Grippe : une année chasse l’autre, le point sur le nouveau vaccin 2008-2009

Pour la prochaine saison et pour l’hemisphère Nord, le vaccin devrait être complétement revu et comporter trois nouvelles souches. Cette composition sera proche du vaccin 2008 de l’hemisphère Sud. C’est pour des raisons d’efficacité que le vaccin est ainsi revue.

La grippe est une maladie virale dont les complications sont susceptibles d’engager le pronostic vital, particulièrement chez les patients à risque, notamment les jeunes enfants et les seniors. Cette année l’efficacité du vaccin a atteint 75% chez les moins de 65 ans et de 56 % chez les plus de 65 ans.

Diabète : l’enquête est en cours !

L’étude Entred pour ‘Echantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques’,lancé depuis 2007 et devant se clore en 2010, mobilise actuellement un échantillon de plusieurs milliers de patients diabétiques et leurs médecins.

  • Les objectifs de l’étude :

Les objectifs de l’étude visent à mesurer la qualité de la prise en charge médicale, l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques, ainsi qu’à évaluer les besoins en éducation thérapeutique et le coût des soins restant à la charge du patient.

L’impact des améliorations du suivi médical sur l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques ne sera connu qu’à la fin des enquêtes par questionnaires.

  • Organismes associés à l’enquête Entred :

Entred associe l’Institut de veille sanitaire (InVS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI), la Haute autorité de santé (HAS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Association française des diabétiques (AFD).

Sources : www.invs.sante.fr/entred

Touche pas à mes ovaires ! La pilule protège du cancer de l’ovaire.

Le Collaborative Group on Epidemiological Studies of Ovarian Cancer (Royaume uni) a analysé 45 études épidémiologiques de 21 pays. Les résultats ont été publiés dans « The Lancet » :

  1. Plus la durée de prise de pilule est longue et plus le risque est réduit
  2. La réduction du risque persiste plus de 30 ans après l’arrêt de la pilule
  3. Cette réduction du risque semble indépendante de la dose d’estrogènes

Les auteurs ont calculé que l’utilisation de la pilule pendant une durée de 10 ans réduisait l’incidence du cancer de l’ovaire avant l’âge de 72 ans de 1,2 à 0,8%.

Source : Collaborative Group on Epidemiological Studies of Ovarian Cancer – The Lancet – Vol. 371, Issue 9609, 26 January 2008, Pages 303-31

Y a t il un médecin en urgence ?

SOS MédecinsSOS Médecins, c’est 1 000 médecins répartis sur l’ensemble du territoire en 60 associations et couvrant les deux tiers de la population française, accessibles à toute heure du jour et de la nuit. Pour les joindre, le 36 24 remplace désormais le 0 820 33 24 24, numéro national qui avait été créé en 2005. Il consolide la présence permanente de SOS Médecins en facilitant l’accès à son réseau médical

SOS médecins peut être appelé à tout heure du jour et de la nuit. Les urgences mineures qui rendent difficile l’attente dans le cabinet du médecin motivent le recours à ce service.Pour plus d’informations :www.sosmedecins-france.fr

Le très controversé rapport Attali

Voici les extraits principaux du rapport :

Décision 212 :

  • supprimer le numérus clausus, en créant un mécanisme incitatif pour que la carte des officines dans les territoires enclavés puisse satisfaire les impératifs de santé publique.
  • limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance, sur le modèle italien, sans autoriser la publicité pour les produits non soumis à prescription. Cette mesure permettrait de baisser le prix de ces produits de 5% à 15% environ, selon une étude de l’ OCDE portant sur le Danemark.
  • permettre à des tiers d’investir dans le capital des officines aux côté de pharmaciens sans restriction, à la seule condition qu’un pharmacien tienne toujours la pharmacie

Décision 279 :

  • autoriser les assureurs de complémentaire santé, à diffuser une information tarifaire nominative des professionnels de santé en utilisant l’information des bases de données dont elle disposent .
  • Lever les restrictions sur la publicité des médicaments à prescription facultative (PMF), comme le prévoit la directive européenne 2004/27/CE.

Décision 280 :

  • Libéraliser les prix des médicaments PMF et obliger les officinaux et pharmacies à un affichage clair et lisible des médicaments proposées au public.

Décision fondamentale 14:

  • ouvrir très largement les professions règlementées à la concurrence sans nuire à la qualité des services rendus. Compte tenu de la diversité des professions règlementées, la réforme doit en ce domaine être guidée par neuf objectifs principaux qu’il conviendra d’appliquer à chaque situation particulière ;
  1. Transposer et mettre en œuvre sans délai la directive « services » pour toutes les professions relevant de son champ ;
  2. Abroger toutes règlementation concernant toute activité où l’intérêt des consommateurs ne le justifie plus ;
  3. Lever le numérus clausus dans les professions à accès aujourd’hui limité, chaque fois qu’une solution alternative est disponible pour garantir l’intérêt du consommateur ;
  4. Maintenir les règlementations et les dispositifs de contrôle de la compétence des professionnels et de surveillance de leurs activités, nécessaires pour garantir la qualité du service au consommateur ;
  5. Ouvrir les ordres professionnels à la société civile et adapter la tutelle de l’Etat, dans les secteurs où elle se justifie encore, à la diversité des intérêts publics en cause ;
  6. Remplacer les barrières à l’entrée par des mécanismes incitatifs positifs pour satisfaire les objectifs d’aménagement du territoire ;
  7. Reconnaitre la composante professionnelle des diplômes et garantir la transparence des mécanismes de Validation des Acquis de l’expérience pour élargir l’accès à certaines professions ;
  8. Dissocier la propriété du capital des entreprises actives dans les secteurs règlementées et leur exploitation
  9. Adapter les réformes nécessaires aux spécificités des professions financées principalement par la Sécurité sociale et des professions délégataires d’une mission de service public.

Il va sans dire que ces propositions se sont heurtées à une armée de boucliers, à commencer par Jean PARROT le président du Conseil de l’Ordre des Pharmaciens qui a organisé la riposte : « Nous sommes déçus. Attali ne voit en nous que des commerçants », a déploré ce dernier, après une réunion tenue pour organiser la contre-attaque. L’Ordre et les syndicats s’élèvent contre la préconisation de « limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance », ouvrant la voie à la vente des produits d’automédication dans les grandes surfaces afin de faire baisser les prix. Ils ont été entendus par Nicolas Sarkozy, pour qui « il y a une véritable mission de service public des pharmaciens. On ne peut pas réduire tout à la question des tarifs ».

Le rapport tant décrié va t-il être enterré ? A suivre…

Tout sur la franchise médicale 2008

Qu’est-ce que la franchise médicale ?

La franchise est une somme qui est déduite des remboursements effectués par votre caisse d’Assurance Maladie sur les médicaments, les actes paramédicaux et les transports sanitaires.

La franchise : quels montants ?

Le montant de la franchise est de :

  • 50 centimes d’euro par boîte de médicaments (ou toute autre unité de conditionnement : flacon par exemple) ;
  • 50 centimes d’euro par acte paramédical ;
  • 2 euros par transport sanitaire.

La franchise est plafonnée

Un plafond annuel

Le montant de la franchise est plafonné à 50 euros par an pour l’ensemble des actes ou prestations concernés.

Un plafond journalier

Un plafond journalier a été mis en place pour les actes paramédicaux et les transports sanitaires.On ne peut pas déduire :

  • plus de 2 euros par jour sur les actes paramédicaux ;
  • plus de 4 euros par jour pour les transports sanitaires.

Qui est concerné ?

Toutes les personnes sont concernées par la franchise sauf :

  • les enfants et les jeunes de moins de 18 ans ;
  • les bénéficiaires de la couverture maladie universelle (C.M.U.) complémentaire ;
  • les femmes prises en charge dans le cadre de la maternité (les examens obligatoires et la période d’exonération du 1er jour du 6ème mois de grossesse au 12ème jour après l’accouchement).

Les franchises serviront à financer les investissements consacrés à la lutte contre le cancer, la maladie d’Alzheimer et l’amélioration des soins palliatifs à hauteur de 850 millions d’euros. Un rapport sera présenté tous les ans devant le Parlement pour préciser l’affectation des montants correspondant aux franchises.

Comment s’applique la franchise sur les médicaments ?

Le montant de la franchise est de 50 centimes d’euro par boîte de médicaments (ou toute autre unité de conditionnement : flacon par exemple).

Tous les médicaments sont-ils concernés ?

Oui, tous les médicaments remboursables sont concernés qu’ils soient allopathiques ou homéopathiques ou une préparation magistrale.

Peut-on me prélever une franchise si j’achète tout seul une boîte de médicament sans prescription médicale ?

Non, la franchise n’est prélevée que sur les médicaments remboursés par l’Assurance Maladie.

En pratique, que se passe-t-il à la pharmacie quand j’achète des médicaments ? Le pharmacien me fait-il payer plus cher la boîte ?

Non, vous payez le même prix que d’habitude. Le montant de la franchise, 50 centimes, est déduit du remboursement effectué par l’Assurance Maladie pour la boîte de médicaments que vous avez achetée.Par exemple, si vous achetez une boîte de médicaments 10 euros, et que ce médicament est remboursé à 65 %, l’Assurance Maladie vous remboursera 6 euros au final (6,50 € – 0,50 € de franchise).

Que se passe-t-il lorsque je bénéficie du tiers payant ?

Si vous bénéficiez du tiers payant, c’est-à-dire de la dispense d’avance des frais sur la part remboursée par l’Assurance Maladie, rien ne change. Vous payez, comme d’habitude la part non remboursée par l’Assurance Maladie.

Le montant de la franchise sera déduite d’un de vos prochains remboursements, une consultation par exemple.

Comment s’applique la franchise sur les actes paramédicaux ?

Le montant de la franchise est de 50 centimes d’euro par acte paramédical.

Quels sont précisément les professionnels de santé et les actes concernés ?

Il s’agit de tous les actes effectués par les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes et les pédicures-podologues.

Existe-t-il un plafond journalier ?

Oui, le montant maximum est fixé à 2 euros par jour pour les actes paramédicaux.Concrètement, il ne peut pas être déduit plus de 2 euros par jour de franchise pour les actes paramédicaux effectués dans la même journée, pour un même patient, par le même professionnel de santé.

Lors d’un passage à domicile, une infirmière peut réaliser plusieurs actes : injection intramusculaire, pansement, toilette, etc. La franchise est-elle prélevée pour chaque acte ou pour l’ensemble des actes effectués lors d’un passage ?

La franchise s’applique pour chaque acte mais elle est plafonnée à 2 euros par jour pour un même professionnel de santé pour le même patient.

Par exemple, si la même infirmière passe le matin et le soir pour effectuer trois actes pour un même patient, la franchise ne pourra excéder 2 euros pour la journée même si ce sont 6 actes qui ont été réalisés.

Si l’ordonnance du médecin comporte la prescription de plusieurs séances de kinésithérapie, la franchise s’applique-t-elle pour chaque séance ?

Oui, la franchise s’applique pour chaque acte dans la limite du plafond journalier de 2 euros par jour pour un même professionnel de santé et pour un même patient.Comment s’applique la franchise sur les transports sanitaires ?

Le montant de la franchise est de 2 euros par transport.

Quels sont les transports concernés ?

La franchise concerne les transports en taxi, en véhicule sanitaire léger (VSL) et en ambulance, sauf en cas d’urgence.

Existe-t-il un plafond journalier ?

Oui, le plafond journalier est fixé à 4 euros par jour par transporteur pour un même patient.

Je dois effectuer un aller-retour en transport sanitaire. Les deux trajets sont-ils soumis à une franchise ?

Oui, l’aller-retour correspond à deux franchises de 2 euros (une par trajet) soit 4 euros au total.

Que se passe-t-il si le retour n’est pas effectué par la même compagnie de transport qu’à l’aller ?

La franchise de 2 euros s’applique pour chaque trajet, que le transporteur change ou non.

Quelques chiffres

Plus de 45 millions de transports sanitaires sont remboursés par l’Assurance Maladie chaque année.En 2006, les dépenses de transports se sont élevées à 2,2 milliards d’euros.

À noter:

Toutes les personnes sont concernées par la franchise sauf :

  • les enfants et les jeunes de moins de 18 ans ;
  • les bénéficiaires de la C.M.U. complémentaire ;
  • les femmes prises en charge dans le cadre de la maternité (les examens obligatoires et la période d’exonération du 1er jour du 6ème mois de grossesse au 12ème jour après l’accouchement).

Safe sex : ce que les femmes pensent de la contraception

Ces statistiques émanent de l’étude Safe centrée sur la contraception et le comportement sexuel des femmes en Europe. Près de 12 000 femmes de 15 à 49 ans donc, ont été interrogées dans 14 pays du Vieux continent. Dans la majorité des pays la pilule est la méthode contraceptive la plus utilisée. C’est le cas en France, où près d’une femme interrogée sur deux déclare y recourir. Record d’Europe !

Les femmes aujourd’hui, ont de plus en plus tendance à rechercher une méthode contraceptive qui leur procure des bénéfices additionnels sur le poids donc, mais aussi sur la peau (par crainte de l’acné) et le bien-être. Il n’en reste pas moins quelques motifs d’inquiétudes : 30% des femmes ne protègent pas leurs premiers rapports par la contraception ! Qu’il s’agisse de la pilule, du préservatif ou de toute autre moyen. Une proportion effarante qui est synonyme, faute de préservatif, d’une exposition inconsidérée aux infections sexuellement transmissibles. Mais aussi à des grossesses non désirées, et donc à d’éventuelles interruptions volontaires de grossesse (IVG). Chaque année, en France, 200 000 IVG sont ainsi pratiquées. C’est plus de 500 chaque jour !

La campagne – La meilleure contraception, c’est celle qu’on choisit – lancée en septembre par le ministère de la Santé vise notamment à faire chuter le nombre des IVG. Les autorités misent pour cela, sur l’information. Quelles sont les différentes méthodes contraceptives disponibles ? Comment fonctionnent-elles ? Nous vous proposons un tour d’horizon :

La contraception œstroprogestative par la pilule. Elle associe un oestrogène et un progestatif. L’objectif est de maintenir ces deux hormones à un taux constant, pour bloquer l’ovulation. La pilule pour cela, doit être prise à intervalles réguliers, chaque jour à la même heure. Le rythme de prise permet en outre d’obtenir des saignements menstruels réguliers « comme des règles ». Certaines pilules ne renferment qu’une hormone progestative, pour les femmes ayant des contre indications à la prise d’œstrogènes ;

L’anneau contraceptif vaginal renferme aussi un oestrogène et un progestatif. Flexible et transparent, il mesure 5,33 cm de diamètre. Il est posé par la femme elle-même dans le vagin pour 3 semaines, apportant une efficacité contraceptive comparable à celle de la pilule ;

Le patch contraceptif délivre les hormones à travers la peau. Collé au bas de l’abdomen ou sur une fesse, il doit être changé chaque semaine ;

Le dispositif intra-utérin (DIU) est une méthode de première intention, y compris chez les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant, dans certaines conditions. Appelé aussi stérilet dans le grand public ce petit objet – de 3 cm environ – est en plastique souple recouvert de cuivre. Il est placé par un médecin dans l’utérus. Il autorise l’ovulation, mais empêche l’implantation de l’œuf fécondé ;

Le SIU ou – système intra-utérin – hormonal comporte un fin réservoir qui libère pendant 5 ans une hormone progestative, qui rend la glaire cervicale infranchissable par les spermatozoïdes et qui modifie la muqueuse utérine. C’est un vrai progrès : le SIU en effet, est encore plus efficace que les DIU au cuivre de dernière génération ;

L’implant contraceptif fait partie des méthodes progestatives. C’est un dispositif sous-cutané. Constitué d’un bâtonnet inséré à la face interne du bras non-dominant par un médecin formé à cette technique. Il bloque l’ovulation en libérant de manière continue un progestatif ;

Les spermicides se présentent sous la forme de gelées, de crèmes ou de mousses. En vente libre dans les pharmacies, ils sont introduits dans le vagin avant chaque rapport. Ils peuvent être utilisés seuls – avec une efficacité de 70% à 80% – ou en association avec un diaphragme ou une cape contraceptive ;

Le diaphragme justement, se présente sous la forme d’une très fine coupelle en caoutchouc, de 5 à 10 cm de diamètre et aux pourtours fermes et flexibles. La cape elle, est une sorte de capuchon destiné à recouvrir le col de l’utérus. Ces deux méthodes assimilées à des barrières, sont très peu utilisées en France ;

La contraception d’urgence, ce que l’on appelle la pilule du lendemain, est à part. Cette contraception d’urgence doit être utilisée en cas de rupture du préservatif par exemple, ou en cas d’absence ou d’oubli de la contraception. Dans tous les cas, elle doit être prise le plus tôt possible après le rapport non protégé.

Soulignons enfin qu’aucune de ces méthodes ne protège des infections sexuellement transmissibles. Le seul et unique rempart est bien sûr le préservatif. Ou plus exactement les préservatifs, masculin et féminin. Un numéro gratuit depuis un téléphone fixe, a enfin été mis en place par les autorités de santé, pour répondre à toutes vos questions : c’est le 0800 235 236.

Source : Étude Safe réalisée de janvier à juin 2006 auprès de 11 490 Européennes de 15 à 49 ans, Ministère de la Santé

Addiction au tabac :’patchez’ vous !

Chaque cigarette fait perdre 11 minutes de vie! A l’inverse, à un an d’abstinence, le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié; à cinq ans, c’est le risque de cancer du poumon qui est divisé par deux.

La cigarette peut être à l’origine de troubles du sommeil (endormissement tardif, éveils nocturnes et/ou sommeil moins réparateur). En effet la nicotine à forte dose intervient de façon négative sur les cycles et la qualité du sommeil. De même, les troubles du sommeil font partie des symptômes de sevrage: ils sont retrouvés chez les fumeurs dépendants qui tentent d’arrêter seuls, sans aide pharmacologique, ou qui sont insuffisamment dosés au départ (formes orales de nicotine utilisées en nombre insuffisant et/ou patch(s) insuffisamment dosé(s)); les rechutes précoces en sont souvent la rançon.Une fois écartées les autres raisons d’insomnie, dépression par exemple (parfois induite ou majorée à l’arrêt du tabac), on s’attaque à cette «dysrégulation» de l’éveil liée au sevrage. Avec un dosage adapté (patch(s) et/ou formes orales) pour éviter le manque, le sommeil est souvent d’emblé facilité et de meilleure qualité. Par ailleurs, si certains fumeurs supportent une diffusion de nicotine en continu, d’autres doivent ôter leur(s) patch(s) au coucher pour échapper à un sommeil haché et parfois semé de cauchemards.

Patchs et formes orales, respectivement formes passive et active de délivrance de nicotine, sont en tout cas le traitement de première intention, pour que le fumeur soit le plus à même d’éprouver ses stratégies de résistance, de prendre la mesure de son tabagisme.

Pas de café après 16 heures (la cigarette anihile ses effets, le sevrage lui rend ses «qualités» stimulantes).

Sources :enquête Ifop – Pfizerwww.tabac- info-service.fr

Choisir son médecin traitant

  • Pourquoi faut-il choisir un médecin traitant ?

Il n’y a pas d’obligation d’avoir un médecin traitant déclaré. Chacun est libre. Simplement, depuis le 1er janvier 2006, les actes médicaux sont moins bien remboursés si vous avez déclaré un médecin traitant.

  • Qui doit être le médecin traitant ?

Le médecin traitant est celui qui vous soigne habituellement et qui vous connaît le mieux. Si nécessaire, il propose des examens complémentaires, aide à vous orienter vers un médecin spécialiste et coordonne votre suivi médical : résultats d’examens, diagnostics, traitements…

Tout médecin généraliste, ou éventuellement spécialiste, peut devenir votre médecin traitant dans la mesure où il accepte d’assumer cette mission. Il peut exercer en cabinet, à l’hôpital ou dans un centre de santé.Par contre attention, si votre cardiologue figure comme médecin traitant et que vous ayez un rhume, vous aurez du mal à justifier un rendez vous auprès de lui !

  • Comment déclarer votre médecin traitant ?

Il vous suffit ensuite de retourner à votre caisse d’assurance maladie, le formulaire ‘déclaration de choix du médecin traitant’ complété par vous et le médecin traitant choisi.

  • Qui doit déclarer son médecin traitant ?

Chaque personne de 16 ans et plus fait son propre choix et déclare son médecin traitant. Pour les jeunes de 16 et 17 ans, le formulaire est signé par les parents ou l’autorité parentale. Le médecin traitant est personnel : chaque membre de la famille peut choisir son médecin traitant.

  • Peut on changer de médecin traitant ?

Lorsque vous souhaitez changer de médecin traitant, vous devez remplir une nouvelle déclaration avec le nouveau médecin choisi. Cette déclaration sera ensuite envoyé à la caisse primaire d’assurance maladie où vous êtes enregistré pour vos cotisations et vos remboursements.

  • Peut on voir un autre médecin que le médecin traitant?

Vous êtes atteint d’une affection de longue durée ou vous devez consulter pour le suivi de votre grossesse, ou de votre myopie ? Certaines situations vous permettent d’aller consulter directement le médecin généraliste ou spécialiste de votre choix, sans passer par votre médecin traitant et en gardant votre taux habituel de remboursement. Consultez ces conditions auprès de votre caisse d’assurance maladie.

La pharmacie est un espace de santé proche des patients

Ce type d’expérience est souvent trop rare pour que nous profitions de ces quelques lignes pour le souligner. C’est une démarche qui est construite sur un véritable partenariat autour du patient diabétique. Au départ, une enquête menée auprès de 200 patients par des pharmaciens a montré une carence en information et en suivi de la prise en charge des patients diabétiques. La première contribution de l’association a donc été de fomer les équipes officinales par des diabétologues de la région grâce à un kit fourni par l’association. Ainsi les spécialistes à l’initiative de ce projet ont formé déjà plus de 400 personnes en Ile de France.

Les évaluations en pré-formation puis en post-formation ont montré une nette amélioration des connaissances ainsi qu’un impact majeur de la formation sur la perception de la maladie et donc sur la suivi des diabétiques.Les équipes officinales ayant participé à l’opération sont enchantés des résultats sur

  1. les connaissances acquises et réactualisées
  2. leur capacité à anticiper les questions de leurs clients diabétiques sur les petits maux liés à leur maladie pour leur répondre de façon pratique. Au programme, les officinaux ont dispensé des régles d’hygiènes et de diététiques, des conseils d’observance et également des recommandations sur les spécialités ou produits les plus adaptés pour soigner les petits bobos (cicatrisation, hygiène bucco-dentaire, sécheresse cutanée, …)

Après cette expérience concluante, l’association ‘Off et Diab’ affiche l’ambition d’impliquer 10 000 officinaux en constituant des équipes locales soudées autour du diabétologue pour mieux répondre aux besoins des patients diabétiques. Des groupes se constituent déjà à Nîmes, Tarbes, Evreux, Amiens, Caen, Lyon et bien d’autres villes.