Mal de dos : le « mal du siècle » ?

Mal de dos : le "mal du siècle" ?

Aussi appelé le “mal du siècle”, le mal de dos touche près de 8 français sur 10, dont 61% de femmes et 39% d’hommes. En général, le mal de dos est favorisé par l’âge (même si les plus jeunes ne sont pas épargnés), un manque d’activité, de la sédentarité, certains facteurs psychosociaux (stress, insatisfactions, humeur dépressive,…) ou encore du surpoids. 

Le saviez-vous ? Selon une étude réalisée pour l’Assurance Maladie, 68% des français estiment qu’en cas de mal de dos, la solution est de se reposer et de cesser toutes ses activités quotidiennes et professionnelles. C’est faux ! En effet, le repos et l’inactivité risqueraient de faire persister la douleur et donc de ralentir la guérison. Le mouvement aide à faire du bien au corps, au dos et à l’esprit. Pour que le mal de dos s’arrête, mieux vaut donc ne pas s’arrêter !

Quels sont les principaux types de maux de dos ? 

Notre dos est composé de 24 vertèbres (allant du cou jusqu’en bas du dos) mobiles, empilées et maintenues entre elles par des disques, des muscles et des ligaments. Très fragiles, ces vertèbres sont souvent sollicitées, malmenées et soumises à de nombreuses contraintes, provoquant des douleurs parfois très handicapantes, telles que :

La lombalgie

La lombalgie correspond à des douleurs situées dans le bas du dos, au niveau des lombaires. Il en existe trois types : la lombalgie aiguë (aussi appelée lumbago), la lombalgie subaiguë et la lombalgie chronique. 

La lombalgie aiguë provoque une douleur très inconfortable et dure de 4 à 6 semaines (dans 90% des cas).  Si la douleur disparaît généralement d’elle même, il est préférable d’agir le plus tôt possible pour l’atténuer. Pour cela, il est conseillé de garder le dos droit, d’avoir un matelas de bonne qualité et de pratiquer un minimum d’activité physique (la marche, le vélo, etc.) afin de favoriser une bonne cicatrisation des muscles dorsaux et ainsi soigner plus rapidement les douleurs causées par le lumbago

Même si vous pensez que ce n’est pas nécessaire, il est toujours plus raisonnable de consulter un médecin pour qu’il puisse confirmer un lumbago et donner d’éventuels conseils sur les postures à ne pas faire, afin de réduire la douleur et d’éviter les récidives. 

Attention, si la douleur persiste plus de 6 semaines, il est possible que vous souffriez de lombalgie subaiguë. Dans ce cas, le médecin peut prescrire des séances de kinésithérapie pour vous aider à rester actif. 

Quand les douleurs lombaires persistent plus de trois mois, on parle alors de lombalgie chronique. Elle touche environ 10% des personnes atteintes d’un premier épisode de lombalgie aiguë. Les symptômes deviennent rapidement très handicapants et peuvent rendre toute activité quotidienne (personnelle et professionnelle) très difficile et pénible. 

Si vous êtes atteints de lombalgie chronique, il est généralement conseillé d’avoir recours à une prise en charge multidisciplinaire (et donc d’associer plusieurs traitements spécialisés en même temps). Ainsi, il sera plus facile d’identifier les facteurs ayant favorisé le passage de la phase aiguë à la phase chronique. 

La dorsalgie

On parle de dorsalgie lorsque la  douleur se situe au milieu du dos, au niveau des dorsales. 14% de la population souffriraient de dorsalgie, dont une majorité de femmes. La dorsalgie peut être soit aiguë (caractérisée par des douleurs aiguës au niveau des dorsales), soit diffuse (les douleurs sont diffuses entre les omoplates et peuvent gêner lors de la respiration), soit chronique (lorsque les douleurs durent plus de 3 mois et surviennent de manière régulière). 

La dorsalgie est souvent due à une chute, à un effort brusque ou à une posture prolongée. La sédentarité, l’inactivité, une musculature insuffisante, une grossesse, du stress, des maladies psychiques ou psychosomatiques,… constituent des facteurs favorisant son développement. Pour l’éviter, il est conseillé de pratiquer une activité physique (pour muscler le dos et les abdominaux), de ne pas garder la même posture trop longtemps, de ne pas porter des charges lourdes ou encore de ne pas dormir sur le ventre. 

Si vous souffrez de dorsalgie, il est indispensable de consulter un médecin généraliste ou un rhumatologue afin qu’il puisse identifier les causes de la douleur et ainsi définir le bon traitement.

La cervicalgie

La cervicalgie est une douleur qui se ressent au niveau des cervicales. Elle peut être soit chronique (s’étalant alors sur quelques semaines), soit aiguë (ne durant que quelques jours). La forme de cervicalgie la plus connue est le torticolis. 

La cervicalgie survient généralement à la suite d’une mauvaise posture au cours du sommeil, à un choc au niveau du cou, à une mauvaise position devant un ordinateur, à un nerf coincé, etc. Le stress et l’anxiété peuvent également être des facteurs qui ralentissent la guérison. 

La douleur induit généralement une gêne lors des mouvements et peut irradier jusqu’aux épaules. D’autres symptômes peuvent également apparaître tels que des maux de tête, des vertiges ou encore une augmentation de la fatigue.

Des antalgiques ou des anti-inflammatoires peuvent être prescrits par un médecin comme traitement pour lutter contre la cervicalgie. Des massages et des étirements peuvent également aider réduire la douleur. Enfin, le collier cervical peut être utile au début lorsque la douleur est plus intense. Cependant, il ne faut pas le garder plus de 2-3 jours pour ne pas habituer le cou et ne pas affaiblir les muscles.

Quelles sont les causes d’un mal de dos ? 

Légères ou intenses, persistantes ou passagères, lancinantes ou encore insoutenables, les douleurs lombaires, dorsales ou cervicales sont généralement un signe que quelque chose d’anormal se passe dans notre corps. S’il est souvent difficile de déterminer l’origine exacte de la douleur, il est tout de même possible de déterminer des causes de douleurs les plus fréquentes : 

  • Une lésion à un muscle, un tendon ou un ligament : elle peut provenir d’un effort physique ou de plusieurs micros lésions dues à un mauvais mouvement fait à plusieurs reprises. 
  • Une dégénérescence discale : le vieillissement entraîne une perte d’élasticité des disques intervertébraux. 
  • Une hernie discale : elle se produit lorsqu’il y a une compression nerveuse au niveau des disques intervertébraux. Elle peut apparaître avec le surpoids, une mauvaise posture, la grossesse,…
  • Un problème gynécologique : nombreuses sont les femmes qui ont des douleurs au dos de façon périodique ou constante. Les femmes qui souffrent de règles douloureuses, d’endométriose, etc. sont plus sujettes à développer un mal de dos. Si la source de la douleur ne se situe pas au niveau lombaire, il arrive qu’elle irradie malgré tout vers le bas du dos. 
  • De l’arthrite, de l’arthrose ou de l’ostéoporose (courants chez les personnes âgées) peuvent également favoriser les douleurs au dos. 

Conclusion

Vous l’aurez compris, le dos est une partie très fragile de notre corps. C’est pourquoi il est primordial de pratiquer un minimum d’activité physique afin de maintenir les muscles en action, mais également d’adopter des bonnes postures au travail comme à la maison. Voici quelques conseils pour bien se tenir : 

  • Lorsque vous êtes debout, tenez vous droit, les épaules relâchées, le cou droit, les fesses et le ventre rentrés : votre colonne vertébrale sera ainsi bien maintenue. 
  • Lorsque vous êtes assis, mettez vous au fond et répartissez votre poids sur les fesses et les cuisses. Vos jambes doivent former un angle droit et ne doivent pas être croisées. Maintenez votre dos droit en serrant le ventre. Les épaules doivent être décontractées et votre tête droite. Si vous travaillez sur un écran, ajustez-le à la hauteur de vos yeux. 

Si vous avez une bonne posture au quotidien et que vous bougez régulièrement, votre dos sera moins sujet aux diverses douleurs que nous venons d’évoquer. 

Une dernière petite astuce ? Le yoga est une excellente solution pour soulager le mal de dos, car cela permet d’étirer tous les muscles en douceur. L’avantage, c’est que vous pouvez le pratiquer facilement chez vous, le matin et le soir ! 

Attention, n’oubliez pas que si vos douleurs persistent, il est important de consulter un médecin afin qu’il vous oriente vers un traitement adapté. 

Nos conseils pour éviter le mal de dos

Sources:

http://bit.ly/38VMZiY
http://bit.ly/37K9jfc
http://bit.ly/2vCGgfq
http://bit.ly/37K2j1Y
http://bit.ly/37M3JZU
http://bit.ly/319kDPD
http://bit.ly/2S8Cgel

Alcool : quels risques pour votre santé ?

Les effets de l'alcool sur la santé

La France est le 3ème pays qui consomme le plus d’alcool au monde. Avec 41 000 décès par an (dont 22% entre 15 et 34 ans et 18% entre 35 et 64 ans), l’alcool est considéré comme une cause de mortalité prématurée. 

Afin de définir plus aisément une consommation dite « à risque », l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a établi quelques repères : pour les femmes, le seuil limite est de 2 verres/jour et pour les hommes, il est de 3 verres/jour. Il est également conseillé de s’abstenir de boire de l’alcool au moins un jour par semaine. 

Si votre consommation excède ces repères et qu’elle devient de plus en plus régulière, vous risquez de développer plus facilement une dépendance à l’alcool, autrement appelée “alcoolodépendance” (ou encore “alcoolisme”). Selon l’OMS, ce phénomène est avéré à partir du moment ou la consommation d’alcool devient une priorité et que le désir d’en consommer devient impossible à maîtriser, au point de devenir une obsession.  

Sachez que l’addiction peut survenir sans même que vous ne vous en rendiez compte, ce qui constitue un réel danger et peut vite vous faire rentrer dans un engrenage dont vous aurez du mal à vous défaire. 

Le saviez-vous ? En janvier, se déroule le mouvement Dry January (comprendre “janvier sec”). Reconnu mondialement, ce mouvement a été lancé en Grande Bretagne par l’association Alcohol Change UK. Le but est de mobiliser le maximum de personnes afin de les inciter à ne plus boire d’alcool pendant un mois. En France, ce mouvement est plus connu sous le hasthag “#ledefidejanvier”, mais est moins pratiqué.

Quels sont les effets de l’alcool sur votre santé ? 

Une consommation d’alcool trop régulière peut avoir des conséquences parfois irréversibles sur votre santé. En effet, sur le long terme, de nombreuses pathologies peuvent être développées. 

Tout d’abord, une consommation excessive d’alcool n’est pas sans risques pour le cerveau. Certains troubles cognitifs peuvent se développer, tels qu’une altération de la mémoire, de la concentration, de l’apprentissage, de l’attention ou encore de la prise de décisions. De plus, des troubles psychiques (anxiété, dépression) peuvent également être aggravés à cause de l’alcool. 

Il existe d’autres pathologies liées à l’alcool, telles que la cirrhose du foie, la pancréatite, l’hypertension artérielle ou encore certaines maladies neurologiques comme le syndrome de Korsakoff. Ce syndrome touche particulièrement les personnes souffrant d’alcoolisme chronique, et provoque des troubles cognitifs sévères (détérioration de la mémoire, fabulations, troubles de l’humeur et spatio-temporels, etc.). 

La consommation d’alcool favorise également l’apparition de cancers, tels que le cancer de la bouche, de l’oesophage, du foie, du côlon, du rectum ou encore du sein. Les risques sont d’autant plus élevés s’il y a une combinaison de cigarette et d’alcool. 

Quels sont les bénéfices d’un sevrage de l’alcool ?

Une peau plus fraîche et plus belle

Vieillissement prématuré de la peau, rosacée, psoriasis, acné, déshydratation,… certaines affections cutanées sont fortement exacerbées par une consommation excessive d’alcool.  

En arrêtant d’en boire, vous retrouverez progressivement une peau plus lumineuse, plus éclatante, plus fraîche, plus hydratée,… en bref, une peau plus saine !

Un sommeil amélioré et un regain d’énergie

Vous l’avez sûrement déjà expérimenté, mais après une soirée arrosée, les lendemains sont souvent difficiles. Vous vous sentez fatigué, vidé de votre énergie…

Si l’alcool vous aide à vous endormir rapidement, il perturbe sérieusement la qualité de votre sommeil. Sans que vous en ayez nécessairement conscience, votre sommeil sera ponctué de micro-réveils, de rêves troublants, de sueurs nocturnes,… ce qui vous empêchera d’atteindre un sommeil profond et réparateur. 

Une perte de poids

C’est bien connu, l’alcool est la dernière chose à consommer si vous désirez garder la ligne ! De nombreuses études démontrent que l’alcool retarde la sensation de satiété, ce qui vous pousse à manger plus que vous le feriez si vous ne buviez que de l’eau. Boire de l’alcool augmente également la production d’acides gras et ralentit le processus de combustion des graisses. 

De plus, l’éthanol contenu dans un verre d’alcool apporte beaucoup de calories. Pour vous donner une idée plus concrète, un verre de vin rouge équivaut à 100 kcal, un verre de champagne à 120 kcal et une bière blonde de 25 cl apporte quant à elle 140 kcal. 

Une économie d’argent

Certaines personnes peuvent dépenser des centaines d’euros par mois en alcool. Vous ne le réalisez certainement pas sur le coup, mais boire toutes les semaines peut rapidement avoir un impact non négligeable sur votre portefeuille et vos économies. 

Faites le test, et essayez de calculer ce que représentent vos dépenses en alcool par mois, puis sur une année. Vous risquez d’être surpris ! Peut-être y trouverez-vous une motivation pour réduire votre consommation (voire arrêter complètement).

Conclusion

Vous l’aurez compris, boire de l’alcool n’apporte rien à notre organisme. Bien entendu, il n’est pas nécessaire de culpabiliser au moindre verre, tant que vous parvenez à contrôler votre consommation et qu’elle ne devient pas trop régulière. 

Il est également important de sensibiliser les jeunes le plus tôt possible sur les effets de l’alcool sur la santé. Il faut savoir que plus la consommation de boissons alcoolisées commence à un âge précoce, plus la détérioration du cerveau est importante. 

En cas de dépendance, n’hésitez pas à vous faire aider. Le site alcoolinfoservice.fr peut vous mettre en relation avec des professionnels qui vous accompagneront dans votre combat contre l’alcool. Ensemble, vous chercherez les causes de votre consommation pour pouvoir trouver la meilleure solution afin de vous aider. 

Consommer des boissons alcoolisées : les effets sur notre santé

Sources :

http://bit.ly/2siC9DS
http://bit.ly/2FMUfBg
http://bit.ly/35QdfZU
http://bit.ly/2R9YH2g
http://bit.ly/382QJyF
http://bit.ly/382F9ng
http://bit.ly/2TiyCAD