Comment éviter les otites ?

Que ce soit en hiver ou en été, les otites peuvent faire très mal et perturber vos journées. Pour passer des vacances en toute tranquillité, adoptez les gestes de prévention !

Qu’est ce qu’une otite ?

L’otite est une infection et inflammation de l’oreille (interne, moyenne ou externe) qui causent des douleurs violentes et qui peut parfois induire des complications.

Elle apparaît fréquemment à la suite d’infections virales, d’une mauvaise hygiène du conduit auditif ou encore de la stagnation d’eau dans les oreilles.

Elle touche essentiellement les enfants de moins de 6 ans et il en existe trois types selon la partie de l’oreille qui est touchée.

Les différents types d’otites

L’otite externe

Inflammation bénigne de l’oreille externe qui survient souvent après la baignade ou chez les personnes qui se nettoient trop souvent les oreilles.

  • Symptômes :
    • une vive douleur
    • des rougeurs
    • une légère baisse de l’audition
    • éventuellement, un écoulement jaunâtre ou blanchâtre

L’otite moyenne

Inflammation de l’oreille moyenne causée soit par une bactérie, soit par un virus (très souvent suite à une rhinopharyngite).

  • Il en existe 3 types :
    • l’otite aiguë ou bactérienne (dure 1 à 2 semaines)
    • l’otite persistante (dure + de 6 semaines)
    • l’otite à répétition
  • Symptômes :
    • une douleur plus ou moins vive
    • la sensation d’avoir l’oreille bouchée
    • de la fièvre
    • un écoulement
    • des vomissements et de la diarrhée
    • un mal-être général

L’otite interne

Inflammation grave mais rare de l’oreille interne.

  • Symptômes :
    • une baisse progressive de l’audition
    • des vertiges
    • un mal-être généralisé (nausées, bourdonnements)

Comment prévenir les otites ?

  • Ayez une bonne hygiène des conduits auditifs et privilégiez les cotons secs et propres à des cotons tiges
  • Limitez le tabagisme passif
  • Surveillez la température du logement et lavez-vous les mains régulièrement, afin d’éviter tout risque de rhume
  • Privilégiez l’allaitement maternel au cours des 4 premiers mois (et jusqu’à 6 mois si possible) afin de renforcer les défenses immunitaires du nourrisson
  • Apprenez à votre enfant à se moucher une narine à la fois
  • En cas de baignade, veillez à ce qu’il ne reste pas d’eau dans les oreilles de votre enfant
  • N’exposez pas votre enfant à des bruits et des sons trop forts
  • En cas d’otite interne, la seule prévention est un bon traitement médical

Cas particuliers

  • Si vous faites de la plongée sous-marine, descendez progressivement afin de laisser les pressions internes et externes s’équilibrer.
  • Lors des voyages en avion vous pouvez :
    • Mâcher un chewing-gum lors du décollage et l’atterrissage (pour aider à équilibrer les pressions) ;
    • Utiliser des bouchons d’oreilles (notamment pour la descente) ;
    • Prendre un décongestionnant nasal (sur prescription médicale) si vous êtes sujet aux otites.

Comment traiter une otite ?

Le médecin peut prescrire des antalgiques ainsi que des anti-inflammatoires pour soulager les douleurs. En fonction du degré de l’inflammation, d’autres traitements pourront être proposés, notamment des gouttes auriculaires en cas d’otite externe, ou des antibiotiques en cas d’otite bactérienne. Bien sûr, cela doit être adaptée en fonction de l’âge du patient

Il est très important de suivre le traitement antibiotique, qui vous sera prescrit, jusqu’à la fin sous peine de voir l’otite revenir peu de temps après.

 

Sources :

Précautions à prendre avant vos vacances à l’étranger

Les vacances d’été approchent à grand pas et vous avez décidé de partir à l’étranger ? On pense en priorité aux valises, aux papiers administratifs etc… Mais avez-vous pensé à votre santé ?

En amont, renseignez-vous sur votre destination :  

Quelques mois avant votre départ, il est important de se renseigner sur les recommandations sanitaires du pays visité.

Nous vous conseillons donc de prendre RDV avec votre médecin pour :

    • mettre à jour vos vaccins
    • préparer votre trousse à pharmacie pour toute la durée du voyage
    • prévoir et traduire vos ordonnances dans la langue du pays de destination

Vous pouvez également consulter ce site pour connaître les destinations déconseillées pour votre sécurité : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/

Voyager enceinte

En tant que future maman, vous devez davantage prendre vos précautions pour éviter de nuire à votre santé ou celle de votre enfant.

Avant le voyage :

  • Consultez votre obstétricien
  • Demandez un certificat médical pour le fournir si besoin à la compagnie aérienne
  • Gardez le numéro de téléphone de votre médecin pour d’éventuelles questions

Pendant le voyage :

  • Pensez à boire de l’eau minérale régulièrement
  • Levez-vous le plus possible et marchez lors de longs déplacements, notamment en avion
  • Évitez de porter des charges lourdes
  • Pratiquez des activités calmes et évitez les sports extrêmes à risques

Nos conseils en plus

  • Lors de votre voyage, privilégiez les aliments cuits
  • Préparez votre trousse à pharmacie 
  • Anticipez les RDV médicaux au moins 1 mois avant votre départ
  • N’oubliez de faire votre carte européenne d’assurance maladie (pour un voyage au sein de l’Europe)
  • En cas de symptômes inhabituels une fois rentré, consultez au plus vite votre médecin

Sources :

 

Quelle trousse à pharmacie pour les vacances ?

 L’heure du départ en vacances approche et vos valises sont presque bouclées, mais avez-vous pensé à votre trousse à pharmacie ? Car même en vacances, personne n’est à l’abri de petits problèmes (piqûres, bobo…). Voici quelques conseils pour ne rien oublier.

Les indispensables de la trousse à pharmacie

Peut importe la destination, il y a une liste d’éléments à emporter absolument partout avec vous :

  • un antiseptique
  • des compresses stériles
  • du sparadrap
  • des pansements
  • une bande de contention et une épingle à nourrice en cas d’entorse
  • une paire de ciseaux
  • du sérum physiologique
  • du collyre
  • une pince à épiler pour enlever les échardes
  • des sachets de sucre en cas d’hypoglycémie
  • une crème contre les brûlures
  • un gel arnica ou des huiles essentielles contre les bleus et les bosses
  • les médicaments de base tels que :
    • des antalgiques (contre la douleur)
    • des antipyrétiques (contre la fièvre)
    • des antihistaminiques (contre les allergies)
    • des antiémétique (contre le mal des transports)

Si vous avez des enfants, prévoyez des produits adaptés à leurs besoins !

Les essentiels de chaque destination

En plus des éléments de votre trousse à pharmacie cités ci-dessus, chaque destination nécessite quelques produits spécifiques.

Au soleil : des protections solaires avec un indice adapté à votre peau ; un soin après-soleil apaisant et un répulsif contre les insectes.

Au ski : une crème solaire avec un indice élevé ; un baume à lèvres hydratant et une crème nourrissante pour les mains.

Dans un pays tropical : des médicaments anti-paludisme, prescrits par un médecin en fonction de la zone de voyage ; une moustiquaire ; une solution hydroalcoolique pour les mains et un tire-tique.

Nos conseils en plus

  • Regroupez tous vos médicaments et produits dans une seule et même trousse
  • Vérifiez les dates de péremption
  • Gardez votre trousse à l’abri de la chaleur, de l’humidité et de la lumière
  • Privilégiez les médicaments à utiliser sans eau
  • Pour les voyages en avion, pensez à prendre des bas de contention
  • Mettez à jour votre carnet de vaccination et vos vaccins
  • N’oubliez pas votre traitement habituel

Consultez votre médecin et/ou votre pharmacien avant votre départ pour être sûr de ne rien avoir oublié et pour des conseils personnalisés en fonction de votre destination.

Sources

Les dangers des écrans sur la vue !

sebastian-mantel-105235Les écrans lumineux font désormais partie de notre quotidien : téléphones, ordinateurs, tablettes… Ils sollicitent les yeux en permanence et sont introduits dans la vie des plus jeunes de plus en plus tôt. De prime abord inoffensifs, des études révèlent que l’usage abusif des écrans comporte de réels risques sur la santé. Voici quelques explications et conseils pour préservez vos yeux.

Les écrans, un danger pour la vue ?

Les écrans actuels sont composés de LED (ou diodes électroluminescentes). Ces ampoules ont révolutionné la technologie : plus économes et performantes que les ampoules à incandescence, légères, résistantes… On les retrouve partout autour de nous : éclairages, téléviseurs, écrans d’ordinateur, de téléphones et de tablettes, consoles de jeux… Malgré leurs nombreux avantages, les LED représenteraient également un danger pour la vue. En effet, pour créer de la lumière blanche, elles combinent des lumières jaunes et bleues. Mais d’après une étude de l’INSERM, une exposition intensive à la lumière bleue, très énergétique, serait toxique pour les cellules de la rétine. Cet organe qui tapisse le fond de l’oeil est pourtant indispensable à la vision. Les conséquences peuvent être diverses : fatigue visuelle, sécheresse et picotements des yeux, vision trouble, maux de tête… Sur le long terme, la surexposition à la lumière bleue pourrait augmenter les risques de myopies et de DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge). D’après une publication de l’Université Harvard, si la lumière bleue favorise également l’attention et améliore l’humeur la journée, le soir, elle est responsable de troubles du sommeil.

Les bons gestes à adopter

Pour limiter les effets néfastes de la lumière bleue, il est conseillé de :

  • Faire des pauses régulièrement (toutes les 20 minutes) en regardant au loin pour reposer les yeux
  • Maintenir une distance d’au moins 30 cm entre l’écran et les yeux, entre 50 et 70 cm pour un poste de travail. Par ailleurs, le haut de votre écran d’ordinateur doit se situer à la hauteur de votre regard.
  • Éviter les éblouissements et les contrastes importants qui favorisent la fatigue visuelle : réglez la luminosité de votre écran en fonction de la lumière ambiante
  • Limiter l’usage des écrans avant le coucher (et le plus possible dans la journée)
  • Porter des lunettes en cas de prescription
  • Consulter un spécialiste en cas de fatigue visuelle

Il existe également des lunettes possédant un filtre anti-lumière bleue, disponibles en pharmacie ou sur des sites spécialisés.

Certains médicaments peuvent causer une fatigue oculaire et parfois les symptômes peuvent être liés à une maladie. En cas de doutes ou simplement pour profiter de conseils personnalisés, n’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

Tout savoir sur le thé

drew-taylor-235558-unsplashBreuvage ancestral né en Asie, le thé a la réputation de posséder de nombreuses vertus pour la santé. Il est aujourd’hui la deuxième boisson la plus consommée au monde, après l’eau. On trouve l’origine de ses bienfaits dans sa composition : polyphénols, théine, acides aminés… Explications des propriétés et précautions derrière cet allié santé tant apprécié.

Thés blancs, verts, noirs… Quelle différence ?

Tous les thés proviennent du même arbre : le théier (Camellia sinensis). La différence de couleurs entre les thés se trouve dans les transformations des feuilles après la cueillette. Le thé noir bénéficie d’une fermentation et d’une oxydation complète des feuilles tandis que le thé vert (légèrement fermenté) et le thé blanc (non fermenté) ne sont pas oxydés. Moins les thés sont transformés, plus ils contiennent d’antioxydants. C’est pourquoi l’on conseille davantage le thé vert, peu transformé et moins rare et moins cher que le thé blanc, pour une teneur en micronutriments comparable.

Le thé, un stimulant : grâce à la caféine ou la théine ?

Il s’agit en réalité de la même molécule ! La teneur en caféine d’un thé varie selon les modalités de récolte mais elle reste globalement inférieure à celle du café. De plus, le thé contient des tanins, des composés retardant l’assimilation de la caféine, et de la théanine, un acide aminé aux effets relaxants.
Le thé permet donc de lutter contre la fatigue et d’augmenter la vigilance, en agissant moins rapidement que la caféine mais plus longtemps !
Il est recommandé d’éviter de boire du thé le soir pour ne pas perturber le sommeil. Préférez les tisanes car elles sont dépourvues de théine.

Puissant antioxydant et allié du système cardiovasculaire

La feuille de thé vert s’avère très riche en polyphénols. Ces molécules sont de puissants antioxydants : elles permettraient de lutter contre les radicaux libres, des composés naturellement produits dans nos cellules, responsables du vieillissement. Elles purifieraient également l’organisme en éliminant les toxines et diminueraient les risques cardiovasculaires.

Prévient la carie dentaire

Grâce à sa composition riche en fluor, le thé réduirait l’accumulation de la plaque dentaire et le risque de caries. Attention cependant à ne pas en abuser car le fluor peut être toxique à des doses trop importantes. Préférez des thés bio en vrac aux thés en sachets à prix réduits, ces derniers contenant généralement plus de fluor.

De nombreuses propriétés sont également étudiées par les scientifiques : le thé pourrait limiter les risques de diabète de type 2 et de maladies inflammatoires, prévenir certains cancers, maladies neurologiques et l’ostéoporose, améliorer le confort articulaire, lutter contre les bactéries et les virus, aider à brûler les graisses… Vous l’aurez compris, le thé n’est pas prêt de disparaître de nos tasses !

Précautions

Malgré ses bienfaits, le thé, comme tout aliment, ne doit être consommé en excès.

  • Les polyphénols contenus dans le thé ont la propriété de se lier au fer (élément provenant de l’alimentation). Cela empêche son absorption dans l’organisme et peut aboutir à une carence en fer. Pour limiter cet effet, il est conseillé de boire le thé en dehors des repas. Chez les personnes susceptibles d’avoir des carences en fer (enfant, grossesse, allaitement, règles abondantes, carence ferriprive…), il est conseillé de se limiter à une tasse par jour. Le rooibos, appelé thé rouge par abus de langage car ce n’est pas du thé, est une excellente alternative. Il ne contient pas de théine mais présente les mêmes vertus que le thé grâce à sa composition riche en antioxydants.
  • En trop grande quantité, les tanins que contient le thé pourraient être responsables de taches brunes sur les dents et contribuer à l’érosion de l’émail.

Consulter son pharmacien

Pour profiter pleinement des bienfaits du thé, votre pharmacien vous conseille de ne pas ajouter de lait ou de sucre, qui pourraient dénaturer les polyphénols.

À la pharmacie, vous trouverez du thé sous la forme qui vous convient : en vrac, en sachet, en gélules… Et pour les amoureux de l’odeur, il existe des gels douche, des eaux florales…

N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien pour de plus amples informations.

Les brûlures

Qu’est ce qu’une brûlure et quels sont les gestes à adopter lorsque vous êtes victime de brûlure ?

brulure

Qu’est ce qu’une brûlure ?

Ce sont des lésions provoquées par la chaleur, soit par des substances chimiques ou soit par des frottements. Les brûlures sont classées selon leur degré de gravité.

  • Premier degré : peu grave, seul l’épiderme est atteint. Une rougeur apparaît, elle peut être suivie d’une desquamation
  • Second degré : l’épiderme est endommagé ainsi qu’une partie ou la totalité du derme. Dans ce cas le patient présente des cloques (phlyctènes) susceptibles d’être à l’origine d’un choc cardio vasculaire (chute de tension et accélération du rythme cardiaque).
  • Troisième degré : l’épiderme, le derme et l’hypoderme sont détruits, les organes sous-jacents peuvent être lésés.

Les brûlures peuvent être d’origines diverses:

  • La chaleur provoquée par un phénomène chimique ou physique (substances caustiques, irradiation, électricité…).
  • Un contact thermique (eau bouillante, flammes…).
  • La radiolésion due aux rayons X et à des corps radioactifs.
  • Un produit chimique (fluor, acide chlorhydrique…).

Que faire en cas de brûlure ?

Pour une brûlure au 1er degré, le traitement consiste à calmer la douleur par application de compresses froides ou d’eau courante froide non glacée, puis d’appliquer une crème grasse pour adoucir et permettre une meilleure cicatrisation des cellules superficielles de la peau.

Lorsque la brûlure est plus importante, il faut la protéger et appeler au plus vite les secours. Selon l’importance de la perte cutanée, une greffe de peau pourra être nécessaire.

Les gestes qui peuvent préserver d’une brûlure

  • Protégez vous du soleil notamment entre 11h et 16h.
  • Ne laissez pas les objets brûlants et les produits dangereux à la portée des enfants.
  • Ne fumez pas à proximité de produits inflammables.
  • Ne jamais donner à boire ou faire vomir une personne ayant ingéré un produit chimique caustique.
  • En cas de brûlure étendue, ne déshabillez pas le blessé.

L’ostéodensitométrie

 

L’ostéodensitométrie (ou densitométrie osseuse) est un examen médical qui permet de mesurer la densité de l’os, c’est-à-dire son contenu minéral. Il s’agit de la mesure d’une densité minérale osseuse surfacique (exprimée en g/cm2) et non d’une densité volumétrique.

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À quoi sert cet examen?

L’ostéodensitométrie ou densitométrie osseuse est un examen médical qui permet de mesurer la densité de l’os, c’est­ à­dire son contenu minéral. C’est grâce à l’ostéodensitométrie, que le dépistage ou la quantification de l’ostéoporose peuvent être mesurés.

Ce qu’il faut savoir

La densité minérale osseuse peut augmenter jusqu’à l’âge de 30 ans, puis elle reste constante jusqu’à l’âge de 40 ans, pour diminuer ensuite progressivement. Ce phénomène intéresse les deux sexes, cependant cette diminution minérale touche plus spécifiquement les femmes notamment au travers de la ménopause.

Comment ça marche ?

C’est un examen radiologique utilisant une faible dose de rayons X effectué en position allongé durant environ 15 minutes. Il mesure la quantité de rayons X absorbée par les os à des endroits fréquents de fracture ostéoporotique comme le col du fémur ou les vertèbres lombaires. C’est un examen indolore très peu irradiant (dix fois moins qu’une radiographie).

Réalisation ?

Cet examen est réalisé dans un cabinet de rhumatologie ou de radiologie disposant de l’appareillage nécessaire. Il ne nécessite pas d’injection ou de prélévement préalables. Il n’est pas nécessaire non plus d’être à jeûn.

Interprétation

Permet l’évaluation de fractures possibles en fonction du résultat obtenu. Ce résultat est comparé à des courbes de référence. Il évalue donc l’importance de l’ostéoporose et pose l’indication d’un traitement médicamenteux.

Les aphtes

Souvent bénins, les aphtes (ou aphtose) n’en sont pas moins gênants et douloureux. Si, dans de rares cas, ils peuvent être les symptômes de certaines maladies, leur origine demeure la plupart du temps inconnue. Les aphtes guérissant d’eux-mêmes, les soigner ne repose que sur le soulagement des symptômes.

aphtes

Quels sont les symptômes des aphtes ?

Les aphtes se présentent généralement sous la forme de petites ulcérations blanchâtres rondes ou ovales, sur les gencives, sous la langue ou à l’intérieur des joues. Toutefois, un aphte buccal peut parfois atteindre la taille d’une pièce d’un centime. Les aphtes, qui peuvent être nombreux, ne saignent pas mais sont douloureux. Leur apparition provoque parfois un gonflement des ganglions lymphatiques situés dans le cou, juste sous la mâchoire. Leur guérison survient spontanément en une à deux semaines, sans cicatrice.

Quelle sont les causes des aphtes ?

Dans la plupart des cas, l’origine des aphtes reste mystérieuse. Cependant, leur apparition peut précéder ou accompagner d’autres maladies, comme des infections ou des maladies du tube digestif. On a parfois établi un lien entre la survenue d’aphtes et des facteurs hormonaux, alimentaires (réaction d’intolérance à des noix, du gruyère, etc.) ou psychologiques (stress, fatigue, surmenage, par exemple).

Quelles sont les complications éventuelles des aphtes ?

En général, les aphtes sont une affection bénigne et ne provoquent pas de complications. Toutefois, chez certaines personnes, ces petites ulcérations deviennent chroniques. Elles rendent alors la vie quotidienne inconfortable et gênent l’absorption d’aliments. Parfois, les aphtes peuvent se compliquer d’une infection due à des bactéries.

Comment prévenir les aphtes ?

Chez certaines personnes, les aphtes sont provoqués par des aliments, comme les fruits acides, les fruits secs et certains fromages comme le gruyère. Si vous établissez un lien entre certains aliments et l’apparition des ulcérations, évitez bien sûr d’en consommer.

Ce que vous pouvez faire :

  • Supprimez les aliments susceptibles d’accentuer les douleurs, comme les vinaigrettes ou les fruits acides.
  • Respectez les mesures d’hygiène buccale en vous brossant correctement les dents après chaque repas et en passant un fil dentaire au moins une fois par jour.
  • Faites soigner vos dents pour que votre denture ou vos prothèses dentaires soient en parfait état..

Remèdes de grand-mère :

Pour lutter contre les aphtes, la tradition populaire recommande de faire des bains de bouche à base de tisane, de décoction de sauge ou d’extrait de camomille. On peut aussi appliquer sur la lésion un sachet de thé noir mouillé : les tanins du thé auraient des propriétés analgésiques.

Conduite à tenir en cas :

  • Si l’éruption d’aphtes est accompagnée d’une forte fièvre.
  • Si l’éruption est accompagnée d’ulcères sur la muqueuse des organes génitaux.
  • Si la douleur est trop intense, surtout chez les enfants.
  • Si les douleurs ne diminuent pas au bout de quelques jours.
  • Si les aphtes sont de grande taille (plus d’un centimètre de diamètre).
  • Si les lésions saignent et ne guérissent pas spontanément.
  • Si le nombre de poussées d’aphtes est supérieur à quatre par an.

→ Consultez un médecin dans les jours qui viennent.

  • Si l’aphte est d’aspect normal et n’est pas accompagné des signes décrits ci-dessus.

→ Il est possible de s’automédiquer.

Que fait le médecin en cas d’aphtes ?

Il prescrit un collutoire (un médicament à pulvériser ou à badigeonner sur l’aphte) ou un bain de bouche pour limiter le risque de surinfection et faciliter la cicatrisation. Il peut également donner un médicament antalgique pour diminuer la douleur. S’il suspecte qu’un aphte présente une surinfection bactérienne, il prescrit un traitement antibiotique adapté.

Quel médicament prendre pour soulager les aphtes ?

Le traitement des aphtes peut se faire localement (au niveau de la bouche) ou par voie générale (en avalant un médicament). Les médicaments locaux disponibles sans ordonnance sont des soins de la bouche et visent essentiellement à soulager la douleur et à éviter les surinfections. Pour diminuer la douleur par voie générale, vous pouvez prendre un médicament antalgique de type paracétamol.

Il existe des remèdes anti-inflammatoires spécifiques pour soulager la douleur des aphtes. On peut aussi utiliser des médicaments indiqués dans le traitement d’appoint des affections de la bouche ou du pharynx. Ils contiennent soit des anesthésiques locaux, soit des antiseptiques, soit des extraits de plantes à visée adoucissante ou antiseptique (érysimum, lévomenthol). Ces médicaments se présentent sous forme de pastilles (ou comprimés) à sucer ou de collutoire.

Par ailleurs, certains bains de bouche peuvent être indiqués en automédication dans le traitement de courte durée des aphtes.

On conseille généralement de ne pas associer plusieurs médicaments contenant des antiseptiques locaux. En cas doute, demandez l’avis du pharmacien.

Les piqûres d’insectes

Les piqûres de moustique, abeille, guêpe et autres insectes volants sont généralement benignes mais elles peuvent quelque fois entraîner de graves réactions. Voici quelques conseils précentifs et à adopter en cas de piqûre d’insecte.

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Les beaux jours arrivent, nous passons plus de temps dehors, les tongues et tee-shirt sont de sortis mais gare aux piqûres! Les piqûres d’insectes (moustiques, guêpes, abeilles…) peuvent occasionner des réactions cutannées telles que des démangeaisons, une rougeur ou un gonflement de la zone piquée. L’insecte pique lorsqu’il est agité et qu’il cherche à se défendre, ou lorsqu’il cherche à collecter le sang de l’individu qu’il a mordu. Dans la plupart des cas la piqûre sera benigne hormis pour les personnes allergiques qui pourraient développer une réaction grave.

Prévention

  • Évitez tout parfum : les parfums dont les essences sont faites à partir de fleurs ou de plantes attirent les abeilles, les guêpes et les moustiques.
  • Pour éloigner les insectes : appliquez sur votre peau un gel, un spray ou une solution qui chasse les insectes (insectifuges). Il peut être utile d’en appliquer sur les vêtements, cheveux, toiles de tente… Attention l’usage de ces produits chez les enfants de bas âge ou chez la femme enceinte nécessite des précautions particulières. Demandez conseil à votre pharmacien. N’oubliez pas de porter un chapeau, des vêtements à manches longues et des chaussettes avant d’aller vous promener dans la nature. A noter que l’efficacité de produits naturels moins toxiques comme la citronnelle n’a pas été prouvée.
  • Installez une moustiquaire au-dessus de votre lit et un grillage aux fenêtres pour tenir les insectes à l’écart. L’utilisation d’appareils insectifuges électriques qui diffusent une substance chimique éloignent les insectes, et sont efficaces pour un certain volume de la pièce.
  • Si des abeilles ou des guêpes arrivent autour de vous, ne les chassez pas en gesticulant. Les insectes piquent d’autant plus facilement. Restez calme et éloignez-vous sans courir.

Piqûre de moustique

La plupart du temps, on ne sent pas la piqûre du moustique. Seule la réaction cutannée causée par la salive du moustique est visible. Elle empêche le sang de coaguler. Après une piqûre ? Essayez de ne pas vous gratter car cela accentue les démangeaisons et peut causer une infection locale. Si les lésions sont très enflammées, une crème à base de cortisone pourra vous être préscrite. Pour vous soulager, frottez doucement la paume de votre main sur les piqûres et humectez pour rafraîchir la zone. Pour calmer la douleur causée par les piqûres, vous pouvez appliquer de la glace (attention, jamais directement sur la peau mais par exemple enveloppée dans une serviette). Tant que la réaction de la peau reste limitée, vous pouvez appliquer une crème apaisante pour calmer les démangeaisons et stopper l’inflammation. N’hésitez pas à demander conseil à vore pharmacien.

Piqûre d’abeille et guêpe

Une piqûre de guêpe ou d’abeille est en général immédiatement douloureuse à cause du venin de l’insecte. En cas de prédisposition allergique ou de piqûres sur une zone sensible, celles-ci peuvent même devenir dangereuses. En cas de réaction grave aux piqûres de guêpes, des antihistaminiques ainsi qu’une injection d’adrénaline peuvent être administrés.

Piqûre d’abeille :

Lorsqu’elle se trouve menacée, l’abeille utlise son dard afin d’injecter du venin à son agresseur. Cet aiguillon dentelé, dont seules les femelles sont pourvues, reste fiché dans la peau de la victime et est arraché de l’abdomen de l’abeille lorsque celle-ci s’éloigne. Cette déchirure est presque toujours fatale à l’abeille piqueuse. Enlevez avec précaution le dard s’il est resté dans la peau afin de diminuer le risque de réaction allergique. Evitez surtout d’écraser la poche à venin si elle y est encore accrochée.

Piqûre de guêpe :

Contrairement aux abeilles, l’aiguillon de la guêpe n’est pas équipé de harpon. Ainsi elle ne laisse pas son dard fiché dans la piqûre, et peut donc agresser plusieurs fois sa victime sans crainte d’y laisser la vie en perdant une partie de son abdomen avec l’aiguillon.

Piqûre de frelon

Il faut savoir aussi que contrairement aux guêpes, les frelons sont attirés par la lumière. La piqûre de cet insecte est très douloureuse à cause du diamètre du dard et de la composition du venin, mais sa toxicité est en moyenne 10 fois inférieure à celle du venin d’abeille. Les frelons ne sont pas dangereux en soit car ils attaquent le plus souvent lorsque l’on passe à proximité de leur nid. Leur nids sont le plus souvent construits en hauteur mais aussi dans les troncs d’arbre ou directement au sol (par exemple sous un tas de feuilles), ce qui les rend plus accessibles et donc plus dangereux.

Quand consulter ?

⇒ Appellez rapidement le 15 ou le 112 ou rendez-vous aux urgences de l’hôpital le plus proche :

  • Si vous constatez la présence :
    • de démangeaisons généralisées
    • de plaques rouges sur la peau
    • d’un gonflement du visage ou de la langue
    • d’une sensation de malaise ou une gêne pour respirer.
  • Ou bien si la personne a été piquée dans la gorge.

⇒ Consultez un médecin dans la journée :

  • Si la piqûre entraîne pour la première fois d’importantes réactions de la peau (rougeurs, démangeaisons intenses).
  • Si la victime est un bébé ou un enfant.
  • Si la personne a été piquée dans la bouche ou au cou.
  • Si vous avez de nombreuses lésions cutanées qui se sont infectées.

Transmission du chikungunya et de la dengue par le moustique :

L’épidémie de dengue et la prolifération dans le sud de la France du Moustique Tigre ont conduit le ministère de la santé et les ARS (Agences Régionales de Santé) à produire et diffuser un dépliant d’information. Celui-ci donne des recommandations pour se protéger du moustique et éviter sa prolifération.

Les coups de soleil

Une exposition au soleil de quelques minutes par jour (environ 20 minutes) permet au corps la fabrication de vitamine D (aussi apportée par l’alimentation). Cependant une exposition intensive au soleil avec une répétition des coups de soleil augmentent le risque de développement de tumeurs cutanées (mélanome). Comment s’en protéger ? Que faire si malgrès tout vous attrapez un coup de soleil ?

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L’exposition au soleil : oui mais à petites doses

Une exposition au soleil de quelques minutes par jour (environ 20 minutes) permet au corps la fabrication de vitmaine D (aussi apportée par l’alimentation). Cependant une exposition intensive au soleil avec une répétition des coups de soleil augmentent le risque de développement de tumeurs cutanées et surtout de mélanome. On sait aujourd’hui que l’exposition au soleil pendant l’enfance est la principale cause de mélanome chez l’adulte. En effet, jusqu’à la puberté la peau des enfants est encore fine et immature donc pas encore apte à se défendre des rayons UV.

Quelle protection pour prévenir les coups de soleil ?

Utilisez une crème solaire anti UVA et UVB dont le Facteur de Protection Solaire (FPS) est de 25 au minimum pour le corps et d’au moins 50 pour les enfanst ainsi que pour le visage. Cette crème doit être adaptée à votre phototype et aux conditions d’ensoleillement. Étendez-la en couche épaisse 30 minutes avant de vous exposer, et renouvelez l’application toutes les deux heures. N’oubliez pas de remettre de la crème après la baignade ou après une activité physique intense.

Si vous devez rester longtemps au soleil, une protection avec des vétements est indispensable (les couleurs sombres assurent une meilleure protection).

Demandez conseil à votre pharmacien si vous avez un peau particulièrement sensible qui ne supporte à peine le soleil.

Pour les bébés :

Les bébés de moins d’un an ne doivent pas rester exposés au soleil. Protéger le à l’ombre avec un chapeau ainsi que des vétements.

Autres précautions…

  • Portez des lunette de soleil avec des filtres anti-UV.
  • Évitez l’exposition au soleil entre 12 heures et 16 heures car l’intensité des rayons ultraviolets est alors maximale.
  • Redoublez de vigilance si les circonstances comportant un risque supplémentaire : vent frais, couverture nuageuse faible, sol réfléchissant (neige, sable, eau), altitude.
  • Prenez garde aux médicaments, parfums ou déodorants pouvant causer une photosensibilité de la peau (demandez conseil à votre pharmacien).
  • Ne recourez pas au bronzage artificiel! Il augmente le risque de mélanome (risque accru de 75% chez les personnes ayant commencé à s’exposer aux UV artificiels avant 30 ans).
  • Une consultation annuelle chez un dematologue est fortement recommandée, surtout si vous avez une peau sensible et beaucoup de grains de beauté.

Que faire si vous avez un coup de soleil ?

Un coup de soleil ou érythème actinique est une brûlure causée par une exposition de la peau au rayonnement du soleil. On le distingue de l’allergie solaire.

La plupart du temps, les coups de soleil se soignent simplement avec des crèmes à application locale afin de réhydrater la peau et diminuer l’inflammation.

Ne vous exposez jamais si votre coup de soleil n’est pas guéri.

Enfin prenez l’habitude de surveiller votre peau régulièrement. Soyez attentifs aux grains de beauté dont la forme, la couleur, l’aspect, changent et à toute nouvelle tâche brune ou rougeâtre qui apparaît. Si tel est le cas, consultez votre médecin traitant qui vous orientera si besoin vers un dermatologue.