Alcool : quels risques pour votre santé ?

Les effets de l'alcool sur la santé

La France est le 3ème pays qui consomme le plus d’alcool au monde. Avec 41 000 décès par an (dont 22% entre 15 et 34 ans et 18% entre 35 et 64 ans), l’alcool est considéré comme une cause de mortalité prématurée. 

Afin de définir plus aisément une consommation dite « à risque », l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a établi quelques repères : pour les femmes, le seuil limite est de 2 verres/jour et pour les hommes, il est de 3 verres/jour. Il est également conseillé de s’abstenir de boire de l’alcool au moins un jour par semaine. 

Si votre consommation excède ces repères et qu’elle devient de plus en plus régulière, vous risquez de développer plus facilement une dépendance à l’alcool, autrement appelée “alcoolodépendance” (ou encore “alcoolisme”). Selon l’OMS, ce phénomène est avéré à partir du moment ou la consommation d’alcool devient une priorité et que le désir d’en consommer devient impossible à maîtriser, au point de devenir une obsession.  

Sachez que l’addiction peut survenir sans même que vous ne vous en rendiez compte, ce qui constitue un réel danger et peut vite vous faire rentrer dans un engrenage dont vous aurez du mal à vous défaire. 

Le saviez-vous ? En janvier, se déroule le mouvement Dry January (comprendre “janvier sec”). Reconnu mondialement, ce mouvement a été lancé en Grande Bretagne par l’association Alcohol Change UK. Le but est de mobiliser le maximum de personnes afin de les inciter à ne plus boire d’alcool pendant un mois. En France, ce mouvement est plus connu sous le hasthag “#ledefidejanvier”, mais est moins pratiqué.

Quels sont les effets de l’alcool sur votre santé ? 

Une consommation d’alcool trop régulière peut avoir des conséquences parfois irréversibles sur votre santé. En effet, sur le long terme, de nombreuses pathologies peuvent être développées. 

Tout d’abord, une consommation excessive d’alcool n’est pas sans risques pour le cerveau. Certains troubles cognitifs peuvent se développer, tels qu’une altération de la mémoire, de la concentration, de l’apprentissage, de l’attention ou encore de la prise de décisions. De plus, des troubles psychiques (anxiété, dépression) peuvent également être aggravés à cause de l’alcool. 

Il existe d’autres pathologies liées à l’alcool, telles que la cirrhose du foie, la pancréatite, l’hypertension artérielle ou encore certaines maladies neurologiques comme le syndrome de Korsakoff. Ce syndrome touche particulièrement les personnes souffrant d’alcoolisme chronique, et provoque des troubles cognitifs sévères (détérioration de la mémoire, fabulations, troubles de l’humeur et spatio-temporels, etc.). 

La consommation d’alcool favorise également l’apparition de cancers, tels que le cancer de la bouche, de l’oesophage, du foie, du côlon, du rectum ou encore du sein. Les risques sont d’autant plus élevés s’il y a une combinaison de cigarette et d’alcool. 

Quels sont les bénéfices d’un sevrage de l’alcool ?

Une peau plus fraîche et plus belle

Vieillissement prématuré de la peau, rosacée, psoriasis, acné, déshydratation,… certaines affections cutanées sont fortement exacerbées par une consommation excessive d’alcool.  

En arrêtant d’en boire, vous retrouverez progressivement une peau plus lumineuse, plus éclatante, plus fraîche, plus hydratée,… en bref, une peau plus saine !

Un sommeil amélioré et un regain d’énergie

Vous l’avez sûrement déjà expérimenté, mais après une soirée arrosée, les lendemains sont souvent difficiles. Vous vous sentez fatigué, vidé de votre énergie…

Si l’alcool vous aide à vous endormir rapidement, il perturbe sérieusement la qualité de votre sommeil. Sans que vous en ayez nécessairement conscience, votre sommeil sera ponctué de micro-réveils, de rêves troublants, de sueurs nocturnes,… ce qui vous empêchera d’atteindre un sommeil profond et réparateur. 

Une perte de poids

C’est bien connu, l’alcool est la dernière chose à consommer si vous désirez garder la ligne ! De nombreuses études démontrent que l’alcool retarde la sensation de satiété, ce qui vous pousse à manger plus que vous le feriez si vous ne buviez que de l’eau. Boire de l’alcool augmente également la production d’acides gras et ralentit le processus de combustion des graisses. 

De plus, l’éthanol contenu dans un verre d’alcool apporte beaucoup de calories. Pour vous donner une idée plus concrète, un verre de vin rouge équivaut à 100 kcal, un verre de champagne à 120 kcal et une bière blonde de 25 cl apporte quant à elle 140 kcal. 

Une économie d’argent

Certaines personnes peuvent dépenser des centaines d’euros par mois en alcool. Vous ne le réalisez certainement pas sur le coup, mais boire toutes les semaines peut rapidement avoir un impact non négligeable sur votre portefeuille et vos économies. 

Faites le test, et essayez de calculer ce que représentent vos dépenses en alcool par mois, puis sur une année. Vous risquez d’être surpris ! Peut-être y trouverez-vous une motivation pour réduire votre consommation (voire arrêter complètement).

Conclusion

Vous l’aurez compris, boire de l’alcool n’apporte rien à notre organisme. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de culpabiliser au moindre verre, tant que vous parvenez à contrôler votre consommation et qu’elle ne devient pas trop régulière. 

Il est également important de sensibiliser les jeunes le plus tôt possible sur les effets de l’alcool sur la santé. Il faut savoir que plus la consommation de boissons alcoolisées commence à un âge précoce, plus la détérioration du cerveau est importante. 

En cas de dépendance, n’hésitez pas à vous faire aider. Le site alcoolinfoservice.fr peut vous mettre en relation avec des professionnels qui vous accompagneront dans votre combat contre l’alcool. Ensemble, vous chercherez les causes de votre consommation pour pouvoir trouver la meilleure solution afin de vous aider. 

Consommer des boissons alcoolisées : les effets sur notre santé

Sources :

http://bit.ly/2siC9DS
http://bit.ly/2FMUfBg
http://bit.ly/35QdfZU
http://bit.ly/2R9YH2g
http://bit.ly/382QJyF
http://bit.ly/382F9ng
http://bit.ly/2TiyCAD 

Le tabac, un fléau pour notre santé ?

Le tabac, un fléau pour notre santé ?

La France compte en moyenne 16 millions de fumeurs. Selon une enquête de Santé Publique France, le nombre de fumeurs serait en baisse : 1.6 millions de moins sur les deux dernières années. En revanche, le nombre de décès liés au tabagisme, lui, ne diminue pas : chaque année, ce sont environ 73 000 personnes qui meurent à cause du tabac en France.

Il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. Saviez-vous qu’un sevrage tabagique de 30 jours multiplie par 5 les chances d’arrêter définitivement ? C’est pour cette raison que des opérations telles que le #MoisSansTabac existent, et permettent à de nombreux fumeurs de se soutenir dans leur lutte contre le tabac. 

Gardez en tête que toutes les raisons sont bonnes pour arrêter de fumer. Tout sevrage se répercutera forcément sur votre état de santé, mais aura également un impact sur votre porte-monnaie. Il est estimé que la dépense moyenne annuelle d’un fumeur est environ 1 200€, soit 100€ par mois. De quoi réaliser de belles économies !

Les causes de l’addiction au tabac

Le tabac comporte 4 000 substances chimiques, dont une soixantaine sont cancérigènes. Cela en fait un danger pour le fumeur, mais également pour son entourage, qui inhale involontairement de la fumée : on parle alors de tabagisme passif. 

Parmi les substances, on retrouve entre autres différents types de goudrons, des agents de saveur, des gaz toxiques, des métaux lourds et bien entendu de la nicotine, qui peut vous rendre accro très rapidement.

Il existe 3 types de dépendance au tabac, qui varient en fonction de la personne :

  • La dépendance physique. Dans ce cas-ci, quand un fumeur n’a pas sa dose de nicotine, il développe une sensation de manque qui peut l’affecter physiquement et mentalement. Il devient alors irritable, dépressif, anxieux,… ce qui peut également avoir des répercussions sur la qualité de son sommeil et sur sa concentration. L’intensité de ce type de dépendance varie en fonction du fumeur, et survient généralement après plusieurs années de consommation. 
  • La dépendance psychologique. Le fumeur voit dans la consommation de tabac une solution pour gérer son stress, ses angoisses ou simplement pour se faire plaisir. Ce type de dépendance apparaît généralement assez tôt, à partir du moment où la consommation devient régulière.  
  • La dépendance comportementale ou environnementale. Chaque fumeur a tendance à associer l’action de fumer à des circonstances, des habitudes ou encore à des personnes ou des lieux. En effet, l’envie de fumer apparaît souvent à des moments précis (après un café, un repas, lors d’une soirée entre amis, dans votre voiture, etc.). Ce sont en réalité des automatismes qui se mettent en place et développent votre dépendance au tabac. 

Les maladies liées au tabac

Le tabac multiplie par 10 ou 15 le risque d’avoir un cancer du poumon, ce qui en fait le cancer le plus développé par les fumeurs (avec près de 90% des cas). Malheureusement, il n’est pas le seul : cancer de la gorge, de la bouche, des lèvres, du pancréas, des reins, de la vessie,… constituent également des conséquences possibles liées au tabagisme. 

Maladies cardio-vasculaires, accidents vasculaires cérébraux, artérite, anévrismes ou encore hypertension artérielle sont aussi plus susceptibles de toucher les fumeurs.  De plus, d’autres pathologies comme le diabète, l’eczéma, le psoriasis, les infections ORL et dentaires, la cataracte et la DMLA (Dégénérescence Maculaire Liée à l’Âge), peuvent être aggravées à cause du tabac. 

Enfin, les fumeurs actifs peuvent aussi être sujets à certaines infections chroniques, comme par exemple la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), qui se traduit par des signes de bronchite comme une toux grasse qui dure longtemps, des bronchites régulières ou encore des difficultés respiratoires (susceptibles de s’aggraver si la personne n’arrête pas de fumer). 

Les solutions pour arrêter de fumer

Des solutions existent pour aider les fumeurs à arrêter. Par exemple, en novembre, l’opération #MoisSansTabac est organisée pour les accompagner et les aider à surmonter les difficultés, particulièrement les premières semaines. Avec plus de 90 000 participants, les fumeurs peuvent facilement partager leur expérience et s’entraider. En s’inscrivant gratuitement sur une plateforme dédiée, ils peuvent bénéficier de tous les conseils et aides mis à leur disposition. Chaque participant reçoit également un “kit d’aide à l’arrêt”, un accompagnement par mail et un programme d’aide personnalisé. 

En plus d’une bonne dose de motivation, arrêter de fumer demande une certaine organisation. Ainsi, le site Tabac Info Service met en avant les étapes nécessaires pour aider les fumeurs à atteindre leurs objectifs : 

  1. Faire le point sur sa consommation et ses motivations à arrêter
  2. Élaborer une stratégie
  3. Anticiper les difficultés
  4. Choisir une date et s’organiser
  5. Gérer dès le premier jour

Le saviez-vous ? Il existe également des solutions naturelles pour vous aider à combler le manque provoqué par la nicotine :

  • L’homéopathie, qui vous aidera à surmonter les symptômes de la détoxification.
  • Certaines huiles essentielles aux vertus calmantes, telles que la mandarine, l’orange ou encore la menthe poivrée, qui vous aideront à vous calmer et vous détendre
  • Les infusions aux plantes telles que la stevia, la lobélie enflée ou encore la verveine, qui sont des plantes à usage thérapeutiques très utilisées pour le sevrage de la nicotine.
  • Le sport, qui vous permettra de vous détendre, de vous vider la tête, mais également de détourner votre attention de la cigarette.  
  • La relaxation ou la sophrologie, qui vont aideront à gérer le stress et lutter contre les envies de fumer, grâce à un travail sur l’harmonie entre l’esprit et le corps. 

Conclusion

Si la lutte contre le tabac est encore loin d’être gagnée, des solutions sont mises en place pour vaincre ce fléau (Mois Sans tabac, hausse des prix des paquets, remboursement à 65% des substituts nicotiniques, photos “chocs” sur les paquets,etc). 

N’oubliez pas que vous n’êtes pas seuls, et qu’à force de persévérance et de détermination, vous finirez par gagner ce combat contre le tabac. N’abandonnez jamais, et restez fixé sur votre objectif : adopter une vie saine, pour vous et celle de votre entourage. 

Le tabac, un fléau pour notre santé ?

Sources:

http://bit.ly/37WLIZf
http://bit.ly/35SpHc7
http://bit.ly/2q9RaXx

http://bit.ly/380t2Ie
http://bit.ly/2LaRTiI
http://bit.ly/35XtMvP
http://bit.ly/35TXVfn
http://bit.ly/2P2PaZx

 

Movember, un mouvement pour la santé des hommes

Movember, un mouvement qui se bat pour la santé des hommes

Qu’est-ce que Movember ?

Initiée par la Movember Foundation en 2003, cette campagne a pour objectif de récolter des dons et de sensibiliser l’opinion publique à certaines maladies masculines, mais également à tout ce qui touche aux problèmes de santé mentale et à la prévention du suicide.

À ses débuts, la fondation n’était présente qu’en Australie et ne comptait qu’une trentaine de membres actifs. Très vite, le mouvement a pris de l’ampleur et est aujourd’hui le principal à se battre pour la santé des hommes. Présent dans plus de 20 pays, il compte près de 5 millions de Mo Bros et Mo Sistas (noms donnés aux participants) et a déjà financé 1250 projets pour la santé des hommes.  

Comment participer ? 

Chaque mois de novembre, les hommes sont invités à se laisser pousser la moustache et à l’entretenir durant 30 jours. En participant, ils montrent leur soutien dans la lutte pour la santé masculine et aident le mouvement à se faire connaître afin de récolter un maximum de dons.   

Ceux qui n’ont pas de moustache peuvent quand même participer en relevant le défi de parcourir 60 km dans le mois. Ces 60 km représentent les 60 hommes mourants chaque heure dans le monde. Pour ce challenge, vous êtes libre de vous déplacer en marchant ou en courant (même sur un tapis roulant) !

Quelle que soit l’action que vous choisirez, chaque occasion est bonne à prendre pour récolter des fonds et faire connaître davantage la crise cachée de la santé masculine. 

La santé masculine au cœur d’une crise

Même si aucune raison biologique ne justifie cela, les hommes mourraient 6 ans plus tôt que les femmes. 

Certaines études ont démontré que les hommes ne feraient pas de leur santé une priorité et attendraient trop souvent le dernier moment pour consulter un médecin. Que ce soit conscient ou non, certains hommes considèrent que se faire soigner reviendrait à reconnaître une forme de faiblesse ou de fragilité, ce qui les mènent trop souvent à faire preuve d’une certaine négligence face à leur état de santé.

La sensibilisation passe également par une bonne information : quels sont les maux qui touchent le plus la santé masculine ? 

Le cancer de la prostate

Cancer le plus répandu chez les hommes, il est dû à un renouvellement plus rapide que la normale des cellules prostatiques. Malheureusement, dans de nombreux cas, aucun signe annonciateur de la maladie n’a été détecté au départ. Cependant, la hausse de la fréquence à uriner, l’éjaculation douloureuse, la présence de sang dans l’urine ou le sperme, etc. sont des signes qui peuvent alerter. 

Il existe également certains facteurs risques important à connaître, tels que : 

  • l’âge : plus un homme vieillit, plus il est vulnérable. L’âge médian d’apparition d’un cancer de la prostate est de 74 ans. 
  • les antécédents familiaux : si votre père ou frère ont été atteints par ce type de cancer, le risque de le développer est 2 fois plus élevé.
  • les origines : si la recherche n’a pas encore déterminé de raison précise pour l’expliquer, il existerait un taux plus élevé de cancers de la prostate diagnostiqués chez les hommes noirs africains et afro-antillais.

Si vous avez le moindre doute, faites-vous dépister par votre médecin généraliste.

Le cancer des testicules

Contrairement à celui de la prostate, ce sont les jeunes âgés de 15 à 35 ans qui sont le plus susceptibles d’être touchés par ce type de cancer. 

Relativement rare (il ne représente qu’1% des cancers de l’homme), le cancer des testicules se manifeste par la présence d’une grosseur dans un voire deux testicules. Bien que les causes soient encore mal définies, les testicules non descendus constitueraient le risque le plus élevé de développer ce cancer. Les antécédents familiaux, l’âge ou encore une mauvaise hygiène de vie pourraient également être considérés comme des causes possibles. 

De nouveau, il est primordial de ne pas attendre qu’il soit trop tard pour en parler. Si vous observez un changement de taille ou de forme de vos testicules, une douleur gênante, des crampes dans l’aine ou le bas ventre,… consultez votre médecin et faites-vous dépister. 

Les maladies mentales

Saviez-vous que ¾ des suicides concernent les hommes ? Abus d’alcool, problèmes familiaux, solitude, conflits personnels ou professionnels,… beaucoup d’hommes gardent leurs problèmes pour eux et s’enferment dans un mal-être qui les poussent parfois à commettre l’irréparable.

La santé mentale ne doit pas être prise à la légère, il ne faut pas hésiter à parler avec vos proches si vous en ressentez le besoin ou si vous pensez que quelqu’un a besoin d’aide. Des associations ou des professionnels de santé sont aussi à votre disposition pour vous écouter et vous aider. N’hésitez pas à vous renseigner en consultant le site www.suicide-ecoute.fr/ et/ou en contactant le numéro 0145394000.

Quelle que soit la nature de votre problème, ne restez pas seul. 

Conclusion

L’objectif, d’ici une dizaine d’année, est de réduire de 25% le nombre de décès prématurés et de 50% celui lié aux cancers de la prostate et des testicules. D’après le Professeur Fizazi (chef du département de médecine oncologique de l’Institut Gustave Roussy et partenaire des programmes financés par Movember), la recherche pour ces maladies n’a jamais autant progressé que ces 5 dernières années. En effet,  le taux de guérison pour ces maladies à un stade grave serait de 75%, ce qui constitue avancée considérable et encourageante pour la suite.

Pour participer au mouvement Movember, inscrivez-vous sur le site de la fondation, partagez des photos de l’évolution de votre moustache, des informations sur la santé des hommes et créez des discussions à ce sujet.

Grâce à vous, le visage de la santé masculine peut changer !

Participez au Movember et soutenez la cause !

Sources :

http://mvmbr.co/33dhH4B
http://bit.ly/2r9N1Tz
http://bit.ly/32hY7mu

Octobre Rose : luttons contre le cancer du sein !

Cancer du sein : parlons-en !

Depuis début octobre se déroule la campagne Octobre Rose, destinée à la sensibilisation au dépistage du cancer du sein. En France, 1 femme sur 8 développe ce cancer au cours de sa vie. Saviez-vous que s’il est détecté à un stade précoce, il peut être guéri dans 9 cas sur 10 ?

En effet, des études démontrent 99% de survie pour un cancer détecté précocement et seulement 26% pour un cancer diagnostiqué tardivement. C’est pour cette raison qu’il est primordial de se faire dépister !

Même si cela représente seulement 1% des cancers, sachez que les hommes peuvent eux aussi développer un cancer du sein. Malheureusement, beaucoup de médecins (et de patients) pensent rarement à cette possibilité, ce qui peut mener à un diagnostic tardif et donc une prise en charge plus difficile de la tumeur.

Cancer du sein : qu’est ce que c’est ? 

Le cancer du sein résulte d’un dérèglement de certaines cellules de la glande mammaire qui se multiplient de manière incontrôlable et forment le plus souvent une masse appelée tumeur. Les cellules cancéreuses peuvent rester dans le sein, mais également se propager dans d’autres parties du corps par les vaisseaux sanguins ou lymphatiques. On parle alors de métastases, qui peuvent atteindre les os ou encore des organes comme le foie, les poumons, etc.

Il existe différents types de cancers du sein, qui évoluent chacun d’une manière différente. Les plus fréquents (95% des cas) sont ceux qu’on appelle les adénocarcinomes. Ils se développent le plus souvent à partir des cellules des canaux : on parle alors de cancer canalaire. Quand ils se développent à partir des cellules des lobules (plus rarement), on parle de cancer lobulaire. 

Dans la majorité des cas, le développement d’un cancer du sein prend plusieurs mois, voire plusieurs années.

Quels sont les facteurs de risques ?

La recherche a permis d’identifier certains facteurs susceptibles d’augmenter le risque de cancer du sein :

  • L’âge : 

Deux tiers des cancers du sein surviennent après 50 ans. La maladie est rare chez la femme de moins de 35 ans et tout à fait exceptionnelle en-dessous de 20 ans.

  • La consommation d’alcool :

Selon l’Institut National du Cancer, “le caractère cancérigène de l’alcool est clairement établi. Il est responsable de 9,5 % des décès annuels par cancer, soit environ 16 000 décès chaque année”. Concernant les cancers du sein en particulier, 17% d’entre eux seraient dus, en France, à la consommation d’alcool. 

Peu de femmes pensent qu’il peut exister un lien entre la consommation d’alcool et le cancer du sein. Pourtant, il est bel et bien réel. En effet, quand il est ingéré, l’éthanol contenu dans l’alcool se transforme en acétaldéhyde, une substance classée comme cancérigène par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). Ainsi, toute consommation, même modérée, constitue un risque dans le développement de cancers, dont celui du sein. 

  • Le surpoids ou l’obésité (après la ménopause) :

Aujourd’hui, il est clairement établi que le surpoids ou l’obésité favorisent le développement (entres autres) du cancer du sein, qui est sensible aux hormones œstrogènes produites par les tissus graisseux. Dès lors, plus vous en avez, plus grands seront les risques de développer un cancer du sein. 

  • Les prédispositions génétiques :

5 à 10% des cancers du sein surviennent chez des femmes porteuses d’une prédisposition génétique. En effet, quand plusieurs personnes de la même famille développent le même type de cancer, il peut s’agir d’un cancer héréditaire dû à une anomalie au niveau d’un gène qui se transmet d’une génération à une autre. 

Quels sont les symptômes possibles d’un cancer du sein ? 

  • L’apparition d’une boule ou d’une grosseur dans le sein ou sous un bras (au niveau des aisselles). Cette masse, en général non douloureuse, est le plus souvent de consistance dure et présente des contours irréguliers.
  • La modification de la peau du sein : rétraction, rougeur, œdème ou aspect de peau d’orange. 
  • La modification du mamelon ou de l’aréole : rétraction, changement de coloration, suintement ou écoulement. 
  • Un changement de la taille ou de la forme du sein. 

Bien entendu, ces symptômes ne signifient pas forcément qu’il s’agit d’un cancer du sein. Cependant, si vous repérez une anomalie, il est important de demander un avis médical. 

En conclusion, comment prévenir l’apparition du cancer du sein ?

Un seul mot : dépistage !

Entre 50 et 74 ans, il est essentiel de faire un dépistage tous les deux ans, même en l’absence de symptômes. En effet, c’est dans cette tranche d’âge que les femmes ont le plus de risques de développer un cancer du sein. 

Cependant, dès l’âge de 25 ans, il est recommandé de réaliser une palpation une fois par an. Rapide et indolore, cet examen est utile pour détecter une possible anomalie. Il peut être réalisé par un généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.

Ensemble, luttons contre le cancer du sein !

Sources :

  1. http://bit.ly/33dM0b1
  2. http://bit.ly/35mEuME
  3. http://bit.ly/2AVlQ0r
  4. http://bit.ly/2Ozs4vg
  5. http://bit.ly/2M01Zn5

 

 

Moi(s) sans tabac : on arrête ensemble !

Aujourd’hui, de nombreuses raisons pourraient inciter les fumeurs à arrêter de fumer : hausse des remboursements des substituts nicotiniques, augmentation du prix du tabac, les diverses pathologies engendrées… Mais plus facile à dire qu’à faire ! Voici nos conseils pour vous aider dans votre démarche.

Les effets de l’arrêt de la cigarette

Tout d’abord, fumer est un comportement associé à une dépendance : celle de la nicotine qui provoque une sensation de plaisir. Cette dernière est faiblement toxique. C’est la combustion de la cigarette en elle-même qui génère des produits nocifs pour l’organisme.

Les avantages de l’arrêt

  • Réduit le risque de développer des maladies
  • Augmente la durée de vie
    • 20 minutes après la dernière cigarette, la fréquence cardiaque redevient normale
    • 1 jour après l’arrêt, les risques d’infarctus commencent à diminuer et la nicotine est éliminée de l’organisme
    • 2 jours sans cigarette et le goût et l’odorat s’améliorent
    • 3 à 9 mois sans tabac, la respiration s’améliore
    • 1 an après, le risque d’infarctus est réduit de 50% et le risque d’accident vasculaire cérébral devient équivalent à celui d’une personne n’ayant jamais fumé
  • Permet de ne plus affecter ses proches et son environnement (tabagisme passif)
  • Permet de retrouver une bonne haleine

Les inconvénients de l’arrêt

  • Syndrome du sevrage :
    • pendant 1 à 2 mois, votre moral et votre santé peuvent être affectées : dépression, anxiété, baisse de l’immunité au niveau de la sphère ORL, des bronches et des poumons…
    • pendant une durée temporaire : troubles du sommeil, de la concentration…

Les méthodes pour arrêter de fumer

Suivi médical

L’accompagnement est essentiel pour augmenter les chances de réussite. Les addictologues, tabacologues et même votre médecin et/ou pharmacien, peuvent vous accompagner dans une démarche de réduction et d’arrêt de la cigarette. 

Vous pouvez également faire le test de Fagerström, qui estime la dépendance à la nicotine pour adapter la prise en charge du sevrage (possible dans certaines pharmacies).

Substituts nicotiniques

Le but est d’apporter à l’organisme de la nicotine pour en éliminer le manque, sans la nocivité de la cigarette (peuvent être pris même pendant la grossesse).

Un large choix de substituts existe :

    • patch : diffusion lente de nicotine à travers la peau
      • Pour éviter les irritations, il est conseillé de changer la zone d’application régulièrement.
      • Ne pas changer sans un avis médical au risque de ressentir des effets indésirables importants.
    • comprimés sous la langue
    • pastilles à sucer
    • gommes à mâcher : à garder contre la joue quelques minutes puis à mâcher pendant ½ heure
    • spray buccal
    • inhalateur

Attention le café bloque l’absorption de la nicotine : sa consommation est déconseillée dans les 30 minutes qui précèdent la prise de ces substituts.

Thérapies cognitivo-comportementales

Elles permettent d’apprendre à mieux gérer ses comportements, ses émotions, d’anticiper ses réactions et réapprendre à adopter un comportement autre que celui de prendre une cigarette.

Solutions à base de plantes

  • Homéopathie : 
    • favorise l’élimination des toxines
    • déconditionne le fumeur
    • évite de compenser par des sucreries
    • soulage les troubles liés au sevrage
    • apaise la nervosité
    • calme les humeurs changeantes
  • Phytothérapie :
    • la mauve permet d’apaiser l’inflammation des voies respiratoires
    • le ginkgo compense la baisse d’énergie
    • la ballote lutte contre les troubles du sommeil et la nervosité
    • la valériane apporte un effet calmant et anti-stress

Les méthodes alternatives

Des méthodes comme l’acupuncture, l’hypnose et la mésothérapie (technique médicale qui consiste en des injections ciblées de médicaments dans la couche profonde de la peau) sont possibles pour arrêter de fumer. 

Il n’y a pas de preuve scientifique quant à leur efficacité dans le sevrage tabagique, mais ces méthodes ne sont pas déconseillées étant donné l’absence d’effets secondaires. En revanche, elles doivent être complémentaires à une démarche de sevrage du tabac classique pour plus d’efficacité.

Outils à distance

Des applications et sites internet sont disponibles gratuitement pour vous faire bénéficier de conseils ou d’un suivi à distance, avec des Forums pour trouver des témoignages et du soutien, comme par exemple : www.tabac-info-service.fr

Pendant le mois sans tabac, des kits d’aide à l’arrêt du tabac sont disponibles gratuitement en pharmacie, parlez-en à votre pharmacien (http://mois-sans-tabac.tabac-info-service.fr/).

Les facteurs de risques de rechutent

Votre environnement

  • Il est important d’être soutenu par votre encourage
  • Anticipez les situations quotidiennes susceptibles d’inciter la prise d’une cigarette
  • Demandez aux autres de ne pas fumer en votre présence
  • Évitez les endroits où l’on fume lors des premières semaines de sevrage
  • Le degré de dépendance est différent en présence de fumeurs (physiologique et psychologique)
  • La motivation évolue avec le temps

La prise de poids

Prendre du poids n’est pas une étape obligatoire du sevrage tabagique, mais ça arrive régulièrement étant donné que la nicotine joue un rôle de coupe-faim. 

  • Pour éviter la prise de poids :
    • Ayez une alimentation saine et équilibrée
    • Évitez de grignoter
    • Maintenez ou démarrez une activité physique régulière

Le conseil en plus : gardez toujours à l’esprit qu’une rechute ne signifie pas l’échec, mais un pas de plus vers la réussite.

 

Sources :

 

Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA

Journée-mondiale-contre-le-sidaComme chaque année depuis 1988, ce 1er décembre c’est la Journée Mondiale de la lutte contre le SIDA qui est mise à l’honneur. Avec près de 38 millions de personnes atteintes en 2015 et plus de 36 millions de décès, le VIH reste un véritable problème de santé publique. En 10 ans, le nombre de décès a certes diminué et les personnes traitées sont plus nombreuses, mais les nouvelles contaminations restent importantes et beaucoup ignorent qu’ils sont infectés.

Le SIDA 

Le SIDA soit le Syndrome d’Immunodéficience Acquise, est le stade le plus avancé de l’infection VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine). Le virus atteint le système immunitaire et l’affaiblit, ce qui peut entraîner de graves maladies ou des complications de simples maladies comme une grippe. Le VIH peut se transmettre par le contact non protégé avec les liquides organiques c’est à dire le sang, le lait maternel, le sperme et les sécrétions vaginales.

Beaucoup de personnes ignorent qu’ils sont contaminés par le virus mais quelques symptômes peuvent survenir, ressemblant à ceux de la grippe (fièvre, migraines, rougeurs, irritation de la gorge…).

Pour dépister le VIH, les tests se font à partir du sang soit une simple prise de sang ou par le test de dépistage rapide ou TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique) réalisés dans certains établissement anonymes et gratuits.

Le combat continue 

Grâce aux associations de lutte contre le sida comme le Sidaction et aux Journées Mondiales de la lutte contre le sida les campagnes de prévention se multiplient, dont les mesures préventives sont souvent rappelées : utiliser des préservatifs et ne pas échanger des objets susceptibles d’être au contact des liquides organiques (accessoires sexuels, brosse à dent, rasoir, seringues pour les utilisateurs de drogues injectables…).

C’est un combat en continue contre l’exclusion et la discrimination des personnes infectées, et contre l’inégalité de l’accès aux soins. En effet, les traitements ont un coût important et l’épidémie ne pourra s’arrêter si certains ne peuvent pas se les procurer.

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Pharminfo.fr

Sources :

Téléthon 2016

telethon

Le Téléthon est un événement national qui rassemble les Français (5 millions en 2015) et permet la collecte de dons (93 850 778 d’euros récoltés en 2015) afin de faire des progrès concrets pour la recherche et la lutte contre les maladies.

Organisé par l’Association Française contre les Myopathies (AFM), association de malades et de parents de malades fondée en 1958, le Téléthon s’est installé dans les moeurs des français depuis 1987.

Le Téléthon, les débuts

L’AFM-Téléthon est créée initialement par quelques parents révoltés contre l’impuissance de la médecine et de la science de l’époque face aux maladies neuromusculaires qui touchent leurs enfants.

Après des années de lutte pour faire connaître la maladie ( neuromusculaires et autres maladies rares – du sang et du système immunitaire), elle est reconnue d’utilité publique par l’Etat en 1976.

Le Téléthon, une occasion annuelle de renouer avec les malades

Site du Téléthon 2016

Le Téléthon a lieu chaque année, généralement lors du premier week-end du mois de décembre. Les actions sont retransmises en direct sur les chaînes de France Télévisions pendant plus de 30 heures.

Malgré une diminution des dons depuis 2006, où il a atteint un chiffre record de 101 696 532 d’euros collectés, les français ne sont pas insensibles à cette cause.

Le Téléthon est un évènement unique au monde par son ampleur. En moyenne, ce sont plus de 5 millions de Français, 200 000 bénévoles et 70 partenaires nationaux (personnalités et collectivités publiques) qui se mobilisent pour faire bouger les chose et donner un nouvel élan à la recherche.

C’est cette mobilisation qui permet aujourd’hui à l’AFM-Téléthon de soutenir une trentaine d’essais cliniques en plus des 285 programmes de recherche. Au fil des années, l’association a pu aussi créer ses propres laboratoires, seule ou en partenariat avec la recherche publique, dont la seule mission est d’accélérer la mise à disposition des traitements innovants pour les malades.

Le compteur : élément symbolique du Téléthon

Compteur du Téléthon

Le compteur est à l’image de la mobilisation et de la solidarité de tous. Chaque année, le défi du Téléthon est, après avoir remis le compteur à zéro, de le faire monter le plus haut possible en seulement 30 heures.

La maladie neuromusculaire  

L’AFM-Téléthon soutient une trentaine d’essais cliniques. Près de la moitié d’entre eux concernent des maladies neuromusculaires, les autres concernent d’autres maladies rares.

Définition
Une maladie neuromusculaire est une maladie qui affecte les muscles ou sa commande nerveuse, ne lui permettant pas de se contracter normalement. Elle concerne aussi bien les enfants que les adultes.
Les symptômes diffèrent selon les maladies, mais peuvent avoir des effets sur la fonction motrice (marche, fonctionnement des membres), fonction respiratoire, cardiaque ou digestive.

L’AFM-Téléthon soutient également la recherche dans d’autres domaines : maladie rare du sang, maladie rare du système immunitaire ou encore de la vue.

“Innover pour guérir”, tel est la volonté de l’association d’accompagner l’innovation dans les domaines de la recherche, social et technologique. Des malades atteints de maladies neuromusculaires, jusqu’alors condamnés, ont gagné en espérance et en qualité de vie.

Vous souhaitez tout savoir sur le Téléthon, devenir bénévole ou faire un don : Site Internet officiel 

Source : 

http://www.afm-telethon.fr/

http://www.orpha.net/

 

Journée Européenne d’information sur les antibiotiques

Chaque année a lieu la journée européenne d’information sur les antibiotiques, le 18 novembre.

Le saviez-vous ? 

  • Afficher l'image d'origine1 européen sur 6 ne sait pas que le mauvais usage des antibiotiques les rend moins efficaces.
  • 1 sur 3 ne sait pas que les antibiotiques peuvent avoir des effets secondaires.
  • 1 sur 2 ne sait pas que les antibiotiques sont inefficaces contre le rhume et la grippe.

La Journée européenne d’information sur les antibiotiques a pour but principal d’alerter le public sur le problème de la résistance aux antibiotiques, qui dépend de la responsabilité de chacun. Il est très important d’utiliser les antibiotiques seulement lorsqu’ils sont nécessaires (non en cas d’infections virales de type rhume ou grippe) et correctement, en suivant les recommandations d’un médecin.

De plus, les antibiotiques peuvent provoquer des effets indésirables, notamment des réactions allergiques et des troubles digestifs.

La résistance aux antibiotiques

Lorsqu’une bactérie parvient à se développer malgré la présence de l’antibiotique en question, on parle de résistance.

Afficher l'image d'origineLe taux de résistance aux antibiotiques est très élevé en France. Cependant, les différentes campagnes  “Les antibiotiques, c’est pas automatique” lancées depuis 2002 ont permis de diminuer la consommation d’antibiotiques et mettant en avant l’inutilité des antibiotiques dans certaines situations. 

Il existe deux types de résistance :

  • la résistance naturelle : quand les bactéries sont insensibles au mode d’action de l’antibiotique.
  • la résistance acquise : lorsque une sorte de bactérie naturellement sensible à un antibiotique devient résistante à celui-ci. En utilisant les antibiotiques à bon escient, il est possible de réduire ou d’empêcher ce type de résistance. 

Il est essentiel d’informer les patients des risques provoqués par la prise d’antibiotiques non-adaptés à leur situation afin qu’ils modifient leur comportement. En effet, certaines situations deviennent inquiétantes : des souches de staphylocoques dorés ou de pneumocoques par exemple résistent aux antibiotiques.

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Sources :

 

Journée européenne de la dépression 2016

Ce vendredi 21 octobre 2016 marque la 13ème édition de la Journée Européenne de la Dépression.

En France, l’association France-Dépression souhaite sensibiliser, comme chaque année, à cette maladie qui touche environ 3 millions de personnes. Une maladie qui empêche de parler, de rire, de manger, provoquant des troubles du sommeil chez le patient, une baisse de l’appétit, de libido voire un début d’addiction à certaines drogues. Cette maladie, c’est la dépression.

Déprime ou dépression ?

DEPRESSION

Selon France-Dépression, Association Française contre la dépression et les troubles bipolaires, plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de ce trouble grave de l’humeur. La France compte près de 3 millions de patients dépressifs. Les psychologues estiment que 9 millions de patients en France ont vécu ou vivront ce syndrôme dépressif à un moment ou l’autre de leur vie, ce qui représente 19% de la population.

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Sabrina Philippe, psychologue et enseignante

Sabrina PHILIPPE, psychologue, enseignante à la Faculté Catholique de Paris et chroniqueuse pour Le Grand Direct de la Santé sur Europe 1, nous apporte des éléments de réponse sur cette maladie lors de son interview sur la chaîne radio : « la déprime reflète un moment passager suite à un coup dur, communément appelé “coup de blues”.

La dépression concerne quant à elle une situation plus complexe qui nécessite une prise en charge rapide par les professionnels de santé : elle se manifeste différemment d’un individu à l’autre, et les symptômes sont très souvent plus violents que la déprime. Le patient malade interprète négativement son environnement externe : il perçoit le conseil comme un reproche, les résultats négatifs, bien que minimes, comme plus importants que la réussite (déni du propre potentiel). La perte de confiance en soi et en l’avenir est significative, et ce, malgré les nouvelles positives qui peuvent lui être annoncées. Cette anxiété permanente pourra, dans certains cas, entraîner un début d’addiction (alcool, cigarette etc).

La journée européenne de la dépression, qui existe depuis 2003, concerne aussi bien le grand public que les professionnels de santé. Son but est de sensibiliser le grand public à cette cause, en fournissant des informations indispensables pour permettre la compréhension des symptômes de la maladie. Le Ministère de la Santé insiste sur l’importance de la reconnaissance de ce problème social et de sa prise en charge.

L’Association France-Dépression intervient aussi bien auprès des professionnels de santé que des patients. Elle met à disposition du grand public un site Internet (www.france-depression.org) avec toutes les informations utiles et une plateforme d’écoute téléphonique. Elle organise 3 fois par mois des groupes de parole entre patients. Des entretiens individuels sont également envisageables sur rendez-vous dans plusieurs départements de France.

Les facteurs qui provoquent la dépression

Plusieurs facteurs peuvent précipiter un individu dans la dépression : la perte d’un proche, un accident traumatisant, une enfance difficile, etc.

L’association a identifié de son côté trois périodes de la vie où des fragilités peuvent apparaître.

CHEZ LES ADOLESCENTS ET JEUNES ADULTES :

Jean-Pierre Olié, Professeur de psychiatrie à la faculté Paris-Descartes et membre de l’Académie de Médecine, souligne que le diagnostic de dépression chez l’adolescent est particulièrement difficile à effectuer du fait de la part des troubles du comportement dans les symptômes de l’épisode dépressif. De plus, l’adolescent est moins enclin à consulter et à se soigner que l’adulte : on ne tombe pas malade à cet âge de la vie !

CHEZ LES JEUNES MAMANS

Mal dépistée et par conséquent sous-estimée en France, la dépression, qu’il faut savoir différencier du baby blues, surviendrait pourtant chez 10 à 15% des femmes après l’accouchement, rappelle le Professeur Catherine Massoubre pour France-Dépression.

CHEZ LES SENIORS

« On n’a plus vraiment le goût de vivre. On vit parce que c’est l’habitude » témoigne une dame atteinte de dépression.

Chez les seniors, la dépression représente un enjeu prioritaire de santé publique. Une attention particulière doit être également portée sur les réactions liées aux deuils face auxquels le sujet âgé peut se révéler particulièrement vulnérable.

Que faire en cas de dépression ?

Il existe aujourd’hui des traitements efficaces pour lutter contre la dépression. Les traitements sont à adapter au patient malade et selon l’intensité de sa maladie.

  • Psychothérapies : séances d’écoute active adaptées au patient malade
  • Médicaments anti-dépresseurs
  • Photothérapie : traitement proposé pour les épisodes dépressifs de type saisonniers dont on pense qu’elles sont liées au manque de lumière naturelle pendant l’hiver. Il consiste à exposer tôt le matin le patient à une certaine quantité et qualité de lumière. Ce traitement peut être effectué à l’hôpital et, dans certains cas, à domicile, à l’aide d’une lampe spéciale.

La dépression est une maladie qui se soigne, à condition que le malade soit pris en charge.

Diverses structures existent pour soutenir ces personnes afin de leur éviter l’exclusion, l’isolement et la solitude.

Etant donné qu’il est difficile de se battre seul, le patient ne doit pas hésiter à en parler : à sa famille, ses amis, à ses professionnels de santé, etc.

Vous souhaitez en savoir plus ou parler à des professionnels de manière anonyme :

http://www.france-depression.org/
http://www.filsantejeunes.com/


Source :

http://www.info-depression.fr/

http://www.france-depression.org/

http://www.info-depression.fr/

http://www.blog-psychologue.fr/

 

 

 

 

Journée mondiale pour la vue

Afficher l'image d'origineLe saviez-vous ? Toutes les 5 secondes, une personne devient aveugle dans le monde ! Le nombre de personnes atteintes d’une incapacité visuelle est estimé à 180 millions et le nombre d’aveugles entre 40 et 45 millions. 90% d’entre-eux vivent dans des pays en développement.

La journée mondiale pour la vue a lieu le 12 octobre. Initiée par l’OMS, elle vise à sensibiliser l’opinion et à interpeller les gouvernements afin qu’ils facilitent l’accès aux services de prévention et de traitement de la cécité (déficience visuelle totale).

Les causes majeures de déficience visuelle

Les cas de déficience visuelle sont de plus en plus nombreux, compte tenu du vieillissement de la population. Mais jusqu’à 80% des cas de cécité sont évitables : soit parce qu’ils sont guérissables, soit parce qu’ils proviennent d’affections évitables.

Les causes majeures de déficiences sont les suivantes :

  • la cataracte, qui représente la moitié des cas de cécité. Elle est surtout présente dans les pays en développement. La cataracte est évitable, elle apparaît lorsque le cristallin s’opacifie et empêche les rayons lumineux de parvenir à la rétine. En général, elle se forme de manière progressive avec le vieillissement.
  • le glaucome, qui représente 12% des cas de déficience visuelle. Il est provoqué par la dégradation du nerf optique et touche d’abord la vision périphérique. La personne atteinte d’un glaucome doit recevoir un traitement afin de ne pas devenir aveugle.
  • la DMLA (Dégénérescence maculaire liée à l’âge) est le troisième cas de déficience visuelle (9%), elle commence après l’âge de 50 ans. Elle touche le milieu de la rétine et provoque progressivement une perte de la vision centrale.
  • il existe d’autres causes de cécité, moins répandues.

Défendre le droit à la vue

La journée mondiale pour la vue a pour but de défendre le droit à la vue, défini par Vision 2020, initiative mondiale mise en place en 1999.

Vision 2020 a été créé pour éliminer la cécité évitable avant 2020. Elle apporte une aide technique et financière aux plus de 40 pays engagés dans le processus : formation d’ophtalmologues, mise à disposition d’infrastructures et technologies adaptées etc.

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