J’ai des boutons, que faire ?

On a tous eu des boutons à un moment ou un autre. Mais saviez-vous que chaque bouton fait écho à une réaction de votre corps ? Tour d’horizon des différents types de boutons et des moyens pour s’en débarrasser une bonne fois pour toute !

Les différents types de boutons

Ce trouble cutané se manifeste sous la forme de gonflement ponctuel de couleurs variables. Un bouton peut prendre des formes très variées, en voici quelques exemples :

  • L’abcès est une accumulation de pus liée à une infection bactérienne
  • Les boutons d’acné se localisent sur le visage, le thorax, le dos et le torse. L’acné est une maladie de la peau qui varie beaucoup en intensité et qui survient principalement à la puberté.
  • Le bouton de chaleur apparaît principalement sur les régions du corps où la transpiration est importante.
  • Le bouton de fièvre est une affection cutanée récidivante et contagieuse et est dû au virus de l’herpès simplex.
  • Le furoncle est une infection profonde à la racine d’un poil et apparaît la plupart du temps sur le visage, la nuque, les cuisses et les fesses. Il se présente sous la forme d’un bouton rouge et dur.
  • La verrue est une petite bosse sous la peau qui se localise souvent sur les mains, le visage ou les pieds. Bien que les récidives soient fréquentes, une verrue disparaît spontanément en quelques mois.

De manière générale, la qualité de l’hygiène et l’environnement joue un rôle important dans l’apparition ou non de certains de ces boutons et peuvent être le signe avant coureur de certaines maladies.

Quelles conséquences ?

En dehors de la gêne sociale qu’ils peuvent susciter, les boutons peuvent aussi être source de douleurs, démangeaisons et peuvent disparaître pour laisser leur place à des cicatrices.

Dans certains cas (particulièrement pour les boutons de fièvre ou la varicelle), ils peuvent être contagieux et il est fortement conseillé de limiter les contacts physiques pendant leur présence.

Certains boutons peuvent aussi être signe de maladie, comme la septicémie (infection grave du sang) ou déboucher sur des réactions allergiques en cas de piqûres d’insectes par exemple.

Les solutions pour les traiter

Heureusement, il est possible de contrôler l’arrivée des boutons sur notre corps, ou du moins de limiter leur apparition :

  • Être à l’écoute de son corps. En effet, certains boutons sont susceptibles d’apparaître après une période de stress ou à cause d’une mauvaise hygiène de vie.
  • Nettoyer sa peau est primordial. L’utilisation de produits antibactériens adaptés à sa sensibilité permet notamment de réduire considérablement l’apparition de boutons.
  • Certains traitements médicamenteux peuvent être également prescrits par un médecin, particulièrement dans le cas de l’acné.
  • Utiliser des huiles essentielles peut être une solution plus naturelle pour éviter l’apparition de boutons.

Pour être conseillé efficacement et faire en sorte que les boutons ne soient plus qu’un lointain souvenir, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé.

 

Sources :

Le pied d’athlète

Le « pied d’athlète » ou « intertrigo inter-orteils » est la mycose cutanée la plus fréquente chez l’adulte. Elle est due à un champignon («candida albicans ») qui se développe surtout entre les 4ème et le 5ème doigts de pieds.Il peut s’étendre à la plante, au dos du pied et aux ongles de pieds.Cette affection est favorisée par la chaleur et l’humidité, c’est pourquoi elle est très répandue chez les sportifs qui transpirent dans leurs chaussures, d’où le nom de « pied d’athlète ». Très contagieuse, elle se transmet par contact humain direct mais aussi par contact avec le sol (moquette d’hôtel, claies en bois des saunas, salle de gymnastique, vestiaires, douches communes..…), l’eau (piscine….) et les objets infectés (chaussures, linge contaminé…).

Pied_athlete

Quels sont les symptômes ?

La peau devient rouge, démange, et de petites cloques apparaissent. On observe également des petites fissures et une macération entre les orteils.

Que faire en cas de mycose aux pieds ?

Une hygiène rigoureuse est très importante :

  • Lavez-vous les pieds matin et soir avec un savon surgras ou une solution antiseptique moussante.
  • Préférez les douches brèves aux bains.
  • Le séchage est primordial, surtout entre les orteils: tamponnez avec une serviette et si besoin à l’aide d’un séchoir en position tiède.
  • Évitez de gratter les lésions afin d’éviter la propagation à d’autres zones.

Il existe des traitements antifongiques à usage local disponibles sans ordonnance. Votre pharmacien vous orientera sur la forme la plus adaptée (spray, poudre, crème, émulsion……). Vous pouvez également traiter vos chaussettes et chaussures avec de la poudre spécifique. Le traitement doit être appliqué de manière continue et sur une durée suffisante pour ne pas augmenter le risque de mycose à répétition, N’oubliez pas de vous laver régulièrement les mains, surtout avant et après l’application du traitement local. Pour laver votre salle de bain et vos carrelages, utilisez un désinfectant. Pensez également aux membres de votre entourage, vérifiez l’absence de symptômes, dans le cas contraire un traitement sera aussi nécessaire.

Pour plus d’informations, demandez conseil à votre pharmacien.

Quand consulter le médecin ?

Une consultation médicale est préférable dans les cas suivant :

  • Si la mycose est très étendue.
  • Si elle s’étend à d’autres zones.
  • Si elle ne se résorbe pas avec le traitement.
  • Si vous observez des signes d’infection (pus, gonflement….).
  • Si la peau est humide et dégage une mauvaise odeur.

Il est également fortement conseillé de consulter si vous souffrez de troubles circulatoires, de diabète, d’un déficit immunitaire, ou si vous suivez un traitement par corticoïdes.

Quels sont les bons réflexes pour éviter les récidives ?

  • Afin d’éviter la macération, enlevez vos baskets immédiatement après le sport.
  • Si c’est possible changez de chaussures tous les jours et portez des chaussettes en coton qui absorbent la transpiration (lavez-les chaque jour).
  • Le port de baskets pieds nus est à éviter, préférez les chaussures en cuir aérées ou les sandales…et ne les prêtez pas.
  • Vous pouvez aussi désinfecter vos chaussures.
  • Si vous avez des semelles, retirez-les la nuit pour les faire sécher, et évitez celles qui sont en caoutchouc.
  • Utilisez du savon non alcalin pour protéger la couche acide naturelle de la peau.
  • Gardez l’habitude de bien vous sécher les pieds, réservez une serviette uniquement pour les pieds, à laver fréquemment, et ne la prêtez pas.
  • Pour éviter la contamination, ne marchez pas pieds-nus dans les lieux publics où le sol est mouillé (piscine, hammam, douches, vestiaires….).
  • Il est important d’examiner ses pieds de temps en temps car plus la mycose est prise précocement plus elle est facile à traiter.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à demander conseils à votre pharmacien. Il sera vous conseiller et vous orienter.

Les verrues

Les verrues sont des lésions cutanées sans gravité. Ce sont des excroissances de la peau que l’on retrouve essentiellement sur les mains, les coudes, les genoux, la voûte plantaire et parfois le visage. les verrues sont dûes à un virus de la famille des papilloma virus. La contamination se fait par transmission directe (à une autre personne par contact direct ou à soi-même), ou par transmission indirecte, le virus présent sur une surface contaminée peut pénétrer sous une peau abîmée. Il se passe quelques mois entre le moment de la contagion et l’apparition de la verrue. La plupart d’entre elles disparaissent spontanément mais d’autres peuvent persister des années, et les récidives sont fréquentes.

verrues

Quels sont les traitements ?

  • L’application locale d’un produit kératolytique à base d’acide salicylique (sous forme de crème, de solution, d’emplâtre ou de dispositif cutané) est préconisée en première intention, il agit en décapant les verrues. Ce produit doit être appliqué chaque soir sur une verrue désinfectée et sèche. On entoure la verrue avec du vernis pour protéger la peau saine. Une fois par semaine, limer les tissus mortifiés après un bain chaud. Ce traitement présente des précautions d’emploi notamment chez le jeune enfant,la femme enceinte, le diabétique….demandez conseil à votre pharmacien.
  • La cryothérapie (traitement par le froid) se présente sous forme d’un petit aérosol. Généralement une seule application par verrue suffit, sinon espacer de 15 jours les applications. Demandez conseil à votre pharmacien pour son utilisation.
  • La souche de thuya en homéopathie est très utilisée pour traiter les verrues.
  • Des pansements occlusifs peuvent être aussi envisagés, ils empêchent la respiration de la peau atteinte.

Tous ces traitements peuvent être délivrés sans ordonnance, votre pharmacien vous orientera sur le choix du produit en fonction du type de verrues et de leur localisation.

En cas d’échec, le dermatologue peut procéder à différentes interventions pour se débarrasser définitivement de la verrue (curetage, utilisation d’azote liquide pour les brûler…)

Dans quels cas faut-il consulter ?

Il est conseillé de s’orienter vers un dermatologue lorsque vous avez de très grosses verrues qui sont situées sur le visage ou à proximité des ongles et des organes génitaux. De même, une consultation médicale sera nécessaire en cas d’infection de la peau, des verrues qui saignent, qui sont douloureuses, qui se multiplient ou changent de formes et de couleurs.

Quelles sont les précautions à prendre ?

Pour éviter d’attraper des verrues ou pour ne pas les multiplier, il est conseillé de :

  • Bien vous laver les mains ;
  • Ne pas toucher, ne pas gratter, ne pas faire saigner une verrue ;
  • Ne pas partager la serviette, le gant de toilette, les chaussettes ou les chaussures d’une personne porteuse ;
  • Ne pas utiliser la lime ou pierre ponce qui a servi à polir une verrue ;
  • Éviter de marcher pieds nus dans les lieux publics (piscine, douche, sauna, vestiaire, gymnase …..), porter des sandales ou des tongs ;
  • Bien se sécher les pieds, le virus pénètre plus facilement dans une peau humide.
  • Couvrir vos verrues (pansement étanche) ou appliquer un vernis incolore avant de vous baigner.

Les ampoules

Les ampoules de frottement ou « phlyctènes » sont très fréquentes. Elles sont situées le plus souvent au niveau des pieds et des mains, du fait de chaussures mal adaptées ou de l’utilisation prolongée d’outils. Elles sont bégnines, douloureuses à la pression et souvent gênantes. Il est nécessaire de les soigner rapidement afin d’éviter une infection qui pourrait entraîner une ulcération ou une crevasse. Leur apparition peut être favorisée par la chaleur et l’humidité. Face aux frottements répétés, l’épiderme (la couche superficielle de la peau) va se séparer du derme et former une petite poche pour protéger la plaie sous- jacente. La peau va devenir rouge, douloureuse et une cloque va se former remplie de liquide clair (ou quelque fois de sang lorsqu’un petit vaisseau cutané se rompt).

Que faire en cas d’ampoule ?

Si l’ampoule est de taille raisonnable et fermée surtout n’y touchez pas, vous risqueriez de ralentir la cicatrisation et de favoriser l’infection. Désinfectez la zone et appliquez sans serrer un pansement protecteur stérile (à enlever la nuit pour permettre à l’ampoule de sécher) ou un pansement hydrocolloïde, demandez conseil à votre pharmacien.

Si l’ampoule est de grande taille et très douloureuse, il peut être utile de la percer. Dans ce cas lavez vous bien les mains, percez sur le bord de l’ampoule une ou deux fois avec une aiguille stérilisée (demandez à votre pharmacien un produit désinfectant adapté), évacuez le liquide et surtout conservez bien la peau morte. Ensuite désinfectez et appliquez un pansement stérile (à enlever la nuit et à changer dés qu’il est humide), ou un pansement hydrocolloïde.

Si l’ampoule est déjà percée et la chair à vif, n’enlevez pas la peau et ne la découpez pas. Nettoyez la zone avec de l’eau et du savon puis avec un antiseptique. Ensuite vous pouvez appliquer un pansement comme précédemment.

Dans tous les cas il est préférable d’éviter tout frottement sur la blessure jusqu’à sa guérison (préférez des chaussures plus larges, n’utilisez plus l’outil en cause….).

La peau morte va se dessécher et au bout de plusieurs jours vous pourrez l’enlever avec un ciseau désinfecté. Vous pouvez utiliser ensuite une pommade cicatrisante pour accélérer le processus de renouvellement de la peau qui dure normalement de 7 à 15 jours. Demandez conseil à votre pharmacien.

Si des ampoules apparaissent sans frottement et à des zones inhabituelles, il peut s’agir d’autre chose (maladie, prise de médicaments, contact avec des produits chimiques, brûlures…), si vous avez un doute parlez en à votre pharmacien, une consultation médicale peut s’avérer nécessaire. Si vous présentez des risques (diabète, artérite des membres inférieurs, immunodépression) ou des signes d’infection (gonflement, pus, fièvre….) consultez votre médecin.

Quelles sont les précautions à prendre pour prévenir les ampoules ?

  • Tout d’abord bien choisir ses chaussures, il faut qu’elles soient ajustées à votre pointure et à la morphologie de vos pieds.
  • Ne portez pas vos chaussures neuves trop longtemps, privilégiez des chaussettes épaisses et de préférence en coton.
  • Si vous transpirez beaucoup ne pas hésiter à changer vos chaussettes plusieurs fois par jour, il faut que vos pieds restent secs.
  • Pour les sportifs il existe des chaussettes spécifiques adaptées à l’activité pratiquée.
  • Une inspection de l’intérieur de vos chaussures (de manière à déceler une couture déchirée, un bout de cuir abîmé…..) ainsi qu’un examen régulier de vos pieds sont recommandés, surtout si vous êtes diabétiques.
  • Lorsque vous manipulez des outils de jardinage ou autres, pensez à porter des gants pour vous protéger.
  • Vous pouvez utiliser du talc ou une pommade anti-échauffement sur les zones de frottements.
  • Pensez aussi au pansement hydrocolloïde « spécial ampoule », il peut être utilisé en préventif, demandez conseil à votre pharmacien.

On appuye sur quel bouton ? Mise au point !

Cet anti-acnéique a été particulièrement pointé du doigt lors de la polémique récente sur le risque de phlébite car diane® 35 a été considérée pendant près d’un quart de siècle, en France, comme une pilule de troisième génération et un médicament anti-acnéique. Bruxelles a imposé à la France d’autoriser à nouveau Diane® 35 et ses génériques. C’est chose faite depuis mi-janvier 2014.

Par contre, l’Agence du Médicament (ANSM) a estimé que l’utilisation de ces spécialités, en tant que contraceptifs, constituait un abus de prescription. Ils seront donc réservés au «traitement de seconde intention de l’acné modérée à sévère dans un contexte d’hyper-androgénie, après échec d’un traitement topique ou d’un traitement antibiotique systémique chez les femmes en âge de procréer». Diane 35 et ses génériques sont également indiqués dans l’hirsutisme’, détaille l’ANSM. Par ailleurs, l’Agence précise que les informations relatives au risque de thrombose associé à Diane 35 sont renforcées dans les notices et qu’un plan de gestion des risques est mis en place par les laboratoires concernés.Pour autant ces spécialités ne doivent pas être prescrites en même temps qu’un ‘autre’ contraceptif hormonal. En d’autres termes, Diane® 35 est un contraceptif qui ne doit pas être utilisé comme tel… Bonne nouvelle pour les patientes souffrant d’acné sévère et d’hirsutisme! Diane® 35 et ses génériques étaient prescrite à 315 000 femmes en France jusqu’à fin 2012.

Sources : ANSM