Alcool : quels risques pour votre santé ?

Les effets de l'alcool sur la santé

La France est le 3ème pays qui consomme le plus d’alcool au monde. Avec 41 000 décès par an (dont 22% entre 15 et 34 ans et 18% entre 35 et 64 ans), l’alcool est considéré comme une cause de mortalité prématurée. 

Afin de définir plus aisément une consommation dite « à risque », l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a établi quelques repères : pour les femmes, le seuil limite est de 2 verres/jour et pour les hommes, il est de 3 verres/jour. Il est également conseillé de s’abstenir de boire de l’alcool au moins un jour par semaine. 

Si votre consommation excède ces repères et qu’elle devient de plus en plus régulière, vous risquez de développer plus facilement une dépendance à l’alcool, autrement appelée “alcoolodépendance” (ou encore “alcoolisme”). Selon l’OMS, ce phénomène est avéré à partir du moment ou la consommation d’alcool devient une priorité et que le désir d’en consommer devient impossible à maîtriser, au point de devenir une obsession.  

Sachez que l’addiction peut survenir sans même que vous ne vous en rendiez compte, ce qui constitue un réel danger et peut vite vous faire rentrer dans un engrenage dont vous aurez du mal à vous défaire. 

Le saviez-vous ? En janvier, se déroule le mouvement Dry January (comprendre “janvier sec”). Reconnu mondialement, ce mouvement a été lancé en Grande Bretagne par l’association Alcohol Change UK. Le but est de mobiliser le maximum de personnes afin de les inciter à ne plus boire d’alcool pendant un mois. En France, ce mouvement est plus connu sous le hasthag “#ledefidejanvier”, mais est moins pratiqué.

Quels sont les effets de l’alcool sur votre santé ? 

Une consommation d’alcool trop régulière peut avoir des conséquences parfois irréversibles sur votre santé. En effet, sur le long terme, de nombreuses pathologies peuvent être développées. 

Tout d’abord, une consommation excessive d’alcool n’est pas sans risques pour le cerveau. Certains troubles cognitifs peuvent se développer, tels qu’une altération de la mémoire, de la concentration, de l’apprentissage, de l’attention ou encore de la prise de décisions. De plus, des troubles psychiques (anxiété, dépression) peuvent également être aggravés à cause de l’alcool. 

Il existe d’autres pathologies liées à l’alcool, telles que la cirrhose du foie, la pancréatite, l’hypertension artérielle ou encore certaines maladies neurologiques comme le syndrome de Korsakoff. Ce syndrome touche particulièrement les personnes souffrant d’alcoolisme chronique, et provoque des troubles cognitifs sévères (détérioration de la mémoire, fabulations, troubles de l’humeur et spatio-temporels, etc.). 

La consommation d’alcool favorise également l’apparition de cancers, tels que le cancer de la bouche, de l’oesophage, du foie, du côlon, du rectum ou encore du sein. Les risques sont d’autant plus élevés s’il y a une combinaison de cigarette et d’alcool. 

Quels sont les bénéfices d’un sevrage de l’alcool ?

Une peau plus fraîche et plus belle

Vieillissement prématuré de la peau, rosacée, psoriasis, acné, déshydratation,… certaines affections cutanées sont fortement exacerbées par une consommation excessive d’alcool.  

En arrêtant d’en boire, vous retrouverez progressivement une peau plus lumineuse, plus éclatante, plus fraîche, plus hydratée,… en bref, une peau plus saine !

Un sommeil amélioré et un regain d’énergie

Vous l’avez sûrement déjà expérimenté, mais après une soirée arrosée, les lendemains sont souvent difficiles. Vous vous sentez fatigué, vidé de votre énergie…

Si l’alcool vous aide à vous endormir rapidement, il perturbe sérieusement la qualité de votre sommeil. Sans que vous en ayez nécessairement conscience, votre sommeil sera ponctué de micro-réveils, de rêves troublants, de sueurs nocturnes,… ce qui vous empêchera d’atteindre un sommeil profond et réparateur. 

Une perte de poids

C’est bien connu, l’alcool est la dernière chose à consommer si vous désirez garder la ligne ! De nombreuses études démontrent que l’alcool retarde la sensation de satiété, ce qui vous pousse à manger plus que vous le feriez si vous ne buviez que de l’eau. Boire de l’alcool augmente également la production d’acides gras et ralentit le processus de combustion des graisses. 

De plus, l’éthanol contenu dans un verre d’alcool apporte beaucoup de calories. Pour vous donner une idée plus concrète, un verre de vin rouge équivaut à 100 kcal, un verre de champagne à 120 kcal et une bière blonde de 25 cl apporte quant à elle 140 kcal. 

Une économie d’argent

Certaines personnes peuvent dépenser des centaines d’euros par mois en alcool. Vous ne le réalisez certainement pas sur le coup, mais boire toutes les semaines peut rapidement avoir un impact non négligeable sur votre portefeuille et vos économies. 

Faites le test, et essayez de calculer ce que représentent vos dépenses en alcool par mois, puis sur une année. Vous risquez d’être surpris ! Peut-être y trouverez-vous une motivation pour réduire votre consommation (voire arrêter complètement).

Conclusion

Vous l’aurez compris, boire de l’alcool n’apporte rien à notre organisme. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de culpabiliser au moindre verre, tant que vous parvenez à contrôler votre consommation et qu’elle ne devient pas trop régulière. 

Il est également important de sensibiliser les jeunes le plus tôt possible sur les effets de l’alcool sur la santé. Il faut savoir que plus la consommation de boissons alcoolisées commence à un âge précoce, plus la détérioration du cerveau est importante. 

En cas de dépendance, n’hésitez pas à vous faire aider. Le site alcoolinfoservice.fr peut vous mettre en relation avec des professionnels qui vous accompagneront dans votre combat contre l’alcool. Ensemble, vous chercherez les causes de votre consommation pour pouvoir trouver la meilleure solution afin de vous aider. 

Consommer des boissons alcoolisées : les effets sur notre santé

Sources :

http://bit.ly/2siC9DS
http://bit.ly/2FMUfBg
http://bit.ly/35QdfZU
http://bit.ly/2R9YH2g
http://bit.ly/382QJyF
http://bit.ly/382F9ng
http://bit.ly/2TiyCAD 

Le tabac, un fléau pour notre santé ?

Le tabac, un fléau pour notre santé ?

La France compte en moyenne 16 millions de fumeurs. Selon une enquête de Santé Publique France, le nombre de fumeurs serait en baisse : 1.6 millions de moins sur les deux dernières années. En revanche, le nombre de décès liés au tabagisme, lui, ne diminue pas : chaque année, ce sont environ 73 000 personnes qui meurent à cause du tabac en France.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. Saviez-vous qu’un sevrage tabagique de 30 jours multiplie par 5 les chances d’arrêter définitivement ? C’est pour cette raison que des opérations telles que le #MoisSansTabac existent, et permettent à de nombreux fumeurs de se soutenir dans leur lutte contre le tabac. 

Gardez en tête que toutes les raisons sont bonnes pour arrêter de fumer. Tout sevrage se répercutera forcément sur votre état de santé, mais aura également un impact sur votre porte-monnaie. Il est estimé que la dépense moyenne annuelle d’un fumeur est environ 1 200€, soit 100€ par mois. De quoi réaliser de belles économies !

Les causes de l’addiction au tabac

Le tabac comporte 4 000 substances chimiques, dont une soixantaine sont cancérigènes. Cela en fait un danger pour le fumeur, mais également pour son entourage, qui inhale involontairement de la fumée : on parle alors de tabagisme passif. 

Parmi les substances, on retrouve entre autres différents types de goudrons, des agents de saveur, des gaz toxiques, des métaux lourds et bien entendu de la nicotine, qui peut vous rendre accro très rapidement.

Il existe 3 types de dépendance au tabac, qui varient en fonction de la personne :

  • La dépendance physique. Dans ce cas-ci, quand un fumeur n’a pas sa dose de nicotine, il développe une sensation de manque qui peut l’affecter physiquement et mentalement. Il devient alors irritable, dépressif, anxieux,… ce qui peut également avoir des répercussions sur la qualité de son sommeil et sur sa concentration. L’intensité de ce type de dépendance varie en fonction du fumeur, et survient généralement après plusieurs années de consommation. 
  • La dépendance psychologique. Le fumeur voit dans la consommation de tabac une solution pour gérer son stress, ses angoisses ou simplement pour se faire plaisir. Ce type de dépendance apparaît généralement assez tôt, à partir du moment où la consommation devient régulière.  
  • La dépendance comportementale ou environnementale. Chaque fumeur a tendance à associer l’action de fumer à des circonstances, des habitudes ou encore à des personnes ou des lieux. En effet, l’envie de fumer apparaît souvent à des moments précis (après un café, un repas, lors d’une soirée entre amis, dans votre voiture, etc.). Ce sont en réalité des automatismes qui se mettent en place et développent votre dépendance au tabac. 

Les maladies liées au tabac

Le tabac multiplie par 10 ou 15 le risque d’avoir un cancer du poumon, ce qui en fait le cancer le plus développé par les fumeurs (avec près de 90% des cas). Malheureusement, il n’est pas le seul : cancer de la gorge, de la bouche, des lèvres, du pancréas, des reins, de la vessie,… constituent également des conséquences possibles liées au tabagisme. 

Maladies cardio-vasculaires, accidents vasculaires cérébraux, artérite, anévrismes ou encore hypertension artérielle sont aussi plus susceptibles de toucher les fumeurs.  De plus, d’autres pathologies comme le diabète, l’eczéma, le psoriasis, les infections ORL et dentaires, la cataracte et la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), peuvent être aggravées à cause du tabac. 

Enfin, les fumeurs actifs peuvent aussi être sujets à certaines infections chroniques, comme par exemple la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), qui se traduit par des signes de bronchite comme une toux grasse qui dure longtemps, des bronchites régulières ou encore des difficultés respiratoires (susceptibles de s’aggraver si la personne n’arrête pas de fumer). 

Les solutions pour arrêter de fumer

Des solutions existent pour aider les fumeurs à arrêter. Par exemple, en novembre, l’opération #MoisSansTabac est organisée pour les accompagner et les aider à surmonter les difficultés, particulièrement les premières semaines. Avec plus de 90 000 participants, les fumeurs peuvent facilement partager leur expérience et s’entraider. En s’inscrivant gratuitement sur une plateforme dédiée, ils peuvent bénéficier de tous les conseils et aides mis à leur disposition. Chaque participant reçoit également un “kit d’aide à l’arrêt”, un accompagnement par mail et un programme d’aide personnalisé. 

En plus d’une bonne dose de motivation, arrêter de fumer demande une certaine organisation. Ainsi, le site Tabac Info Service met en avant les étapes nécessaires pour aider les fumeurs à atteindre leurs objectifs : 

  1. Faire le point sur sa consommation et ses motivations à arrêter
  2. Élaborer une stratégie
  3. Anticiper les difficultés
  4. Choisir une date et s’organiser
  5. Gérer dès le premier jour

Le saviez-vous ? Il existe également des solutions naturelles pour vous aider à combler le manque provoqué par la nicotine :

  • L’homéopathie, qui vous aidera à surmonter les symptômes de la détoxification.
  • Certaines huiles essentielles aux vertus calmantes, telles que la mandarine, l’orange ou encore la menthe poivrée, qui vous aideront à vous calmer et vous détendre
  • Les infusions aux plantes telles que la stevia, la lobélie enflée ou encore la verveine, qui sont des plantes à usage thérapeutiques très utilisées pour le sevrage de la nicotine.
  • Le sport, qui vous permettra de vous détendre, de vous vider la tête, mais également de détourner votre attention de la cigarette.  
  • La relaxation ou la sophrologie, qui vont aideront à gérer le stress et lutter contre les envies de fumer, grâce à un travail sur l’harmonie entre l’esprit et le corps. 

Conclusion

Si la lutte contre le tabac est encore loin d’être gagnée, des solutions sont mises en place pour vaincre ce fléau (Mois Sans tabac, hausse des prix des paquets, remboursement à 65% des substituts nicotiniques, photos “chocs” sur les paquets,etc). 

N’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls, et qu’à force de persévérance et de détermination, vous finirez par gagner ce combat contre le tabac. N’abandonnez jamais, et restez fixé sur votre objectif : adopter une vie saine, pour vous et celle de votre entourage. 

Le tabac, un fléau pour notre santé ?

Sources:

http://bit.ly/37WLIZf
http://bit.ly/35SpHc7
http://bit.ly/2q9RaXx

http://bit.ly/380t2Ie
http://bit.ly/2LaRTiI
http://bit.ly/35XtMvP
http://bit.ly/35TXVfn
http://bit.ly/2P2PaZx

 

Movember, un mouvement pour la santé des hommes

Movember, un mouvement qui se bat pour la santé des hommes

Qu’est-ce que Movember ?

Initiée par la Movember Foundation en 2003, cette campagne a pour objectif de récolter des dons et de sensibiliser l’opinion publique à certaines maladies masculines, mais également à tout ce qui touche aux problèmes de santé mentale et à la prévention du suicide.

À ses débuts, la fondation n’était présente qu’en Australie et ne comptait qu’une trentaine de membres actifs. Très vite, le mouvement a pris de l’ampleur et est aujourd’hui le principal à se battre pour la santé des hommes. Présent dans plus de 20 pays, il compte près de 5 millions de Mo Bros et Mo Sistas (noms donnés aux participants) et a déjà financé 1250 projets pour la santé des hommes.  

Comment participer ? 

Chaque mois de novembre, les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache et à l’entretenir durant 30 jours. En participant, ils montrent leur soutien dans la lutte pour la santé masculine et aident le mouvement à se faire connaître afin de récolter un maximum de dons.   

Ceux qui n’ont pas de moustache peuvent quand même participer en relevant le défi de parcourir 60 km dans le mois. Ces 60 km représentent les 60 hommes mourants chaque heure dans le monde. Pour ce challenge, vous êtes libre de vous déplacer en marchant ou en courant (même sur un tapis roulant) !

Quelle que soit l’action que vous choisirez, chaque occasion est bonne à prendre pour récolter des fonds et faire connaître davantage la crise cachée de la santé masculine. 

La santé masculine au cœur d’une crise

Même si aucune raison biologique ne justifie cela, les hommes mourraient 6 ans plus tôt que les femmes. 

Certaines études ont démontré que les hommes ne feraient pas de leur santé une priorité et attendraient trop souvent le dernier moment pour consulter un médecin. Que ce soit conscient ou non, certains hommes considèrent que se faire soigner reviendrait à reconnaître une forme de faiblesse ou de fragilité, ce qui les mènent trop souvent à faire preuve d’une certaine négligence face à leur état de santé.

La sensibilisation passe également par une bonne information : quels sont les maux qui touchent le plus la santé masculine ? 

Le cancer de la prostate

Cancer le plus répandu chez les hommes, il est dû à un renouvellement plus rapide que la normale des cellules prostatiques. Malheureusement, dans de nombreux cas, aucun signe annonciateur de la maladie n’a été détecté au départ. Cependant, la hausse de la fréquence à uriner, l’éjaculation douloureuse, la présence de sang dans l’urine ou le sperme, etc. sont des signes qui peuvent alerter. 

Il existe également certains facteurs risques important à connaître, tels que : 

  • l’âge : plus un homme vieillit, plus il est vulnérable. L’âge médian d’apparition d’un cancer de la prostate est de 74 ans. 
  • les antécédents familiaux : si votre père ou frère ont été atteints par ce type de cancer, le risque de le développer est 2 fois plus élevé.
  • les origines : si la recherche n’a pas encore déterminé de raison précise pour l’expliquer, il existerait un taux plus élevé de cancers de la prostate diagnostiqués chez les hommes noirs africains et afro-antillais.

Si vous avez le moindre doute, faites-vous dépister par votre médecin généraliste.

Le cancer des testicules

Contrairement à celui de la prostate, ce sont les jeunes âgés de 15 à 35 ans qui sont le plus susceptibles d’être touchés par ce type de cancer. 

Relativement rare (il ne représente qu’1% des cancers de l’homme), le cancer des testicules se manifeste par la présence d’une grosseur dans un voire deux testicules. Bien que les causes soient encore mal définies, les testicules non descendus constitueraient le risque le plus élevé de développer ce cancer. Les antécédents familiaux, l’âge ou encore une mauvaise hygiène de vie pourraient également être considérés comme des causes possibles. 

De nouveau, il est primordial de ne pas attendre qu’il soit trop tard pour en parler. Si vous observez un changement de taille ou de forme de vos testicules, une douleur gênante, des crampes dans l’aine ou le bas ventre,… consultez votre médecin et faites-vous dépister. 

Les maladies mentales

Saviez-vous que ¾ des suicides concernent les hommes ? Abus d’alcool, problèmes familiaux, solitude, conflits personnels ou professionnels,… beaucoup d’hommes gardent leurs problèmes pour eux et s’enferment dans un mal-être qui les poussent parfois à commettre l’irréparable.

La santé mentale ne doit pas être prise à la légère, il ne faut pas hésiter à parler avec vos proches si vous en ressentez le besoin ou si vous pensez que quelqu’un a besoin d’aide. Des associations ou des professionnels de santé sont aussi à votre disposition pour vous écouter et vous aider. N’hésitez pas à vous renseigner en consultant le site www.suicide-ecoute.fr/ et/ou en contactant le numéro 0145394000.

Quelle que soit la nature de votre problème, ne restez pas seul. 

Conclusion

L’objectif, d’ici une dizaine d’année, est de réduire de 25% le nombre de décès prématurés et de 50% celui lié aux cancers de la prostate et des testicules. D’après le Professeur Fizazi (chef du département de médecine oncologique de l’Institut Gustave Roussy et partenaire des programmes financés par Movember), la recherche pour ces maladies n’a jamais autant progressé que ces 5 dernières années. En effet,  le taux de guérison pour ces maladies à un stade grave serait de 75%, ce qui constitue avancée considérable et encourageante pour la suite.

Pour participer au mouvement Movember, inscrivez-vous sur le site de la fondation, partagez des photos de l’évolution de votre moustache, des informations sur la santé des hommes et créez des discussions à ce sujet.

Grâce à vous, le visage de la santé masculine peut changer !

Participez au Movember et soutenez la cause !

Sources :

http://mvmbr.co/33dhH4B
http://bit.ly/2r9N1Tz
http://bit.ly/32hY7mu

Moi(s) sans tabac : on arrête ensemble !

Aujourd’hui, de nombreuses raisons pourraient inciter les fumeurs à arrêter de fumer : hausse des remboursements des substituts nicotiniques, augmentation du prix du tabac, les diverses pathologies engendrées… Mais plus facile à dire qu’à faire ! Voici nos conseils pour vous aider dans votre démarche.

Les effets de l’arrêt de la cigarette

Tout d’abord, fumer est un comportement associé à une dépendance : celle de la nicotine qui provoque une sensation de plaisir. Cette dernière est faiblement toxique. C’est la combustion de la cigarette en elle-même qui génère des produits nocifs pour l’organisme.

Les avantages de l’arrêt

  • Réduit le risque de développer des maladies
  • Augmente la durée de vie
    • 20 minutes après la dernière cigarette, la fréquence cardiaque redevient normale
    • 1 jour après l’arrêt, les risques d’infarctus commencent à diminuer et la nicotine est éliminée de l’organisme
    • 2 jours sans cigarette et le goût et l’odorat s’améliorent
    • 3 à 9 mois sans tabac, la respiration s’améliore
    • 1 an après, le risque d’infarctus est réduit de 50% et le risque d’accident vasculaire cérébral devient équivalent à celui d’une personne n’ayant jamais fumé
  • Permet de ne plus affecter ses proches et son environnement (tabagisme passif)
  • Permet de retrouver une bonne haleine

Les inconvénients de l’arrêt

  • Syndrome du sevrage :
    • pendant 1 à 2 mois, votre moral et votre santé peuvent être affectées : dépression, anxiété, baisse de l’immunité au niveau de la sphère ORL, des bronches et des poumons…
    • pendant une durée temporaire : troubles du sommeil, de la concentration…

Les méthodes pour arrêter de fumer

Suivi médical

L’accompagnement est essentiel pour augmenter les chances de réussite. Les addictologues, tabacologues et même votre médecin et/ou pharmacien, peuvent vous accompagner dans une démarche de réduction et d’arrêt de la cigarette. 

Vous pouvez également faire le test de Fagerström, qui estime la dépendance à la nicotine pour adapter la prise en charge du sevrage (possible dans certaines pharmacies).

Substituts nicotiniques

Le but est d’apporter à l’organisme de la nicotine pour en éliminer le manque, sans la nocivité de la cigarette (peuvent être pris même pendant la grossesse).

Un large choix de substituts existe :

    • patch : diffusion lente de nicotine à travers la peau
      • Pour éviter les irritations, il est conseillé de changer la zone d’application régulièrement.
      • Ne pas changer sans un avis médical au risque de ressentir des effets indésirables importants.
    • comprimés sous la langue
    • pastilles à sucer
    • gommes à mâcher : à garder contre la joue quelques minutes puis à mâcher pendant ½ heure
    • spray buccal
    • inhalateur

Attention le café bloque l’absorption de la nicotine : sa consommation est déconseillée dans les 30 minutes qui précèdent la prise de ces substituts.

Thérapies cognitivo-comportementales

Elles permettent d’apprendre à mieux gérer ses comportements, ses émotions, d’anticiper ses réactions et réapprendre à adopter un comportement autre que celui de prendre une cigarette.

Solutions à base de plantes

  • Homéopathie : 
    • favorise l’élimination des toxines
    • déconditionne le fumeur
    • évite de compenser par des sucreries
    • soulage les troubles liés au sevrage
    • apaise la nervosité
    • calme les humeurs changeantes
  • Phytothérapie :
    • la mauve permet d’apaiser l’inflammation des voies respiratoires
    • le ginkgo compense la baisse d’énergie
    • la ballote lutte contre les troubles du sommeil et la nervosité
    • la valériane apporte un effet calmant et anti-stress

Les méthodes alternatives

Des méthodes comme l’acupuncture, l’hypnose et la mésothérapie (technique médicale qui consiste en des injections ciblées de médicaments dans la couche profonde de la peau) sont possibles pour arrêter de fumer. 

Il n’y a pas de preuve scientifique quant à leur efficacité dans le sevrage tabagique, mais ces méthodes ne sont pas déconseillées étant donné l’absence d’effets secondaires. En revanche, elles doivent être complémentaires à une démarche de sevrage du tabac classique pour plus d’efficacité.

Outils à distance

Des applications et sites internet sont disponibles gratuitement pour vous faire bénéficier de conseils ou d’un suivi à distance, avec des Forums pour trouver des témoignages et du soutien, comme par exemple : www.tabac-info-service.fr

Pendant le mois sans tabac, des kits d’aide à l’arrêt du tabac sont disponibles gratuitement en pharmacie, parlez-en à votre pharmacien (http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/).

Les facteurs de risques de rechutent

Votre environnement

  • Il est important d’être soutenu par votre encourage
  • Anticipez les situations quotidiennes susceptibles d’inciter la prise d’une cigarette
  • Demandez aux autres de ne pas fumer en votre présence
  • Évitez les endroits où l’on fume lors des premières semaines de sevrage
  • Le degré de dépendance est différent en présence de fumeurs (physiologique et psychologique)
  • La motivation évolue avec le temps

La prise de poids

Prendre du poids n’est pas une étape obligatoire du sevrage tabagique, mais ça arrive régulièrement étant donné que la nicotine joue un rôle de coupe-faim. 

  • Pour éviter la prise de poids :
    • Ayez une alimentation saine et équilibrée
    • Évitez de grignoter
    • Maintenez ou démarrez une activité physique régulière

Le conseil en plus : gardez toujours à l’esprit qu’une rechute ne signifie pas l’échec, mais un pas de plus vers la réussite.

 

Sources :