comprise entre 1,10 et 1,26 présente une hyperglycémie modérée pouvant conduire à un diabète en l’absence de règles hygiéno-diététiques.

Si le patient présente des symptômes (soif importante, mictions fréquentes, amaigrissement, somnolence), une seule prise de sang sera suffisante pour établir un diagnostic.

Peut-on dépister le diabète ?

Concernant de le diabète de type 2, il est recommandé d’effectuer un dépistage tous les 3 ans chez les personnes de plus de 45 ans si elles présentent un de ces facteurs de risques:

  • Origine non caucasienne et/ou migrant
  • Présenter un excès pondéral, de l’hypertension, une dyslipidémie (concentration anormale des lipides dans le sang)
  • Antécédents (diabète familial, gestationnel)

Quels sont les traitements à suivre ?

Le diabète de type 2 peut être traité par une prise en charge diététique, une activité physique adaptée, par la prise de médicaments : comprimés et/ou des injections d’insuline.

Le diabète de type 1 est traité par l’injection régulière d’insuline au moyen d’une seringue (ou stylo) ou grâce à une pompe à insuline.

Quelles sont les complications possibles ?

Le diabète peut provoquer des lésions de la rétine, une hyperglycémie affectant la vision pouvant aller jusqu’à la cataracte ou le glaucome. Le diabète peut aussi endommager le rein en s’attaquant aux vaisseaux qui filtrent les protéines, celles ci sont alors retrouvées dans les urines. Les personnes touchées par le diabète présentent un risque important d’athérosclérose ( = Maladie dégénérative des artères : les artères s’épaississent et gênent la circulation sanguine). Les complications cardio-vasculaires sont 2 à 3 fois plus fréquentes chez les diabétiques. L’hyperglycémie sur le long terme altère aussi les nerfs, par un ralentissement de la conduction électrique jusqu’à l’atteinte de la structure du nerf. Les deux types de nerfs sont touchés: les nerfs périphériques commandant les muscles et la sensation au niveau cutané puis les nerfs du système nerveux autonome commandant le fonctionnement des organes vitaux.

Un diabète mal soigné pourra entraîner des complications graves sur le long terme, il est nécessaire de consulter régulièrement son médecin.

Quel est le traitement suivi par les personnes atteintes du diabète ?

Pour le diabète de type 2, le traitement de référence est l’amélioration des habitudes de vie. Il est fortement conseillé aux patients de perdre du poids si nécessaire, de pratiquer une activité physique régulière et d’avoir une alimentation équilibrée. Ces différentes habitudes peuvent être suffisantes pour contrôler la glycémie. Suivant l’évolution de la maladie, des antidiabétiques oraux et /ou injectables sont prescrits pour contrôler la glycémie. Lorsque le diabète évolue, il peut nécessiter la mise en place d’un traitement par insuline.

Pour le diabète de type 1, les personnes atteintes doivent avoir un régime alimentaire approprié, suivre un programme d’exercices physiques et contrôler leur taux de glucose à l’aide d’un lecteur de glycémie.

Si vous présentez certains symptômes ou que vous avez besoin de plus d’informations sur le diabète : demandez conseils à votre pharmacien.

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Victor, distribué sous CC BY 2.0, https://www.flickr.com/photos/v1ctor/10871254373/

Le cancer de la prostate

Le danger du cancer

Le cancer de la prostate est d’évolution lente, parfois plus de 10 ans. Il est possible de le découvrir qu’après le décès du patient, sans que celui-ci en soit à l’origine.
Mais comme dans tous cancer, des métastases peuvent se former. Les métastases sont des cellules cancéreuses provenant de la tumeur, qui sont capables de coloniser les ganglions lymphatiques et ainsi de se disséminer dans l’organisme. Lors d’un cancer de la prostate, les métastases sont souvent retrouvées au niveau des os.
Le traitement est alors beaucoup plus lourd et agressif car les métastases sont difficiles à éliminer.

La prostate, qu’est-ce que c’est ?

La prostate est une glande située sous la vessie et en avant du rectum, elle est donc palpable par un toucher rectal. Elle entoure l’urètre (canal où s’écoule l’urine), ce qui explique les problèmes urinaires rencontrés lors de maladies prostatiques.
Le rôle de la prostate est de secréter un liquide prostatique, favorisant la fécondité.

La prostate peut être touchée par trois maladies :

  • l’hypertrophie bénigne de la prostate : augmentation du volume de la prostate, qui comprime l’urètre et induit des troubles urinaires
  • la prostatite : infection de la prostate (aiguë ou chronique)
  • le cancer de la prostate

Les facteurs de risque du cancers de la prostate

  • l’âge: 95% des cancers de la prostate sont diagnostiqués entre 57 et 88 ans.
  • des antécédents familiaux de cancer de la prostate
  • l’alimentation : on suppose qu’une alimentation riche en graisses et protéines animales et pauvre en fibres est un facteur de risque.

Le dépistage

Le toucher rectal :

La prostate est facilement accessible lors d’un toucher rectal. Elle peut être réalisée par un médecin généraliste et est indolore. Grâce à cet examen, le médecin détectera si il y a une anomalie de volume, de forme ou de consistance.10% des cancers sont révélés par le toucher rectal.

Le taux de PSA (Prostatic Specific Antigen) :

La PSA est une protéine non toxique sécrétée exclusivement par la prostate. Un taux augmenté signifie une anomalie de la prostate tel qu’une infection, une hypertrophie bénigne de la prostate ou un cancer.Le dosage est effectué à partir d’un échantillon sanguin. Il est recommandé d’effectuer les dosages dans le même laboratoire pour éviter les différences liées aux méthodes des laboratoires.
Quand un cancer est diagnostiqué, on utilise le taux de PSA comme marqueur pour le dépistage (récidive) et le pronostic du cancer.

La biopsie, indispensable au diagnostic :

Dans tous les cas, la biopsie est nécessaire pour affirmer avec certitude la présence d »un cancer. Une sonde anale est utilisée pour recueillir un échantillon à un endroit précis de la prostate.Les cellules cancéreuses sont alors observées au microscope. Puis d’autres examens vont permettre de classer la tumeur, suivant si les ganglions sont atteints et si il y a des métastases.
La biopsie sert à diagnostiquer un cancer, à décrire le stade de la tumeur et son pronostic.

Traitements :

Si le cancer est localisé, le traitement sera avant tout local. Le but étant d’éliminer toutes les cellules cancéreuses.

  • La chirurgie permet d’enlever la tumeur (prostatectomie)
  • La radiothérapie consiste à envoyer des rayons à l’endroit de la tumeur
  • La curiethérapie consiste à introduire des petits grains radioactifs dans la prostate qui vont détruire les cellules cancéreuses
  • Les ultrasons focalisés de haute intensité , utilisés pour détruire les foyers tumoraux de petite taille.
  • L’hormonothérapie, dont le but est de bloquer les récepteurs hormonaux

Le traitement sera choisi par le médecin suivant le type de cancer, l’âge du patient, ses attentes et ses envies.

  • La chimiothérapie peut être envisagée face à un cancer métastasique résistant à une hormonothérapie pour soulager la douleur et améliorer la qualité de vie des patients.

Parfois le médecin propose au patient une surveillance active, qui consiste à vérifier tous les 4 mois si le taux de PSA augmente et de réaliser une biopsie de contrôle.

N’hésitez pas à consulter votre médecin devant toute gène urinaire ou simplement pour effectuer un examen de contrôle.

Sources :

  1. Association française d’urologie www.urofrance.org
  2. www.prostate.fr
  3. ligue contre le cancer www.ligue-cancer.net
  4. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr

Un vaccin contre le cancer de l’utérus

HPVGardasil® est le premier vaccin destiné à la prévention des infections par les papillomavirus humains (HPV). Il protège contre les maladies dues aux HPV des types 6, 11, 16 et 18 : dysplasies de haut grade du col de l’utérus (CIN 2/3), dysplasies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et verrues génitales externes (condylomes acuminés). 70 % des cancers du col de l’utérus sont liés à ces virus : leur prévention est attendue, mais non démontrée. Le vaccin ne peut prévenir les 30 % de cancers du col liés à d’autres types d’HPV.

Le service médical rendu* (SMR) par Gardasil® est important. Ce vaccin doit être utilisé sur la base des recommandations officielles. En effet, si son efficacité protectrice est démontrée chez les jeunes femmes non infectées par les types d’HPV du vaccin, il ne protège pas les femmes déjà infectées lors de la vaccination.

Il n’est recommandé que chez les jeunes filles de 14 ans et, en « rattrapage», chez les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels, ou au plus tard dans l’année suivant leur premier rapport.

Le dépistage du cancer du col reste indispensable (frottis cervico-vaginal chez votre médecin généraliste ou gynécologue). Car si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, une augmentation de l’incidence et de la mortalité de ces cancers serait probable.Vaccin jeunes fillesLe dépistage des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col utérin par frottis cervico-vaginaux reste donc nécessaire chez toutes les femmes, vaccinées ou pas.Le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus doit être maintenu selon les recommandations de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation Santé (ANAES) avec la périodicité suivante:

  • Femmes âgées de 25 à 65 ans qui ont une activité sexuelle
  • Et ce tous les 3 ans après 2 frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.

GARDASIL® protège uniquement contre les maladies provoquées par les HPV de type 6, 11, 16 et 18. Par conséquent, les mesures de précaution appropriées vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prise.

Sources :

  • Institut de Veille Sanitaire – février 2008
  • ANAES

Diabète : l’enquête est en cours !

L’étude Entred pour ‘Echantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques’,lancé depuis 2007 et devant se clore en 2010, mobilise actuellement un échantillon de plusieurs milliers de patients diabétiques et leurs médecins.

  • Les objectifs de l’étude :

Les objectifs de l’étude visent à mesurer la qualité de la prise en charge médicale, l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques, ainsi qu’à évaluer les besoins en éducation thérapeutique et le coût des soins restant à la charge du patient.

L’impact des améliorations du suivi médical sur l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques ne sera connu qu’à la fin des enquêtes par questionnaires.

  • Organismes associés à l’enquête Entred :

Entred associe l’Institut de veille sanitaire (InVS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI), la Haute autorité de santé (HAS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Association française des diabétiques (AFD).

Sources : www.invs.sante.fr/entred