Les français et leur pharmacien

Une enquête IPSOS de janvier 2008 nous révèle comment nous percevons notre pharmacien :

Dans l’esprit des Français, le pharmacien est avant tout un professionnel de santé, son rôle de conseil apparait central. Pour une très large majorité des personnes interrogées, avant d’être un commerçant comme un autre (13%), le pharmacien est d’abord et avant tout un professionnel de santé (87%). Cette perception s’incarne dans l’image de cette profession comme dans des comportements spécifiques de la part des Français ; une proportion non négligeable de la population déconnecte en certaines occasions ses demandes de conseil de ses comportements d’achat, entrant dans l’officine sans vouloir acheter de médicaments en l’attente spécifique de conseils :

  • pour 45%, afin de demander conseil au sujet d’un problème de santé ;
  • pour 33% afin d’évoquer un médicament qu’eux ou un proche sont en train de prendre.

Ce rôle social de conseil va donc au-delà du strict domaine du produit pharmaceutique. On relève que les femmes y ont plus recours que les hommes (51% contre 37%), et que ce rôle est plus particulièrement attendu parmi les bas revenus et les personnes disposant d’un faible niveau d’instruction.

Plus de 4 personnes sur 10 déclarent qu’il leur arrive de ressortir de l’officine sans avoir acheté de médicament, les femmes (49%) étant également plus nombreuses ici que les hommes (33%). A l’évidence, la population est très majoritairement attachée à cette fonction de conseil, à ce service proposé par les pharmaciens au moment de la délivrance : plus de 9 personnes sur 10 (92%) se disent ainsi très sensibles (41%) ou plutôt sensibles (51%) au fait que leur pharmacien soit en mesure de leur fournir des conseils quand il leur délivre des médicaments.

Proximité par le conseil et proximité géographique
Si le conseil est fortement attendu, la proximité au sens géographique l’est également, à des niveaux très élevés : pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est très important (61%) ou plutôt important (36%) d’avoir une pharmacie près de chez eux – contre 3% seulement qui jugent cela peu important. Ce sentiment est aujourd’hui partagé dans tous les milieux sociaux et dans le tissu rural comme en milieu urbain. Pour une grande majorité, les médicaments constituent une catégorie de produits spécifiquesQuand on parle de médicaments, on évoque bien pour le public une classe particulière de produits, loin des caractéristiques des produits de grande consommation. La sensibilité aux notions de risques et de bon usage, sont marquées, entrainant l’intérêt évoqué pour un niveau adéquat de services et de conseil.

  • 97% des Français sont tout à fait d’accord (77%) ou plutôt d’accord (20%) avec l’idée selon laquelle les médicaments sont des produits actifs présentant certains risques.
  • Au sujet des produits d’automédication, 98% s’accordent tout à fait (83%) ou plutôt (15%) à dire que même s’il s’agit de produits sans ordonnance, il est essentiel de connaitre les précautions d’usage.
  • Enfin, s’agissant du conseil du pharmacien, pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est toujours préférable pour éviter les risques liés au médicament.

C’est logiquement eu égard aux spécificités du médicament que s’exprime l’importance du rôle du pharmacien. Si celui-ci est dans tous les cas jugé très utile, il l’est encore un peu plus s’agissant d’éviter les interactions médicamenteuses (58% le jugent alors très utile et 34% utile). Cependant, ce sentiment d’utilité est à peine moins perçu lorsqu’on évoque le fait d’alerter les patients sur d’éventuels effets secondaires (53% très utile et 37% utile) ou des conseils de bon usage.

Source : ISPOS 2008

Allergie au bouleau : une question de saison !

BouleauVers juillet – août apparaissent les pollens d’herbacées (ambroisie dans la région lyonnaise, pariétaire dans le midi, armoise et plantain au nord comme au sud) qui persistent parfois jusqu’en octobre. Tous ces pollens déclenchent des troubles saisonniers assez caractéristiques selon la situation géographique et la période de l’année.

Logiquement et en tout 1er lieu, il faut éviter tout contact avec l’allergène responsable. En pratique, ce n’est pas toujours possible. Un traitement en premier intention médicamenteux est alors nécessaire, local (en spray) ou général (par comprimés). Les traitements sont différents selon qu’il s’agit de rhinite allergique ou d’asthme allergique.

Le Rhume des foins est une allergie respiratoire provoquée par un ‘pneumallergène’ inhalé par voie respiratoire.

Lorsqu’un pneumallergène est inhalé par une personne déjà sensibilisée, il génère d’abord des troubles comme : une rhinite, un prurit nasal, des éternuements à répétition, une rhinorrhée (nez qui coule) et une obstruction (nez bouché). Très souvent, une conjonctivite (démangeaison, larmoiement, rougeur des yeux) accompagne cette rhinite.

A un degré de plus, il peut entraîner une trachéite (inflammation de la trachée avec une toux), voire un asthme de gravité variable.

En cas de complication ou de géne persistante très invalidante à un pou deux allergènes, il faudra alors consulter son médecin pour envisager une désensibilisation. C’est un traitement efficace mais long et sur plusieurs années ;. Son principe : apprendre à l’organisme à tolérer un allergène en l’administrant à très petites doses, augmentées progressivement. La désensibilisation est réalisable par injections sous-cutanées.

Sources : Inserm Lyon Unité 503, ANAES

Un vaccin contre le cancer de l’utérus

HPVGardasil® est le premier vaccin destiné à la prévention des infections par les papillomavirus humains (HPV). Il protège contre les maladies dues aux HPV des types 6, 11, 16 et 18 : dysplasies de haut grade du col de l’utérus (CIN 2/3), dysplasies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et verrues génitales externes (condylomes acuminés). 70 % des cancers du col de l’utérus sont liés à ces virus : leur prévention est attendue, mais non démontrée. Le vaccin ne peut prévenir les 30 % de cancers du col liés à d’autres types d’HPV.

Le service médical rendu* (SMR) par Gardasil® est important. Ce vaccin doit être utilisé sur la base des recommandations officielles. En effet, si son efficacité protectrice est démontrée chez les jeunes femmes non infectées par les types d’HPV du vaccin, il ne protège pas les femmes déjà infectées lors de la vaccination.

Il n’est recommandé que chez les jeunes filles de 14 ans et, en « rattrapage», chez les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels, ou au plus tard dans l’année suivant leur premier rapport.

Le dépistage du cancer du col reste indispensable (frottis cervico-vaginal chez votre médecin généraliste ou gynécologue). Car si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, une augmentation de l’incidence et de la mortalité de ces cancers serait probable.Vaccin jeunes fillesLe dépistage des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col utérin par frottis cervico-vaginaux reste donc nécessaire chez toutes les femmes, vaccinées ou pas.Le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus doit être maintenu selon les recommandations de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation Santé (ANAES) avec la périodicité suivante:

  • Femmes âgées de 25 à 65 ans qui ont une activité sexuelle
  • Et ce tous les 3 ans après 2 frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.

GARDASIL® protège uniquement contre les maladies provoquées par les HPV de type 6, 11, 16 et 18. Par conséquent, les mesures de précaution appropriées vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prise.

Sources :

  • Institut de Veille Sanitaire – février 2008
  • ANAES

Grippe : une année chasse l’autre, le point sur le nouveau vaccin 2008-2009

Pour la prochaine saison et pour l’hemisphère Nord, le vaccin devrait être complétement revu et comporter trois nouvelles souches. Cette composition sera proche du vaccin 2008 de l’hemisphère Sud. C’est pour des raisons d’efficacité que le vaccin est ainsi revue.

La grippe est une maladie virale dont les complications sont susceptibles d’engager le pronostic vital, particulièrement chez les patients à risque, notamment les jeunes enfants et les seniors. Cette année l’efficacité du vaccin a atteint 75% chez les moins de 65 ans et de 56 % chez les plus de 65 ans.

Diabète : l’enquête est en cours !

L’étude Entred pour ‘Echantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques’,lancé depuis 2007 et devant se clore en 2010, mobilise actuellement un échantillon de plusieurs milliers de patients diabétiques et leurs médecins.

  • Les objectifs de l’étude :

Les objectifs de l’étude visent à mesurer la qualité de la prise en charge médicale, l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques, ainsi qu’à évaluer les besoins en éducation thérapeutique et le coût des soins restant à la charge du patient.

L’impact des améliorations du suivi médical sur l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques ne sera connu qu’à la fin des enquêtes par questionnaires.

  • Organismes associés à l’enquête Entred :

Entred associe l’Institut de veille sanitaire (InVS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI), la Haute autorité de santé (HAS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Association française des diabétiques (AFD).

Sources : www.invs.sante.fr/entred

Touche pas à mes ovaires ! La pilule protège du cancer de l’ovaire.

Le Collaborative Group on Epidemiological Studies of Ovarian Cancer (Royaume uni) a analysé 45 études épidémiologiques de 21 pays. Les résultats ont été publiés dans « The Lancet » :

  1. Plus la durée de prise de pilule est longue et plus le risque est réduit
  2. La réduction du risque persiste plus de 30 ans après l’arrêt de la pilule
  3. Cette réduction du risque semble indépendante de la dose d’estrogènes

Les auteurs ont calculé que l’utilisation de la pilule pendant une durée de 10 ans réduisait l’incidence du cancer de l’ovaire avant l’âge de 72 ans de 1,2 à 0,8%.

Source : Collaborative Group on Epidemiological Studies of Ovarian Cancer – The Lancet – Vol. 371, Issue 9609, 26 January 2008, Pages 303-31

Y a t il un médecin en urgence ?

SOS MédecinsSOS Médecins, c’est 1 000 médecins répartis sur l’ensemble du territoire en 60 associations et couvrant les deux tiers de la population française, accessibles à toute heure du jour et de la nuit. Pour les joindre, le 36 24 remplace désormais le 0 820 33 24 24, numéro national qui avait été créé en 2005. Il consolide la présence permanente de SOS Médecins en facilitant l’accès à son réseau médical

SOS médecins peut être appelé à tout heure du jour et de la nuit. Les urgences mineures qui rendent difficile l’attente dans le cabinet du médecin motivent le recours à ce service.Pour plus d’informations :www.sosmedecins-france.fr

Le très controversé rapport Attali

Voici les extraits principaux du rapport :

Décision 212 :

  • supprimer le numérus clausus, en créant un mécanisme incitatif pour que la carte des officines dans les territoires enclavés puisse satisfaire les impératifs de santé publique.
  • limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance, sur le modèle italien, sans autoriser la publicité pour les produits non soumis à prescription. Cette mesure permettrait de baisser le prix de ces produits de 5% à 15% environ, selon une étude de l’ OCDE portant sur le Danemark.
  • permettre à des tiers d’investir dans le capital des officines aux côté de pharmaciens sans restriction, à la seule condition qu’un pharmacien tienne toujours la pharmacie

Décision 279 :

  • autoriser les assureurs de complémentaire santé, à diffuser une information tarifaire nominative des professionnels de santé en utilisant l’information des bases de données dont elle disposent .
  • Lever les restrictions sur la publicité des médicaments à prescription facultative (PMF), comme le prévoit la directive européenne 2004/27/CE.

Décision 280 :

  • Libéraliser les prix des médicaments PMF et obliger les officinaux et pharmacies à un affichage clair et lisible des médicaments proposées au public.

Décision fondamentale 14:

  • ouvrir très largement les professions règlementées à la concurrence sans nuire à la qualité des services rendus. Compte tenu de la diversité des professions règlementées, la réforme doit en ce domaine être guidée par neuf objectifs principaux qu’il conviendra d’appliquer à chaque situation particulière ;
  1. Transposer et mettre en œuvre sans délai la directive « services » pour toutes les professions relevant de son champ ;
  2. Abroger toutes règlementation concernant toute activité où l’intérêt des consommateurs ne le justifie plus ;
  3. Lever le numérus clausus dans les professions à accès aujourd’hui limité, chaque fois qu’une solution alternative est disponible pour garantir l’intérêt du consommateur ;
  4. Maintenir les règlementations et les dispositifs de contrôle de la compétence des professionnels et de surveillance de leurs activités, nécessaires pour garantir la qualité du service au consommateur ;
  5. Ouvrir les ordres professionnels à la société civile et adapter la tutelle de l’Etat, dans les secteurs où elle se justifie encore, à la diversité des intérêts publics en cause ;
  6. Remplacer les barrières à l’entrée par des mécanismes incitatifs positifs pour satisfaire les objectifs d’aménagement du territoire ;
  7. Reconnaitre la composante professionnelle des diplômes et garantir la transparence des mécanismes de Validation des Acquis de l’expérience pour élargir l’accès à certaines professions ;
  8. Dissocier la propriété du capital des entreprises actives dans les secteurs règlementées et leur exploitation
  9. Adapter les réformes nécessaires aux spécificités des professions financées principalement par la Sécurité sociale et des professions délégataires d’une mission de service public.

Il va sans dire que ces propositions se sont heurtées à une armée de boucliers, à commencer par Jean PARROT le président du Conseil de l’Ordre des Pharmaciens qui a organisé la riposte : « Nous sommes déçus. Attali ne voit en nous que des commerçants », a déploré ce dernier, après une réunion tenue pour organiser la contre-attaque. L’Ordre et les syndicats s’élèvent contre la préconisation de « limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance », ouvrant la voie à la vente des produits d’automédication dans les grandes surfaces afin de faire baisser les prix. Ils ont été entendus par Nicolas Sarkozy, pour qui « il y a une véritable mission de service public des pharmaciens. On ne peut pas réduire tout à la question des tarifs ».

Le rapport tant décrié va t-il être enterré ? A suivre…

Tout sur la franchise médicale 2008

Qu’est-ce que la franchise médicale ?

La franchise est une somme qui est déduite des remboursements effectués par votre caisse d’Assurance Maladie sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.

La franchise : quels montants ?

Le montant de la franchise est de :

  • 50 centimes d’euro par boîte de médicaments (ou toute autre unité de conditionnement : flacon par exemple) ;
  • 50 centimes d’euro par acte paramédical ;
  • 2 euros par transport sanitaire.

La franchise est plafonnée

Un plafond annuel

Le montant de la franchise est plafonné à 50 euros par an pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.

Un plafond journalier

Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires.On ne peut pas déduire :

  • plus de 2 euros par jour sur les actes paramédicaux ;
  • plus de 4 euros par jour pour les transports sanitaires.

Qui est concerné ?

Toutes les personnes sont concernées par la franchise sauf :

  • les enfants et les jeunes de moins de 18 ans ;
  • les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (C.M.U.) complémentaire ;
  • les femmes prises en charge dans le cadre de la maternité (les examens obligatoires et la période d’exonération du 1er jour du 6ème mois de grossesse au 12ème jour après l’accouchement).

Les franchises serviront à financer les investissements consacrés à la lutte contre le cancer, la maladie d’Alzheimer et l’amélioration des soins palliatifs à hauteur de 850 millions d’euros. Un rapport sera présenté tous les ans devant le Parlement pour préciser l’affectation des montants correspondant aux franchises.

Comment s’applique la franchise sur les médicaments ?

Le montant de la franchise est de 50 centimes d’euro par boîte de médicaments (ou toute autre unité de conditionnement : flacon par exemple).

Tous les médicaments sont-ils concernés ?

Oui, tous les médicaments remboursables sont concernés qu’ils soient allopathiques ou homéopathiques ou une préparation magistrale.

Peut-on me prélever une franchise si j’achète tout seul une boîte de médicament sans prescription médicale ?

Non, la franchise n’est prélevée que sur les médicaments remboursés par l’Assurance Maladie.

En pratique, que se passe-t-il à la pharmacie quand j’achète des médicaments ? Le pharmacien me fait-il payer plus cher la boîte ?

Non, vous payez le même prix que d’habitude. Le montant de la franchise, 50 centimes, est déduit du remboursement effectué par l’Assurance Maladie pour la boîte de médicaments que vous avez achetée.Par exemple, si vous achetez une boîte de médicaments 10 euros, et que ce médicament est remboursé à 65 %, l’Assurance Maladie vous remboursera 6 euros au final (6,50 € – 0,50 € de franchise).

Que se passe-t-il lorsque je bénéficie du tiers payant ?

Si vous bénéficiez du tiers payant, c’est-à-dire de la dispense d’avance des frais sur la part remboursée par l’Assurance Maladie, rien ne change. Vous payez, comme d’habitude la part non remboursée par l’Assurance Maladie.

Le montant de la franchise sera déduite d’un de vos prochains remboursements, une consultation par exemple.

Comment s’applique la franchise sur les actes paramédicaux ?

Le montant de la franchise est de 50 centimes d’euro par acte paramédical.

Quels sont précisément les professionnels de santé et les actes concernés ?

Il s’agit de tous les actes effectués par les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes et les pédicures-podologues.

Existe-t-il un plafond journalier ?

Oui, le montant maximum est fixé à 2 euros par jour pour les actes paramédicaux.Concrètement, il ne peut pas être déduit plus de 2 euros par jour de franchise pour les actes paramédicaux effectués dans la même journée, pour un même patient, par le même professionnel de santé.

Lors d’un passage à domicile, une infirmière peut réaliser plusieurs actes : injection intramusculaire, pansement, toilette, etc. La franchise est-elle prélevée pour chaque acte ou pour l’ensemble des actes effectués lors d’un passage ?

La franchise s’applique pour chaque acte mais elle est plafonnée à 2 euros par jour pour un même professionnel de santé pour le même patient.

Par exemple, si la même infirmière passe le matin et le soir pour effectuer trois actes pour un même patient, la franchise ne pourra excéder 2 euros pour la journée même si ce sont 6 actes qui ont été réalisés.

Si l’ordonnance du médecin comporte la prescription de plusieurs séances de kinésithérapie, la franchise s’applique-t-elle pour chaque séance ?

Oui, la franchise s’applique pour chaque acte dans la limite du plafond journalier de 2 euros par jour pour un même professionnel de santé et pour un même patient.Comment s’applique la franchise sur les transports sanitaires ?

Le montant de la franchise est de 2 euros par transport.

Quels sont les transports concernés ?

La franchise concerne les transports en taxi, en véhicule sanitaire léger (VSL) et en ambulance, sauf en cas d’urgence.

Existe-t-il un plafond journalier ?

Oui, le plafond journalier est fixé à 4 euros par jour par transporteur pour un même patient.

Je dois effectuer un aller-retour en transport sanitaire. Les deux trajets sont-ils soumis à une franchise ?

Oui, l’aller-retour correspond à deux franchises de 2 euros (une par trajet) soit 4 euros au total.

Que se passe-t-il si le retour n’est pas effectué par la même compagnie de transport qu’à l’aller ?

La franchise de 2 euros s’applique pour chaque trajet, que le transporteur change ou non.

Quelques chiffres

Plus de 45 millions de transports sanitaires sont remboursés par l’Assurance Maladie chaque année.En 2006, les dépenses de transports se sont élevées à 2,2 milliards d’euros.

À noter:

Toutes les personnes sont concernées par la franchise sauf :

  • les enfants et les jeunes de moins de 18 ans ;
  • les bénéficiaires de la C.M.U. complémentaire ;
  • les femmes prises en charge dans le cadre de la maternité (les examens obligatoires et la période d’exonération du 1er jour du 6ème mois de grossesse au 12ème jour après l’accouchement).

Safe sex : ce que les femmes pensent de la contraception

Ces statistiques émanent de l’étude Safe centrée sur la contraception et le comportement sexuel des femmes en Europe. Près de 12 000 femmes de 15 à 49 ans donc, ont été interrogées dans 14 pays du Vieux continent. Dans la majorité des pays la pilule est la méthode contraceptive la plus utilisée. C’est le cas en France, où près d’une femme interrogée sur deux déclare y recourir. Record d’Europe !

Les femmes aujourd’hui, ont de plus en plus tendance à rechercher une méthode contraceptive qui leur procure des bénéfices additionnels sur le poids donc, mais aussi sur la peau (par crainte de l’acné) et le bien-être. Il n’en reste pas moins quelques motifs d’inquiétudes : 30% des femmes ne protègent pas leurs premiers rapports par la contraception ! Qu’il s’agisse de la pilule, du préservatif ou de toute autre moyen. Une proportion effarante qui est synonyme, faute de préservatif, d’une exposition inconsidérée aux infections sexuellement transmissibles. Mais aussi à des grossesses non désirées, et donc à d’éventuelles interruptions volontaires de grossesse (IVG). Chaque année, en France, 200 000 IVG sont ainsi pratiquées. C’est plus de 500 chaque jour !

La campagne – La meilleure contraception, c’est celle qu’on choisit – lancée en septembre par le ministère de la Santé vise notamment à faire chuter le nombre des IVG. Les autorités misent pour cela, sur l’information. Quelles sont les différentes méthodes contraceptives disponibles ? Comment fonctionnent-elles ? Nous vous proposons un tour d’horizon :

La contraception œstroprogestative par la pilule. Elle associe un oestrogène et un progestatif. L’objectif est de maintenir ces deux hormones à un taux constant, pour bloquer l’ovulation. La pilule pour cela, doit être prise à intervalles réguliers, chaque jour à la même heure. Le rythme de prise permet en outre d’obtenir des saignements menstruels réguliers « comme des règles ». Certaines pilules ne renferment qu’une hormone progestative, pour les femmes ayant des contre indications à la prise d’œstrogènes ;

L’anneau contraceptif vaginal renferme aussi un oestrogène et un progestatif. Flexible et transparent, il mesure 5,33 cm de diamètre. Il est posé par la femme elle-même dans le vagin pour 3 semaines, apportant une efficacité contraceptive comparable à celle de la pilule ;

Le patch contraceptif délivre les hormones à travers la peau. Collé au bas de l’abdomen ou sur une fesse, il doit être changé chaque semaine ;

Le dispositif intra-utérin (DIU) est une méthode de première intention, y compris chez les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant, dans certaines conditions. Appelé aussi stérilet dans le grand public ce petit objet – de 3 cm environ – est en plastique souple recouvert de cuivre. Il est placé par un médecin dans l’utérus. Il autorise l’ovulation, mais empêche l’implantation de l’œuf fécondé ;

Le SIU ou – système intra-utérin – hormonal comporte un fin réservoir qui libère pendant 5 ans une hormone progestative, qui rend la glaire cervicale infranchissable par les spermatozoïdes et qui modifie la muqueuse utérine. C’est un vrai progrès : le SIU en effet, est encore plus efficace que les DIU au cuivre de dernière génération ;

L’implant contraceptif fait partie des méthodes progestatives. C’est un dispositif sous-cutané. Constitué d’un bâtonnet inséré à la face interne du bras non-dominant par un médecin formé à cette technique. Il bloque l’ovulation en libérant de manière continue un progestatif ;

Les spermicides se présentent sous la forme de gelées, de crèmes ou de mousses. En vente libre dans les pharmacies, ils sont introduits dans le vagin avant chaque rapport. Ils peuvent être utilisés seuls – avec une efficacité de 70% à 80% – ou en association avec un diaphragme ou une cape contraceptive ;

Le diaphragme justement, se présente sous la forme d’une très fine coupelle en caoutchouc, de 5 à 10 cm de diamètre et aux pourtours fermes et flexibles. La cape elle, est une sorte de capuchon destiné à recouvrir le col de l’utérus. Ces deux méthodes assimilées à des barrières, sont très peu utilisées en France ;

La contraception d’urgence, ce que l’on appelle la pilule du lendemain, est à part. Cette contraception d’urgence doit être utilisée en cas de rupture du préservatif par exemple, ou en cas d’absence ou d’oubli de la contraception. Dans tous les cas, elle doit être prise le plus tôt possible après le rapport non protégé.

Soulignons enfin qu’aucune de ces méthodes ne protège des infections sexuellement transmissibles. Le seul et unique rempart est bien sûr le préservatif. Ou plus exactement les préservatifs, masculin et féminin. Un numéro gratuit depuis un téléphone fixe, a enfin été mis en place par les autorités de santé, pour répondre à toutes vos questions : c’est le 0800 235 236.

Source : Étude Safe réalisée de janvier à juin 2006 auprès de 11 490 Européennes de 15 à 49 ans, Ministère de la Santé