Les allergies sont de retour !

Le printemps apporte souvent avec lui son lot de désagrément pour les plus allergiques d’entre nous. En effet, près d’¼ de la population souffre de ce que l’on appelle communément “le rhume des foins”.

Les allergies respiratoires sont en fait un dérèglement du système immunitaire qui se traduit par une intolérance à une ou des substances dites “inoffensives”. Ces substances sont aussi appelées “allergènes”.

La proportion de personnes allergiques a considérablement augmenté depuis les dernières décennies : 10 à 20% de la population serait, en effet, allergique aux pollens.

Les pollens allergisants

À l’arrivée du printemps, on compte pas moins de 11 allergènes différents. Ils sont présents sur une période s’étalant de fin février à début juin.

Parmi les plus allergisants, on compte notamment :

  • Le noisetier
  • Le frêne
  • Le bouleau
  • Le chêne
  • Les graminées

Il est important de noter que la qualité de l’air (et donc la pollution) influe de façon néfaste sur les symptômes d’allergies. En effet, la pollution peut fragiliser les voies respiratoires et ainsi les rendre plus sensibles aux allergènes. Le réchauffement climatique est aussi responsable dans certains cas (allongement de la période de pollinisation par exemple).

Les symptômes

Une allergie peut apparaître à tout âge, cependant, les enfants semblent bien plus concernés par l’apparition de ce dérèglement. En effet, les facteurs génétiques et environnementaux jouent un rôle important dans l’apparition ou non d’allergies. Par exemple, si les deux parents sont allergiques, l’enfant aura 80% de chance de le devenir à son tour.

Une allergie peut se traduire par différents symptômes, en fonction de l’allergène et de la personne :

  • Inflammation des voies respiratoires (asthme, bronchite…)
  • Gêne respiratoire (sifflements pendant la respiration…)
  • Nez qui coule (rhinite…)
  • Irritation des yeux… (conjonctivite)
  • … ou de la peau (eczéma, urticaire)

La personne allergique reste en parfaite santé tant qu’elle n’entre pas en contact avec un allergène que son système ne gère pas bien.

Quelles solutions ?

La première étape du traitement contre une allergie consiste dans un premier temps à identifier l’allergène en question et à apprendre à éviter tout contact, dans la mesure du possible.

Dans un second temps, quand la cause de l’allergie est identifiée, il convient de suivre un traitement adapté :

  • Des antihistaminiques (en vente libre ou non) sont disponibles pour soulager les épisodes allergiques (particulièrement quand la période de pollen est la plus forte)
  • Une désensibilisation (ou immunothérapie allergénique) est possible. Ce traitement est long (entre 3 à 5 ans) mais les premiers effets apparaissent au bout de quelques mois.

Pour être conseillé efficacement et traiter vos allergies sereinement, n’hésitez pas à demander conseil à un professionnel de santé.

 

Sources :

 

Tout savoir sur les allergies

dandelion-2101799_1920Qu’est-ce que l’allergie ?

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité du système immunitaire face à une substance qui est habituellement inoffensive. Les substances capables d’induire un réaction allergique sont appelées des allergènes.

La réaction allergique se fait alors en deux temps :

– Le premier temps correspond au premier contact de l’allergène avec l’organisme de l’individu. Après ce premier contact, le corps va fabriquer des anticorps dirigés contre cet allergène. Cette première étape ne donne lieu à aucun symptôme elle passe donc inaperçue. C’est la phase de sensibilisation.

– Le deuxième temps correspond à une nouvelle exposition à l’allergène. Cette fois-ci, le corps étant sensibilisé, il a des anticorps dirigés contre l’allergène en question. Il va donc le reconnaître et libérer de l’histamine, qui est le composé responsable des manifestations cliniques de l’allergie. C’est la phase de révélation.

Les symptômes de l’allergie peuvent apparaître à plusieurs niveaux :

  • Au niveau oculaire (conjonctivite : yeux gonflés, rouges, larmoyant)
  • Au niveau nasal (picotements, éternuements, écoulement clair)
  • Au niveau respiratoire (toux, crise d’asthme)
  • Au niveau cutané (eczéma de contact, urticaire. Oedèmes : généralement au niveau des paupières ou des lèvres. L’oedème peut survenir au niveau des muqueuses de la gorge, on parle d’oedème de Quincke, c’est une urgence médicale)
  • Au niveau digestif (vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, constipation)

Lorsque la réaction allergique est généralisée on parle de choc anaphylactique. Cela peut avoir de graves conséquences, il s’agit d’une urgence médicale.

 

Comment prévenir les réactions allergiques ?

Assainissez l’intérieur de votre habitat en diminuant la présence des allergènes :

  • Baissez la température (moins de 20°C) et l’humidité (moins de 80%). Cela évite à la fois le développement des acariens et la formation de moisissures.
  • Évitez les infiltrations d’eau car tout comme la chaleur et l’humidité, cela favorise la formation de moisissures.
  • Vous pouvez utilisez un appareil purificateur d’air.
  • Préférez des accessoires de literie en matière synthétique, sans laine, ni plumes. Lavez-les souvent et utilisez des housses anti-acariens.
  • Aspirez régulièrement le sol et les matelas.
  • Évitez les moquettes, notamment dans les chambres.
  • Limitez les peluches
  • Si vous êtes allergique au pollen : portez des lunettes de soleil, évitez les balades en campagne en période de floraison, dormez la fenêtre fermée.
  • Vous pouvez faire appel à un conseiller en environnement intérieur (CEI), se sont des spécialistes de la gestion de l’habitat pour les allergiques.

En parallèle il est préférable de diminuer son exposition aux facteurs accentuant l’action des allergènes, ainsi :

  • Aérez les pièces quotidiennement (faites-le brièvement et en absence de vent si vous êtes allergique au pollen)
  • Évitez le tabac (aussi bien le tabagisme actif que passif)
  • Évitez d’utiliser des produits irritant pour les voies respiratoires (comme certains produits ménagers par exemple)
  • Évitez la pollution routière, à pieds ou à vélo préférez les axes routiers moins fréquentés.

 

Comment traiter les réactions allergiques ?

Le traitement de l’allergie repose essentiellement sur l’utilisation d’antihistaminique et de corticoïdes, ces médicaments traitent les symptômes de l’allergie. En cas d’asthme on utilisera un traitement de la crise. Lorsqu’il y a une conjonctivite on peut utiliser des collyres, en plus des autres traitements de l’allergie. En cas d’eczéma on applique une crème émolliente et si nécessaires des corticoïdes.

Le choc anaphylactique est un traitement particulier, c’est une urgence médicale, on le traite en injectant de l’adrénaline dans le muscle de la cuisse.

Il existe donc des traitements symptomatiques. Cependant il est préférable de supprimer l’exposition à l’allergène afin d’éviter une nouvelle réaction allergique. Cette suppression peut être difficile si l’allergène est mal identifié, ou s’il y en a plusieurs par exemple.

Dans certains cas l’allergologue peut proposer un désensibilisation.

 

Sources:

 

Allergie : Les allergies croisées

Comment se déroule la réaction allergique ?

Il existe plusieurs types d’allergies selon leur mécanisme et leurs manifestations.L’hypersensibilité de type I se déroule comme suit :

  • L’organisme va être en contact avec un allergène. Il va se sensibiliser à cet allergène, c’est-à-dire, qu’il va fabriquer des anticorps de type IgE spécifiques de l’allergène.
  • Lors d’un deuxième contact, les anticorps vont aller s’attaquer à l’allergène formant ainsi un complexe immun (Anticorps-Antigène). Ce complexe immun va se fixer des mastocytes et des basophiles, qui vont ainsi libérer des médiateurs chimiques (type histamine) qui sont responsables de la manifestation allergique.

Qu’est-ce qu’une réaction croisée?

Les réactions croisées ont lieues lorsqu’il existe une similitude de structure entre deux substances.
Deux allergènes, possédant une structure similaire, peuvent être attaqués par les même IgE spécifiques de cette structure.Les IgE vont attaquer un allergène même si il n’a pas été sensibilisé au départ par lui car il ressemble à l’autre. C’est ce qu’on appelle une réaction croisée.

allergies alimentaires

Par exemple:

  • les gens allergiques au latex pourront faire une réaction allergique avec le kiwi, l’avocat, la banane et la châtaigne.
  • Une allergie au pollen peut entraîner des allergies croisées avec des fruits ou des légumes de type pommes, poires, fraises, framboises et/ou avec les amandes, des noisettes et le kiwi.
  • Il existe des allergies croisées avec les poils de chat et la viande de porcs.
  • Il peut également y avoir des réactions croisées aliments – aliments appartenant ou non à la même famille.
Mais attention, ce n’est pas parce que l’on est allergique à un poisson, qu’il faut éviter tous les autres poissons !

Sensibilisation ne veut pas obligatoirement dire réaction !

Les réactions croisées peuvent se présenter sous trois formes :

  • la réactivité croisée in vitro, c’est-à-dire que les tests IgE spécifiques sont positifs pour deux allergènes
  • la sensibilisation croisée in vivo : les tests cutanés pour les deux allergènes sont positifs
  • l’allergie croisée : où les tests de provocation orale sont positifs, c’est-à-dire que l’allergie a été constatée par des signes cliniques (conjonctivite, rhinite, eczéma) pour ces deux allergènes. C’est le cas le moins fréquent.

Donc même si l’on possède des IgE contre le latex, qui peuvent aussi réagir avec l’avocat, on ne déclarera pas obligatoirement des signes cliniques en mangeant de l’avocat !

C’est pourquoi il est important de déterminer avec un allergologue ou un médecin spécialisé, quels sont les aliments à éviter et quels sont ceux qui ne présentent aucun danger !

En cas de suspicion, contacter votre médecin !

Sources :

  1. www.e-sante.fr
  2. Ministère de la santé www.sante.gouv.fr
  3. Photo par David Castor sur Wikimedia Commons http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Allergy_food.jpg?uselang=fr

Allergie : Les allergies alimentaires

Quels sont les symptômes ?

Il existe une grande variété de symptômes, dont les plus fréquents sont :

  • nez qui coule ou congestion nasale, éternuements
  • gonflement des lèvres, de la bouche, de la langue, du visage et/ou de la gorge, éruptions ou rougeurs, eczéma
  • crampes abdominales, diarrhée, vomissement, ballonnement
  • pâleur, étourdissements, perte de conscience.
  • La forme la plus grave de l’allergie est le choc anaphylactique, qui est un choc sévère généralisé, potentiellement mortel, qui nécessite une prise en charge immédiate.

Les symptômes apparaissent le plus souvent dans les minutes après l’absorption de l’aliment.

Quelle est la différence entre une allergie et une intolérance ?

Une personne allergique à un aliment ne peut pas le consommer à nouveau sous peine de réaction, parfois grave (choc anaphylactique), alors qu’une personne intolérante au lactose par exemple pourra consommer du lactose en petite quantité sans pour autant déclarer de symptômes.

L’intolérance au lactose:

L’intolérance la plus connue est l’intolérance au lactose. Au niveau de l’intestin, il existe une enzyme appelée la lactase, capable de dégrader le lactose en d’autres sucres qui pourront passer dans le sang.Or les personnes intolérantes ont peu de lactase ou elle ne fonctionne pas très bien. Le lactose n’est donc pas dégradé.Les symptômes apparaissent après l’ingestion de lait et se manifeste par des douleurs abdominales, des diarrhées et des flatulences.

La maladie cœliaque ou intolérance au gluten :

C’est une maladie de l’intestin grêle. Lors de l’ingestion de gluten, les cellules de l’intestin vont être endommagées. Cela empêche l’absorption des autres autres nutriments essentiels apportés par l’alimentation. Le patient, en plus des diarrhées et des crampes abdominales, sera carencé dans certains nutriments, ce qui entraîne une faiblesse ou une irritabilité. Le seul traitement efficace est une régime sans gluten ! En quelques jours sous régime sans gluten, les cellules de l’estomac se reforment et les symptômes disparaissent.

Comment diagnostiquer une allergie alimentaire ?

Un interrogatoire minutieux aura lieu avec un allergologue, afin de déterminer s’il s’agit bien d’une manifestation allergique et quel est l’aliment en cause.Pour cela, l’allergologue utilise plusieurs méthodes :

  • des tests cutanés : ils consistent à mettre l’allergène en contact avec la peau et observer si une réaction a lieu.
  • des tests sanguins : avec détection des anticorps spécifiques dirigés contre l’allergène suspecté
  • un test de provocation oral : le patient va ingérer l’aliment suspecté et on observe si une réaction allergique a lieu. Ce test peut être dangereux mais indispensable pour connaître avec certitude l’aliment responsable. Il est réalisé en milieu hospitalier uniquement.

D’autres allergènes peuvent être recherchés en même temps car il existe des réactions croisées aliments et pollens par exemple.

Comment traiter une allergie alimentaire ?

Le traitement le plus efficace est l’éviction totale de l’aliment. Mais cela peut être difficile surtout quand il s’agit de l’œuf ou de protéines de lait. En effet, il existe beaucoup de préparation contenant ces aliments. Mieux vaut donc privilégier les repas simples, ‘faits maison’, où tous les aliments sont connus.

Lors d’un antécédent d’allergie grave ou de choc anaphylactique, et si l’aliment est ingéré par accident, la réaction peut être encore plus rapide.

Dès l’ingestion ou dès les premiers signes d’allergie sévère, composer dans les plus brefs délais le numéro d’urgence du SAMU, le ’15’.

Les personnes allergiques ont parfois sur eux un stylo-injecteur d’adrénaline, qui vous permettra de prodiguer les premiers secours.

Sources:

  1. www.e-sante.fr
  2. Ministère de la santé www.sante.gouv.fr

Allergie : Le rhume des foins

Quels sont les symptômes ?

Le rhume des foins se caractérise par :

  • un nez qui coule ou congestionné (encombré),
  • des éternuements à répétition,
  • des démangeaisons et des rougeurs au niveau des yeux,
  • des signes généraux si il n’y a pas d’amélioration : perte du goût et de l’odorat, une irritabilité, une insomnie.

Mécanisme de la réaction :

Il y a tout d’abord une phase de sensibilisation : le système immunitaire va être sensibilisé par un allergène, il va produire des anticorps de type IgE spécifiques, dirigés contre cet allergène.

Lors d’un second contact, il y a déclenchement de la réaction allergique, c’est-à-dire que les anticorps vont aller se fixer sur l’allergène, formant ce qu’on appelle un complexe immun (anticorps-antigène).
Ce complexe immun va activer des mastocytes et des basophiles, qui vont libérer des médiateurs chimiques (type histamine). Ce sont ces médiateurs chimiques qui sont responsables de la réaction allergique.

Allergènes en cause :

Il existe de nombreux allergènes responsables de rhinite allergique. C’est bien souvent en début de printemps jusqu’en automne, que surviennent les symptômes, période où le fabrication de pollen est intense.
Pour prévenir ses allergies, il existe un calendrier pollinique qui regroupe les espèces allergisantes par région et indique le/les mois où le pollen est le plus abondant.

Diagnostic

Tout d’abord, le médecin effectuera un interrogatoire minutieux et « policier », afin de détecter l’allergène en cause. Il vous demandera vos antécédents familiaux et/ou personnels d’allergie et si il y a eu des facteurs déclenchant (par exemple un lieu, un moment).

Puis, le médecin effectuera des tests cutanés avec différents allergènes pour vérifier si il y a réaction ou non.Les tests cutanés peuvent se dérouler de deux façons :

  • Soit la méthode utilisée est un Prick test : la solution allergènique est déposée sur la peau puis une « micro » piqûre, au centre de la goutte, permet de faire pénétrer l’allergène et de provoquer la réaction allergique.

pricktest

Le test est positif si l’on observe une réaction allergique : plaque rouge avec œdème (gonflement) et démangeaison au bout de 20 minutes environ.

  • Soit on réalise des intradermo-réactions (IDR) : la solution allergènique est directement injectée dans le derme avec une seringue.

En laboratoire, on peut doser les IgE spécifiques d’un allergène à partir d’un échantillon sanguin. Il existe maintenant des tests multi-allergéniques qui permet de tester plusieurs allergènes.

Traitement :

L’éviction de l’allergène n’est pas toujours possible, surtout quand il s’agit du pollen. On a alors recours aux médicaments.

Médicaments :

Les médicaments utilisées sont :

  • des antihistaminiques : bloquent la production d’histamine,
  • des décongestionnants : diminuent la congestion nasale. Ils se présentent sous forme de sirop, de comprimés ou de vaporisateurs. Ils peuvent être associé à des antihistaminiques,
  • des corticostéroïdes nasaux ou oraux (à court terme) pour bloquer la réaction allergique,
  • des antidégranulants : bloquent la libération de l’histamine. Ils doivent donc être pris avant l’apparition des premiers symptômes,
  • des antileucotriènes : bloquent les effets des leucotriènes, molécules contribuant à l’apparition des symptômes.

Désensibilisation :

Après avoir identifier clairement l’allergène en cause, l’allergologue peut proposer un traitement de désensibilisation. Il consiste à administrer l’allergène en doses croissantes pendant plusieurs mois, puis avec une dose d’entretien pendant plusieurs années.
L’objectif étant que l’organisme tolère l’allergène pour éviter une réaction allergique lors d’un autre contact.

Sources :

  1. Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail www.anses.fr
  2. Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL) www.allergies.afpral.fr
  3. www.passeportsante.net

Allergie : Paré pour le choc !

Depuis quelques années, les allergies sont en plein essor en France. Une allergie est une réaction de l’organisme à un allergène (molécule étrangère = antigène). Il existe différents types d’allergies suivant leur localisation et leur mode de déclenchement.

Quels sont les allergènes mis en cause ?

Les allergènes, les plus souvent retrouvés lors de choc anaphylactique, sont :

  • Les aliments : ils sont fréquemment responsables de choc anaphylactique (60% des cas) . Ils sont également appelés trophallergènes (allergène contenu dans les aliments) et peuvent être : les œufs, le sésame, le lait de vache ou de chèvre, les crustacés, l’arachide, le kiwi…
  • Les venins d’hyménoptères (environ 16% des cas): En France, plusieurs personnes décèdent chaque année d’une piqûre d’abeilles, de guêpes ou de frelons (Hyménoptères). Il est important de reconnaître les premiers symptômes indiquant un choc anaphylactique afin d’avoir une prise en charge la plus précoce possible.
  • Les médicaments (environ 16% des cas) : ce sont généralement les anesthésiques (curares), les antibiotiques (beta-lactamines) ou les anti-inflammatoires
  • Le latex : (environ 4% des cas). L’allergie au latex est souvent retrouvée chez des personnes ayant un contact régulier avec le latex dans un contexte professionnel (coiffeur, médecin)

Le mécanisme de la réaction allergique :

C’est ce qu’on appelle une réaction d’hypersensibilité de type I. Elle nécessite le contact préalable avec l’allergène.Il y a :

  • une phase de sensibilisation, qui est le premier contact avec l’antigène.

Des anticorps (immunoglobulines), dirigés contre cet allergène, vont se former. Le patient ne présente aucun symptôme. La fabrication de ces anticorps permet d’agir immédiatement lors d’un second contact.

  • une phase de déclenchement, qui a lieu lors de la réintroduction de l’allergène.

Les anticorps vont aller l’attaquer et se fixer dessus, formant ainsi un complexe immun (anticorps lié à antigène). Ce complexe va aller se fixer sur des cellules responsables de manifestations allergiques immédiates : les mastocyte et les basophiles. Ces cellules, ainsi activées, vont libérer des médiateurs chimiques (des substances chimiques dont la principale est l’histamine), qui vont diffuser dans tout l’organisme, d’où une réaction généralisée. Ce sont ces médiateurs qui sont responsables des symptômes.

Quels sont les symptômes ?

Lors de la phase de déclenchement, les symptômes arrivent dans les minutes qui suivent le contact avec l’allergène.La réaction anaphylactique peut se traduire par :

  • un urticaire aiguë généralisé (éruption de plaques rouges),
  • un œdème du visage ou un œdème de Quincke (c’est la forme sévère qui se caractérise par un gonflement des muqueuses du visage, de la langue, des lèvres, des voies respiratoires supérieurs, pouvant entraîner un arrêt respiratoire),
  • des difficultés respiratoires, crises d’asthmes,
  • des signes digestifs (douleurs abdominales, diarrhées, …)

Le choc anaphylactique est l’évolution ultime. En plus des symptômes précédents, il se caractérise par :

  • un malaise (fatigue intense, chute de tension artérielle, augmentation du rythme cardiaque)
  • une perte de connaissance pouvant aller jusqu’au coma.

URGENCE ABSOLUE

Si vous suspectez un choc anaphylactique, appelez immédiatement le numéro d’urgence du SAMU, le « 15 ».

Ces allergies graves peuvent se reproduire en cas de contact accidentel avec l’allergène. En attendant les secours, pensez alors à vérifier si le patient n’a pas sur lui, ou a proximité, un stylo auto-injecteur d’adrénaline, afin de prodiguer les premiers secours.

L’administration d’adrénaline est le traitement de choix pour traiter le choc. Dès l’apparition de signes sévères, l’adrénaline doit être administrée immédiatement !
Mieux vaut une injection d’adrénaline de trop que pas d’injection du tout !

Il faut rassurer le patient, le calmer, car le stress est un facteur aggravant.Dans un deuxième temps, le patient peut recevoir des antihistaminiques ou des corticoïdes.Même si l’état du patient s’améliore après l’injection, un suivi médical s’impose.

Constituez une trousse d’urgence !

Quand un enfant ou un adulte est sujet à des allergies, il est important de constituer une trousse d’urgence, à conserver sur soi ou à proximité.Cette trousse doit être contenir :

  • médicaments: antihistaminiques, corticostéroïdes, quand les premiers signes d’une allergie se déclenchent
  • aérosols : ils sont généralement prescrit pour les enfants asthmatiques
  • médicament à injecter: adrénaline sous forme de stylo auto-injectable à utiliser quand les symptômes sévères apparaissent

Prévention

Bien connaître ses allergies est déterminant pour une bonne prévention. Après un réaction allergique, il est nécessaire de prendre rendez-vous avec un allergologue, qui déterminera les aliments ou les médicaments à éviter grâce à une série de tests.
Si vous avez déjà fait un choc anaphylactique ou que vous faites de fortes réactions allergiques, il vous prescrira le nécessaire pour une trousse d’urgence adaptée. Suivant le type d’allergie, des séances de désensibilisation peuvent être envisagées.

L’entourage d’une personne à risque doit être formé à reconnaître les premiers symptômes sévères et doit être capable d’effectuer les premiers gestes d’urgence !

Sources :

  1. Inserm www.inserm.fr
  2. www.passeportsante.net
  3. Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail www.anses.fr
  4. Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL) www.allergies.afpral.fr

Ambroisie : une plante très allergisante en plein développement

AmbroisieLa région où la densité de l’ambroisie est la plus forte est la région Rhône-Alpes. Mais elle a progressivement envahi les départements voisins (la vallée de la Saône, celle du Rhône) et occupe aujourd’hui un vaste territoire en France et en Europe. Les conditions météorologiques actuelles, alternance de périodes chaudes et pluvieuses, favorisent le développement de cette plante, dont la floraison commence mi-août.

La période de juin-juillet est donc la plus propice pour détruire l’ambroisie. Un plant d’ambroisie supprimé avant sa période de floraison permet d’éviter la production de pollens et de limiter la reproduction de cette plante envahissante. La destruction doit être réalisée avant fin juillet, soit avant la floraison ; Elle peut se faire par arrachage, fauchage et désherbage chimique.

L’arrachage manuel est une technique efficace (le port de gants est recommandé). Les interventions en période de floraison sont à limiter, il faut alors s’assurer de la non-sensibilité des intervenants et exiger le port de masques adaptés.

allergy ambroisie

L’ambroisie colonise surtout les terrains nus : bordure de routes, terre-pleins d’autoroutes, terrains vacants, chantiers de construction, sols perturbés, emprises de réseaux ferroviaires ou électriques et les cultures de colzas, de céréales, de maïs et de tournesol. Sur les terrains non agricoles la meilleure technique de lutte est la prévention de la pousse des plants d’ambroisie par végétalisation des sols,

La lutte contre l’ambroisie est l’affaire de tous : collectivités, entreprises, agriculteurs, particuliers…

Afin de renforcer les actions de lutte contre l’ambroisie, le Ministère chargé de la santé, la DRASS Rhône-Alpes et la DDASS de l’Isère organisent un colloque d’échanges entre les différents partenaires impliqués, le vendredi 21 novembre 2008, à Aix les Bains.

Pour plus d’informations sur cette rencontre : ambroisie2008.fr

Pour en savoir plus sur l’ambroisie :

  • DRASS de Rhône-Alpes : ambroisie.info
  • Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) : pollens.fr
  • Association française d’étude des ambroisies (AFEDA) : AFEDA

Source : Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports

Allergie au bouleau : une question de saison !

BouleauVers juillet – août apparaissent les pollens d’herbacées (ambroisie dans la région lyonnaise, pariétaire dans le midi, armoise et plantain au nord comme au sud) qui persistent parfois jusqu’en octobre. Tous ces pollens déclenchent des troubles saisonniers assez caractéristiques selon la situation géographique et la période de l’année.

Logiquement et en tout 1er lieu, il faut éviter tout contact avec l’allergène responsable. En pratique, ce n’est pas toujours possible. Un traitement en premier intention médicamenteux est alors nécessaire, local (en spray) ou général (par comprimés). Les traitements sont différents selon qu’il s’agit de rhinite allergique ou d’asthme allergique.

Le Rhume des foins est une allergie respiratoire provoquée par un ‘pneumallergène’ inhalé par voie respiratoire.

Lorsqu’un pneumallergène est inhalé par une personne déjà sensibilisée, il génère d’abord des troubles comme : une rhinite, un prurit nasal, des éternuements à répétition, une rhinorrhée (nez qui coule) et une obstruction (nez bouché). Très souvent, une conjonctivite (démangeaison, larmoiement, rougeur des yeux) accompagne cette rhinite.

A un degré de plus, il peut entraîner une trachéite (inflammation de la trachée avec une toux), voire un asthme de gravité variable.

En cas de complication ou de géne persistante très invalidante à un pou deux allergènes, il faudra alors consulter son médecin pour envisager une désensibilisation. C’est un traitement efficace mais long et sur plusieurs années ;. Son principe : apprendre à l’organisme à tolérer un allergène en l’administrant à très petites doses, augmentées progressivement. La désensibilisation est réalisable par injections sous-cutanées.

Sources : Inserm Lyon Unité 503, ANAES