Enfants : détendez vous, ils ne sont pas en sucre !

Ce que vous devez savoir sur l’utilisation du glucose par l’organismediabète

Le corps est constitué de cellules dont l’assemblage forme les organes (muscles, coeur…). Chaque cellule peut être considérée comme un moteur qui produit de l’énergie lorsque ces organes sont en activité : son carburant est le glucose (sucre).

Ce carburant, nous le trouvons dans l’alimentation. Une hormone est responsable de la gestion de cette énergie : l’insuline. Elle est fabriquée par des cellules spécialisées appelées ‘ilots de Langherans’ et produites par le pancréas.Lorsque le glucose arrive dans le tube digestif et passe dans le sang, l’insuline alors libérée le distribue aux différents organes. Ces derniers utilisent le glucose ou le stockent, ce qui fait baisser le taux de sucre (la glycémie) dans le sang.

Chez l’Homme, la glycémie doit varier en moyenne entre 0,80 et 1,40 g par litre de sang (entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas et entre 0,80 et 1,10 g/l à jeun le matin).

Quels sont les deux types de diabètes qui existent ?

  • Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c’est-à-dire une réaction d’attaque de l’organisme contre ses propres cellules. Il provient de la destruction progressive des îlots de Langerhans, les cellules du pancréas chargées de secréter l’insuline.

Or, cette hormone est indispensable à la bonne assimilation des sucres par notre organisme.L’incidence du diabète de type 1 chez l’enfant a quasiment doublé au cours des 20 dernières années en France. Parallèlement, les enfants deviennent diabétiques de plus en plus jeunes : près de 75% de cas en plus pour les moins de 4 ans et plus de 30% pour les 4-14 ans.La durée du suivi de cette maladie s’allonge et le risque de complications est plus grand avec un diabète débutant dans l’enfance. Les causes de cette virulence plus précoce de la maladie seraient à rechercher notamment dans les changements nutritionnels au cours de la première année de vie.Plusieurs études suggèrent en effet que l’introduction précoce des protéines de lait de vache et d’aliments à base de gluten serait un facteur de risque. En outre, une hypothèse « hygiéniste » met en évidence le lien entre la baisse de nombreuses maladies infectieuses et l’augmentation des maladies auto-immunes.Le rapport récent de l’INSERM intitulé Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant précise que la forte augmentation des cas de diabète chez les enfants ‘ne semble pas liée aux changements intervenus durant cette période – nouvelle définition de la maladie, amélioration des pratiques de dépistage – ni à une modification génétique de la population. L’hypothèse d’une interaction entre des facteurs environnementaux et une prédisposition génétique est donc posée’.

  • Le diabète de type 2 chez les jeunes (dit non-insulinodépendant) s’installe lorsque l’organisme devient moins sensible à l’action de l’insuline, qui perd de son efficacité.Cette maladie touche surtout des adolescents en surpoids obèses, avec des antécédents familiaux de diabète.La sévérité des complications, notamment cardio-vasculaires, et la rapidité de leur survenue font de cette affection un problème de santé public émergent.

Sources :

  • Inserm novembre 2007 – Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant / Claire Lévy-Marchal, Anne Fagot-Campagna, Madeleine Daniel

Les français et leur pharmacien

Une enquête IPSOS de janvier 2008 nous révèle comment nous percevons notre pharmacien :

Dans l’esprit des Français, le pharmacien est avant tout un professionnel de santé, son rôle de conseil apparait central. Pour une très large majorité des personnes interrogées, avant d’être un commerçant comme un autre (13%), le pharmacien est d’abord et avant tout un professionnel de santé (87%). Cette perception s’incarne dans l’image de cette profession comme dans des comportements spécifiques de la part des Français ; une proportion non négligeable de la population déconnecte en certaines occasions ses demandes de conseil de ses comportements d’achat, entrant dans l’officine sans vouloir acheter de médicaments en l’attente spécifique de conseils :

  • pour 45%, afin de demander conseil au sujet d’un problème de santé ;
  • pour 33% afin d’évoquer un médicament qu’eux ou un proche sont en train de prendre.

Ce rôle social de conseil va donc au-delà du strict domaine du produit pharmaceutique. On relève que les femmes y ont plus recours que les hommes (51% contre 37%), et que ce rôle est plus particulièrement attendu parmi les bas revenus et les personnes disposant d’un faible niveau d’instruction.

Plus de 4 personnes sur 10 déclarent qu’il leur arrive de ressortir de l’officine sans avoir acheté de médicament, les femmes (49%) étant également plus nombreuses ici que les hommes (33%). A l’évidence, la population est très majoritairement attachée à cette fonction de conseil, à ce service proposé par les pharmaciens au moment de la délivrance : plus de 9 personnes sur 10 (92%) se disent ainsi très sensibles (41%) ou plutôt sensibles (51%) au fait que leur pharmacien soit en mesure de leur fournir des conseils quand il leur délivre des médicaments.

Proximité par le conseil et proximité géographique
Si le conseil est fortement attendu, la proximité au sens géographique l’est également, à des niveaux très élevés : pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est très important (61%) ou plutôt important (36%) d’avoir une pharmacie près de chez eux – contre 3% seulement qui jugent cela peu important. Ce sentiment est aujourd’hui partagé dans tous les milieux sociaux et dans le tissu rural comme en milieu urbain. Pour une grande majorité, les médicaments constituent une catégorie de produits spécifiquesQuand on parle de médicaments, on évoque bien pour le public une classe particulière de produits, loin des caractéristiques des produits de grande consommation. La sensibilité aux notions de risques et de bon usage, sont marquées, entrainant l’intérêt évoqué pour un niveau adéquat de services et de conseil.

  • 97% des Français sont tout à fait d’accord (77%) ou plutôt d’accord (20%) avec l’idée selon laquelle les médicaments sont des produits actifs présentant certains risques.
  • Au sujet des produits d’automédication, 98% s’accordent tout à fait (83%) ou plutôt (15%) à dire que même s’il s’agit de produits sans ordonnance, il est essentiel de connaitre les précautions d’usage.
  • Enfin, s’agissant du conseil du pharmacien, pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est toujours préférable pour éviter les risques liés au médicament.

C’est logiquement eu égard aux spécificités du médicament que s’exprime l’importance du rôle du pharmacien. Si celui-ci est dans tous les cas jugé très utile, il l’est encore un peu plus s’agissant d’éviter les interactions médicamenteuses (58% le jugent alors très utile et 34% utile). Cependant, ce sentiment d’utilité est à peine moins perçu lorsqu’on évoque le fait d’alerter les patients sur d’éventuels effets secondaires (53% très utile et 37% utile) ou des conseils de bon usage.

Source : ISPOS 2008

Allergie au bouleau : une question de saison !

BouleauVers juillet – août apparaissent les pollens d’herbacées (ambroisie dans la région lyonnaise, pariétaire dans le midi, armoise et plantain au nord comme au sud) qui persistent parfois jusqu’en octobre. Tous ces pollens déclenchent des troubles saisonniers assez caractéristiques selon la situation géographique et la période de l’année.

Logiquement et en tout 1er lieu, il faut éviter tout contact avec l’allergène responsable. En pratique, ce n’est pas toujours possible. Un traitement en premier intention médicamenteux est alors nécessaire, local (en spray) ou général (par comprimés). Les traitements sont différents selon qu’il s’agit de rhinite allergique ou d’asthme allergique.

Le Rhume des foins est une allergie respiratoire provoquée par un ‘pneumallergène’ inhalé par voie respiratoire.

Lorsqu’un pneumallergène est inhalé par une personne déjà sensibilisée, il génère d’abord des troubles comme : une rhinite, un prurit nasal, des éternuements à répétition, une rhinorrhée (nez qui coule) et une obstruction (nez bouché). Très souvent, une conjonctivite (démangeaison, larmoiement, rougeur des yeux) accompagne cette rhinite.

A un degré de plus, il peut entraîner une trachéite (inflammation de la trachée avec une toux), voire un asthme de gravité variable.

En cas de complication ou de géne persistante très invalidante à un pou deux allergènes, il faudra alors consulter son médecin pour envisager une désensibilisation. C’est un traitement efficace mais long et sur plusieurs années ;. Son principe : apprendre à l’organisme à tolérer un allergène en l’administrant à très petites doses, augmentées progressivement. La désensibilisation est réalisable par injections sous-cutanées.

Sources : Inserm Lyon Unité 503, ANAES

Un vaccin contre le cancer de l’utérus

HPVGardasil® est le premier vaccin destiné à la prévention des infections par les papillomavirus humains (HPV). Il protège contre les maladies dues aux HPV des types 6, 11, 16 et 18 : dysplasies de haut grade du col de l’utérus (CIN 2/3), dysplasies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et verrues génitales externes (condylomes acuminés). 70 % des cancers du col de l’utérus sont liés à ces virus : leur prévention est attendue, mais non démontrée. Le vaccin ne peut prévenir les 30 % de cancers du col liés à d’autres types d’HPV.

Le service médical rendu* (SMR) par Gardasil® est important. Ce vaccin doit être utilisé sur la base des recommandations officielles. En effet, si son efficacité protectrice est démontrée chez les jeunes femmes non infectées par les types d’HPV du vaccin, il ne protège pas les femmes déjà infectées lors de la vaccination.

Il n’est recommandé que chez les jeunes filles de 14 ans et, en « rattrapage», chez les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels, ou au plus tard dans l’année suivant leur premier rapport.

Le dépistage du cancer du col reste indispensable (frottis cervico-vaginal chez votre médecin généraliste ou gynécologue). Car si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, une augmentation de l’incidence et de la mortalité de ces cancers serait probable.Vaccin jeunes fillesLe dépistage des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col utérin par frottis cervico-vaginaux reste donc nécessaire chez toutes les femmes, vaccinées ou pas.Le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus doit être maintenu selon les recommandations de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation Santé (ANAES) avec la périodicité suivante:

  • Femmes âgées de 25 à 65 ans qui ont une activité sexuelle
  • Et ce tous les 3 ans après 2 frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.

GARDASIL® protège uniquement contre les maladies provoquées par les HPV de type 6, 11, 16 et 18. Par conséquent, les mesures de précaution appropriées vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prise.

Sources :

  • Institut de Veille Sanitaire – février 2008
  • ANAES

Grippe : une année chasse l’autre, le point sur le nouveau vaccin 2008-2009

Pour la prochaine saison et pour l’hemisphère Nord, le vaccin devrait être complétement revu et comporter trois nouvelles souches. Cette composition sera proche du vaccin 2008 de l’hemisphère Sud. C’est pour des raisons d’efficacité que le vaccin est ainsi revue.

La grippe est une maladie virale dont les complications sont susceptibles d’engager le pronostic vital, particulièrement chez les patients à risque, notamment les jeunes enfants et les seniors. Cette année l’efficacité du vaccin a atteint 75% chez les moins de 65 ans et de 56 % chez les plus de 65 ans.

Diabète : l’enquête est en cours !

L’étude Entred pour ‘Echantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques’,lancé depuis 2007 et devant se clore en 2010, mobilise actuellement un échantillon de plusieurs milliers de patients diabétiques et leurs médecins.

  • Les objectifs de l’étude :

Les objectifs de l’étude visent à mesurer la qualité de la prise en charge médicale, l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques, ainsi qu’à évaluer les besoins en éducation thérapeutique et le coût des soins restant à la charge du patient.

L’impact des améliorations du suivi médical sur l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques ne sera connu qu’à la fin des enquêtes par questionnaires.

  • Organismes associés à l’enquête Entred :

Entred associe l’Institut de veille sanitaire (InVS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI), la Haute autorité de santé (HAS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Association française des diabétiques (AFD).

Sources : www.invs.sante.fr/entred

Touche pas à mes ovaires ! La pilule protège du cancer de l’ovaire.

Le Collaborative Group on Epidemiological Studies of Ovarian Cancer (Royaume uni) a analysé 45 études épidémiologiques de 21 pays. Les résultats ont été publiés dans « The Lancet » :

  1. Plus la durée de prise de pilule est longue et plus le risque est réduit
  2. La réduction du risque persiste plus de 30 ans après l’arrêt de la pilule
  3. Cette réduction du risque semble indépendante de la dose d’estrogènes

Les auteurs ont calculé que l’utilisation de la pilule pendant une durée de 10 ans réduisait l’incidence du cancer de l’ovaire avant l’âge de 72 ans de 1,2 à 0,8%.

Source : Collaborative Group on Epidemiological Studies of Ovarian Cancer – The Lancet – Vol. 371, Issue 9609, 26 January 2008, Pages 303-31

Y a t il un médecin en urgence ?

SOS MédecinsSOS Médecins, c’est 1 000 médecins répartis sur l’ensemble du territoire en 60 associations et couvrant les deux tiers de la population française, accessibles à toute heure du jour et de la nuit. Pour les joindre, le 36 24 remplace désormais le 0 820 33 24 24, numéro national qui avait été créé en 2005. Il consolide la présence permanente de SOS Médecins en facilitant l’accès à son réseau médical

SOS médecins peut être appelé à tout heure du jour et de la nuit. Les urgences mineures qui rendent difficile l’attente dans le cabinet du médecin motivent le recours à ce service.Pour plus d’informations :www.sosmedecins-france.fr