Les fesses rouges

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appellé dermite du siège). Cette affection douloureuse est en général sans conséquence et guérit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

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Que faire si mon bébé a les fesses rouges ?

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appellé dermite du siège).

Cette affection douloureuse, qui est due à plusieurs facteurs, est en général sans conséquence et guerrit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

Comprendre cette lésion dermatologique

Cette dermite est caractérisée par une peau anormalement humide, chaude et irritée. Les rougeurs débutent souvent au niveau de l’anus ou des plis de l’aine. Elles peuvent s’étendre aux testicules ou à la vulve et à l’ensemble du siège. Parfois, la partie superficielle de la peau pèle et des boutons ou des vésicules peuvent apparaître et éclater, suinter, voir même saigner. Les lésions apparaissent alors blanchâtres ou jaunâtres. Lorsque des fissures infectées se forment dans les plis de peau, on parle d’intertrigo. Ces complications restent rares mais si l’érythème persiste plus de 4 jours, ou, s’il est accompagné de fièvre, ou que vous constatez l’apparition de cloques ou furoncles, ou qu’il s’étend en dehors de la zone de contact avec la couche, une consultation médicale est nécessaire.

Quelles en sont les causes ?

Il existe différentes causes à l’apparition de ces plaques rouges qui peuvent additionner leur effets :

  • La principale est le port de la couche. En effet celle-ci favorise le manque d’aération de la peau qui reste humide, se ramollit et devient sujette à la formation de champignons. De plus, la peau du nouveau-né peut s’infecter au contact de l’ammoniaque contenu dans l’urine. Le port prolongé d’une couche souillée par les selles, une diarrhée, une couche trop serrée qui va favoriser les frottements, poussent aussi à l’apparition de cette inflammation.
  • Dans certains cas, l’érythème fessier est provoqué par une réaction aux lessives, aux savons, aux lingettes ou à d’autres produits de toilette.
  • Une autre origine peut être les séquelles d’un traitement antibiotique ayant éliminé les bonnes bactéries de la peau et favorisé une réinfestation par un champignon ou par une bactérie indésirable.
  • Enfin, l’alimentation du bébé joue aussi un rôle, car la quantité et la nature des enzymes présentes dans les matières fécales sont influencées par l’alimentation. Ainsi il existe une interaction entre la peau du bébé et l’activité enzymatique résiduelle du contenu des matières fécale. Ceci explique que l’alimentation du nourrisson influe sur le risque d’apparition d’érythème fessier, sur son importance et sa durée. On sait par exemple que le bébé allaité est moins sensible à l’érythème fessier, parce que ses selles sont moins acides et présentent une activité enzymatique moindre.

Il semble y avoir un lien de cause à effet entre le changement important de régime alimentaire d’un nouveau-né, et l’apparition d’érythèmes fessiers.

Les conseils pratiques pour éviter l’érythème fessier

  • Gardez le bébé le plus propre et le plus sec possible. Ainsi, changez souvent ses couches, si possible dès qu’il a fait ses besoins.
  • Appliquez du liniment oléocalcaire, simple mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux, c’est un produit naturel disponible en pharmacie. Ses propriétés apaisantes et antiseptiques en font un produit plus précisément recommandé pour l’hydratation de la peau des bébés et lors du change, notamment en cas de rougeurs ou d’érythème fessiers. Le liniment est à appliquer sur la peau simplement à l’aide d’un coton et n’a pas besoin d’être rincé : la fine couche grasse restante sert de film protecteur.
  • Préférez les pyjamas en coton et non en tissus synthétiques.
  • Évitez l’usage des lingettes si votre bébé a tendance à avoir les fesses rouges.
  • Dans la mesure du possible, laissez votre bébé fesses nues.
  • Nettoyez ses fesses au savon de Marseille, suivi d’un rinçage abondant et d’un séchage minutieux. Après la toilette, appliquez sur ses fesses un produit qui les isolent de l’humidité. A base d’oxyde de zinc ou d’huiles de poisson, ces traitements locaux (crèmes, pommades, gels, etc.) sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Ils ont un effet séchant et astringent sur la peau, tout en étant légèrement antiseptiques et généralement non-irritants.
  • Faites-lui prendre des bains de siège avec un produit antiseptique doux qui contribuera à accélérer la guérison (par exemple solution de Millian ou éosine aqueuse à 2 %).

En cas de doute concernant le soin à utiliser, demandez conseil à votre pharmacien afin d’éviter tout effet non désiré. En effet la peau des bébés est très fine, et absorbe beaucoup plus que la peau mature. Par conséquent, les effets indésirables sont plus importants.

Quelle couche choisir ?

Deux types de couches sont actuellement proposées avec des avantages et inconvénients dans les deux cas. Aujourd’hui, il semble qu’on observe plus de différences de taux d’érythème fessier entre les couches jetables classiques et les nouvelles couches en tissus lavables et réutilisables.

Avantages Inconvénients
Couches jetables Facilité d’utilisation. Super-absorbantes avec des matériaux gélifiant : moins d’épisodes d’érythèmes fessier. Présence parfois de colorants et produits soupçonnés de provoquer des dermatites de contact allergique. Gel synthétique non biodégradable qui pose des problèmes environnementaux.
Couches réutilisables Différents modèles, elles utilisent un tampon de microfibres « super-absorbantes » placé dans une poche. Plus gros investissement au départ afin d’avoir un stock d’au moins une vingtaine de couches, mais plus rentable par la suite. Demande une certaine adaptation pour trouver la meilleure technique de lavage.

Dans tous les cas, veillez à utiliser des couches bien ajustées afin de limiter au maximum les frottements.

Des rougeurs répétées peuvent être le signe d’une allergie aux composants des couches (matière, parfums, etc.). Dans ce cas, changez de marque et choisissez des couches hypoallergéniques.

Quand consulter un médecin ?

Consultez un médecin si l’érythème :

  • devient pénible à supporter pour le bébé ;
  • présente des signes d’infection (lésions blanchâtres ou jaunâtres) ;
  • est présent dans les plis du cou, sur les aisselles ou derrière les oreilles ;
  • persiste après quelques jours d’automédication.

Les piqûres de méduses

Je me suis fait piquer par une méduse ! Certaines peuvent être dangereuses pour l’homme, mais pour les méduses qui vivent sur nos côtes, leurs piqûres restent bénignes. Voici quelques conseils à adopter en cas de piqûre de méduse ou autres animaux marins.

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Les bons gestes à adopter face aux piqûres de méduses et autres animaux marins

Il est vrai que les méduses n’ont pas bonne réputation. Certes, certaines peuvent être dangereuses pour l’homme, mais pour la plupart des méduses qui vivent sur nos côtes, leurs piqûres restent bénignes.

Les méduses piquent par l’intermédiaire de cellules urticantes placées sur leur tentacules. Dans la majorité des cas, les piqûres se traduisent simplement par une vive douleur passagère, mais parfois elles provoquent une syncope qui peut entraîner la noyade du sujet piqué.

Le sujet piqué ressent tout d’abord une douleur intense, semblable à celle provoquée par une décharge électrique. Cette douleur se transforme ensuite en une sensation de brûlure qui s’étend progressivement autour de la zone touchée.

Je me suis fait piquer par une méduse !

  • Sortez calmement de l’eau.
  • Rincez soigneusement la plaie avec de l’eau de mer ou du sérum physiologique mais pas avec de l’eau douce.
  • Mettez du sable sur la plaie et laissez le sécher. Grattez ensuite doucement ce sable pour enlever les cellules urticantes encore présentes sur la peau. Si des fragments de tentacules sont restés fichés dans la peau, les ôter à l’aide d’une pince à épiler.
  • Désinfectez avec une compresse stérile imbibée d’antiseptique.
  • Si la douleur persiste vous pouvez la soulager avec du paracétamol. Demandez conseil à votre pharmacien.
  • Si des malaises surviennent ou si le membre touché est très enflé, consultez immédiatement un médecin. En cas de démangeaisons, votre médecin vous prescrira une crème apaisante, des corticoïdes, ou bien des antihistaminiques.
  • Il convient de surveiller l’évolution de la plaie dans les jours qui suivent.
  • Votre vaccin contre le tétanos doit être mis à jour.

Les choses à ne pas faire !

  • Ne pas rincer avec de l’eau douce car cela ferait éclater les cellules restantes et libèrerait le venin. Le vinaigre sur la plaie n’est pas non plus conseillé (il est efficace avec certaines espèces de méduses, mais dans certains cas son utilisation peut être dangereuse).
  • Ne frottez pas les lésions car vous ne feriez que les aggraver en libérant le venin contenu dans les cellules urticantes laissées par les tentacules sur la peau.
  • N’incisez jamais la plaie et ne cherchez pas à la faire saigner.
  • Ne sucez pas la blessure pour aspirer le venin.
  • Il est inutile de verser de l’urine sur la plaie. Cette méthode n’a pas vraiment fait ses preuves, mais il semblerait que la stérilité (hors infection) et la chaleur de l’urine expliquent en partie l’efficacité de cette théorie.
  • Ne posez pas de garrot sur le membre atteint.

Et les autres piqûres d’animaux marins ?

Les piqûres des oursins ne sont pas venimeuses, mais les morceaux d’épines qui restent dans la peau peuvent être très douloureux et provoquer des infections. Essayez de retirer les piquants d’oursin avec une petite pince, ou une aiguille fine désinfectée, puis nettoyez la plaie à l’aide d’un antiseptique.

Les piqûres de poissons venimeux (raies, rascasses, vives, etc.) provoquent des douleurs intenses et une rougeur au point d’injection. Elles peuvent parfois provoquer des malaises ou des pertes de conscience. En cas de piqûre par un poisson venimeux, faites tremper la partie piquée dans de l’eau chaude pour détruire les principes actifs des venins.

Pour éviter les oursins et les poissons venimeux, portez des sandales en plastique ou des chaussons de plongée.

Derniers conseils

  • Ne manipulez pas les méduses qui sont échouées sur la plage (même si elles sont desséchées), car le contact avec leurs cellules urticantes peut encore être douloureux.
  • Pour éviter des déboires avec les méduses, informez-vous avant de vous baigner et évitez les endroits où personne ne semble se baigner.
  • De plus, il existe des lotions solaires qui préviennent les piqûres de méduse.

Les vergetures

Qu’est ce que les vergetures ? Comment les éviter au cours d’une grossesse ? Voici toutes nos recommandations afin d’éviter ou d’atténuer ces marques disgracieuses sur la peau.

Qu’est-ce que les vergetures ?

Les vergetures apparaissent sur la peau lorsqu’il y a une présence trop importante de glucocorticoïdes (cortisone). On a alors une modification du réseau élastique qui se raréfie et se casse, ainsi qu’une atrophie des fibres de collagène. Ces composants de la peau dans les couches profondes de la peau ne répondent plus assez rapidement à l’étirement et se rompent. Ces modifications aboutissent à un amincissement de l’épaisseur du derme. Il apparaît alors des sorte de petite fissures semblables à des cicatrices sur la peau.

Circonstances d’apparition

On peut voir l’apparition de vergetures lorsque la cortisone est fabriquée en trop grande quantité de façon physiologique, dans certaines périodes de la vie, ou de façon pathologique (c’est pourquoi des femmes maigres peuvent avoir des vergetures)mais aussi, lorsque la peau est soumise à une distension exagérée, trop rapide ou trop brutale.

Les exemples les plus courants sont les suivants :

  • Puberté (et plus particulièrement chez les filles) avec des localisations préférentielles différentes selon le sexe. Ainsi pour les femmes, elles se retrouveront d’avantage au niveau des hanches, des fesses, des cuisses, de l’abdomen ou bien sur les seins et les bras, tandis que pour les hommes, elles se situeront préférentiellement en bas du dos, sur les fesses et le ventre.
  • Pendant les premières grossesses (plus de 60 % des femmes en développent) car il y a une prise de poids importante et rapide. De plus, en période de grossesse, le corps sécrète plus de cortisone. Elles sont surtout localisées sur les seins, autour du nombril, sur les hanches ou bien sur le haut des cuisses.
  • La prise ou la perte de poids rapide peut favoriser l’augmentation de la taille ou du nombre de vergetures.
  • Certaines maladies métaboliques, endocriniennes ou infectieuses, ou l’application excessive de crèmes à la cortisone (ou sous formes injectables), peuvent être à l’origine de vergetures.
  • Les vergetures peuvent résulter d’une carence nutritionnelle.
  • Les peaux jeunes et lisses semblent y être plus sensibles. Mais il n’existe pas de de peaux dites à vergetures. C’est plus l’épaisseur de la peau qui va jouer un rôle. En effet, plus la peau est épaisse, moins elle souffrira de vergetures car elle contient d’avantage de fibres.

Comment les prévenir ?

Au cours d’une grossesse

Essayez de limiter la prise de poids dans la tranche conseillée par votre médecin (il ne s’agit pas non plus d’être sous-alimentée, ce qui serait dangereux pour le bébé).

Stimulez les zones à risque en pratiquant un massage quotidien à l’aide d’une crème anti-vergetures (attrapez la peau avec trois doigts et twistez-la légèrement). Il faut savoir que le massage en lui-même est bénéfique, car il stimule la circulation cutanée. Attention, veillez à utiliser un produit spécial femme enceinte, par exemple à base d’huile d’amande douce. Demandez conseil à votre pharmacien.

Autres conseils

Évitez les régimes yo-yo. Hors grossesse, la prescription d’un traitement à base de vitamine A acide guérit les vergetures, mais seulement lorsqu’elles viennent d’apparaître (lorsqu’elles ont l’aspect de petites cicatrices rouges-violacées). Attention, ce traitement curatif est contre-indiqué lors de la grossesse, il s’adresse donc principalement aux jeunes adolescentes. De plus lorsque la vergeture est mature, de couleur blanche, ce traitement n’est plus efficace, il sera plus difficile à les faire disparaître.

J’ai déjà des vergetures, y-a-t-il un moyen de les atténuer ?

Après la grossesse, on constate malheureusement que les vergetures ne disparaissent pas. Si on les exposent au soleil, elles ne bronzent pas, ce qui les rend encore plus visibles. Il est toutefois possible d’en modifier l’aspect par différentes techniques :

  • Micro dermabrasion et Peeling au TCA : ce traitement consiste tout d’abord à abraser la peau de façon mécanique (plus ou moins profondément suivant la profondeur des lésions), puis à appliquer une solution de peeling, suivie d’une crème post-peel spéciale. En fonction de l’ancienneté, de l’aspect, de la largeur des vergetures, il faudra plus ou moins de séances.
  • Photothérapie : c’est l’utilisation de lasers ou de lumières pulsées qui va restructurer les fibres de collagène ainsi que les fibres élastiques.
  • Carboxythérapie : cette technique emploie le gaz carbonique (CO2) qui améliore la circulation artériolaire, veineuse et lymphatique, et va stimuler la fabrication de collagène, de fibres élastiques. Ce mécanisme d’action fait qu’on recherchera le bénéfice de la carboxythérapie dans le traitement contre les vergetures, du relâchement cutané et pour perdre cellulite et centimètres.
  • Mesolift : c’est l’injection de produits dans le derme visant à stimuler la production de collagène et de fibres élastiques.

L’association des différentes techniques peut apporter un plus et stimuler de manière encore plus efficace les structures lésées en cas de vergetures. L’idéal reste d’obtenir des conseils d’un dermatologue ou d’un médecin esthétique.

Les dents de bébé

Durant les premières années de sa vie, votre bébé va faire ses dents. Pour la plupart des parents et des bébés, l’arrivée de la première dent n’est pas forcément une partie de plaisir. Vous trouverez ici des conseils pour que bébé puisse passer cette étape de façon plus agréable.

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Mon bébé pleure, je crois qu’il fait ses dents. Est-ce qu’il n’a pas un retard de poussée dentaire ? Comment puis-je le soulager ? Comment faire pour qu’il garde des dents saines ?

Les grandes étapes de la poussée dentaire :

Avant tout, il faut savoir que l’âge de sortie des dents varie beaucoup d’un enfant à l’autre. La précocité ou le retard de la poussée dentaire n’ont aucunes conséquences, donc pas d’inquiétude.

Les premières dents : les dents de lait

Certains bébés naissent avec une, voire deux dents. Cependant, pour la plupart, les premières dents de lait sortent entre 3 mois et 1 an. Elles sont au nombre de vingt, et les premières à pousser sont en général les incisives. Les dernières à voir le jour sont les molaires qui prennent leur place au cours de la deuxième année. C’est à l’âge de 3 ans que votre enfant devrait avoir l’ensemble de ses vingt dents de bébé. Celles-ci ne tomberont pas avant que les dents définitives soient prêtes à sortir, soit vers l’âge de 6 ans.

Les dents permanentes ou dents définitives :

La première à sortir en bouche est la première molaire, vers 6 ans, suivi des incisives. Ensuite l’ordre est variable. Les deuxièmes molaires définitives se mettent en place vers 12 ans. Quant aux troisièmes molaires ou dents de sagesse, elles font éruption entre 17 et 35 ans. La dentition est considérée complète avec vingt-huit dents, et lorsque qu’il y a présence des quatre dents de sagesse, ce nombre se porte à trente-deux.

Les signes annonceurs de l’arrivée des premières dents :

Les signes qui précèdent la sortie des dents sont une hypersalivation et une douleur plus ou moins importante. Les gencives peuvent enfler et les joues du bébé risquent de rougir et d’être boursoufflées. Certains chanceux ne ressentiront presque rien durant la poussée des dents. Mais pour la plupart, les premières poussées dentaires ne sont pas une partie de plaisir. L’enfant peut aussi être sujet à des troubles du sommeil car ses dents le « travaille ».

D’autres troubles seront observés, tels que des troubles du transit (selles plus molles et plus fréquentes), qui pourront entraîner des érythèmes fessiers. Au fil des semaines, vous allez voir apparaître dans sa bouche des petits bouts blanc sur la gencive, signe que les dents commencent à sortir.

Comment soulager bébé ?

  • Pensez tout d’abord au massage « naturel ». En effet quand les dents sont sur le point de sortir, la salivation s’intensifie ainsi que le réflexe de succion. Du coup, votre enfant se masse la gencive avec tout ce qui lui tombe sous la main : hochet, jouet, cuillère, biscuit… Vous pouvez lui donner quelque chose à mordre, ou frotter délicatement ses gencives avec votre doigt pour le soulager. Il existe des anneaux de dentition à mettre au froid disponibles dans votre pharmacie.
  • De la nourriture froide, comme de la compote ou un yaourt sortis du réfrigérateur, peut aussi lui faire du bien.
  • Si votre bébé souffre trop, vous pouvez masser ses muqueuses enflammées avec un calmant local (à base de camomille et de guimauve, ou bien anesthésiant). Les deux solutions ont un effet apaisant qui soulagera votre enfant. L’utilisation d’un antalgique comme du paracétamol peut contribuer à faire tomber la fièvre et apaiser la douleur. De plus, des solutions homéopathiques spécifiques ont convaincu de nombreux parents qui préfèrent cette médecine douce aux antalgiques.

Demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quand consulter ?

Les bébés prématurés mettent souvent quelques mois de plus que les autres à faire leurs dents. Si votre tout-petit n’a toujours pas de dents vers un an, parlez-en à votre médecin. Si votre enfant bave beaucoup, qu’il a des gencives gonflées, une diarrhée persistante, semble avoir très mal (des pleurs inconsolables servent d’indice), ou bien une fièvre qui dure, consultez votre médecin.

Apprendre le brossage des dents :

Premières dents : premiers nettoyages

Dès l’apparition des premières dents, il faudra les garder propres car les caries peuvent d’ores et déjà s’installer. La première année, il ne sera pas utile d’utiliser une brosse à dent. Au moins un fois par jour, frottez délicatement les gencives à l’aide d’une compresse ou d’un petit tissu humide. Petit conseil : ne laissez pas votre bébé s’endormir avec un biberon de lait ou de liquide sucré car la boisson peut stagner dans sa bouche durant la nuit, et provoquer à long terme des caries.

Brossage de dents : apprendre à son enfant les gestes adaptés à son âge

Vers l’âge de 18 mois, votre enfant peut apprendre à se brosser les dents (voire avant mais toujours sous surveillance). Il vous faudra lui montrer les bons gestes et comment tenir sa brosse à dent. Pour l’aider, instaurez ensemble un parcours, afin de ne pas oublier de surface, et essayez de respecter un temps minimum de brossage (vous pouvez utiliser un sablier). Il n’y a pas besoin de brosser dans une direction en particulier, essayez juste d’enlever les petits bouts de nourriture et de nettoyer la surface des dents et des gencives. Le mieux est de faire du brossage un moment ludique, un rituel avant le coucher. N’oubliez pas de vérifier pendant les premières années si les dents sont bien brossées.

Choisir sa première brosse à dents et son dentifrice

Utilisez une brosse souple adaptée à l’enfant (petite tête et gros manche pour faciliter la prise en main). Dès que l’enfant maîtrise sa déglutition, et par conséquent le rinçage, vous pouvez inclure le dentifrice. Il n’est pas nécessaire d’en abuser, seule une dose équivalente à la taille d’un petit pois suffit. Sachez aussi que le dentifrice n’est pas indispensable si votre enfant ne mange pas de sucre (un brossage à l’eau suffit). Demandez conseil à votre pharmacien quant au choix de la brosse à dent et du dentifrice (la dose de fluor doit être adaptée à son âge). Vers son troisième anniversaire, prenez rendez-vous chez le dentiste pour habituer votre enfant à faire vérifier ses dents.

Les poux

Souvent redoutés par les parents, les poux de tête aiment s’inviter sur la tête des enfants. Cette affection, également connue sous le nom de pédiculose du cuir chevelu, est très fréquente chez l’enfant scolarisé. Vous trouverez ici les recommandations à adopter lorsque votre enfant reviendra la tête pleine de poux.

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Tout savoir sur le pou :

Le pou de tête se nomme Pediculus humanus var capitis. Cet insecte, exclusif à l’homme, se déplace très rapidement entre les cheveux auxquels il s’accroche grâce à une puissante pince présente au bout de chacune de ses six pattes. Grâce à ses orifices respiratoires qui peuvent se fermer, il évite la noyade, mais sera asphyxié par les produits gras (huiles…). Ils se nourrissent exclusivement de sang.
Les poux ne transmettent pas d’agents pathogènes pour l’homme, et sont donc inoffensifs, mise à par les démangeaisons qui peuvent entraîner des infections.

Quels sont les signes révélateurs d’une contamination par les poux ?

  • Vous avez une démangeaison du cuir chevelu et il peut y avoir présence de prurit voire d’une surinfection (impétigo).
  • Vous constatez des petits points rouges, signe des morsures des poux.
  • Vous observez des œufs collés aux cheveux tout près de la racine. Aussi appellées lentes, elles sont de forme ovale, de couleur blanchâtre et mesurent environ un millimètre de long.
  • Chez les petits enfants, les poux peuvent parfois s’installer dans les sourcils et les cils. Le grattage dû aux démangeaisons pourra entraîner une inflammation des paupières.

Comment se transmettent les poux ?

Contrairement à certaines idées reçues, les poux ne sautent pas. Ils se transmettent par contact direct ou par échange de linge ou d’objets (bonnet, peigne, barrette…). La transmission par l’eau n’a jamais été démontrée (piscine…). La cohabitation d’un grand nombre de personnes dans un espace restreint est donc un facteur de risque.

À savoir :

  • La durée de vie d’un poux sur un objet est d’un jour et demi. Les lentes peuvent quant à elles, vivrent jusqu’à six jours.
  • Les poux peuvent vivre jusqu’à deux mois sur le cuir chevelu.

Qui traiter ?

Le sujet parasité : demandez conseil à votre pharmacien avant de commencer un traitement. En effet, celui-ci devra être adapté à la contamination et à l’état du cuir chevelu, tout en évitant l’apparition de résistance au traitement.
Le foyer du sujet parasité : il est recommandé de chercher la présence de poux et de lentes chez toutes les peronnes de l’entourage.
Dans la collectivité : prévenez le responsable du groupe (école, crèche, centre aéré…) qui prendra les mesures necessaires pour éviter toute propagation.

Comment traiter la contamination ?

Sachez tout d’abord que seuls les produits vendus en pharmacie ont prouvé leur efficacité. Trois types de produits existent :

  • à base de malathion. Ces produits sont peu appréciés des utilisateurs en raison de son odeur désagréable et de son aspect irritant.
  • à base de dérivés des pyrèthres qui vont tuer les poux rapidement mais les lentes ne vont pas être toutes détruites ce qui impose une seconde application après une semaine. Cependant aujourd’hui, les poux deviennent de plus en plus résistants aux pyrèthrines, et son utilisation entraîne quelque fois des réactions d’hypersensibilité.
  • à base de lindane, seulement disponibles sous ordonnance, et peu utilisés car ils présentent plus de risque de toxicité.

Il est recommandé d’utiliser les produits présentés sous forme de solution, de lotion ou de crème (les shampoings et poudres sont moins efficaces). Attention aux sprays qui sont contre-indiqués en cas d’asthme.

Appliquez le produit anti-poux au plus près des racines de cheveux et massez le cuir chevelu afin de bien répartir le produit. Laissez poser en respectant précisément le temps de pause recommandé. Attention, pour certains produits, le temps de pose dépend de l’âge de l’enfant. Eliminez le ensuite avec un shampoing non-insecticide, puis rincez les cheveux avec de l’eau vinaigrée (une cuillère à soupe dans un grand bol) afin d’enlever les lentes plus facilement. Vous pouvez aussi entourer la tête avec une serviette humide et chaude pendant 30 minutes. Enfin, coiffez soigneusement les cheveux à l’aide d’un peigne spécial aux dents très serrées.

Un examen du cuir chevelu est nécessaire à 2 et 12 jours afin de contrôler si des poux ou lentes sont toujours présents. Dans ce cas là, il faudra traiter de nouveau le cuir chevelu. La persistance de lentes ne traduit pas forcément un échec du traitement. Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien.

Pensez aussi à laver draps, serviettes, vêtements, etc à 60°C. Si cela n’est pas possible, enfermez-les hermétiquement dans un sac-poubelle que vous laisserez reposer pendant une dizaine de jours avant de les laver à 40°C. Vous pouvez également les placer 48 heures au congélateur pour tuer poux et lentes.

Si les lésions dues aux démangeaisons s’infectent ou bien en cas d’échec répétés des traitements antipoux, il est recommandé de consulter un médecin.

Les fortes chaleurs

Les fortes chaleurs arrivent et chacun de nous peut voir son corps mis à rude épreuve. Quels sont les risques pour la santé lorsque le température est au plus haut ? Comment se protéger durant l’épisode de canicule ?

canicule

On pourra observer un risque accru de problèmes de santé lorsque :

  • la température est très élevée et ne redescend pas la nuit en dessous de 18-20°C
  • la chaleur dure depuis plusieurs jours
  • les premières chaleurs se font sentir, car le corps n’est pas encore habitué aux températures élevées

Quels sont les risques liés aux fortes chaleurs ?

  • La chaleur entraîne une grande fatigue
  • Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, liés à la déshydratation ou aux coups de chaleur (l’insolation est une forme mineure de coup de chaleur)
  • La pollution de l’air et l’humidité aggravent les effets liés à la chaleur
  • La chaleur peut aggraver des maladies préexistantes
  • Les médicaments peuvent aggraver les effets de la chaleur. Veillez à demander conseil à votre pharmacien qui saura vous conseiller
  • Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon aux fortes chaleurs. Lorsque l’on est âgé, le corps transpire peu et il a donc du mal à se maintenir à 37°C. C’est pourquoi la température du corps peut alors augmenter : on risque le coup de chaleur, l’hyperthermie (température supérieure à 40°C)
  • En ce qui concerne l’enfant et l’adulte, le corps transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Mais, en conséquence, on perd de l’eau et on risque la déshydratation

Que faire en cas de fortes chaleurs ?

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants. Si vous êtes sensible lorsque le mercure monte, assurez-vous que vous disposez d’un brumisateur, d’un ventilateur et d’un thermomètre médical.

Si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, incitez les à s’inscrire sur la liste de la mairie afin de recevoir de l’aide de bénévoles pendant une vague de chaleur.

Durant la vague de chaleur, le but est d’essayer de maintenir le corps au frais afin d’éviter des problèmes de santé. Voici quelques conseils :

Rafraîchir son habitation

  • Fermez les volets et les rideaux des façades exposées au soleil et ne les ouvrez que lorsque la température extérieure est supérieure à la température intérieure
  • Ouvrez les fenêtres tôt le matin, tard le soir et la nuit
  • Provoquez des courants d’air dans tout l’habitat dès que le temps se rafraîchit

Se rafraîchir

  • Prenez régulièrement dans la journée des douches ou des bains frais, sans vous sécher
  • L’utilisation d’un ventilateur et d’un brumisateur simultanément est plus efficace : brumisez d’abord les parties découvertes puis ventilez les parties mouillées
  • Portez des habits amples, légers et clairs. Préférez le coton, qui laisse passer l’air et absorbe la transpiration
  • Restez à l’intérieur de votre habitat dans les pièces les plus fraîches et au mieux, dans un espace rafraîchi (réglez votre système de rafraîchissement 5 °C en dessous de la température ambiante)
  • En l’absence de système de rafraîchissement, passez au moins 2 ou 3 heures par jour dans un endroit frais : grands magasins, cinémas, lieux publics…

Se désaltérer

  • Buvez régulièrement et sans attendre d’avoir soif, au moins 1 litre et demi à 2 litres par jour
  • Attention aux boissons telles que l’alcool qui altèrent les capacités de lutte contre la chaleur et favorisent la déshydratation, ou bien les boissons à forte teneur en caféine (café, thé, colas) ou très sucrées (sodas) car ces liquides augmentent la sécrétion de l’urine
  • Sachez aussi que beaucoup de fruits (melons, pastèques, prunes, raisins, agrumes) et de crudités (concombres, tomates) contiennent une grande quantité d’eau
  • Limitez au maximum votre activité physique
Faites particulièrement attention si vous appartenez à la catégorie des personnes à risque, qui sont :
  • les personnes âgées de plus de 65 ans
  • les nourrissons et les enfants (notamment âgés de moins de 4 ans)
  • les travailleurs manuels (exerçant notamment à l’extérieur) et les personnes pratiquant une activité sportive en plein air
  • les personnes alitées ou sédentaires

Veillez à bien vous hydrater tout au long de la journée. En cas de grossesse, la protection contre la chaleur, une bonne hydratation et l’humidification/ventilation de la peau sont particulièrement importantes.

Quels sont les signaux d’alerte et que faire en cas d’apparition de ceux-ci ?

Si :

  • Vous avez des bouffées de chaleur et une transpiration excessive

  • Vous avez les urines foncées ou vous n’urinez plus depuis 5h

    ⇒ Boire immédiatement, même en l’absence de soif, et durant toute la journée. Maintenez une alimentation saine.

  • Vous avez des crampes

  • Vous ressentez fatigue, faiblesse et/ou insomnie inhabituelle

  • Vous avez des maux de tête et/ou nausées après une exposition directe au soleil

    ⇒ Cessez toute activité pendant plusieurs heures, reposez-vous dans un endroit frais, et buvez. Appelez un médecin si les symptômes s’aggravent ou persistent plus d’une heure.

  • Vous ressentez une fatigue extrême

  • Vous avez des vertiges ou maux de tête violents

  • La personne tient des propos incohérents

  • Il y a perte de connaissance

    ⇒ Appelez le 15 ou contactez votre médecin généraliste si vous ressentez l’un des symptômes ci-dessous.

Les diarrhées passagères

On parle de diarrhée si les selles sont plus liquides et plus fréquentes que d’habitude (plus de 3 selles molles ou liquides par jour). D’autres signes peuvent être associés tels que des nausées, vomissements, des douleurs abdominales voire de la fièvre. Le principal danger de la diarrhée est la déshydratation.

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La majorité des diarrhées de courte durée en France sont dues à une infection par des virus (Rotavirus, Norovirus, Adénovirus), aussi appelées « gastro-entérites épidémiques saisonnières ». Elle peut être d’origine bactérienne par consommation d’aliments infectés (elle sera communément appelée « intoxication alimentaire ») ou peuvent être dues à des parasites (sanitaires non hygiéniques).

Attention cette fiche conseil ne concerne que les épisodes passagers de diarrhées, soit 2 jours au maximum. Il est nécessaire de consulter votre médecin rapidement si :

  • vos symptômes persistent ou s’aggravent après 2 jours de traitement.
  • la diarrhée concerne l’enfant de moins de 2 ans ou la personne âgée (plus de 75 ans ou plus de 65 ans et déjà traitée pour d’autres maladies). Le risque de déshydratation pourra entraîner des conséquences graves chez ces personnes à risque.
  • vos selles contiennent des glaires et/ou du sang (signes éventuels d’invasion de la muqueuse).
  • votre diarrhée survient après un traitement antibiotique ou après un séjour dans un pays tropical.
  • si vous avez des signes de déshydratation : perte de poids de plus de 2kg (ou supérieur à 5 % du poids), sensation intense de soif, langue sèche, apparition cernes autour des yeux, pâleur.

Conduite à tenir en cas de diarrhées passagères :

Au cours de la diarrhée, le corps perd de l’eau et des sels minéraux. Vous devez donc compenser ces pertes en buvant beaucoup de boissons sucrées et salées (eau, sodas, bouillons légumes…). Pour vous alimenter, choisissez des aliments faciles à digérer comme le riz, les carottes cuites… Et évitez les fruits et légumes crus, les boissons et aliments glacés, les plats épicés… Dans la plupart des cas, ces simples règles alimentaires sont suffisantes pour que les symptômes de la diarrhées disparaissent spontanément en quelques jours.

Si votre nourrisson / enfant à la diarrhée : donner lui plusieurs fois par jour une solution de réhydratation orale (SRO). Proposez régulièrement à votre enfant de manger, et ainsi alterner SRO et alimentation. Surveillez le en prenant régulièrement sa température, son poids et noter le nombres de selles, les quantités bues et sa température . Attention l’état de santé du jeune enfant peut s’aggraver en quelques heures, surtout s’il a moins de 6mois.

N’oubliez pas que pour prévenir l’apparition d’une diarrhée infectieuse, lavez-vous les mains plusieurs fois par jour.

Voici quelques règles d’hygiène sur le lavage des mains :

  • Quand ?
    • après être allé aux toilettes ou avoir changé la couche de bébé
    • avant de cuisiner
    • avant de passer à table
    • après les transport en commun : en arrivant au travail ou en rentrant chez soi
  • Comment ?
    • Se mouiller entièrement les mains.
    • Utilisez du savon (de préférence liquide) et bien faire mousser en frottant partout (paume, dos de la main, entre les doigts et sous les ongles).
    • S’essuyer correctement les mains de préférence avec une serviette en papier.
    • Si vous n’avez pas de point d’eau, utilisez un gel hydroalcoolique et frictionnez pendant au moins 30 secondes.

Se soigner

Afin d’améliorer votre confort, des médicaments sans ordonnance sont disponibles. Attention, ils ne dispensent pas des mesures d’hygiène et alimentaires et tout particulièrement de boire beaucoup pour éviter le déshydratation. Plusieurs classes existes :

  • ralentisseurs du transit intestinal : ils diminuent le nombre et la fréquence des selles
  • les absorbants et protecteurs intestinaux : ils agissent localement dans l’intestin par des mécanismes variables (pouvoir couvrant, adsorption de gaz…)

Les levures et les flores de complément (probiotiques) ont pour objectif de restaurer la flore intestinale.

Dans tous les cas, demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien et prenez connaissance des précautions d’emplois propres à chaque médicament afin de suivre le traitement approprié à votre situation individuelle (état de santé, grossesse, autres traitements…).

Cas spécial : la « diarrhée des voyageurs » ou tourista :

Il s’agit d’une diarrhée infectieuse qui survient dans un pays dont le niveau d’hygiène est moindre par rapport au pays d’origine. Le plus souvent elles sont dues à des bactéries transmises par l’eau ou les aliments. Le plus souvent sans gravité mais gênantes, elles peuvent être évitées en respectant plusieurs règles :

  • Avant de partir, prévoir dans vos bagages :
    • des sachets de réhydratation
    • du papier toilette
    • un agent désinfectant pour l’eau
    • un anti-diarrhéique : demander conseil à votre médecin ou pharmacien car la classe de médicament à utiliser va dépendre du pays de destination (les agents pathogènes en cause varient entre différents pays)
  • Sur place :
    • ne buvez que de l’eau en bouteille (évitez aussi les glaçons, les glaces…)
    • ne mangez pas de légumes crus ni de fruits que vous ne pouvez pas peler vous-même
    • évitez également la viande et le poisson peu ou pas cuits, les fruits de mer ainsi que les plats préparés consommés froids

Si malgré toutes les précautions, vous êtes victime de cette infection, pensez à vous réhydrater en buvant beaucoup d’eau en bouteille uniquement. Si la diarrhée persiste, des solutions de réhydratation sont nécessaires.

Dans les formes sévères, consulter un médecin ou rendez-vous à l’hôpital le plus proche.

Sources :

L’hypertension artérielle

La tension artérielle correspond à la pression du sang exercée dans les artères durant la circulation sanguine.

hypertension

Il y a 2 formes de pression artérielle :

  • la pression systolique : elle correspond à la pression sanguine lorsque le coeur se contracte. C’est le chiffre le plus élevé que l’on peut lire sur un tensiomètre.
  • la pression diastolique : elle correspond à la phase de relâchement du coeur. C’est le chiffre le plus bas que l’on peut lire sur un tensiomètre.

Il y a Hypertension Artérielle lorsque la tension systolique (+ haute) est supérieure à 14 et que la tension diastolique (+ basse) est supérieur à 9.

La plupart du temps il n’y a aucun symptôme visible !

Pourquoi faut-il soigner une HTA ?

Une hypertension artérielle non prise en charge abîme la paroi des vaisseaux :

Elle favorise le développement de plaques de cholestérol Les artères s’épaississent et leurs diamètres se réduisent.

L’Hypertension Artérielle « endommage » plus rapidement les organes.

Quelles sont les complications possibles ?

Infarctus du myocarde

Accident Vasculaire cérébral (AVC)

Affection de la rétine…

Comment prendre sa tension arterielle ?

Lisez la notice de votre tensiomètre.

Installez vous confortablement en position assise et patientez 5 minutes avant de prendre la mesure afin d’être totalement reposé.

Suivant l’appareil, placez-le au niveau du poignet ou du bras dénudé.

Effectuez la mesure avec la main à la hauteur du cœur. La mesure peut être réalisée “bras croisés”.

Déclenchez votre tensiomètre.

Restez détendu pendant les mesures successives.

L’auto-mesure tensionnelle est une aide au diagnostic et au suivi de l’HTA.

À quelle fréquence faut-il prendre sa tension artérielle ?

Suivez la Règle des 3  !

  • 3 mesures de la Pression Artérielle le matin
  • 3 mesures de la Pression Artérielle le soir
  • 3 jours de suite

Notez vos valeurs sur un relevé d’auto-mesure

Des appareils d’auto-mesure sont disponibles dans votre pharmacie, demandez conseils à votre pharmacien !

Quelles sont les règles hygiéno-diététiques à respecter ?

Les règles hygénio-diététiques font parties intégrantes de la prise en charge de l’Hypertension Artérielle.

Elles permettent de retarder la prise de médicaments antihypertenseurs.

Elles doivent être mise en œuvre systématiquement chez tous les hypertendus.

Elles consistent à :

  • Réduire le poids corporel
  • Diminuer les apports en sel
  • Avoir une alimentation riche en acides gras insaturés (huile d’olive, produits végétaux, poissons gras) et riche en fruits et légumes
  • Avoir une activité physique régulière
  • Avoir une consommation d’alcool modérée
  • Arrêter le tabac
  • Surveiller le cholestérol et la glycémie
  • Gérer son stress

Quels sont les traitements à suivre  ?

Une bonne observance (suivi du traitement) est indispensable.

Les antihypertenseurs doivent être pris à vie et quotidiennement même si les symptômes ont disparu.

Une gestion inappropriée du traitement peut provoquer :

  • Une inefficacité du traitement
  • Des consultations supplémentaires
  • Une hospitalisation avec de graves complications

Quelles sont les bénéfices ?

Le bon suivi du traitement limite les complications de l’HTA.

Attention à l’automédication! Demandez toujours conseils à votre pharmacien ou votre médecin avant de prendre un autre traitement

Vous êtes l’acteur de votre traitement

Connaissez-vous le rôle de chaque médicament que vous prenez, ses contre-indications, ses éventuels effets indésirables ?

Si ce n’est pas le cas, votre pharmacien pourra vous donner ces informations.

Une forme galénique ne vous convient pas ?

Demandez à votre pharmacien ou votre médecin s’il peut par exemple remplacer vos gélules par des comprimés.

Vous n’arrivez pas à vous y retrouver avec vos différents traitements ?

L’utilisation d’un pilulier peut être une solution ou bien avec l’aide de votre pharmacien, réalisez des fiches avec les horaires détaillées de prises quotidiennes du traitement.

Quizz

J’ai commencé un traitement antihypertenseur, puis-je arrêter les règles hygiéno-diététiques ?

VRAI ou FAUX ?

  • FAUX
  • Les règles hygiéno-diététiques font parties à part entière du traitement contre l’HTA.

Certaines modifications du mode de vie permettent de : Faire baisser les valeurs de la Pression Artérielle Favoriser une diminution des doses et/ou du nombre de médicaments utilisés Permettent d’améliorer le profil de risque cardiovasculaire.

Depuis quelques temps, j’ai la tête qui tourne lorsque je passe de la position assise à la position debout. Je pense que cela est dû à mon traitement contre l’HTA mais je continue quand même de prendre mes médicaments conformément à mon ordonnance.

VRAI ou FAUX ?

  • VRAI
  • Dans tous les cas, parlez en à votre médecin ou pharmacien avant d’interrompre un traitement. Dans ce cas, il s’agit d’hypotension orthostatique probablement liée à la prise de vos médicaments antihypertenseurs. Le médecin pourra modifier la dose ou changer de médicament.

Quels sont les aliments qui contiennent le plus de sel ?

  • une tranche de jambon blanc
  • une rondelle de saucisson
  • 4 tranches de pain
  • une poignée de biscuits apéritifs
  • un bol de soupe
  • une tranche fine de saumon fumé

Tous ces aliments contiennent la même dose de sel = 1g :

À noter : tous les fromages n’ont pas la même teneur en sel
camembert < reblochon < roquefort

Si je ne soigne pas mon hypertension correctement, j’encours le risque d’épuiser plus vite mes organes et d’être victime par exemple d’un infarctus.

VRAI ou FAUX ?

  • VRAI

La non observance d’un traitement antihypertenseur ou le non respect des régles hygiéno-diététiques, endommagent la parois des vaisseaux. Ainsi vous aurez plus de chance d’être victime d’un AVC, d’un infarctus…

Des séances d’Éducation Thérapeutique sont organisées, n’hésitez pas à participer aux divers ateliers. Des associations pour les patients hypertendus existent, contactez-les si vous avez besoins de parler, de rencontrer d’autres personnes atteintes d’HTA…

Pour tout renseignement complémentaire, demandez conseils à votre pharmacien ou votre médecin.

Le diabète

Le diabète est une maladie chronique se caractérisant par un taux de sucre trop élevé dans le sang, causé par un manque d’insuline ou un défaut d’utilisation de celle ci.

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L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Elle permet au glucose d’entrer dans les cellules, ce sucre est alors utilisé comme énergie. Sans l’insuline, le glucose reste dans le sang et n’est pas utilisé par les cellules, entraînant une augmentation de glycémie (taux de sucre dans le sang).

Sur le long terme, une hyperglycémie (taux de sucre trop élevé dans le sang) entraîne des complications sur l’ensemble du corps.

Quels sont les différents types de diabètes ?

  • Le diabète de type 2 est la forme la plus fréquente (90% des diabétiques). Il touche principalement les adultes d’âge mûr, ayant plus de 40ans. La plupart des personnes touchées sont en surpoids (IMC >27), et présentent aussi des antécédents familiaux. Deux types de problèmes peuvent se poser : Soit l’insuline n’est plus sécrétée en quantité suffisante par les cellules du pancréas ou alors l’insuline produite n’interagit pas correctement avec les cellules (on parle alors d’insulinorésistance).
  • Le diabète de type 1 est beaucoup moins fréquent que le diabète de type 2 (10%). Il apparaît pendant l’enfance, rarement chez les personnes plus âgées. Le pancréas des patients ne secrète plus d’insuline, ils ont donc besoin d’injections d’insuline quotidiennes pour vivre.
  • Le diabète gestationnel, caractérisé par une augmentation de la glycémie vers la fin du 2ème et du 3ème trimestre. Il disparaît dans les semaines suivant l’accouchement (90% des cas) mais laisse un risque important aux femmes l’ayant développées de souffrir dans les années suivantes d’un diabète de type 2.

Comment diagnostique-t-on le diabète ?

Le diagnostic se base sur le dosage de la glycémie à jeun (grâce à une prise de sang après 8h de jeûne minimum):

  • Un patient avec une glycémie inférieure à 1.10 g/L est un patient «normal».
  • Un patient avec une glycémie supérieure à 1,26 g/L après deux mesures, est un patient diabétique.
  • Un patient ayant une glycémie comprise entre 1,10 et 1,26 présente une hyperglycémie modérée pouvant conduire à un diabète en l’absence de règles hygiéno-diététiques.

Si le patient présente des symptômes (soif importante, mictions fréquentes, amaigrissement, somnolence), une seule prise de sang sera suffisante pour établir un diagnostic.

Peut-on dépister le diabète ?

Concernant de le diabète de type 2, il est recommandé d’effectuer un dépistage tous les 3 ans chez les personnes de plus de 45 ans si elles présentent un de ces facteurs de risques:

  • Origine non caucasienne et/ou migrant
  • Présenter un excès pondéral, de l’hypertension, une dyslipidémie (concentration anormale des lipides dans le sang)
  • Antécédents (diabète familial, gestationnel)

Quels sont les traitements à suivre ?

Le diabète de type 2 peut être traité par une prise en charge diététique, une activité physique adaptée, par la prise de médicaments : comprimés et/ou des injections d’insuline.

Le diabète de type 1 est traité par l’injection régulière d’insuline au moyen d’une seringue (ou stylo) ou grâce à une pompe à insuline.

Quelles sont les complications possibles ?

Le diabète peut provoquer des lésions de la rétine, une hyperglycémie affectant la vision pouvant aller jusqu’à la cataracte ou le glaucome. Le diabète peut aussi endommager le rein en s’attaquant aux vaisseaux qui filtrent les protéines, celles ci sont alors retrouvées dans les urines. Les personnes touchées par le diabète présentent un risque important d’athérosclérose ( = Maladie dégénérative des artères : les artères s’épaississent et gênent la circulation sanguine). Les complications cardio-vasculaires sont 2 à 3 fois plus fréquentes chez les diabétiques. L’hyperglycémie sur le long terme altère aussi les nerfs, par un ralentissement de la conduction électrique jusqu’à l’atteinte de la structure du nerf. Les deux types de nerfs sont touchés: les nerfs périphériques commandant les muscles et la sensation au niveau cutané puis les nerfs du système nerveux autonome commandant le fonctionnement des organes vitaux.

Un diabète mal soigné pourra entraîner des complications graves sur le long terme, il est nécessaire de consulter régulièrement son médecin.

Quel est le traitement suivi par les personnes atteintes du diabète ?

Pour le diabète de type 2, le traitement de référence est l’amélioration des habitudes de vie. Il est fortement conseillé aux patients de perdre du poids si nécessaire, de pratiquer une activité physique régulière et d’avoir une alimentation équilibrée. Ces différentes habitudes peuvent être suffisantes pour contrôler la glycémie. Suivant l’évolution de la maladie, des antidiabétiques oraux et /ou injectables sont prescrits pour contrôler la glycémie. Lorsque le diabète évolue, il peut nécessiter la mise en place d’un traitement par insuline.

Pour le diabète de type 1, les personnes atteintes doivent avoir un régime alimentaire approprié, suivre un programme d’exercices physiques et contrôler leur taux de glucose à l’aide d’un lecteur de glycémie.

Si vous présentez certains symptômes ou que vous avez besoin de plus d’informations sur le diabète : demandez conseils à votre pharmacien.

Photo

Victor, distribué sous CC BY 2.0, https://www.flickr.com/photos/v1ctor/10871254373/

Le virus Zika

La maladie à virus Zika se transmet à l’être humain par la piqûre d’un moustique infecté du genre Aedes. Le virus circule en Afrique, dans les Amériques, en Asie et dans le Pacifique.

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Quels sont les symptômes ?

L’infection n’est pas symptomatique et l’évolution de maladie est favorable avec une guérison en une semaine dans la majorité des cas.

Les symptômes sont peu spécifiques, le plus souvent on retrouve de la fièvre, des courbatures, des maux de tête avec des éruptions cutanées dans les 3 à 12 jours suivant la piqûre.

Le virus peut aussi déclencher des douleurs derrière les yeux, des conjonctivites ou encore des œdèmes derrières les mains ou les pieds accompagnés d’une fièvre peu élevée et transitoire.

Quels sont les traitements connus à ce jour ?

A l’heure actuelle, il n’existe ni traitement antiviral, ni vaccins dirigés spécifiquement contre le virus Zika.

Les traitements sont uniquement symptomatiques : des antalgiques contre la douleur et des antipyrétiques contre la fièvre du type paracétamol. Il est conseillé aux patients de boire beaucoup pour éviter la déshydratation. Les laboratoires pharmaceutiques recherchent activement un vaccin visant à stopper le virus Zika.

Quels sont les complications ?

Des études ont prouvées une corrélation entre le virus et des complications neurologiques, dont le syndrome de Guillain-Barré (maladie auto immune touchant le système nerveux se manifestant par une paralysie). De plus, les autorités sanitaires des différents pays concernés ont constaté une augmentation de cas de microencéphalie chez les nouveaux nés suite aux épidémies du virus Zika.

Quelles Préventions individuelles et collectives faut-il mettre en place ?

  • Détruire les larves en utilisant des larvicides.
  • Se protéger des piqûres de moustique avec des produits anti moustiques et en portant des vêtements longs.
  • Protéger l’habitat en utilisant des moustiquaires

Quels sont les recommandations à suivre ?

  • Les résidents et les voyageurs doivent prendre des mesures de protection en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs cutanés, des moustiquaires, des diffuseurs électriques.
  • Si des symptômes apparaissent, il est fortement conseillé de consulter un médecin au plus vite.
  • Les femmes enceintes souhaitant partir dans un pays à risque doivent consulter un médecin avant le départ pour être informées des complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika, ou même songer à reporter leur voyage.
  • Il est fortement conseillé aux femmes enceintes se trouvant dans une zone d’épidémie d’avoir un suivi médical et une prise en charge renforcée.
  • Si vous devez partir à l’étranger, demandez conseil à votre pharmacien avant votre départ.

Photo

Katja Schulz, Woodland Mosquito, distribué sous CC BY 2.0, https://www.flickr.com/photos/treegrow/7469978464/