Le diabète

Le diabète est une maladie chronique se caractérisant par un taux de sucre trop élevé dans le sang, causé par un manque d’insuline ou un défaut d’utilisation de celle ci.

diabete

L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Elle permet au glucose d’entrer dans les cellules, ce sucre est alors utilisé comme énergie. Sans l’insuline, le glucose reste dans le sang et n’est pas utilisé par les cellules, entraînant une augmentation de glycémie (taux de sucre dans le sang).

Sur le long terme, une hyperglycémie (taux de sucre trop élevé dans le sang) entraîne des complications sur l’ensemble du corps.

Quels sont les différents types de diabètes ?

  • Le diabète de type 2 est la forme la plus fréquente (90% des diabétiques). Il touche principalement les adultes d’âge mûr, ayant plus de 40ans. La plupart des personnes touchées sont en surpoids (IMC >27), et présentent aussi des antécédents familiaux. Deux types de problèmes peuvent se poser : Soit l’insuline n’est plus sécrétée en quantité suffisante par les cellules du pancréas ou alors l’insuline produite n’interagit pas correctement avec les cellules (on parle alors d’insulinorésistance).
  • Le diabète de type 1 est beaucoup moins fréquent que le diabète de type 2 (10%). Il apparaît pendant l’enfance, rarement chez les personnes plus âgées. Le pancréas des patients ne secrète plus d’insuline, ils ont donc besoin d’injections d’insuline quotidiennes pour vivre.
  • Le diabète gestationnel, caractérisé par une augmentation de la glycémie vers la fin du 2ème et du 3ème trimestre. Il disparaît dans les semaines suivant l’accouchement (90% des cas) mais laisse un risque important aux femmes l’ayant développées de souffrir dans les années suivantes d’un diabète de type 2.

Comment diagnostique-t-on le diabète ?

Le diagnostic se base sur le dosage de la glycémie à jeun (grâce à une prise de sang après 8h de jeûne minimum):

  • Un patient avec une glycémie inférieure à 1.10 g/L est un patient «normal».
  • Un patient avec une glycémie supérieure à 1,26 g/L après deux mesures, est un patient diabétique.
  • Un patient ayant une glycémie comprise entre 1,10 et 1,26 présente une hyperglycémie modérée pouvant conduire à un diabète en l’absence de règles hygiéno-diététiques.

Si le patient présente des symptômes (soif importante, mictions fréquentes, amaigrissement, somnolence), une seule prise de sang sera suffisante pour établir un diagnostic.

Peut-on dépister le diabète ?

Concernant de le diabète de type 2, il est recommandé d’effectuer un dépistage tous les 3 ans chez les personnes de plus de 45 ans si elles présentent un de ces facteurs de risques:

  • Origine non caucasienne et/ou migrant
  • Présenter un excès pondéral, de l’hypertension, une dyslipidémie (concentration anormale des lipides dans le sang)
  • Antécédents (diabète familial, gestationnel)

Quels sont les traitements à suivre ?

Le diabète de type 2 peut être traité par une prise en charge diététique, une activité physique adaptée, par la prise de médicaments : comprimés et/ou des injections d’insuline.

Le diabète de type 1 est traité par l’injection régulière d’insuline au moyen d’une seringue (ou stylo) ou grâce à une pompe à insuline.

Quelles sont les complications possibles ?

Le diabète peut provoquer des lésions de la rétine, une hyperglycémie affectant la vision pouvant aller jusqu’à la cataracte ou le glaucome. Le diabète peut aussi endommager le rein en s’attaquant aux vaisseaux qui filtrent les protéines, celles ci sont alors retrouvées dans les urines. Les personnes touchées par le diabète présentent un risque important d’athérosclérose ( = Maladie dégénérative des artères : les artères s’épaississent et gênent la circulation sanguine). Les complications cardio-vasculaires sont 2 à 3 fois plus fréquentes chez les diabétiques. L’hyperglycémie sur le long terme altère aussi les nerfs, par un ralentissement de la conduction électrique jusqu’à l’atteinte de la structure du nerf. Les deux types de nerfs sont touchés: les nerfs périphériques commandant les muscles et la sensation au niveau cutané puis les nerfs du système nerveux autonome commandant le fonctionnement des organes vitaux.

Un diabète mal soigné pourra entraîner des complications graves sur le long terme, il est nécessaire de consulter régulièrement son médecin.

Quel est le traitement suivi par les personnes atteintes du diabète ?

Pour le diabète de type 2, le traitement de référence est l’amélioration des habitudes de vie. Il est fortement conseillé aux patients de perdre du poids si nécessaire, de pratiquer une activité physique régulière et d’avoir une alimentation équilibrée. Ces différentes habitudes peuvent être suffisantes pour contrôler la glycémie. Suivant l’évolution de la maladie, des antidiabétiques oraux et /ou injectables sont prescrits pour contrôler la glycémie. Lorsque le diabète évolue, il peut nécessiter la mise en place d’un traitement par insuline.

Pour le diabète de type 1, les personnes atteintes doivent avoir un régime alimentaire approprié, suivre un programme d’exercices physiques et contrôler leur taux de glucose à l’aide d’un lecteur de glycémie.

Si vous présentez certains symptômes ou que vous avez besoin de plus d’informations sur le diabète : demandez conseils à votre pharmacien.

Photo

Victor, distribué sous CC BY 2.0, https://www.flickr.com/photos/v1ctor/10871254373/

Le cancer de la prostate

Le danger du cancer

Le cancer de la prostate est d’évolution lente, parfois plus de 10 ans. Il est possible de le découvrir qu’après le décès du patient, sans que celui-ci en soit à l’origine.
Mais comme dans tous cancer, des métastases peuvent se former. Les métastases sont des cellules cancéreuses provenant de la tumeur, qui sont capables de coloniser les ganglions lymphatiques et ainsi de se disséminer dans l’organisme. Lors d’un cancer de la prostate, les métastases sont souvent retrouvées au niveau des os.
Le traitement est alors beaucoup plus lourd et agressif car les métastases sont difficiles à éliminer.

La prostate, qu’est-ce que c’est ?

La prostate est une glande située sous la vessie et en avant du rectum, elle est donc palpable par un toucher rectal. Elle entoure l’urètre (canal où s’écoule l’urine), ce qui explique les problèmes urinaires rencontrés lors de maladies prostatiques.
Le rôle de la prostate est de secréter un liquide prostatique, favorisant la fécondité.

La prostate peut être touchée par trois maladies :

  • l’hypertrophie bénigne de la prostate : augmentation du volume de la prostate, qui comprime l’urètre et induit des troubles urinaires
  • la prostatite : infection de la prostate (aiguë ou chronique)
  • le cancer de la prostate

Les facteurs de risque du cancers de la prostate

  • l’âge: 95% des cancers de la prostate sont diagnostiqués entre 57 et 88 ans.
  • des antécédents familiaux de cancer de la prostate
  • l’alimentation : on suppose qu’une alimentation riche en graisses et protéines animales et pauvre en fibres est un facteur de risque.

Le dépistage

Le toucher rectal :

La prostate est facilement accessible lors d’un toucher rectal. Elle peut être réalisée par un médecin généraliste et est indolore. Grâce à cet examen, le médecin détectera si il y a une anomalie de volume, de forme ou de consistance.10% des cancers sont révélés par le toucher rectal.

Le taux de PSA (Prostatic Specific Antigen) :

La PSA est une protéine non toxique sécrétée exclusivement par la prostate. Un taux augmenté signifie une anomalie de la prostate tel qu’une infection, une hypertrophie bénigne de la prostate ou un cancer.Le dosage est effectué à partir d’un échantillon sanguin. Il est recommandé d’effectuer les dosages dans le même laboratoire pour éviter les différences liées aux méthodes des laboratoires.
Quand un cancer est diagnostiqué, on utilise le taux de PSA comme marqueur pour le dépistage (récidive) et le pronostic du cancer.

La biopsie, indispensable au diagnostic :

Dans tous les cas, la biopsie est nécessaire pour affirmer avec certitude la présence d »un cancer. Une sonde anale est utilisée pour recueillir un échantillon à un endroit précis de la prostate.Les cellules cancéreuses sont alors observées au microscope. Puis d’autres examens vont permettre de classer la tumeur, suivant si les ganglions sont atteints et si il y a des métastases.
La biopsie sert à diagnostiquer un cancer, à décrire le stade de la tumeur et son pronostic.

Traitements :

Si le cancer est localisé, le traitement sera avant tout local. Le but étant d’éliminer toutes les cellules cancéreuses.

  • La chirurgie permet d’enlever la tumeur (prostatectomie)
  • La radiothérapie consiste à envoyer des rayons à l’endroit de la tumeur
  • La curiethérapie consiste à introduire des petits grains radioactifs dans la prostate qui vont détruire les cellules cancéreuses
  • Les ultrasons focalisés de haute intensité , utilisés pour détruire les foyers tumoraux de petite taille.
  • L’hormonothérapie, dont le but est de bloquer les récepteurs hormonaux

Le traitement sera choisi par le médecin suivant le type de cancer, l’âge du patient, ses attentes et ses envies.

  • La chimiothérapie peut être envisagée face à un cancer métastasique résistant à une hormonothérapie pour soulager la douleur et améliorer la qualité de vie des patients.

Parfois le médecin propose au patient une surveillance active, qui consiste à vérifier tous les 4 mois si le taux de PSA augmente et de réaliser une biopsie de contrôle.

N’hésitez pas à consulter votre médecin devant toute gène urinaire ou simplement pour effectuer un examen de contrôle.

Sources :

  1. Association française d’urologie www.urofrance.org
  2. www.prostate.fr
  3. ligue contre le cancer www.ligue-cancer.net
  4. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr

Un vaccin contre le cancer de l’utérus

HPVGardasil® est le premier vaccin destiné à la prévention des infections par les papillomavirus humains (HPV). Il protège contre les maladies dues aux HPV des types 6, 11, 16 et 18 : dysplasies de haut grade du col de l’utérus (CIN 2/3), dysplasies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et verrues génitales externes (condylomes acuminés). 70 % des cancers du col de l’utérus sont liés à ces virus : leur prévention est attendue, mais non démontrée. Le vaccin ne peut prévenir les 30 % de cancers du col liés à d’autres types d’HPV.

Le service médical rendu* (SMR) par Gardasil® est important. Ce vaccin doit être utilisé sur la base des recommandations officielles. En effet, si son efficacité protectrice est démontrée chez les jeunes femmes non infectées par les types d’HPV du vaccin, il ne protège pas les femmes déjà infectées lors de la vaccination.

Il n’est recommandé que chez les jeunes filles de 14 ans et, en « rattrapage», chez les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels, ou au plus tard dans l’année suivant leur premier rapport.

Le dépistage du cancer du col reste indispensable (frottis cervico-vaginal chez votre médecin généraliste ou gynécologue). Car si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, une augmentation de l’incidence et de la mortalité de ces cancers serait probable.Vaccin jeunes fillesLe dépistage des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col utérin par frottis cervico-vaginaux reste donc nécessaire chez toutes les femmes, vaccinées ou pas.Le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus doit être maintenu selon les recommandations de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation Santé (ANAES) avec la périodicité suivante:

  • Femmes âgées de 25 à 65 ans qui ont une activité sexuelle
  • Et ce tous les 3 ans après 2 frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.

GARDASIL® protège uniquement contre les maladies provoquées par les HPV de type 6, 11, 16 et 18. Par conséquent, les mesures de précaution appropriées vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prise.

Sources :

  • Institut de Veille Sanitaire – février 2008
  • ANAES

Diabète : l’enquête est en cours !

L’étude Entred pour ‘Echantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques’,lancé depuis 2007 et devant se clore en 2010, mobilise actuellement un échantillon de plusieurs milliers de patients diabétiques et leurs médecins.

  • Les objectifs de l’étude :

Les objectifs de l’étude visent à mesurer la qualité de la prise en charge médicale, l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques, ainsi qu’à évaluer les besoins en éducation thérapeutique et le coût des soins restant à la charge du patient.

L’impact des améliorations du suivi médical sur l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques ne sera connu qu’à la fin des enquêtes par questionnaires.

  • Organismes associés à l’enquête Entred :

Entred associe l’Institut de veille sanitaire (InVS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI), la Haute autorité de santé (HAS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Association française des diabétiques (AFD).

Sources : www.invs.sante.fr/entred