Comment bronzer ?

La peau est composée de trois couches ; épiderme , derme et hypoderme. La couche superficielle, l’épiderme, abrite des cellules responsables la pigmentation de la peau, ces cellules se nomment mélanocytes.

La pénétration de rayons UV dans les couches de l’épiderme stimule les mélanocytes qui vont synthétiser plus de mélanine pour protéger la peau de ces rayons UV. La mélanine se déplace vers les couches extérieures de la peau et devient visible sous forme de bronzage.Être bronzé, ce n’est pas un signe de bonne santé, le bronzage indique que la peau a subi des agressions solaires, il s’agit d’une réponse défensive de la peau.

Être bronzé, ce n’est pas un signe de bonne santé, le bronzage indique que la peau a subi des agressions solaires, il s’agit d’une réponse défensive de la peau.

Qui a plastiqué notre santé ! Prenez garde au bisphénol A : principe de précaution

Impact sur la santé du Bisphénol A

bisphenolLe Bisphénol A (BPA) a donc des effets sur notre corps et notre santé, et ce n’est pas nouveau !En effet, le bisphénol A est une molécule chimique qui fut étudiée dans les années 1930 pour son activité similaire aux œstrogènes, comme œstrogène de synthèse. Il ne fut jamais utilisé comme œstrogène de synthèse car d’autres molécules aux propriétés plus intéressantes furent découvertes au même moment.

C’est en août 2007 que le grand public américain et canadien et les institutions ont pris conscience de la nocivité des plastiques alimentaires dans certaines conditions d’utilisation. En effet, un comité américain d’experts a déclaré en août 2007 que le bisphénol A pouvait potentiellement causer des effets sur le système nerveux des fœtus et enfants. Dans ce rapport, les experts se sont basés sur une multitude d’études chez l’homme et l’animal, et se disent préoccupés par la possibilité d’effets chez l’homme. Ils préconisent la précaution dans leur rapport officiel, et que chacun limite son exposition individuelle (2).

Les niveaux faibles de bisphénol A mesurés chez l’homme seraient d’après certaines études suffisants pour :

  • Augmenter le risque de cancer de la prostate, du sein, le diabète de type II,
  • Causer des anomalies lors de la reproduction,
  • Réduire la qualité du sperme,
  • Causer des fausses-couches à répétition, de l’obésité,
  • Causer des troubles du comportement similaires aux troubles déficitaires de l’attention (3).

Face aux incertitudes, des grandes enseignes ont retiré de la vente ces biberons depuis avril 2008, et le Canada propose également d’en interdire la vente.

Toutefois l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) estime qu’absorber une dose journalière de bisphénol correspondant à 0,05 milligramme par kilo ne présenterait aucun risque pour la santé, précisant que cette dose était supérieure à celle ingérée en moyenne par les bébés.(4)

Comment savoir s’il y a du bisphénol A dans des plastiques alimentaires que vous utilisez ?

Le fond des bouteilles en plastique contenant du bisphénol A affiche un symbole de récupération accompagné du chiffre 7 ou des lettres PC. Le code 7 désigne les matières plastiques classées dans la catégorie « Autres », dont le polycarbonate incriminé.

Comment diminuer l’exposition au bisphénol A (5) (6)

Il est possible de réduire au minimum l’exposition de votre enfant au bisphénol A en adoptant les mesures suivantes :

  • Utilisez des bouteilles fabriquées en verre ou en polypropylène (code 5) plutôt qu’en polycarbonate (code 7).
  • Si vous continuez à utiliser des bouteilles en polycarbonate, évitez de les laver avec des détergents puissants ou au lave-vaisselle. Ces agents contribuent à détruire les liaisons qui forment le plastique, libérant ainsi le bisphénol A. Lavez les plutôt à l’eau chaude savonneuse avec une éponge.
  • Évitez de faire chauffer les récipients en polycarbonate au micro-ondes. Utilisez plutôt des contenants en verre ou en céramique.
  • Évitez d’utiliser les préparations pour nourrisson offertes dans des boîtes de conserve dont la paroi est tapissée d’un revêtement époxydique au bisphénol A.
  • Réduisez votre consommation d’aliments et de boissons en conserve. Vous limiterez ainsi l’exposition des membres de votre famille au bisphénol A présent dans la paroi des contenants. Évitez aussi les conserves très acides (tomates, etc.) ou grasses (poisson dans l’huile, etc.), car le bisphénol A réagit au contact des acides et des lipides.

Demandez conseil à votre pharmacien !

Sources

(1) National Toxicology Program, Center for the Evaluation of Risks to Human Reproduction, Expert Panel Evaluation of Bisphenol A, 6-8 août 2007, Rapport du comité

(2) Le HH, Carlson EM, Chua JP, Belcher SM. Bisphenol A is released from polycarbonate drinking bottles and mimics the neurotoxic actions of estrogen in developing cerebellar neurons. Toxicol Lett. 2008 Jan 30;176(2):149-56.

(3) The Natural Resources Defense Council, 8 août 2007, Communiqué de presse

(4) http://www.efsa.europa.eu/en/science/afc/afc_opinions/bisphenol_a.html

(5) Rapport du Environmental Group Report. (http://www.ewg.org/reports/infantformula)

(6) UFC Que choisir 2008

Une grippe carabinée ! Tous savoir sur les traitements préconisés avant ou pendant.

Comment attrape-t-on la grippe ?

gripperLe virus se transmet facilement d’une personne à l’autre par voie aérienne, au moyen des microgoutelettes et des particules excrétées par les sujets infectés lorsqu’ils toussent ou éternuent. Le virus grippal pénètre dans l’organisme par le rhino-pharynx. Les symptômes apparaissent de 1 à 4 jours après la contamination. Les sujets atteints deviennent contagieux un jour avant l’apparition des symptômes et le restent pendant 7 jours. Méfiez vous !

Le virus survit plus longtemps à l’extérieur de l’organisme lorsque le temps est sec et froid, raison pour laquelle les épidémies saisonnières surviennent en hiver dans les climats tempérés.

Comment traite-t-on la grippe ?

Traitement symptomatique

Pour la plupart des sujets, la grippe est une infection des voies respiratoires supérieures qui dure quelque jours et ne demande qu’un traitement qui traite uniquement les symptômes, L’organisme du malade éliminant lui-même le virus pendant cette période.

Les antibiotiques, comme la pénicilline, sont des agents antibactériens sans aucune action sur les virus. Ils ne jouent donc aucun rôle dans le traitement de la grippe chez un sujet normalement en bonne santé mais peuvent servir à traiter des complications infectieuses.

Traitement anti viral

Lorsqu’ils sont administrés avant l’infection ou aux premiers stade de la maladie (dans les deux jours suivant l’apparition des symptômes), les antiviraux peuvent prévenir l’infection ou, si elle s’est déjà installée, réduire la durée des symptômes d’un à deux jours.

Rappels concernant quelques conseils d’hygiènes

Se laver régulièrement et soigneusement les mains avec du savon.

Si les conditions sont compliqués pour se laver les mains (au bureau, en shopping, …) vous pouvez utiliser une solution hydro-alcoolique (SHA) pour vous nettoyer les mains en les frottant ensemble.Ce sont des solutions antiseptiques cutanées disponible en pharmacie.

Quand vous lavez les mains ?

  • Avant de préparer chaque repas, de manger ou de nourrir des enfants.
  • Après s’être mouché, avoir toussé ou éternué.
  • Après avoir visité une personne malade, cuisiné, être allé aux toilettes.
  • Après chaque sortie et en rentrant au domicile

Comment prévient-on la grippe ?

La vaccination constitue le principal moyen de prévention de la grippe et de réduction de l’impact des épidémies. Différents types de vaccins existent et ont été utilisés depuis plus de 60 ans. Ils sont sûrs et efficaces pour la prévention des effets bénins comme des conséquences graves de la grippe.

La grippe est une maladie virale dont les complications sont susceptibles d’engager le pronostic vital, particulièrement chez les patients à risque, notamment les jeunes enfants et les seniors.

En cas d’atteinte grave, il peut s’avérer nécessaire d’hospitaliser le malade et de le placer sous soins intensifs, antibiothérapie pour la prévention des surinfections et assistance respiratoire.

Les modifications génétiques constantes des virus grippaux imposent d’ajuster chaque année la composition du vaccin de façon à y introduire les souches les plus récentes A(H3N2), A(H1N1) et B en circulation. Chaque année, le vaccin est donc nouveau et différent de celui de l’année précédente. C’est pour des raisons d’efficacité que le vaccin est ainsi revue.

Tous les vaccins inactivés existant actuellement contiennent des traces de protéines d’œuf et ils ne doivent donc pas être utilisés chez le sujet allergique à celles-ci.

En cas de suspicion, n’hésitez pas à informer votre pharmacien et à consulter votre médecin traitant.

Sources :

  • OMS

Une course de vitesse : Accident Vasculaire Cérébral ou comment Agir Vite pour le Cerveau !

AVCC’est aujourd’hui la 6ème journée mondiale de l’AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux).L’objectif principal est de sensibiliser le plus grand nombre de personnes à cette grande cause de santé publique en les incitant à composer le numéro d’urgence du SAMU, soit le 15 dès l’apparition des premiers symptômes.

De tristes records en France

Les AVC sont devenus « un véritable problème de santé publique, tant par le nombre de personnes atteintes que par les conséquences médicales, sociales et économiques qui en résultent. a précisé Roselyne Bachelot lors du récent congrès de la Société Française de Neurologie à Paris.

  • 1ère cause de handicap moteur acquis
  • 1ère cause de décès chez les femmes.
  • 3ème cause de mortalité.
  • 150 000 personnes par an sont concernées par un accident vasculaire cérébral.
  • 37 000 personnes concernées ont moins de 65 ans.
  • 30 % d’augmentation du nombre d’AVC de 2000 à 2020 du fait du vieillissement de la population.

Les symptômes évocateurs d’un AVC

La survenue d’un AVC est assez brutale, il est donc important de savoir reconnaître les premiers signes ou symptômes car la prise en charge médicale et thérapeutique doit être réalisée impérativement dans les toutes premières heures suivant l’accident pour diminuer la survenue des séquelles.

Au moindre doute et même s’il y a un retour ‘à la normale’, n’hésitez pas à prendre contact avec un service d’urgence médicale pour une prise en charge sans délai (SAMU,…) qui sera à même de vous orienter et de décider de la prise en charge en urgence. Tout retard dans le traitement peut conduire à des séquelles importants (paralysie) voire au décès.

Les symptômes évocateurs peuvent être associés ou non, ce sont :

  • Des troubles de la vue persistants ou transitoires comme une baisse temporaire de la vision (vision double, vision trouble, sensations d’éblouissement,…)
  • Des troubles de la parole ou du langage. La personne à des difficultés soudaines à s’exprimer, à bouger la langue et à avaler sa salive.
  • Une paralysie ou perte de sensibilité de la totalité d’un côté du corps, ou de la moitié du visage (la bouche est alors asymétrique) ou plus discrètement de la perte de la force d’un bras ou d’une jambe.
  • Des maux de tête violents et intenses, sans qu’aucun signe avant coureur.

La prise en charge en aigu

Orientation par les services d’urgence vers des structures adaptées disposant notamment d’IRM ou de scanner. Actuellement on compte un maillage de prés d’une soixantaine d’unités neurovasculaires (UNV) en France.

Une fois diagnostiquée, le traitement consiste principalement à dissoudre le caillot de sang responsable et présent au niveau cérébral. Pour cela, des médicaments favorisant la thrombolyse sont administrés lors de l’hospitalisation ainsi que des anticoagulants.

N.B.Une fois l’urgence passé, une prise en charge sur du long terme sera également envisagée.

Sources

  • Congrès de la Société française de neurologie à Paris, intervention le 9 octobre de la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.
  • Conférence de Presse ‘Première journée nationale de l’urgence vasculaire’ 15 novembre 2007 – Le public système
  • HAS – guide affection de longue durée ‘La prise en charge de votre maladie,l’accident vasculaire cérébral’ – Octobre 2007 ((www.has-sante.fr)

Enfants : détendez vous, ils ne sont pas en sucre !

Ce que vous devez savoir sur l’utilisation du glucose par l’organismediabète

Le corps est constitué de cellules dont l’assemblage forme les organes (muscles, coeur…). Chaque cellule peut être considérée comme un moteur qui produit de l’énergie lorsque ces organes sont en activité : son carburant est le glucose (sucre).

Ce carburant, nous le trouvons dans l’alimentation. Une hormone est responsable de la gestion de cette énergie : l’insuline. Elle est fabriquée par des cellules spécialisées appelées ‘ilots de Langherans’ et produites par le pancréas.Lorsque le glucose arrive dans le tube digestif et passe dans le sang, l’insuline alors libérée le distribue aux différents organes. Ces derniers utilisent le glucose ou le stockent, ce qui fait baisser le taux de sucre (la glycémie) dans le sang.

Chez l’Homme, la glycémie doit varier en moyenne entre 0,80 et 1,40 g par litre de sang (entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas et entre 0,80 et 1,10 g/l à jeun le matin).

Quels sont les deux types de diabètes qui existent ?

  • Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c’est-à-dire une réaction d’attaque de l’organisme contre ses propres cellules. Il provient de la destruction progressive des îlots de Langerhans, les cellules du pancréas chargées de secréter l’insuline.

Or, cette hormone est indispensable à la bonne assimilation des sucres par notre organisme.L’incidence du diabète de type 1 chez l’enfant a quasiment doublé au cours des 20 dernières années en France. Parallèlement, les enfants deviennent diabétiques de plus en plus jeunes : près de 75% de cas en plus pour les moins de 4 ans et plus de 30% pour les 4-14 ans.La durée du suivi de cette maladie s’allonge et le risque de complications est plus grand avec un diabète débutant dans l’enfance. Les causes de cette virulence plus précoce de la maladie seraient à rechercher notamment dans les changements nutritionnels au cours de la première année de vie.Plusieurs études suggèrent en effet que l’introduction précoce des protéines de lait de vache et d’aliments à base de gluten serait un facteur de risque. En outre, une hypothèse « hygiéniste » met en évidence le lien entre la baisse de nombreuses maladies infectieuses et l’augmentation des maladies auto-immunes.Le rapport récent de l’INSERM intitulé Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant précise que la forte augmentation des cas de diabète chez les enfants ‘ne semble pas liée aux changements intervenus durant cette période – nouvelle définition de la maladie, amélioration des pratiques de dépistage – ni à une modification génétique de la population. L’hypothèse d’une interaction entre des facteurs environnementaux et une prédisposition génétique est donc posée’.

  • Le diabète de type 2 chez les jeunes (dit non-insulinodépendant) s’installe lorsque l’organisme devient moins sensible à l’action de l’insuline, qui perd de son efficacité.Cette maladie touche surtout des adolescents en surpoids obèses, avec des antécédents familiaux de diabète.La sévérité des complications, notamment cardio-vasculaires, et la rapidité de leur survenue font de cette affection un problème de santé public émergent.

Sources :

  • Inserm novembre 2007 – Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant / Claire Lévy-Marchal, Anne Fagot-Campagna, Madeleine Daniel

Les français et leur pharmacien

Une enquête IPSOS de janvier 2008 nous révèle comment nous percevons notre pharmacien :

Dans l’esprit des Français, le pharmacien est avant tout un professionnel de santé, son rôle de conseil apparait central. Pour une très large majorité des personnes interrogées, avant d’être un commerçant comme un autre (13%), le pharmacien est d’abord et avant tout un professionnel de santé (87%). Cette perception s’incarne dans l’image de cette profession comme dans des comportements spécifiques de la part des Français ; une proportion non négligeable de la population déconnecte en certaines occasions ses demandes de conseil de ses comportements d’achat, entrant dans l’officine sans vouloir acheter de médicaments en l’attente spécifique de conseils :

  • pour 45%, afin de demander conseil au sujet d’un problème de santé ;
  • pour 33% afin d’évoquer un médicament qu’eux ou un proche sont en train de prendre.

Ce rôle social de conseil va donc au-delà du strict domaine du produit pharmaceutique. On relève que les femmes y ont plus recours que les hommes (51% contre 37%), et que ce rôle est plus particulièrement attendu parmi les bas revenus et les personnes disposant d’un faible niveau d’instruction.

Plus de 4 personnes sur 10 déclarent qu’il leur arrive de ressortir de l’officine sans avoir acheté de médicament, les femmes (49%) étant également plus nombreuses ici que les hommes (33%). A l’évidence, la population est très majoritairement attachée à cette fonction de conseil, à ce service proposé par les pharmaciens au moment de la délivrance : plus de 9 personnes sur 10 (92%) se disent ainsi très sensibles (41%) ou plutôt sensibles (51%) au fait que leur pharmacien soit en mesure de leur fournir des conseils quand il leur délivre des médicaments.

Proximité par le conseil et proximité géographique
Si le conseil est fortement attendu, la proximité au sens géographique l’est également, à des niveaux très élevés : pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est très important (61%) ou plutôt important (36%) d’avoir une pharmacie près de chez eux – contre 3% seulement qui jugent cela peu important. Ce sentiment est aujourd’hui partagé dans tous les milieux sociaux et dans le tissu rural comme en milieu urbain. Pour une grande majorité, les médicaments constituent une catégorie de produits spécifiquesQuand on parle de médicaments, on évoque bien pour le public une classe particulière de produits, loin des caractéristiques des produits de grande consommation. La sensibilité aux notions de risques et de bon usage, sont marquées, entrainant l’intérêt évoqué pour un niveau adéquat de services et de conseil.

  • 97% des Français sont tout à fait d’accord (77%) ou plutôt d’accord (20%) avec l’idée selon laquelle les médicaments sont des produits actifs présentant certains risques.
  • Au sujet des produits d’automédication, 98% s’accordent tout à fait (83%) ou plutôt (15%) à dire que même s’il s’agit de produits sans ordonnance, il est essentiel de connaitre les précautions d’usage.
  • Enfin, s’agissant du conseil du pharmacien, pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est toujours préférable pour éviter les risques liés au médicament.

C’est logiquement eu égard aux spécificités du médicament que s’exprime l’importance du rôle du pharmacien. Si celui-ci est dans tous les cas jugé très utile, il l’est encore un peu plus s’agissant d’éviter les interactions médicamenteuses (58% le jugent alors très utile et 34% utile). Cependant, ce sentiment d’utilité est à peine moins perçu lorsqu’on évoque le fait d’alerter les patients sur d’éventuels effets secondaires (53% très utile et 37% utile) ou des conseils de bon usage.

Source : ISPOS 2008

Allergie au bouleau : une question de saison !

BouleauVers juillet – août apparaissent les pollens d’herbacées (ambroisie dans la région lyonnaise, pariétaire dans le midi, armoise et plantain au nord comme au sud) qui persistent parfois jusqu’en octobre. Tous ces pollens déclenchent des troubles saisonniers assez caractéristiques selon la situation géographique et la période de l’année.

Logiquement et en tout 1er lieu, il faut éviter tout contact avec l’allergène responsable. En pratique, ce n’est pas toujours possible. Un traitement en premier intention médicamenteux est alors nécessaire, local (en spray) ou général (par comprimés). Les traitements sont différents selon qu’il s’agit de rhinite allergique ou d’asthme allergique.

Le Rhume des foins est une allergie respiratoire provoquée par un ‘pneumallergène’ inhalé par voie respiratoire.

Lorsqu’un pneumallergène est inhalé par une personne déjà sensibilisée, il génère d’abord des troubles comme : une rhinite, un prurit nasal, des éternuements à répétition, une rhinorrhée (nez qui coule) et une obstruction (nez bouché). Très souvent, une conjonctivite (démangeaison, larmoiement, rougeur des yeux) accompagne cette rhinite.

A un degré de plus, il peut entraîner une trachéite (inflammation de la trachée avec une toux), voire un asthme de gravité variable.

En cas de complication ou de géne persistante très invalidante à un pou deux allergènes, il faudra alors consulter son médecin pour envisager une désensibilisation. C’est un traitement efficace mais long et sur plusieurs années ;. Son principe : apprendre à l’organisme à tolérer un allergène en l’administrant à très petites doses, augmentées progressivement. La désensibilisation est réalisable par injections sous-cutanées.

Sources : Inserm Lyon Unité 503, ANAES