Tout ce qu’il faut savoir sur les masques  !

En pleine crise du Covid-19, le port du masque est désormais recommandé pour le grand public, voire obligatoire dans certaines situations. 

Sur son site, le Gouvernement rappelle que le masque « ne se substitue en aucune manière au respect des gestes barrières et des règles de distanciation sociale« . En effet, il constitue un complément, une barrière physique lorsque vous êtes en contact avec d’autres personnes, mais il est important de continuer à respecter les règles et les mesures établies pour vous protéger et protéger les autres. 

Quels sont les différents types de masques ?

  • Les masques FFP : reconnus comme étant les plus efficaces, il en existe 3 types :  FFP1 (filtration de 80 % des aérosols), FFP2 (filtration de 94 % des aérosols) et FFP3 (filtration de 99 % des aérosols). Ces masques sont réservés en priorité aux professionnels de santé et aux autres professionnels.
  • Les masques chirurgicaux : de type I, II ou IIR, ces masques sont des dispositifs médicaux qui répondent à des exigences de sécurité et de santé européennes (vérifiées par la norme NF EN 14683 ou par des normes étrangères reconnues comme équivalentes).
  • Les masques “grand public” ou “alternatifs” : ce sont des masques en tissu à filtration garantie, le plus souvent lavables et réutilisables. Réservés à un usage hors professionnels de santé , ils sont fabriqués dans le respect d’un cahier des charges plutôt exigeant élaboré par l’ANSM et l’ANSES. Ils sont reconnaissables au logo qui figure obligatoirement sur leur emballage ou sur leur notice : 

Les performances de filtration et de respirabilité doivent également figurer de manière lisible sur l’emballage du produit. 

  • Les masques fabriqués par des professionnels ou « faits maison » par des particuliers, qui doivent être réalisés dans le respects de la spécification AFNOR (plus de détail ci-dessous). 

Comment se procurer un masque ?

  • Dans les supermarchés : depuis le 4 mai 2020, certains supermarchés sont autorisés à mettre en vente des masques de protection à usage unique ou des masques lavables.
  • En pharmacie : depuis le 4 mai également, les pharmacies sont autorisées à vendre au grand public des masques chirurgicaux, en donnant priorité aux personnes fragiles ou à risque.  Les pharmacies sont également autorisées à vendre des masques “grand public” ou “alternatifs”. Cependant, un arrêté précise qu’elles ne peuvent vendre que « des masques non-sanitaires fabriqués selon un processus industriel et répondant aux spécifications techniques applicables« . Ces masques homologués sont vendus entre 2 € et 5 € pièce en fonction de leur durée de vie (nombre de lavages possibles).
  • La vente entre particuliers : des couturières et couturiers ont décidé de se lancer dans la confection de masques en tissu. Cependant, il faut que vous restiez vigilants, car les masques en tissu doivent respecter certaines normes établies par l’AFNOR (Association Française de Normalisation). 

Pourquoi faut-il qu’un masque en tissu soit certifié AFNOR ? 

La certification AFNOR vous assure que le masque vous protège efficacement contre le virus. Cette certification s’adresse tout autant aux industriels qu’aux particuliers qui souhaitent fabriquer leurs propres masques. 

Sur son site, le Gouvernement a mis en place des tutoriels et des recommandations à suivre pour que les masques en tissu fabriqués le soient dans le respect des spécifications de l’AFNOR. Cliquez ici pour en savoir plus ! 

Comment porter et retirer un masque ?

Lorsque vous portez un masque, il faut respecter certains gestes afin de ne pas dégrader son efficacité. Voici les recommandations du Gouvernement :

  • Avant de mettre ou enlever le masque, lavez-vous les mains avec de l’eau et du savon ou une solution hydro-alcoolique.
  • Pour le mettre: tenez le masque pas les lanières élastiques puis ajustez-le de façon à ce qu’il couvre le nez, la bouche et le menton. 
  • Pour l’enlever, décrochez les lanières élastiques pour décoller le masque de votre visage. 
  • Changez de masque quand vous l’avez porté 4h, pour boire ou manger, s’il devient humide et s’il est endommagé. 

Voici ce que vous ne devez pas faire avec votre masque:

  • Ne touchez pas votre masque.
  • Ne le mettez pas en position d’attente sur votre menton ou votre front.
  • Ne mettez pas votre masque dans votre sac/poche après l’avoir porté. Isolez-le dans un sac en plastique en attendant de le laver. 
  • Ne portez pas un masque grand public si vous êtes malade ou si vous êtes un personnel soignant. D’autres masques (type FFP2 ou FFP3 vous sont réservés).

Comment laver un masque en tissu ? 

Si vous choisissez de porter un masque en tissu, prenez-en soin afin de garder toute son efficacité.

Selon les recommandations AFNOR, il est important de laver son masque après chaque utilisation (il faut le porter 3-4h maximum).  Passez-le en machine à 60°C pendant au moins 30 minutes avec de la lessive classique. À cette température et grâce aux mouvements rotatifs de la machine, le virus ne pourra pas résister et sera détruit. Vous pouvez sans aucun problème le laver avec d’autres vêtements ou linge de maison. Un masque en tissu peut être lavé entre 10 et 30 fois. Évitez d’ajouter de l’adoucissant, cela risquerait d’altérer l’efficacité de filtration du tissu.

Pour ce qui est du séchage, l’AFNOR recommande un séchage complet dans les 2 heures qui suivent le lavage. Vous pouvez tout à fait utiliser un sèche-cheveux (sans le coller au masque pour ne pas l’abîmer).

Conclusion :

Comme précisé au début de cet article, le port du masque ne remplace pas l’application des règles de distanciation sociale et des gestes barrières qui sont, pour rappel, les suivants : 

  • Lavez-vous les mains régulièrement avec de l’eau et du savon ou un gel hydroalcoolique si vous êtes à l’extérieur. 
  • Toussez ou éternuez dans votre coude ou dans un mouchoir jetable.
  • Utilisez des mouchoirs à usage unique et jetez-les. Ne les laissez pas traîner dans votre poche/sac au risque de proliférer les microbes. 
  • Saluez sans vous serrez la main et évitez les embrassades. 
  • Respectez une distance d’un mètre.

SOURCES:

  1. https://bit.ly/2M76xYa 
  2. https://bit.ly/2M76xYa 
  3. https://bit.ly/2M76xYa 
  4. https://bit.ly/2M76xYa 
  5. https://bit.ly/2M76xYa 
  6. https://bit.ly/2M76xYa

 

Coronavirus Covid-19, ce qu’il faut savoir

 

Le 31 décembre 2019, les autorités chinoises informaient l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) de plusieurs cas groupés de pneumonies dans la ville de Wuhan en Chine. Le 7 janvier 2020, un virus a finalement été identifié comme étant un nouveau Coronavirus, nommé par après Covid-19 par l’OMS. Si le réservoir du virus est probablement d’origine animale, rien n’a encore été confirmé avec certitude. 

Le samedi 14 mars, la France est passé au stade 3 de l’épidémie. Après l’annonce des interdictions de rassemblements de plus de 100 personnes, ce sont désormais les restaurants, bars, cafés, cinémas et commerces non essentiels qui ferment leurs portes. Les pharmacies, commerces alimentaires, stations-services, banques, bureaux de tabac, ainsi que les services publics essentiels resteront ouverts. L’objectif est d’éviter de se rassembler, de limiter les réunions amicales et familiales et de n’utiliser les transports en commun que pour aller au travail et seulement si la présence physique au travail est indispensable.

Au total, le Covid-19 touche 150 pays et l’on recense plus de 160 000 cas confirmés, dont 6500 morts dans le monde. Le Coronavirus continue donc de progresser, notamment en Europe, qui a passé la barre des 2.000 morts dimanche (principalement en Italie). En France, le cap des 5.000 cas et 120 morts a été franchi. 

Qu’est-ce que le Coronavirus Covid-19 ?

Pour rappel, les Coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume à des pathologies plus sévères. 

En ce qui concerne le nouveau Coronavirus Covid-19, il se transmet par inhalation de gouttelettes infectieuses (émises lors d’éternuements ou de toux), mais aussi lors de contacts étroits avec une personne malade (en particuliers si vous touchez des mains non lavées) et enfin lors de contacts avec des surfaces fraîchement touchées par une personne atteinte du virus. Il faut savoir que le virus peut survivre quelques heures en extérieur ainsi que sur des surfaces inertes sèches.   

Le délai d’incubation entre la contamination par le Coronavirus Covid-19 et les premiers symptômes est de 3 à 5 jours. Dans certains cas, il peut s’étendre  jusqu’à 14 jours. 

Quels sont les symptômes ?  

Les principaux symptômes sont les maux de tête, les douleurs musculaires et la fatigue. La fièvre (ou la sensation de fièvre) et les difficultés respiratoires arrivent secondairement (souvent 2-3 jours après les premiers symptômes). 

Comment confirmer un cas de Coronavirus Covid-19 ? 

Pour savoir si une personne est positive au Coronavirus, un test diagnostic doit être effectué dans les établissements de santé de référence (ESR), uniquement si la suspicion de la maladie est validée par le SAMU et un infectiologue référent. 

Ce test, spécifique du Coronavirus Covid-19, permet d’obtenir un résultat au bout de 3 à 5 heures. 

Comment guérit-on du Coronavirus Covid-19 ?

Comme pour d’autres infections virales, la guérison se fait généralement spontanément et de façon naturelle grâce aux défenses immunitaires. Parmi toutes les formes mineures de coronavirus, il n’y en a qu’un tout petit nombre qui sont graves, notamment chez des patients fragiles. 

Malheureusement, aucun vaccin n’a encore été développé. Cependant, plus de 80 molécules sont actuellement en phase de test : des antiviraux, des médicaments cardio-vasculaires… Bien entendu, il y a plusieurs mois entre le moment où le vaccin est testé et toutes les autres phases de développement et de fabrication. Il est donc probable qu’un vaccin fasse son apparition d’ici quelques mois, mais certainement après l’épidémie.

Quelles sont les personnes les plus à risques ? 

Selon le Ministère des Solidarités et de la Santé, les personnes les plus vulnérables face au virus sont :

  • les personnes plus âgées (+ de 70 ans), même si les celles entre 50 ans et 70 ans doivent être surveillées de façon plus rapprochée
  • les femmes enceintes
  • les personnes présentant une insuffisance rénale chronique dialysée, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV
  • les malades atteints de cirrhose au stade B au moins
  • les patients aux antécédents (ATCD) cardiovasculaires
  • les diabétiques insulinodépendants ou présentant des complications secondaires à leur pathologie (micro ou macro angiopathie) 
  • les insuffisants respiratoires chroniques sous oxygénothérapie ou asthme ou mucoviscidose ou toute pathologie chronique respiratoire susceptible de décompenser lors d’une infection virale 
  • les personnes immunodéprimées
  • les personnes présentant une obésité morbide 

Il faut savoir que la majorité des personnes contaminées ont été en contact avec d’autres personnes infectées dans une zone à risque. Selon le gouvernement, vous êtes considérés comme cas contact si  :

  • vous avez partagé le même lieu de vie que le patient malade lorsque celui-ci présentait des symptômes.
  • vous avez eu un contact direct, en face à face, à moins d’un mètre du patient malade au moment d’une toux, d’un éternuement ou lors d’une discussion.
  • vous êtes voisin direct du sujet malade dans un espace clos et confiné (train, avion, voiture,…). 

Quelles sont les consignes sanitaires à appliquer ?

Pour vous protéger et protéger les autres du Coronavirus Covid-19, il existe des gestes et des attitudes simples à appliquer au quotidien : 

  • Surveillez votre température 2 fois par jour 
  • Surveillez l’apparition de symptômes d’infection respiratoire (toux, difficultés à respirer…) 
  • Lavez-vous les mains régulièrement ou utilisez une solution hydro-alcoolique 
  • Ne serrez pas la mains et éviter les embrassades pour saluer une personne
  • Toussez ou éternuez dans votre coude
  • Utilisez des mouchoirs à usage unique
  • Evitez tout contact avec les personnes fragiles (femmes enceintes, malades chroniques, personnes âgées,…) 
  • Evitez de fréquenter des lieux où se trouvent des personnes fragiles (hôpitaux, maternités, structures d’hébergement pour personnes âgées…) 
  • Évitez toute sortie non indispensable
  • Portez un masque uniquement si vous êtes malade. Sachez que vous ne pouvez plus acheter de masque sauf si vous avez une prescription médicale. 
  • Évitez de prendre des anti-inflammatoires non stéroïdiens, car ils pourraient être lié à des formes graves de Covid-19. Si vous avez de la fièvre, le ministre de la santé, Olivier Véran, recommande de recourir à du paracétamol. Attention cependant au surdosage : la dose maximum recommandée hors prescription médicale est de 3 grammes par jour avec des prises espacées de six heures.

Si vous avez des symptômes qui vous font penser au Covid-19, restez chez vous, évitez les contacts, appelez votre médecin avant de vous rendre dans son cabinet ou appelez le numéro de permanence de soins de votre région. Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, appelez le SAMU- Centre 15.

Il est inutile d’appeler le Samu ou les pompiers si vous n’avez pas de symptômes. Les centres d’appels étant débordés, il est primordial d’appeler uniquement quand cela est nécessaire. 

De plus, soyez vigilants par rapport aux “fake news” qui circulent sur internet et les réseaux sociaux. Par exemple :

  • Non, il n’y a aucun risque d’être contaminé en mangeant nourriture chinoise en France. 
  • Non, il n’y a pas de risque de contamination si vous recevez des colis envoyés de Chine.
  • Non, le virus n’est pas une création américaine brevetée en 2003.
  • Non, le Covid-19 n’est pas transmis par les moustiques.
  • Non, le temps froid et la neige ne peuvent pas tuer le coronavirus.
  • Non, il n’existe pas de remèdes naturels contre le coronavirus.
  • Non, la cocaïne ne peut pas tuer le virus. Elle ne soigne aucune maladie. 
  • Non, les vaccins contre la pneumonie ne protègent pas du Covid-19.
  • etc.

Conclusion

Si la propagation du Coronavirus Covid-19 est impressionnante et ne pas doit pas être pris à la légère, il est important de ne pas céder à la psychose et à la panique. Pensez à respecter les recommandations, les mesures et les gestes barrières mis en place par le gouvernement afin de limiter au mieux la propagation du virus

De plus, si les médias relaient souvent le nombre de nouveaux cas de contamination ou encore de décès liés au Covid-19, il ne faut pas oublier qu’une majorité de personnes guérissent de cette maladie. 

Pour vous tenir au courant de l’évolution de la situation, rendez-vous sur le site du gouvernement : http://bit.ly/2QlCr5T

http://bit.ly/2QlxEkN
http://bit.ly/2TyYw1o
http://bit.ly/2xA1LOO
http://bit.ly/2TTg2yT
http://bit.ly/38Tl2HZ
http://bit.ly/2IS4Jk6
http://bit.ly/2warTQ4

Movember, un mouvement pour la santé des hommes

Movember, un mouvement qui se bat pour la santé des hommes

Qu’est-ce que Movember ?

Initiée par la Movember Foundation en 2003, cette campagne a pour objectif de récolter des dons et de sensibiliser l’opinion publique à certaines maladies masculines, mais également à tout ce qui touche aux problèmes de santé mentale et à la prévention du suicide.

À ses débuts, la fondation n’était présente qu’en Australie et ne comptait qu’une trentaine de membres actifs. Très vite, le mouvement a pris de l’ampleur et est aujourd’hui le principal à se battre pour la santé des hommes. Présent dans plus de 20 pays, il compte près de 5 millions de Mo Bros et Mo Sistas (noms donnés aux participants) et a déjà financé 1250 projets pour la santé des hommes.  

Comment participer ? 

Chaque mois de novembre, les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache et à l’entretenir durant 30 jours. En participant, ils montrent leur soutien dans la lutte pour la santé masculine et aident le mouvement à se faire connaître afin de récolter un maximum de dons.   

Ceux qui n’ont pas de moustache peuvent quand même participer en relevant le défi de parcourir 60 km dans le mois. Ces 60 km représentent les 60 hommes mourants chaque heure dans le monde. Pour ce challenge, vous êtes libre de vous déplacer en marchant ou en courant (même sur un tapis roulant) !

Quelle que soit l’action que vous choisirez, chaque occasion est bonne à prendre pour récolter des fonds et faire connaître davantage la crise cachée de la santé masculine. 

La santé masculine au cœur d’une crise

Même si aucune raison biologique ne justifie cela, les hommes mourraient 6 ans plus tôt que les femmes. 

Certaines études ont démontré que les hommes ne feraient pas de leur santé une priorité et attendraient trop souvent le dernier moment pour consulter un médecin. Que ce soit conscient ou non, certains hommes considèrent que se faire soigner reviendrait à reconnaître une forme de faiblesse ou de fragilité, ce qui les mènent trop souvent à faire preuve d’une certaine négligence face à leur état de santé.

La sensibilisation passe également par une bonne information : quels sont les maux qui touchent le plus la santé masculine ? 

Le cancer de la prostate

Cancer le plus répandu chez les hommes, il est dû à un renouvellement plus rapide que la normale des cellules prostatiques. Malheureusement, dans de nombreux cas, aucun signe annonciateur de la maladie n’a été détecté au départ. Cependant, la hausse de la fréquence à uriner, l’éjaculation douloureuse, la présence de sang dans l’urine ou le sperme, etc. sont des signes qui peuvent alerter. 

Il existe également certains facteurs risques important à connaître, tels que : 

  • l’âge : plus un homme vieillit, plus il est vulnérable. L’âge médian d’apparition d’un cancer de la prostate est de 74 ans. 
  • les antécédents familiaux : si votre père ou frère ont été atteints par ce type de cancer, le risque de le développer est 2 fois plus élevé.
  • les origines : si la recherche n’a pas encore déterminé de raison précise pour l’expliquer, il existerait un taux plus élevé de cancers de la prostate diagnostiqués chez les hommes noirs africains et afro-antillais.

Si vous avez le moindre doute, faites-vous dépister par votre médecin généraliste.

Le cancer des testicules

Contrairement à celui de la prostate, ce sont les jeunes âgés de 15 à 35 ans qui sont le plus susceptibles d’être touchés par ce type de cancer. 

Relativement rare (il ne représente qu’1% des cancers de l’homme), le cancer des testicules se manifeste par la présence d’une grosseur dans un voire deux testicules. Bien que les causes soient encore mal définies, les testicules non descendus constitueraient le risque le plus élevé de développer ce cancer. Les antécédents familiaux, l’âge ou encore une mauvaise hygiène de vie pourraient également être considérés comme des causes possibles. 

De nouveau, il est primordial de ne pas attendre qu’il soit trop tard pour en parler. Si vous observez un changement de taille ou de forme de vos testicules, une douleur gênante, des crampes dans l’aine ou le bas ventre,… consultez votre médecin et faites-vous dépister. 

Les maladies mentales

Saviez-vous que ¾ des suicides concernent les hommes ? Abus d’alcool, problèmes familiaux, solitude, conflits personnels ou professionnels,… beaucoup d’hommes gardent leurs problèmes pour eux et s’enferment dans un mal-être qui les poussent parfois à commettre l’irréparable.

La santé mentale ne doit pas être prise à la légère, il ne faut pas hésiter à parler avec vos proches si vous en ressentez le besoin ou si vous pensez que quelqu’un a besoin d’aide. Des associations ou des professionnels de santé sont aussi à votre disposition pour vous écouter et vous aider. N’hésitez pas à vous renseigner en consultant le site www.suicide-ecoute.fr/ et/ou en contactant le numéro 0145394000.

Quelle que soit la nature de votre problème, ne restez pas seul. 

Conclusion

L’objectif, d’ici une dizaine d’année, est de réduire de 25% le nombre de décès prématurés et de 50% celui lié aux cancers de la prostate et des testicules. D’après le Professeur Fizazi (chef du département de médecine oncologique de l’Institut Gustave Roussy et partenaire des programmes financés par Movember), la recherche pour ces maladies n’a jamais autant progressé que ces 5 dernières années. En effet,  le taux de guérison pour ces maladies à un stade grave serait de 75%, ce qui constitue avancée considérable et encourageante pour la suite.

Pour participer au mouvement Movember, inscrivez-vous sur le site de la fondation, partagez des photos de l’évolution de votre moustache, des informations sur la santé des hommes et créez des discussions à ce sujet.

Grâce à vous, le visage de la santé masculine peut changer !

Participez au Movember et soutenez la cause !

Sources :

http://mvmbr.co/33dhH4B
http://bit.ly/2r9N1Tz
http://bit.ly/32hY7mu

Et vous, pour ou contre le don d’organes ?

a6c1460e89Ce 22 juin, c’est la 16ème Journée Nationale de réflexion sur le don d’organes qui est à l’honneur. Elle a été établie à partir d’un constat : La France est en pénurie de dons d’organes. Bien que les français soient favorables au don d’organes, ils oublient généralement de l’évoquer.

Grâce à ces campagnes de communication, le nombre de greffes a augmenté de 26% en 10 ans, mais reste encore insuffisant en France.

 

Qu’est ce que le don d’organes ?

Le don d’organes est un acte qui permet à une personne de faire don de l’un ou de plusieurs de ses organes. En France, la loi indique que toute personne est considérée comme donneur d’organes, sauf indication contraire de son vivant. C’est ce qu’on appelle le consentement présumé. Il n’y a pas de contre indication au don, tant au niveau de l’âge que de la santé, c’est la qualité des organes qui est prise en compte. Il faut que le donneur et le receveur soient compatibles pour la greffe.

Dans la majorité des cas le don d’organes peut être post mortem (après un décès) ou de son vivant. Il est important de parler de son choix auprès de ses proches car c’est vers eux que l’hôpital se tournera pour s’assurer de votre décision. Quant aux prélèvements du vivant ils se font majoritairement pour le rein, et dans un cadre familial pour la compatibilité.

Le prélèvement des organes se fait généralement en cas de mort dite encéphalique, c’est à dire suite à un arrêt brutal et définitif du fonctionnement du cerveau.

L’importance de communiquer en amont

Le refus de donner ses organes et tissus s’exprime en s’inscrivant sur le registre national des refus ou en témoignant simplement son opposition auprès de ses proches.

Si vous êtes pour le don de vos organes, aucun registre n’a été crée. Seul votre témoignage et celui de vos proches après votre mort comptent. Certaines personnes choisissent de remplir une carte de donneur d’organes et de tissus afin de laisser une trace écrite, mais elle est rarement retrouvée au moment du décès. Le témoignage reste alors le moyen le plus sûr.

Le rôle de cette Journée Nationale est donc d’aborder le sujet et de se prononcer face au don d’organes. Grâce au geste des donneurs, des milliers de vies peuvent être sauvées.

 

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Pharminfo.fr

Sources :

Connaissez-vous toutes les offres Pharminfo.fr ?

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Pharminfo.fr propose des sites Internet pour les pharmaciens d’officine du simple site vitrine à la vente en ligne en passant par la réservation d’ordonnance.

Elle a été créé en 2007 par la société Kozea pour répondre à une demande spécifique des pharmaciens : améliorer la relation avec les patients en prolongeant la pharmacie sur le web.

A l’écoute de tous nos clients, nous avons su faire évoluer les sites Internet pour arriver à des plateformes digitales performantes.

Toutes nos plateformes sont réalisées dans le respect des règles juridiques et déontologiques que requiert l’univers officinal. Aujourd’hui plus de 2300 pharmacies font confiance à Pharminfo.fr !

Pharminfo.fr a pour mission de répondre aux objectifs suivants :

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Une vieille dame s’emmêle les pieds dans le Blister !

blister_medicament_2.jpg En fait d’erreurs de fabrication, de dysfonctionnements de la chaîne de production ou même d’une malveillance (destinée à dénoncer les cadences infernales !) il n’y avait qu’une vieille dame un peu trop consciencieuse.

‘J’ai oublié de vous dire, je remets toujours mes médicaments non pris dans les blisters !’

La patiente qui s’est présentée dans une pharmacie de Saint Malo un jour de juin en signalant avoir découvert un comprimé de zopiclone dans une boîte de Furosémide Teva avait en réalité provoqué elle-même (non intentionnellement) cette inversion. Quand elle ou son époux achète une nouvelle boîte de comprimés, quelle qu’elle soit, elle les déverse consciencieusement dans un pilulier. Et quand à la fin de la semaine, il reste des gélules non prises, elle les remet minutieusement dans les blisters en prenant bien soin de refermer l’opercule.

C’est ainsi que s’est produite l’interversion constatée par la préparatrice en pharmacie de Saint Malo. L’officine a-t-elle trop rapidement donné l’alerte ?Il est en tout cas certain que l’obtention des précisions demandées à la patiente s’est faite à retardement. Après avoir assuré que son mari (auquel était en fait destiné le Furosémide) n’était pas traité par zopiclone, la vieille dame est revenue plus tard pour signaler qu’elle, par contre, prenait ce somnifère. Et ce n’est également qu’après coup qu’elle évoque devant la préparatrice son rangement des pilules à chaque fin de semaine « pour ne rien perdre ».

Sources : Libération, AFP, Jim Pro

IST: Qu’est-ce que c’est ?

Quels sont les signes pouvant évoquer une IST ?

Les symptômes les plus fréquents sont:

  • Brûlures en urinant,
  • écoulement anormal au niveau de la verge, du vagin ou de l’anus,
  • douleur dans le bas-ventre
  • apparition de lésions localisées: boutons, ulcérations ou verrues au niveau des organes sexuels

Les IST fragilisent les muqueuses et facilitent la transmission du sida. De plus, les IST peuvent aggraver le pronostic du sida chez les séropositifs.

Quelles sont les infections sexuellement transmissibles ?

Les IST sont dus à des parasites, des virus ou des bactéries. On retrouve :

  • Le VIH/sida
  • les chlamydioses
  • le gonocoque ou blennoragie ou « chaude-pisse »
  • les mycoplasmoses
  • la syphilis
  • l’herpès
  • les condylomes (petites verrues)
  • les hépatites

Une IST peut être grave !

Outre le sida et l’hépatite B, qui sont mortelles, les IST peuvent être graves et avoir de lourdes conséquences sur la santé, si elles ne sont pas traitées.

Les IST sont parfois silencieuses, c’est-à-dire qu’elles ne provoquent pas de symptôme. Ces formes sont le plus souvent retrouvées chez la femme. Une IST silencieuse est dangereuse puisqu’elle ne sera pas traitée. Elle pourra se développer et être transmise aux partenaires sexuels.
Les condylomes (verrues) sont à l’origine de cancers du col de l’utérus, il est donc important pour une femme d’avoir un suivi gynécologique régulier pour détecter l’apparition de ces condylomes et de les traiter au plus vite.
Une infection aux chlamydia (chlamydiose) peut engendrer de nombreuses complications tel que des infections génitales, une grossesse extra-utérine ou bien une stérilité.
La syphilis peut avoir des conséquences sérieuses et est considérée, ainsi que l’herpès, comme une maladie honteuse.

Chez l’homme, les IST non traitées peuvent entraîner des inflammations graves de la prostate ou des testicules.

Comment se prémunir des IST ?

préservatifsMême si l’abstinence constitue la meilleure des protections, il existe des moyens de prévention efficaces contre les IST et ce sont les préservatifs !!! Même si il ne garantissent pas une protection à 100%, ils sont de loin la meilleure protection.

Il est important d’utiliser des préservatifs à chaque rapport et pour chaque partenaire. Le préservatif est efficace contre le VIH et les autres IST. Il protège également d’une grossesse non désirée.

Où et quand se faire dépister ?

Le dépistage est nécessaire quand :

  • vous découvrez une lésion ou un bouton au niveau des organes sexuels ou ressentez une gène inhabituelle. Il ne faut pas essayer de se soigner seul ou attendre que ça passe !
  • vous décidez de ne plus utiliser de préservatif avec un partenaire régulier
  • vous avez des rapports à risque : avec plusieurs partenaires sexuels ou sans protection.

Si vous désirez effectuer un dépistage, vous pouvez consulter votre gynécologue ou votre médecin traitant. Il vous prescrira des analyses de sang (pour dépister l’hépatite B, le VIH, parfois la syphilis) ou posera directement son diagnostic, si les lésions visibles ou les symptômes sont explicites.

Vous pouvez également prendre rendez-vous dans un des centres spécialisés suivant :

  • les CDAG : Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit peuvent effectuer le dépistage du VIH, des hépatites B et C et parfois des IST.
  • les CIDDIST : Centre d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST. Ils peuvent effectuer le dépistage, le diagnostic et le traitement des IST.
  • les CPEF : Centres de Planification et d’Éducation Familiale

Et si le diagnostic est positif pour une IST ?

Les traitements sont généralement simples et permettent une guérison sans séquelle dans la plupart des cas.Il est important de suivre son traitement comme prescrit par le médecin et de ne pas l’interrompre. Cela favorise la résistance aux antibiotiques et la maladie peut réapparaître.
Il est important d’utiliser un préservatif pendant le traitement et de prévenir son ou ses partenaires pour qu’ils puissent, à leur tour, se faire dépister et se soigner le cas échéant.

Pour plus d’information, pour posez une question ou tout simplement pour parler, vous pouvez appelez :

Sida Info Service au 0 800 840 800, disponible 7j/7, 24h/24 ou sur www.sida-info-service.org
Hépatites Info Service au 0 800 845 800, disponible 7j/7 de 9h à 23h ou sur www.hepatites-info-services.org

Les appels sont anonymes, confidentiels et gratuits à partir d’un poste fixe

Sources:

  1. www.info-ist.fr
  2. www.sida-info-service.org
  3. www.planning-familial.org
  4. Photo par Paul Keller sur Flickr http://www.flickr.com/photos/paulk/1241749044/

Coup de blues ou dépression hivernale ?

La dépression hivernale, qu’est ce que c’est ?

C’est une dépression liée à la diminution de la lumière naturelle. Les jours raccourcissent et la luminosité est moins intense.

Ce trouble affectif saisonnier apparaît surtout début novembre, en décembre et en janvier.La dépression saisonnière touche 3 femmes pour 1 homme et est beaucoup plus fréquent dans les pays du Nord.

Comment la lumière agit-elle sur notre organisme ?

La lumière que l’on reçoit au niveau des yeux va être transmise au niveau du cerveau en signaux électriques.
Ces signaux vont favoriser la production de sérotonine (substance agissant dans le cerveau). La sérotonine régule l’humeur et contrôle la production d’une autre substance, la mélatonine. La mélatonine est une hormone intervenant dans les cycles de sommeil et d’éveil. Sa production se fait surtout la nuit.
Une baisse de sérotonine et une augmentation de la mélatonine interviendraient donc dans la dépression saisonnière.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes les plus souvent rencontrés lors de dépression saisonnière sont :

  • une tristesse pouvant aller jusqu’à des pensées suicidaires,
  • une fatigue permanente accompagnée d’un besoin constant de sommeil,
  • une baisse de la libido,
  • un manque d’énergie, une perte de motivation et d’intérêt,
  • une difficulté à réaliser les taches quotidiennes et des troubles de la concentration,

Traitements :

Luminothérapie :

Cette thérapie consiste à s’exposer 30 min/jour sous une lampe mimant la lumière du jour. L’amélioration est rapidement constatée, en quelques jours, mais l’exposition doit se faire tout au long de la période hivernale pour être efficace.Il existe des contre-indications à la luminothérapie.
On peut également utiliser une lampe qui mime le lever de soleil

Médicaments :

Les médicaments utilisées sont des antidépresseurs (type Prozac® Zoloft®) pour les cas prononcés. Les antidépresseurs vont agir au niveau du cerveau en empêchant la recapture naturelle de la sérotonine. Il y a donc plus de sérotonine qui agit au niveau du cerveau.

Psychothérapie :

Une psychothérapie peut aider à se sortir de la dépression, à avoir des pensées positives.

Quelques conseils pour profiter de l’hiver en toute sérénité !

  • s’exposer à la lumière naturelle ! Profiter de la lumière extérieure au moins une heure par jour,
  • pratiquer une activité physique de préférence à l’extérieure (la pratique d’un sport augmente la sécrétion d’endorphines),
  • avoir un sommeil de bonne qualité : éviter de dormir la journée, essayer de trouver votre rythme de sommeil. Les premières heures de la nuit sont les plus réparatrices, il faut donc se coucher tôt !

Sources:

  1. http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/
  2. www.e-sante.fr
  3. Lavoie M.E. La photothérapie dans le traitement et la prévention du trouble affectif saisonnier. Le Médecin du Québec, vol 37, n°3, mars 2002

Le Dossier Pharmaceutique (DP)

Le dossier pharmaceutique, qu’est ce que c’est ?

Le dossier pharmaceutique est un outil informatique regroupant tous les médicaments dispensés, sur ordonnance ou à la suite d’un conseil officinal, au cours des 4 derniers mois.
Il est disponible dans toutes les pharmacies équipées et est accessible seulement grâce à votre carte vitale.

Tout titulaire de la carte vitale peut ouvrir un dossier pharmaceutique.
Aucun dossier n’est créé sans le consentement du patient.

Pourquoi un dossier pharmaceutique ?

Le pharmacien a accès à la liste des médicaments dispensés dans les différentes officines où le patient s’est rendu.
Il peut ainsi vérifier qu’il n’y a pas de redondance dans un traitement et qu’il n’y a pas d’interactions entre les médicaments, dangereuses pour la santé.

Ce DP permet au pharmacien d’être alerté sur les retraits de lots de médicaments et aux alertes sanitaires.

Le dossier pharmaceutique a été créé pour le patient, afin d’améliorer le suivi thérapeutique et de sécuriser les traitements.

C’est vous qui décidez !

  • Vous êtes libre de créer ou non un dossier pharmaceutique personnel. Pour cela, vous devez présenter votre carte vitale, qui sera la clé pour accéder à votre dossier.
  • A tout moment, vous pouvez refuser que l’on consulte votre dossier ou qu’un médicament soit inscrit dessus.
  • Vous avez le droit de résilier votre dossier quand vous le souhaitez.
  • Vous pouvez également demander une copie papier de votre dossier dans n’importe quelle pharmacie, si vous le désirez.

Un dossier confidentiel !

Seuls les pharmaciens et leurs collaborateurs habilités peuvent avoir accès à votre dossier pharmaceutique.
Les données de votre dossier sont cryptées et stockées sur un « hébergeur de données de santé », en contrat avec l’Ordre National des Pharmaciens. Elles ne sont accessibles que sur présentation de votre carte vitale.
Les informations retrouvées dans le dossier pharmaceutique sont :

  • le nom du médicament,
  • la quantité délivrée
  • et la date de délivrance

Le dossier pharmaceutique est un nouvel outil, alimenté par les pharmaciens, pour une meilleure prise en charge du patient. Il permet aux pharmaciens de prodiguer le meilleur conseil possible.

Si vous avez une question sur le dossier pharmaceutique, n’hésitez pas à demander à votre pharmacien. Vous pouvez également appeler le centre d’assistance du dossier pharmaceutique : 0800 71 80 70 en métropole et 0800 97 07 54 dans les DOM
ou consulter le site de l’ordre des pharmaciens http://www.ordre.pharmacien.fr/DP/index.htm

Sources :
Ordre des Pharmaciens www.ordre.pharmacien.fr

Accident nucléaire et prise d’iode : ce qu’il faut savoir

  • Fonctionnement de la glande thyroïde

La thyroïde est une petite glande située à la base du cou. Dès la vie intra-utérine la thyroïde joue un rôle important en sécrétant les hormones thyroïdiennes qui jouent un rôle sur la croissance, le développement intellectuel, le métabolisme et l’humeur.

Pour fabriquer ces hormones, la glande thyroïde a besoin d’iode. Cet oligo-élément est naturellement présent dans l’eau et l’alimentation.C’est justement ce besoin en iode qui expose particulièrement la glande thyroïde lors d’un accident nucléaire. Dans ces circonstances, l’iode radioactif est libéré par le réacteur dans l’atmosphère.C’est lors de la respiration, qu’il va être absorber dans l’organisme et se fixer sur la glande. Il se concentre ainsi dans cet organe et l’irradie en engendrant des dommages qui pourront mener au cancer, surtout chez les jeunes (depuis les bébés in utero jusqu’aux jeunes adultes). Ce principe est d’ailleurs utilisé en médecine, bien entendu avec des quantités faibles et strictement contrôlées, afin d’éliminer sans chirurgie une partie de la thyroïde lorsque celle-ci est anormalement grosse et perturbe l’organisme.

  • Une prise dictée par des pouvoirs publics

centrale nucléaire

C’est en saturant la glande avec de l’iode non radioactif, que l’on empêche celui radioactif de s’y fixer. Voilà le principe sur lequel repose l’effet protecteur des comprimés.Cette mesure de protection est cependant à utiliser dans des conditions strictement définies. Les comprimés sont à prendre uniquement et immédiatement à la demande des autorités locales (En France, c’est le préfet). L’efficacité est maximale s’ils sont ingérés entre 1 heure avant le rejet d’iode radioactif et jusqu’à 24 heures après l’exposition. Pris trop tôt, l’iode inoffensif partira, et laissera la place à celui radioactif. Pris trop tard, il ne pourra pas déloger celui radioactif déjà en place. Cette fenêtre d’action de 25 heures est considérée comme suffisante par des instances compétentes en charge du réseau de distribution prévu en cas de problème.

En France et dans beaucoup de pays européens, cette mesure sera prise à partir de 50 mSv (unité : millisievert correspondant à 10-3 Sieverts). En sachant que le niveau de dose le plus faible détecté à ce jour pour un effet cancérigène avéré est de 100 mSv, soit le double de cette limite.Mais pour que la protection soit efficace, la seule prise d’iode ne suffit pas. Elle doit s’accompagner de la mise à l’abri et de l’évacuation. C’est pour cela que tout doit être orchestré par les pouvoirs publics, les seuls à disposer des données complètes sur la situation, notamment en ce qui concerne le moment de l’exposition, et à pouvoir informer et organiser massivement la population.

  • Inutile en France actuellement

Début avril 2011, compte tenu des données disponibles sur l’accident de Fukushima et de la distance qui sépare la métropole et même les Antilles du Japon, nous ne sommes pas susceptibles d’atteindre une dose qui nécessiterait l’ingestion de comprimés.**

  • En France, la limite réglementaire de la dose annuelle admissible d’expositions d’origine artificielle (sauf celles reçues à des fins médicales) est de 1millisievert (mSv). Pour les travailleurs susceptibles d’être exposés du fait de leur activité professionnelle, cette dose annuelle est limitée à 20mSv.

Par Aleksandra Bogdanovic Guillon

** Les mesures de radioactivité effectuées sur le territoire français sont disponibles sur le site de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sureté nucléaire) http://www.irsn.fr/FR/Documents/france.htm. Pour d’autres informations indépendants consulter aussi http://www.criirad.org/