Moi(s) sans tabac : on arrête ensemble !

Aujourd’hui, de nombreuses raisons pourraient inciter les fumeurs à arrêter de fumer : hausse des remboursements des substituts nicotiniques, augmentation du prix du tabac, les diverses pathologies engendrées… Mais plus facile à dire qu’à faire ! Voici nos conseils pour vous aider dans votre démarche.

Les effets de l’arrêt de la cigarette

Tout d’abord, fumer est un comportement associé à une dépendance : celle de la nicotine qui provoque une sensation de plaisir. Cette dernière est faiblement toxique. C’est la combustion de la cigarette en elle-même qui génère des produits nocifs pour l’organisme.

Les avantages de l’arrêt

  • Réduit le risque de développer des maladies
  • Augmente la durée de vie
    • 20 minutes après la dernière cigarette, la fréquence cardiaque redevient normale
    • 1 jour après l’arrêt, les risques d’infarctus commencent à diminuer et la nicotine est éliminée de l’organisme
    • 2 jours sans cigarette et le goût et l’odorat s’améliorent
    • 3 à 9 mois sans tabac, la respiration s’améliore
    • 1 an après, le risque d’infarctus est réduit de 50% et le risque d’accident vasculaire cérébral devient équivalent à celui d’une personne n’ayant jamais fumé
  • Permet de ne plus affecter ses proches et son environnement (tabagisme passif)
  • Permet de retrouver une bonne haleine

Les inconvénients de l’arrêt

  • Syndrome du sevrage :
    • pendant 1 à 2 mois, votre moral et votre santé peuvent être affectées : dépression, anxiété, baisse de l’immunité au niveau de la sphère ORL, des bronches et des poumons…
    • pendant une durée temporaire : troubles du sommeil, de la concentration…

Les méthodes pour arrêter de fumer

Suivi médical

L’accompagnement est essentiel pour augmenter les chances de réussite. Les addictologues, tabacologues et même votre médecin et/ou pharmacien, peuvent vous accompagner dans une démarche de réduction et d’arrêt de la cigarette. 

Vous pouvez également faire le test de Fagerström, qui estime la dépendance à la nicotine pour adapter la prise en charge du sevrage (possible dans certaines pharmacies).

Substituts nicotiniques

Le but est d’apporter à l’organisme de la nicotine pour en éliminer le manque, sans la nocivité de la cigarette (peuvent être pris même pendant la grossesse).

Un large choix de substituts existe :

    • patch : diffusion lente de nicotine à travers la peau
      • Pour éviter les irritations, il est conseillé de changer la zone d’application régulièrement.
      • Ne pas changer sans un avis médical au risque de ressentir des effets indésirables importants.
    • comprimés sous la langue
    • pastilles à sucer
    • gommes à mâcher : à garder contre la joue quelques minutes puis à mâcher pendant ½ heure
    • spray buccal
    • inhalateur

Attention le café bloque l’absorption de la nicotine : sa consommation est déconseillée dans les 30 minutes qui précèdent la prise de ces substituts.

Thérapies cognitivo-comportementales

Elles permettent d’apprendre à mieux gérer ses comportements, ses émotions, d’anticiper ses réactions et réapprendre à adopter un comportement autre que celui de prendre une cigarette.

Solutions à base de plantes

  • Homéopathie : 
    • favorise l’élimination des toxines
    • déconditionne le fumeur
    • évite de compenser par des sucreries
    • soulage les troubles liés au sevrage
    • apaise la nervosité
    • calme les humeurs changeantes
  • Phytothérapie :
    • la mauve permet d’apaiser l’inflammation des voies respiratoires
    • le ginkgo compense la baisse d’énergie
    • la ballote lutte contre les troubles du sommeil et la nervosité
    • la valériane apporte un effet calmant et anti-stress

Les méthodes alternatives

Des méthodes comme l’acupuncture, l’hypnose et la mésothérapie (technique médicale qui consiste en des injections ciblées de médicaments dans la couche profonde de la peau) sont possibles pour arrêter de fumer. 

Il n’y a pas de preuve scientifique quant à leur efficacité dans le sevrage tabagique, mais ces méthodes ne sont pas déconseillées étant donné l’absence d’effets secondaires. En revanche, elles doivent être complémentaires à une démarche de sevrage du tabac classique pour plus d’efficacité.

Outils à distance

Des applications et sites internet sont disponibles gratuitement pour vous faire bénéficier de conseils ou d’un suivi à distance, avec des Forums pour trouver des témoignages et du soutien, comme par exemple : www.tabac-info-service.fr

Pendant le mois sans tabac, des kits d’aide à l’arrêt du tabac sont disponibles gratuitement en pharmacie, parlez-en à votre pharmacien (http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/).

Les facteurs de risques de rechutent

Votre environnement

  • Il est important d’être soutenu par votre encourage
  • Anticipez les situations quotidiennes susceptibles d’inciter la prise d’une cigarette
  • Demandez aux autres de ne pas fumer en votre présence
  • Évitez les endroits où l’on fume lors des premières semaines de sevrage
  • Le degré de dépendance est différent en présence de fumeurs (physiologique et psychologique)
  • La motivation évolue avec le temps

La prise de poids

Prendre du poids n’est pas une étape obligatoire du sevrage tabagique, mais ça arrive régulièrement étant donné que la nicotine joue un rôle de coupe-faim. 

  • Pour éviter la prise de poids :
    • Ayez une alimentation saine et équilibrée
    • Évitez de grignoter
    • Maintenez ou démarrez une activité physique régulière

Le conseil en plus : gardez toujours à l’esprit qu’une rechute ne signifie pas l’échec, mais un pas de plus vers la réussite.

 

Sources :

 

C’est aujourd’hui que vous allez faire un tabac !

Tabac

Le tabac contient plus de 4 000 substances toxiques pour la santé. Outre la nicotine qui entraîne la dépendance, on retrouve du goudron, des particules, du monoxyde de carbone et plus de 50 substances cancérigènes. Le tabac à rouler, souvent fumer sans filtre, est encore plus nocif que les cigarettes industrielles.

Il faut savoir que la fumée qui s’échappe de l’extrémité d’une cigarette allumée est beaucoup plus toxique que la fumée inhalée par le fumeur. Il est donc important de protéger aussi les non-fumeurs du tabagisme passif.

Les conséquences du tabac sur la santé

Le cancer

Un cancer sur trois est dû au tabagisme. Le cancer le plus connu est le cancer du poumon : 90% d’entre-eux sont dus au tabagisme actif et 5% au tabagisme passif.
Mais le tabac est responsable de bien d’autres cancers comme le cancer de la gorge, de la bouche, des lèvres, du pancréas, des reins, de la vessie et du l’œsophage.

Les maladies cardiovasculaires

Le tabac reste un des principaux facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Les fumeurs ont un risque plus élevé de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébrale.

Les maladies respiratoires

Responsables de maladies respiratoires comme l’emphysème (dilatation des alvéoles pulmonaires jusqu’à rupture de leurs cloisons).
Les fumeurs sont également plus sensibles aux maladies infectieuses telles que otites, sinusites, angines, ainsi qu’aux maladies allergiques, comme l’asthme, plus fréquent et plus grave chez le fumeur.

Des effets spécifiques selon le sexe:

  • chez les hommes, la cigarette peut entraîner un impuissance
  • chez les femmes, elle ralenti la fécondité et entraîne des fausses couches ou des accouchements prématurés par exemple.

Les mesures prises

Des mesures sont prises au niveau mondial et réunis dans un traité international, la Convention Cadre pour la Lutte Anti-Tabac (CCLAT).
En France, le Comité de Lutte Contre le Tabagisme vise faire adopter et à mettre en œuvre les dispositions à prendre, notamment pour :

  • dissuader les jeunes de commencer à fumer
  • aider les fumeurs à arrêter
  • protéger les non-fumeurs et les fumeurs du risque de tabagisme passif
  • réduire puis supprimer les coûts liés au tabagisme.

En France, la loi interdisant de fumer dans tous les lieux de travail et d’accueil du public vise à protéger les fumeurs ainsi que les non-fumeurs du tabagisme passif.

J’arrête de fumer !

Les bénéfices de l’arrêt

les bénéfices du l’arrêt du tabac interviennent presque immédiatement :

  • 20 minutes après la dernière cigarette : la pression sanguine et les pulsation du cœur redeviennent normales.
  • 8 heures : la quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié.
  • 24 heures : le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà. Le corps ne contient plus de nicotine.
  • 48 heures : le goût et l’odorat s’améliorent. Les terminaisons gustatives commencent à repousser.
  • 72 heures : Respirer devient plus facile
  • 1 an : le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié. Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur.
  • 5 ans : le risque de cancer du poumon diminue de presque de moitié
  • 10 à 15 ans : l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Comment arrêter de fumer ?

L’arrêt du tabac est une épreuve difficile mais pas insurmontable.
Si vous souhaitez arrêter de fumer, votre médecin ou votre pharmacien peut vous conseiller et vous aider à dire non au tabac la cigarette.

Des substituts nicotiniques efficaces sont disponibles. Ils libèrent de la nicotine, molécule provoquant la dépendance, afin de vous aider petit à petit à stopper la cigarette.Ces substituts peuvent se présenter sous forme orale : gommes, comprimés, inhalateurs ou sous forme de timbre ou de patch à coller sur la peau.Ils sont recommandés pour arrêter tout tabagisme mais peuvent être pris également pour diminuer sa consommation de cigarettes.

L’Institut national de prévention de d’éducation pour la santé met en ligne un guide pour vous aider à arrêter de fumer « J’arrête de fumer. Le guide pratique pour y parvenir » que vous pouvez télécharger sur le site www.inpes.sante.frSi vous souhaitez poser des questions à un tabacologue, vous pouvez contacter TABAC INFO SERVICE au 39 89 de 9h à 20h du lundi au samedi (0,15€ la minute)

Sources :

  1. www.who.int/tobacco/quitting/fr/
  2. www.tabac-info-service.fr
  3. Le Comité National Contre le Tabagisme CNCT www.cnct.fr
  4. L’Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé www.inpes.sante.fr

La cigarette fait encore un tabac chez les femmes

Tabac et contraception :

L’association tabac et pilule contraceptive augmente le risque de maladies cardiovasculaires, comme la survenue :

  • d’un accident vasculaire cérébrale AVC
  • d’une phlébite (inflammation d’une veine de la jambe avec formation d’un caillot sanguin)
  • d’une embolie pulmonaire, complication d’une phlébite (le caillot sanguin migre et bouche une artère pulmonaire)

Tabac et fécondation

Les femmes fumeuses désirant concevoir un enfant ont souvent plus de difficultés que les non-fumeuses. En effet, la fécondité chez ces femmes est grandement ralenti et il faut en moyenne deux fois plus de temps pour concevoir un enfant que chez une femme non-fumeuse.

La ménopause apparaît souvent plus tôt chez ces femmes avec un risque plus élevé d’ostéoporose c’est-à-dire d’une diminution de la densité osseuse à l’origine de fractures.

Tabac et grossesse :

Une femme enceinte fumeuse induit un risque pour sa santé et pour celle de son futur bébé.

Des effets néfastes sur la grossesse :

Le tabagisme augmente le risque d’accouchement prématuré, de fausse couche et de grossesse extra-utérine.

Des effets néfastes sur le fœtus :

Si la mère fume pendant sa grossesse, le fœtus est exposé à un tabagisme passif. La fumée inhalée par le mère contient des produits toxiques, capables de passer dans le sang et d’aller jusqu’au fœtus.

  • le monoxyde de carbone (CO) passe dans le sang de la mère et prend la place de l’oxygène. Or c’est ce sang, moins bien oxygéné, qui alimente le fœtus. Le principal risque est donc un développement insuffisant du fœtus.
  • De plus, la nicotine présente dans le tabac, passe la barrière placentaire jusqu’au fœtus. Quand vous fumez, votre enfant fume aussi ! La nicotine passe également dans le lait maternel !

Tabac et minceur

Effectivement, la consommation d’une cigarette induit une dépense énergétique du métabolisme de base de 3% dans l’heure qui suit. La tabac a de plus un effet anorexigène, c’est-à-dire qu’il diminue l’appétit. Mais ces effets ne sont que transitoires.

La consommation de tabac provoque des modifications hormonales qui conduisent à une nouvelle répartition des graisses au long terme. Ces graisses ont plus tendance à s’accumuler au niveau du ventre. Or à ce niveau, elles sont très difficiles à éliminer et de plus, elles augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et de cancer.La sensation de minceur due au tabac n’est donc que transitoire et entraîne à terme une silhouette typiquement masculine chez les fumeuses, qui prennent des kilos au niveau du ventre.

Tabac et cancer :

Aujourd’hui de plus en plus de femmes souffrent de cancers liés au tabagisme tels que des cancer de la gorge, de la bouche, du pancréas. C’est surtout l’évolution du cancer du poumon chez les femmes qui inquiètent le plus. Le cancer du poumon est un cancer dangereux car souvent diagnostiqué tard.Les fumeuses ont également un risque de cancer du sein augmenté de 5% par rapport aux non-fumeuses.

Le marketing du tabac s’oriente de plus en plus vers les femmes et surtout les jeunes femmes, en leur faisant croire que le tabac les rendra plus belle, plus mince et qu’ainsi elles seront à la mode. Il est important de protéger les adolescentes de ces idées, servant toujours plus les profits des grandes industries du tabac.

Sources :

  1. www.tabac-info-service.fr
  2. Le Comité National Contre le Tabagisme (CNCT). Des risques spécifiques pour les femmes. sur www.cnct.fr
  3. La ligue contre le cancer www.ligue-cancer.net

Réduisons le tabac en cendres !

Le tabac contient plus de 4 000 substances toxiques pour la santé. Outre la nicotine qui entraîne la dépendance, on retrouve du goudron, des particules, du monoxyde de carbone et plus de 50 substances cancérigènes. Le tabac à rouler, souvent fumer sans filtre, est encore plus nocif que les cigarettes industrielles.

Il faut savoir que la fumée qui s’échappe de l’extrémité d’une cigarette allumée est beaucoup plus toxique que la fumée inhalée par le fumeur. Il est donc important de protéger aussi les non-fumeurs du tabagisme passif.

Les conséquences du tabac sur la santé

Le cancer

Un cancer sur trois est dû au tabagisme. Le cancer le plus connu est le cancer du poumon : 90% d’entre-eux sont dus au tabagisme actif et 5% au tabagisme passif.
Mais le tabac est responsable de bien d’autres cancers comme le cancer de la gorge, de la bouche, des lèvres, du pancréas, des reins, de la vessie et du l’œsophage.

Les maladies cardiovasculaires

Le tabac reste un des principaux facteurs de risque de maladies cardiovasculaires. Les fumeurs ont un risque plus élevé de crise cardiaque ou d’accident vasculaire cérébrale.

Les maladies respiratoires

Responsables de maladies respiratoires comme l’emphysème (dilatation des alvéoles pulmonaires jusqu’à rupture de leurs cloisons).
Les fumeurs sont également plus sensibles aux maladies infectieuses telles que otites, sinusites, angines, ainsi qu’aux maladies allergiques, comme l’asthme, plus fréquent et plus grave chez le fumeur.

Des effets spécifiques selon le sexe:

  • chez les hommes, la cigarette peut entraîner un impuissance
  • chez les femmes, elle ralenti la fécondité et entraîne des fausses couches ou des accouchements prématurés par exemple.

Les mesures prises

Des mesures sont prises au niveau mondial et réunis dans un traité international, la Convention Cadre pour la Lutte Anti-Tabac (CCLAT).
En France, le Comité de Lutte Contre le Tabagisme vise faire adopter et à mettre en œuvre les dispositions à prendre, notamment pour :

  • dissuader les jeunes de commencer à fumer
  • aider les fumeurs à arrêter
  • protéger les non-fumeurs et les fumeurs du risque de tabagisme passif
  • réduire puis supprimer les coûts liés au tabagisme.

En France, la loi interdisant de fumer dans tous les lieux de travail et d’accueil du public vise à protéger les fumeurs ainsi que les non-fumeurs du tabagisme passif.

J’arrête de fumer !

Les bénéfices de l’arrêt

les bénéfices du l’arrêt du tabac interviennent presque immédiatement :

  • 20 minutes après la dernière cigarette : la pression sanguine et les pulsation du cœur redeviennent normales.
  • 8 heures : la quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié.
  • 24 heures : le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà. Le corps ne contient plus de nicotine.
  • 48 heures : le goût et l’odorat s’améliorent. Les terminaisons gustatives commencent à repousser.
  • 72 heures : Respirer devient plus facile
  • 1 an : le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié. Le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur.
  • 5 ans : le risque de cancer du poumon diminue de presque de moitié
  • 10 à 15 ans : l’espérance de vie redevient identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Comment arrêter de fumer ?

L’arrêt du tabac est une épreuve difficile mais pas insurmontable.
Si vous souhaitez arrêter de fumer, votre médecin ou votre pharmacien peut vous conseiller et vous aider à dire non au tabac la cigarette.

Des substituts nicotiniques efficaces sont disponibles. Ils libèrent de la nicotine, molécule provoquant la dépendance, afin de vous aider petit à petit à stopper la cigarette.Ces substituts peuvent se présenter sous forme orale : gommes, comprimés, inhalateurs ou sous forme de timbre ou de patch à coller sur la peau.Ils sont recommandés pour arrêter tout tabagisme mais peuvent être pris également pour diminuer sa consommation de cigarettes.

L’Institut national de prévention de d’éducation pour la santé met en ligne un guide pour vous aider à arrêter de fumer « J’arrête de fumer. Le guide pratique pour y parvenir » que vous pouvez télécharger sur le site www.inpes.sante.frSi vous souhaitez poser des questions à un tabacologue, vous pouvez contacter TABAC INFO SERVICE au 39 89 de 9h à 20h du lundi au samedi (0,15€ la minute)

Sources :

  1. www.tabac-info-service.fr
  2. Le Comité National Contre le Tabagisme CNCT www.cnct.fr
  3. L’Institut National de Prévention et d’Éducation pour la Santé www.inpes.sante.fr

Addiction au tabac :’patchez’ vous !

Chaque cigarette fait perdre 11 minutes de vie! A l’inverse, à un an d’abstinence, le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié; à cinq ans, c’est le risque de cancer du poumon qui est divisé par deux.

La cigarette peut être à l’origine de troubles du sommeil (endormissement tardif, éveils nocturnes et/ou sommeil moins réparateur). En effet la nicotine à forte dose intervient de façon négative sur les cycles et la qualité du sommeil. De même, les troubles du sommeil font partie des symptômes de sevrage: ils sont retrouvés chez les fumeurs dépendants qui tentent d’arrêter seuls, sans aide pharmacologique, ou qui sont insuffisamment dosés au départ (formes orales de nicotine utilisées en nombre insuffisant et/ou patch(s) insuffisamment dosé(s)); les rechutes précoces en sont souvent la rançon.Une fois écartées les autres raisons d’insomnie, dépression par exemple (parfois induite ou majorée à l’arrêt du tabac), on s’attaque à cette «dysrégulation» de l’éveil liée au sevrage. Avec un dosage adapté (patch(s) et/ou formes orales) pour éviter le manque, le sommeil est souvent d’emblé facilité et de meilleure qualité. Par ailleurs, si certains fumeurs supportent une diffusion de nicotine en continu, d’autres doivent ôter leur(s) patch(s) au coucher pour échapper à un sommeil haché et parfois semé de cauchemards.

Patchs et formes orales, respectivement formes passive et active de délivrance de nicotine, sont en tout cas le traitement de première intention, pour que le fumeur soit le plus à même d’éprouver ses stratégies de résistance, de prendre la mesure de son tabagisme.

Pas de café après 16 heures (la cigarette anihile ses effets, le sevrage lui rend ses «qualités» stimulantes).

Sources :enquête Ifop – Pfizerwww.tabac- info-service.fr