Et vous, pour ou contre le don d’organes ?

a6c1460e89Ce 22 juin, c’est la 16ème Journée Nationale de réflexion sur le don d’organes qui est à l’honneur. Elle a été établie à partir d’un constat : La France est en pénurie de dons d’organes. Bien que les français soient favorables au don d’organes, ils oublient généralement de l’évoquer.

Grâce à ces campagnes de communication, le nombre de greffes a augmenté de 26% en 10 ans, mais reste encore insuffisant en France.

 

Qu’est ce que le don d’organes ?

Le don d’organes est un acte qui permet à une personne de faire don de l’un ou de plusieurs de ses organes. En France, la loi indique que toute personne est considérée comme donneur d’organes, sauf indication contraire de son vivant. C’est ce qu’on appelle le consentement présumé. Il n’y a pas de contre indication au don, tant au niveau de l’âge que de la santé, c’est la qualité des organes qui est prise en compte. Il faut que le donneur et le receveur soient compatibles pour la greffe.

Dans la majorité des cas le don d’organes peut être post mortem (après un décès) ou de son vivant. Il est important de parler de son choix auprès de ses proches car c’est vers eux que l’hôpital se tournera pour s’assurer de votre décision. Quant aux prélèvements du vivant ils se font majoritairement pour le rein, et dans un cadre familial pour la compatibilité.

Le prélèvement des organes se fait généralement en cas de mort dite encéphalique, c’est à dire suite à un arrêt brutal et définitif du fonctionnement du cerveau.

L’importance de communiquer en amont

Le refus de donner ses organes et tissus s’exprime en s’inscrivant sur le registre national des refus ou en témoignant simplement son opposition auprès de ses proches.

Si vous êtes pour le don de vos organes, aucun registre n’a été crée. Seul votre témoignage et celui de vos proches après votre mort comptent. Certaines personnes choisissent de remplir une carte de donneur d’organes et de tissus afin de laisser une trace écrite, mais elle est rarement retrouvée au moment du décès. Le témoignage reste alors le moyen le plus sûr.

Le rôle de cette Journée Nationale est donc d’aborder le sujet et de se prononcer face au don d’organes. Grâce au geste des donneurs, des milliers de vies peuvent être sauvées.

 

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Sources :

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Une vieille dame s’emmêle les pieds dans le Blister !

blister_medicament_2.jpg En fait d’erreurs de fabrication, de dysfonctionnements de la chaîne de production ou même d’une malveillance (destinée à dénoncer les cadences infernales !) il n’y avait qu’une vieille dame un peu trop consciencieuse.

‘J’ai oublié de vous dire, je remets toujours mes médicaments non pris dans les blisters !’

La patiente qui s’est présentée dans une pharmacie de Saint Malo un jour de juin en signalant avoir découvert un comprimé de zopiclone dans une boîte de Furosémide Teva avait en réalité provoqué elle-même (non intentionnellement) cette inversion. Quand elle ou son époux achète une nouvelle boîte de comprimés, quelle qu’elle soit, elle les déverse consciencieusement dans un pilulier. Et quand à la fin de la semaine, il reste des gélules non prises, elle les remet minutieusement dans les blisters en prenant bien soin de refermer l’opercule.

C’est ainsi que s’est produite l’interversion constatée par la préparatrice en pharmacie de Saint Malo. L’officine a-t-elle trop rapidement donné l’alerte ?Il est en tout cas certain que l’obtention des précisions demandées à la patiente s’est faite à retardement. Après avoir assuré que son mari (auquel était en fait destiné le Furosémide) n’était pas traité par zopiclone, la vieille dame est revenue plus tard pour signaler qu’elle, par contre, prenait ce somnifère. Et ce n’est également qu’après coup qu’elle évoque devant la préparatrice son rangement des pilules à chaque fin de semaine « pour ne rien perdre ».

Sources : Libération, AFP, Jim Pro

IST: Qu’est-ce que c’est ?

Quels sont les signes pouvant évoquer une IST ?

Les symptômes les plus fréquents sont:

  • Brûlures en urinant,
  • écoulement anormal au niveau de la verge, du vagin ou de l’anus,
  • douleur dans le bas-ventre
  • apparition de lésions localisées: boutons, ulcérations ou verrues au niveau des organes sexuels

Les IST fragilisent les muqueuses et facilitent la transmission du sida. De plus, les IST peuvent aggraver le pronostic du sida chez les séropositifs.

Quelles sont les infections sexuellement transmissibles ?

Les IST sont dus à des parasites, des virus ou des bactéries. On retrouve :

  • Le VIH/sida
  • les chlamydioses
  • le gonocoque ou blennoragie ou « chaude-pisse »
  • les mycoplasmoses
  • la syphilis
  • l’herpès
  • les condylomes (petites verrues)
  • les hépatites

Une IST peut être grave !

Outre le sida et l’hépatite B, qui sont mortelles, les IST peuvent être graves et avoir de lourdes conséquences sur la santé, si elles ne sont pas traitées.

Les IST sont parfois silencieuses, c’est-à-dire qu’elles ne provoquent pas de symptôme. Ces formes sont le plus souvent retrouvées chez la femme. Une IST silencieuse est dangereuse puisqu’elle ne sera pas traitée. Elle pourra se développer et être transmise aux partenaires sexuels.
Les condylomes (verrues) sont à l’origine de cancers du col de l’utérus, il est donc important pour une femme d’avoir un suivi gynécologique régulier pour détecter l’apparition de ces condylomes et de les traiter au plus vite.
Une infection aux chlamydia (chlamydiose) peut engendrer de nombreuses complications tel que des infections génitales, une grossesse extra-utérine ou bien une stérilité.
La syphilis peut avoir des conséquences sérieuses et est considérée, ainsi que l’herpès, comme une maladie honteuse.

Chez l’homme, les IST non traitées peuvent entraîner des inflammations graves de la prostate ou des testicules.

Comment se prémunir des IST ?

préservatifsMême si l’abstinence constitue la meilleure des protections, il existe des moyens de prévention efficaces contre les IST et ce sont les préservatifs !!! Même si il ne garantissent pas une protection à 100%, ils sont de loin la meilleure protection.

Il est important d’utiliser des préservatifs à chaque rapport et pour chaque partenaire. Le préservatif est efficace contre le VIH et les autres IST. Il protège également d’une grossesse non désirée.

Où et quand se faire dépister ?

Le dépistage est nécessaire quand :

  • vous découvrez une lésion ou un bouton au niveau des organes sexuels ou ressentez une gène inhabituelle. Il ne faut pas essayer de se soigner seul ou attendre que ça passe !
  • vous décidez de ne plus utiliser de préservatif avec un partenaire régulier
  • vous avez des rapports à risque : avec plusieurs partenaires sexuels ou sans protection.

Si vous désirez effectuer un dépistage, vous pouvez consulter votre gynécologue ou votre médecin traitant. Il vous prescrira des analyses de sang (pour dépister l’hépatite B, le VIH, parfois la syphilis) ou posera directement son diagnostic, si les lésions visibles ou les symptômes sont explicites.

Vous pouvez également prendre rendez-vous dans un des centres spécialisés suivant :

  • les CDAG : Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit peuvent effectuer le dépistage du VIH, des hépatites B et C et parfois des IST.
  • les CIDDIST : Centre d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST. Ils peuvent effectuer le dépistage, le diagnostic et le traitement des IST.
  • les CPEF : Centres de Planification et d’Éducation Familiale

Et si le diagnostic est positif pour une IST ?

Les traitements sont généralement simples et permettent une guérison sans séquelle dans la plupart des cas.Il est important de suivre son traitement comme prescrit par le médecin et de ne pas l’interrompre. Cela favorise la résistance aux antibiotiques et la maladie peut réapparaître.
Il est important d’utiliser un préservatif pendant le traitement et de prévenir son ou ses partenaires pour qu’ils puissent, à leur tour, se faire dépister et se soigner le cas échéant.

Pour plus d’information, pour posez une question ou tout simplement pour parler, vous pouvez appelez :

Sida Info Service au 0 800 840 800, disponible 7j/7, 24h/24 ou sur www.sida-info-service.org
Hépatites Info Service au 0 800 845 800, disponible 7j/7 de 9h à 23h ou sur www.hepatites-info-services.org

Les appels sont anonymes, confidentiels et gratuits à partir d’un poste fixe

Sources:

  1. www.info-ist.fr
  2. www.sida-info-service.org
  3. www.planning-familial.org
  4. Photo par Paul Keller sur Flickr http://www.flickr.com/photos/paulk/1241749044/

Coup de blues ou dépression hivernale ?

La dépression hivernale, qu’est ce que c’est ?

C’est une dépression liée à la diminution de la lumière naturelle. Les jours raccourcissent et la luminosité est moins intense.

Ce trouble affectif saisonnier apparaît surtout début novembre, en décembre et en janvier.La dépression saisonnière touche 3 femmes pour 1 homme et est beaucoup plus fréquent dans les pays du Nord.

Comment la lumière agit-elle sur notre organisme ?

La lumière que l’on reçoit au niveau des yeux va être transmise au niveau du cerveau en signaux électriques.
Ces signaux vont favoriser la production de sérotonine (substance agissant dans le cerveau). La sérotonine régule l’humeur et contrôle la production d’une autre substance, la mélatonine. La mélatonine est une hormone intervenant dans les cycles de sommeil et d’éveil. Sa production se fait surtout la nuit.
Une baisse de sérotonine et une augmentation de la mélatonine interviendraient donc dans la dépression saisonnière.

Quels sont les symptômes ?

Les symptômes les plus souvent rencontrés lors de dépression saisonnière sont :

  • une tristesse pouvant aller jusqu’à des pensées suicidaires,
  • une fatigue permanente accompagnée d’un besoin constant de sommeil,
  • une baisse de la libido,
  • un manque d’énergie, une perte de motivation et d’intérêt,
  • une difficulté à réaliser les taches quotidiennes et des troubles de la concentration,

Traitements :

Luminothérapie :

Cette thérapie consiste à s’exposer 30 min/jour sous une lampe mimant la lumière du jour. L’amélioration est rapidement constatée, en quelques jours, mais l’exposition doit se faire tout au long de la période hivernale pour être efficace.Il existe des contre-indications à la luminothérapie.
On peut également utiliser une lampe qui mime le lever de soleil

Médicaments :

Les médicaments utilisées sont des antidépresseurs (type Prozac® Zoloft®) pour les cas prononcés. Les antidépresseurs vont agir au niveau du cerveau en empêchant la recapture naturelle de la sérotonine. Il y a donc plus de sérotonine qui agit au niveau du cerveau.

Psychothérapie :

Une psychothérapie peut aider à se sortir de la dépression, à avoir des pensées positives.

Quelques conseils pour profiter de l’hiver en toute sérénité !

  • s’exposer à la lumière naturelle ! Profiter de la lumière extérieure au moins une heure par jour,
  • pratiquer une activité physique de préférence à l’extérieure (la pratique d’un sport augmente la sécrétion d’endorphines),
  • avoir un sommeil de bonne qualité : éviter de dormir la journée, essayer de trouver votre rythme de sommeil. Les premières heures de la nuit sont les plus réparatrices, il faut donc se coucher tôt !

Sources:

  1. http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/
  2. www.e-sante.fr
  3. Lavoie M.E. La photothérapie dans le traitement et la prévention du trouble affectif saisonnier. Le Médecin du Québec, vol 37, n°3, mars 2002

Le Dossier Pharmaceutique (DP)

Le dossier pharmaceutique, qu’est ce que c’est ?

Le dossier pharmaceutique est un outil informatique regroupant tous les médicaments dispensés, sur ordonnance ou à la suite d’un conseil officinal, au cours des 4 derniers mois.
Il est disponible dans toutes les pharmacies équipées et est accessible seulement grâce à votre carte vitale.

Tout titulaire de la carte vitale peut ouvrir un dossier pharmaceutique.
Aucun dossier n’est créé sans le consentement du patient.

Pourquoi un dossier pharmaceutique ?

Le pharmacien a accès à la liste des médicaments dispensés dans les différentes officines où le patient s’est rendu.
Il peut ainsi vérifier qu’il n’y a pas de redondance dans un traitement et qu’il n’y a pas d’interactions entre les médicaments, dangereuses pour la santé.

Ce DP permet au pharmacien d’être alerté sur les retraits de lots de médicaments et aux alertes sanitaires.

Le dossier pharmaceutique a été créé pour le patient, afin d’améliorer le suivi thérapeutique et de sécuriser les traitements.

C’est vous qui décidez !

  • Vous êtes libre de créer ou non un dossier pharmaceutique personnel. Pour cela, vous devez présenter votre carte vitale, qui sera la clé pour accéder à votre dossier.
  • A tout moment, vous pouvez refuser que l’on consulte votre dossier ou qu’un médicament soit inscrit dessus.
  • Vous avez le droit de résilier votre dossier quand vous le souhaitez.
  • Vous pouvez également demander une copie papier de votre dossier dans n’importe quelle pharmacie, si vous le désirez.

Un dossier confidentiel !

Seuls les pharmaciens et leurs collaborateurs habilités peuvent avoir accès à votre dossier pharmaceutique.
Les données de votre dossier sont cryptées et stockées sur un « hébergeur de données de santé », en contrat avec l’Ordre National des Pharmaciens. Elles ne sont accessibles que sur présentation de votre carte vitale.
Les informations retrouvées dans le dossier pharmaceutique sont :

  • le nom du médicament,
  • la quantité délivrée
  • et la date de délivrance

Le dossier pharmaceutique est un nouvel outil, alimenté par les pharmaciens, pour une meilleure prise en charge du patient. Il permet aux pharmaciens de prodiguer le meilleur conseil possible.

Si vous avez une question sur le dossier pharmaceutique, n’hésitez pas à demander à votre pharmacien. Vous pouvez également appeler le centre d’assistance du dossier pharmaceutique : 0800 71 80 70 en métropole et 0800 97 07 54 dans les DOM
ou consulter le site de l’ordre des pharmaciens http://www.ordre.pharmacien.fr/DP/index.htm

Sources :
Ordre des Pharmaciens www.ordre.pharmacien.fr

Accident nucléaire et prise d’iode : ce qu’il faut savoir

  • Fonctionnement de la glande thyroïde

La thyroïde est une petite glande située à la base du cou. Dès la vie intra-utérine la thyroïde joue un rôle important en sécrétant les hormones thyroïdiennes qui jouent un rôle sur la croissance, le développement intellectuel, le métabolisme et l’humeur.

Pour fabriquer ces hormones, la glande thyroïde a besoin d’iode. Cet oligo-élément est naturellement présent dans l’eau et l’alimentation.C’est justement ce besoin en iode qui expose particulièrement la glande thyroïde lors d’un accident nucléaire. Dans ces circonstances, l’iode radioactif est libéré par le réacteur dans l’atmosphère.C’est lors de la respiration, qu’il va être absorber dans l’organisme et se fixer sur la glande. Il se concentre ainsi dans cet organe et l’irradie en engendrant des dommages qui pourront mener au cancer, surtout chez les jeunes (depuis les bébés in utero jusqu’aux jeunes adultes). Ce principe est d’ailleurs utilisé en médecine, bien entendu avec des quantités faibles et strictement contrôlées, afin d’éliminer sans chirurgie une partie de la thyroïde lorsque celle-ci est anormalement grosse et perturbe l’organisme.

  • Une prise dictée par des pouvoirs publics

centrale nucléaire

C’est en saturant la glande avec de l’iode non radioactif, que l’on empêche celui radioactif de s’y fixer. Voilà le principe sur lequel repose l’effet protecteur des comprimés.Cette mesure de protection est cependant à utiliser dans des conditions strictement définies. Les comprimés sont à prendre uniquement et immédiatement à la demande des autorités locales (En France, c’est le préfet). L’efficacité est maximale s’ils sont ingérés entre 1 heure avant le rejet d’iode radioactif et jusqu’à 24 heures après l’exposition. Pris trop tôt, l’iode inoffensif partira, et laissera la place à celui radioactif. Pris trop tard, il ne pourra pas déloger celui radioactif déjà en place. Cette fenêtre d’action de 25 heures est considérée comme suffisante par des instances compétentes en charge du réseau de distribution prévu en cas de problème.

En France et dans beaucoup de pays européens, cette mesure sera prise à partir de 50 mSv (unité : millisievert correspondant à 10-3 Sieverts). En sachant que le niveau de dose le plus faible détecté à ce jour pour un effet cancérigène avéré est de 100 mSv, soit le double de cette limite.Mais pour que la protection soit efficace, la seule prise d’iode ne suffit pas. Elle doit s’accompagner de la mise à l’abri et de l’évacuation. C’est pour cela que tout doit être orchestré par les pouvoirs publics, les seuls à disposer des données complètes sur la situation, notamment en ce qui concerne le moment de l’exposition, et à pouvoir informer et organiser massivement la population.

  • Inutile en France actuellement

Début avril 2011, compte tenu des données disponibles sur l’accident de Fukushima et de la distance qui sépare la métropole et même les Antilles du Japon, nous ne sommes pas susceptibles d’atteindre une dose qui nécessiterait l’ingestion de comprimés.**

  • En France, la limite réglementaire de la dose annuelle admissible d’expositions d’origine artificielle (sauf celles reçues à des fins médicales) est de 1millisievert (mSv). Pour les travailleurs susceptibles d’être exposés du fait de leur activité professionnelle, cette dose annuelle est limitée à 20mSv.

Par Aleksandra Bogdanovic Guillon

** Les mesures de radioactivité effectuées sur le territoire français sont disponibles sur le site de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sureté nucléaire) http://www.irsn.fr/FR/Documents/france.htm. Pour d’autres informations indépendants consulter aussi http://www.criirad.org/

Point d’information de l’AFSSAPS concernant le MEDIATOR

Dans une recommandation publiée sur son site Internet , l’AFSSAPS demande également aux médecins généralistes de rechercher chez les personnes ayant pris du Mediator «tout symptôme ou signe évocateur d’une atteinte valvulaire».

Le Mediator, dont le principe actif est le benfluorex, était prescrit aux diabétiques mais également à des patients en surcharge pondérale pour ses facultés amaigrissantes. Il a été retiré du marché en novembre 2009 en raison des effets secondaires et n’était plus distribué qu’en France depuis 1996.

L’AFSSAPS estime qu’entre 1,5 et 2 millions de patients ont été exposés à Mediator en France et que 20% des prescriptions étaient sans rapport avec la lutte contre le diabète. Selon le directeur général de l’agence, «plusieurs dizaines de milliers de personnes» sont suscpetibles de devoir consulter leur médecin à ce jour.

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Courrier d’information de l’AFSSAPS à destination des patients

Madame, monsieur,

Votre médecin vous a prescrit du Médiator ou un de ses génériques entre novembre 2007 et novembre 2009 selon les données de remboursement de votre caisse d’Assurance Maladie. En raison d’un risque de mauvais fonctionnement des valves cardiaques (valvulopathie), complication rare de ce médicament, celui-ci n’est plus disponible depuis le mois de novembre 2009.

Si vous n’avez pas consulté votre médecin traitant depuis le retrait du Médiator en novembre 2009, l’Afssaps vous demande de le faire afin qu’il puisse rechercher tout symptôme ou signe évocateur d’une atteinte d’une valve cardiaque : essoufflement à l’effort, œdème (gonflement) des membres inférieurs, fatigue inexpliquée…Si nécessaire, l’avis d’un cardiologue et la réalisation d’une échographie cardiaque seront demandés par votre médecin traitant.

D’une manière générale, les valvulopathies, qui peuvent avoir des origines diverses, touchent environ 2,5 % de la population et n’entraînent pas toujours de signes particuliers. Ce n’est que lorsqu’elles évoluent qu’apparaissent les symptômes déjà mentionnés. L’atteinte importante d’une valve va fatiguer progressivementle muscle cardiaque et la valve fragilisée sera également plus sensible aux infections. Les cas les plus graves peuvent nécessiter une hospitalisation. En ce qui concerne Médiator, il faut savoir que l’atteinte d’une valve cardiaque est une complication rare du traitement, entraînant l’hospitalisation d’environ un patient par an pour 2000 patients ayant pris du Médiator.

Les nouvelles données, notamment celles qui sont issues d’une étude réalisée à partir des données de remboursement de l’Assurance Maladie à la demande de l’Afssaps, permettent de mieux cerner le risque de valvulopathie. Ce risque est clairement établi pour des durées de consommation de 3 mois et plus, et les complications surviennent principalement dans les 2 premières années de traitement. Le risque persiste dans les 2 années qui suivent l’arrêt du traitement et devient très faible au-delà, même si l’on ne peut exclure que des valvulopathies puissent apparaître encore plus tardivement.

Cette recommandation de consulter votre médecin traitant peut ne pas vous concerner si vous êtes suivi régulièrement et si vous avez déjà eu une consultation à la suite du retrait du Médiator et des recommandations émises par l’Afssaps en novembre 2009.

Des informations sur Médiator, notamment un document « questions-réponses », sont disponibles sur le site internet de l’Afssaps à l’adresse suivante :

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma considération distinguée.

Jean MARIMBERT,

Directeur Général de l’Afssaps

Sources :

  • www.afssaps.fr
  • www.wikio.fr

Un champignon peut en cacher un autre !

Ces intoxications peuvent nécessiter une hospitalisation et conduisent parfois au décès.

Amanite Phalloïde

En cette saison de cueillette des champignons, il est important de rappeler les recommandations suivantes :

  • Ne pas ramasser un champignon si vous avez le moindre doute sur son état ou son identification, certains champignons vénéneux hautement toxiques ressemblent beaucoup aux espèces comestibles ;
  • Cueillir uniquement les spécimens en bon état et prélever la totalité du champignon (pied et chapeau), afin de permettre l’identification ;
  • Éviter les sites pollués (bords de routes, aires industrielles, décharges) car les champignons concentrent les polluants.au moindre doute, jeter le champignon ;
  • Déposer les champignons séparément, dans une caisse ou un carton mais jamais dans un sac plastique qui accélère le pourrissement ;
  • Séparer les champignons récoltés, par espèce. Un champignon vénéneux peut contaminer les autres ;
  • Bien se laver les mains après la récolte ;
  • Ne pas consommer sa récolte avant de l’avoir fait contrôler par un spécialiste en la matière. Les pharmaciens ou les associations et sociétés de mycologie de votre région peuvent être consultés;
  • Les conserver dans de bonnes conditions au réfrigérateur et les consommer dans les 2 jours au maximum après la cueillette ;
  • Les consommer en quantité raisonnable après une cuisson suffisante, ne jamais les consommer crus ;

En cas d’apparition d’un ou plusieurs des symptômes associés à une consommation de champignons de cueillette (tremblements, vertiges, troubles de la vue, nausées, vomissements…), il faut appeler immédiatement un centre antipoison ou le Centre 15.

Les symptômes peuvent apparaître jusqu’à 12 heures après la consommation.

Il est utile de noter les heures du ou des derniers repas, l’heure de survenue des premiers signes et de conserver les restes de la cueillette pour identification.

Sources :

Communiqué de presse du 30 septembre 2010

  • InVS (Institut de Veille Sanitaire)
  • DGS (Direction Générale de la Santé)
  • Anses (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

Votre pharmacien, un professionnel de santé à proximité !

Pharmacien-ecouteQue ce soit pour une ordonnance ou pour un conseil avant ou après avoir pris rendez vous avec un médecin, le pharmacien et son équipe sont là pour vous renseigner et vous accompagner dans votre parcours de santé. Sans rendez vous et disponible pendant la plage horaire d’ouverture de sa pharmacie, son accès est libre et gratuit.

Qui se trouve derrière le comptoir ?Professionnel de santé le plus consulté, votre pharmacien est soumis au secret professionnel ainsi que tous ses collaborateurs. Dans votre pharmacie, vous serez amené à rencontrer toute une équipe officinale à votre service avec des statuts différents : cela va du ou des pharmaciens titulaires (propriétaires de la pharmacie), des pharmaciens adjoints, des préparateurs en pharmacie à des étudiants en pharmacie.

Quelle est le rôle du pharmacien ?La dispensation correspond à la délivrance d’un produit ou médicament de santé. Spécialiste des médicaments et de leurs effets sur l’organisme, sa mission ne consiste pas seulement à délivrer ce qui est inscrit sur votre ordonnance. Il accompagne cet acte de conseils et d’un mode d’emploi adapté à chacun en fonction des autres traitements pris :

  • Explique la fréquence et le moment de la prise
  • Rappelle les conditions de conservation des médicaments
  • Alerte sur la survenue possible d’ effets indésirables
  • Vérifie les possibles incompatibilités avec vos autres traitements ou votre mode de vie
  • Accompagne le patient si besoin (utilisation de matériels tels des inhalateurs, perfuseurs, lecteurs de glycémie, …)

Il a aussi un devoir particulier de conseil lorsqu’il est amené à délivrer un médicament qui ne requiert pas une prescription médicale. Il s’agit des médicaments en vente libre en pharmacie.

Peut il refuser de délivrer un traitement ?Le pharmacien noue une relation de confiance avec son client au quotidien. C’est aussi en fonction de de l’ âge, du poids, de la taille, des allergies, et des divers traitements… qu’il peut décider de suspendre ou refuser de dispenser un médicament pour l’intérêt de votre santé.

Sources :

  • Ordre des pharmaciens