L’eau peut tuer ! Avez-vous les bons réflexes ?

Constat

En 2009, entre le 1er juin et le 30 septembre, l’Institut de veille sanitaire (InVS) a recensé 1366 noyades accidentelles, dont 462 ont été suivies d’un décès, soit en moyenne près de 4 décès par jour.

Parmi ces 1366 cas, 782 ont eu lieu en mer (dont 188 décès), 239 en piscine (tous types confondus) dont 54 décès, 143 en plan d’eau, 151 en cours d’eau et 51 dans d’autres lieux (baignoires, bassins…). Au total, 98 jeunes de moins de 20 ans sont décédés. On déplore 39 décès d’enfants de moins de 6 ans, dont 17 en piscine privée familiale.

noyade

  • En piscine, les enfants de moins de 6 ans se sont noyés parce qu’ils ont échappé à la surveillance de l’adulte et qu’ils ne savaient pas nager.
  • En cours d’eau ou plan d’eau, les adultes se sont noyés à la suite d’un malaise, ou d’une chute en relation avec la consommation d’alcool, ou d’une activité dangereuse et/ou solitaire.
  • En mer, les victimes de noyades étaient souvent des touristes de plus de 45 ans ayant un problème de santé.

A l’eau ? J’y vais ou je n’y vais pas ?

Privilégiez les zones de baignade surveillées : en cas de problème, vous serez secouru plus rapidement. Et avant de vous baigner, pensez à vous renseigner sur la nature des vagues, des courants et des marées dans le secteur où vous vous trouvez. A la plage, respectez les consignes de sécurité signalées par les drapeaux de baignade : drapeau vert : baignade surveillée et absence de danger particulier ; drapeau jaune : baignade dangereuse mais surveillée ; drapeau rouge : interdiction de se baigner.

J’y vais, mais…

  • Avant de vous baigner, prenez en compte votre forme physique : dans la moitié des cas, les noyades sont dues à un épuisement ou un problème de santé.
  • Ne vous baignez pas si vous ressentez le moindre frisson ou trouble physique, et ne surestimez pas votre niveau de natation : il est plus difficile de nager en milieu naturel (mer, lac, rivière) qu’en piscine.
  • La consommation d’alcool ou encore une exposition prolongée au soleil ne sont pas toujours compatibles avec une baignade en toute sécurité. Enfin, prévenez vos proches quand vous allez vous baigner.
  • Entrez progressivement dans l’eau et prenez garde aux vagues : leur zone d’impact et la zone qui suit (communément appelée « machine à laver ») sont dangereuses.
  • En cas de danger, ne cherchez pas à lutter contre le courant et les vagues, vous risqueriez de vous épuiser. Si vous êtes fatigué(e), allongez-vous sur le dos pour vous reposer. Cette position permet de dégager les voies aériennes et de respirer normalement pour pouvoir appeler de l’aide.

Avec les enfants : une surveillance de tous les instants

En piscine ou à la mer, restez toujours avec vos enfants quand ils jouent au bord de l’eau et baignez-vous en même temps qu’eux. S’ils ne savent pas nager, équipez-les de brassards adaptés à leur taille et portant la norme NF 1311138-1. Attention, rappelez-vous que les bouées et autres matelas pneumatiques sont des jouets : ils ne protègent pas de la noyade.

Les piscines privées en plein air doivent être équipées d’un dispositif de sécurité : barrière, couverture, abri de piscine ou alarme sonore. Ces dispositifs ne remplacent pas la surveillance active et permanente des enfants par un adulte.

Enfin, déposez à côté de la piscine une perche et une bouée pour pouvoir intervenir rapidement en cas de danger et un téléphone pour alerter les secours le plus rapidement possible en cas d’accident.

En complément :

Parce que la prévention reste le premier moyen de protection contre les noyades accidentelles et pour que petits et grands passent des vacances en toute sérénité, l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) édite une nouvelle brochure sur les différentes précautions à adopter : « Mode d’emploi de la baignade, pour un été en toute sécurité ». Ces travaux ont été réalisés avec la collaboration de la Direction de la sécurité civile du ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des Collectivités territoriales.

Source : InVS

Ambroisie : une plante très allergisante en plein développement

AmbroisieLa région où la densité de l’ambroisie est la plus forte est la région Rhône-Alpes. Mais elle a progressivement envahi les départements voisins (la vallée de la Saône, celle du Rhône) et occupe aujourd’hui un vaste territoire en France et en Europe. Les conditions météorologiques actuelles, alternance de périodes chaudes et pluvieuses, favorisent le développement de cette plante, dont la floraison commence mi-août.

La période de juin-juillet est donc la plus propice pour détruire l’ambroisie. Un plant d’ambroisie supprimé avant sa période de floraison permet d’éviter la production de pollens et de limiter la reproduction de cette plante envahissante. La destruction doit être réalisée avant fin juillet, soit avant la floraison ; Elle peut se faire par arrachage, fauchage et désherbage chimique.

L’arrachage manuel est une technique efficace (le port de gants est recommandé). Les interventions en période de floraison sont à limiter, il faut alors s’assurer de la non-sensibilité des intervenants et exiger le port de masques adaptés.

allergy ambroisie

L’ambroisie colonise surtout les terrains nus : bordure de routes, terre-pleins d’autoroutes, terrains vacants, chantiers de construction, sols perturbés, emprises de réseaux ferroviaires ou électriques et les cultures de colzas, de céréales, de maïs et de tournesol. Sur les terrains non agricoles la meilleure technique de lutte est la prévention de la pousse des plants d’ambroisie par végétalisation des sols,

La lutte contre l’ambroisie est l’affaire de tous : collectivités, entreprises, agriculteurs, particuliers…

Afin de renforcer les actions de lutte contre l’ambroisie, le Ministère chargé de la santé, la DRASS Rhône-Alpes et la DDASS de l’Isère organisent un colloque d’échanges entre les différents partenaires impliqués, le vendredi 21 novembre 2008, à Aix les Bains.

Pour plus d’informations sur cette rencontre : ambroisie2008.fr

Pour en savoir plus sur l’ambroisie :

  • DRASS de Rhône-Alpes : ambroisie.info
  • Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) : pollens.fr
  • Association française d’étude des ambroisies (AFEDA) : AFEDA

Source : Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports

Le bonheur est contagieux ! Et s’il y avait une pandémie ?

Bonheur-contagieuxDes chercheurs américains ont suivi plus de 4.700 habitants de Framingham, Massachusetts, dans le cadre d’une étude menée de 1983 à 2003,ils ont évaluer si le bonheur pouvait se répandre, à long terme, d’une personne à l’autre, et dans l’ensemble d’un groupe social.

Dans leur introduction, les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation mondiale de la santé le désigne de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé.

Et à la lecture des résultats sur les tendances au bonheur, les scientifiques ont découvert que non seulement les gens heureux transmettent leur joie à des gens qu’ils ne connaissent pas personnellement, mais que cette ‘contamination’ peut durer une année.

Les deux chercheurs, Christakis et James Fowler, professeurs associés de science politique, de la Harvard Medical School et de l’Université de San Diego (Californie), avaient déjà démontré que l’obésité et la consommation de cigarettes se propageaient socialement de cette manière.

Les deux chercheurs ont établi que des groupes de gens heureux et malheureux se constituaient selon des critères de proximité sociale et géographique. Par exemple, la probabilité qu’une personne soit heureuse augmente de 42% si un ami qui vit à moins de 800 mètres le devient lui-même. Ce chiffre passe à 25% si l’ami vit à moins de 1,5 km, et il continue de décliner à mesure que l’éloignement croît.

Les chances de bonheur augmentent de 8% en cas de cohabitation avec un conjoint heureux, de 14% si un proche parent heureux vit dans le voisinage, et même de 34% en cas de voisins joyeux.

Ce phénomène a cependant des limites : ainsi la formule ne s’applique pas au bureau. ‘Les collègues de travail n’affectent pas le niveau de bonheur, ce qui laisse penser que le contexte social peut limiter la propagation d’états émotionnels’, selon cette étude.

Cette étude ‘révolutionnaire’ pourrait avoir des implications de santé publique, reprend ce journal dans un éditorial.

‘Si le bonheur se transmet effectivement par le biais des relations sociales, cela pourrait contribuer indirectement à la transmission similaire de la (bonne) santé, ce qui a des implications sérieuses pour l’élaboration des politiques’, expliquent-ils.

Et vous ?

Sources :

  • http://www.bmj.com

Dormir : quand le sommeil est en jeu !

SommeilLe sommeil n’est pas simplement de l’ordre du bien-être. Etroitement lié aux modes de vie, il a un impact très important sur le quotidien. Pourtant, les bonnes pratiques, les mauvaises habitudes, les conséquences du bien et du mal dormir restent encore méconnues de la plupart du grand public, comme de nombreux professionnels de santé.

  1. Conséquences d’un mauvais sommeil : Les conséquences d’un mauvais sommeil sont nombreuses : impacts sur les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation, sur la régulation de l’humeur et du stress mais aussi de la glycémie…
  2. Traitements pour faciliter le sommeil :
    1. Les traitements médicamenteux (hypnotiques, somnifères, tranquilisant) sont à éviter sur du long terme, demandez conseil à votre médecin. Ne les arrêtez pas de votre propre grès sans avis médical.
    2. Pour faciliter l’endormissement et provoquer un sommeil profond et réparateur de façon plus naturelle , il existe des plantes qui agissent plus spécifiquement. Il s’agit plus particulièrement de l’aubépine, la mélisse, la passiflore, le tilleul, ou la valériane. Vous les trouverez sous différentes formes soient isolément (tisanes, décoctions, poudre en gélule,…) soient en association sous forme de spécialités pharmaceutiques qui permettent un dosage beaucoup plus précis. Demandez conseil à votre pharmacien.
  3. Une étude scientifique sur le sommeil :

Voici quelques éléments concernant l’étude menée par l’INPES (Institut National pour de Prévention et d’Éducation pour la Santé) dans le cadre du Programme d’Actions sur le Sommeil initié par le Ministère de la santé en janvier 2007. Cette étude a été menée auprès d’une population de jeunes adultes (25 à 45 ans). Les jeunes adultes actifs constituent en effet une cible susceptible d’accumuler une dette de sommeil.

  • 12 % déclarent souffrir d’insomnie.
  • 17 % accumuler une dette chronique de sommeil. Ces derniers dorment en effet 5h48 contre 7 heures en moyenne.
  • 45 % des personnes interrogées considèrent ne pas dormir assez.
  • Les raisons incriminées sont nombreuses : le travail (52,5 %), les facteurs psychologiques comme le stress ou l’anxiété (40 %), les enfants (27 %), les loisirs (21 %) et le temps de transport (17 %).

Le nombre d’heures de sommeil nécessaire à un adulte jeune est de six à dix heures de sommeil par nuit.

Les conséquences d’un mauvais sommeil sont nombreuses : impacts sur les mécanismes d’apprentissage et de mémorisation, sur la régulation de l’humeur et du stress mais aussi de la glycémie… Les trois quarts des personnes interrogées ont identifié la dépression (79 %) et les problèmes de mémoire (74 %) comme des conséquences possibles d’un manque régulier de sommeil. Mais moins du tiers savent qu’il peut favoriser la prise de poids et moins de la moitié qu’il peut entraîner de l’hypertension artérielle.

Quelques conseils en pratique:

  • Créer un environnement calme et apaisant,
  • Éviter les activités trop stimulantes avant le coucher (télévision, internet, jeux vidéo)
  • Adopter dans la mesure du possible des horaires réguliers de sommeil, et des ‘rituels’ favorisant l’endormissement,
  • S’abstenir de consommer des excitants après 17h (café, alccol, thé, etc),
  • Éviter un repas trop copieux le soir,

Source : INPES -enquête portant sur les pratiques et représentation du sommeil chez les adultes de 25 à 45 ans.(Échantillon représentatif de 1004 personnes).

Médication familiale en libre accès !

Le bouleversement n’est pas tant celui de donner un accès direct à la boîte d’un médicament mais plus de changer le comportement des équipes officinales. Elles vont devoir décoder plus en amont les attentes de leurs clients dans l’espace de vente. C’est aussi l’occasion de trouver de nouvelles valeurs de conseils autour, par exemple, de la prévention, du diagnostic ou de l’accompagnement de patients atteints de pathologies lourdes.

Certains pharmaciens redoutent la part que pourrait prendre la grande distribution sur ce ‘nouveau’ marché. En fait, c’est au contraire l’occasion de renforcer la dimension de conseil des équipes de préparateurs et pharmaciens pour répondre le plus justement aux attentes des consommateurs. Les expériences passées sur la parapharmacie l’ont prouvé : peu à peu, les différences de prix entre la GMS et les pharmacies se sont estompées. La qualification des équipes de pharmaciens en GMS a aussi fondu et il n’est pas rare d’avoir une hôtesse de vente comme conseillère !

La pharmacie de demain est prête à relever ce challenge : un conseil de qualité au meilleur prix !

Grippe A (H1N1) : Le point sur la pandémie et polémique…

Le Réseau GROG (Groupe d’Observation de la Grippe) qui regroupe plus de 500 généralistes, a recensé 406.000 cas de grippe A du 21 au 27 décembre, contre 632.000 la semaine précédente du 14 au 20 décembre 2009.

« La décrue est réelle mais la circulation du virus reste importante », avertit Françoise Weber, directrice générale de l’Institut de veille sanitaire (InVS). En effet, la grippe A (H1N1) représente la quasi-totalité des virus grippaux isolés ces dernières semaines. Du 21 au 27 décembre, 15 décès ont été enregistrés.

Vaccin H1N1

Impossible de donner un chiffre précis du nombre de personnes infectées. Dans une étude du 17 décembre, l’InVS (Institut de Veille Sanitaire) livre une fourchette pour le moins élastique : entre 8 et 14,8 millions de personnes infectées en France métropolitaine. Ce grand écart s’explique par les nombreuses incertitudes auxquelles se heurtent les épidémiologistes. Leurs chiffres reposent sur des extrapolations faites à partir des déclarations de deux réseaux de généralistes (Grog, Sentinelles).

A ce jour donc, nous avons, 198 décès et 1 015 hospitalisations pour des formes graves en réanimation ou soins intensifs depuis le début de l’épidémie. Les décès ont surtout touché des personnes avec des maladies respiratoires chroniques (46), du diabète (25) ou une insuffisance cardiaque (22). Mais 32 décès sont aussi survenus chez des personnes sans facteur de risque connu : trois enfants de moins d’un an et quatre entre 1 et 14 ans sont morts alors qu’ils étaient en bonne santé.

Territoire français ultramarins :

  • Dans la plupart de ces territoires, l’épidémie semble terminée.

International :

  • En Europe, la transmission du virus A (H1N1) 2009 est en diminution excepté en Bulgarie. Le nombre de décès confirmés est en augmentation par rapport à la semaine précédente.
  • Dans le monde, près de 1 000 décès supplémentaires liés au virus A (H1N1) 2009 ont été rapportés, ce qui porte le nombre cumulé de décès confirmés et notifiés depuis le début de l’épidémie à près de 13 000.

Vaccin

ACTUALITES :

La ministre de la santé et des sports, Roselyne Bachelot, a annoncé le 5 janvier 2010, qu’elle avait donné instruction au directeur général de l’Etablissement public de réponse aux urgences sanitaires (EPRUS) de résilier unilatéralement, pour motif d’intérêt général, les commandes de vaccins contre la grippe A(H1N1) à hauteur de 50 millions de doses sur les 94 millions initialement commandées.La France a donc commencé à revendre à l’étranger une partie de son stock de vaccins commandés en excédent. On sait aujourd’hui, en effet, qu’une seule injection suffit pour être protégé

Et elle a également annoncé, ce même jour, que les généralistes pourraient vacciner contre la grippe A dans leur cabinet « à partir de la semaine prochaine », sans préciser leur rémunération. Bien entendu les centres de vaccination collectifs resteront ouverts.Cette vaccination chez les généralistes était réclamée depuis plusieurs semaines par la CSMF (Confédération des syndicats médicaux français) et la MG (médecine généraliste) les principaux syndicats de médecins libéraux.

Ainsi, la campagne de vaccination reposera sur quatre dispositifs : les centres de vaccination, qui resteront ouverts, les cabinets médicaux volontaires, les établissements de santé et certaines administrations et grandes entreprises.

Source :

  • http://www.la-croix.com/
  • http://www.invs.sante.fr/
  • http://www.grog.org
  • http://www.sante-sports.gouv.fr

Comment bronzer ?

La peau est composée de trois couches ; épiderme , derme et hypoderme. La couche superficielle, l’épiderme, abrite des cellules responsables la pigmentation de la peau, ces cellules se nomment mélanocytes.

La pénétration de rayons UV dans les couches de l’épiderme stimule les mélanocytes qui vont synthétiser plus de mélanine pour protéger la peau de ces rayons UV. La mélanine se déplace vers les couches extérieures de la peau et devient visible sous forme de bronzage.Être bronzé, ce n’est pas un signe de bonne santé, le bronzage indique que la peau a subi des agressions solaires, il s’agit d’une réponse défensive de la peau.

Être bronzé, ce n’est pas un signe de bonne santé, le bronzage indique que la peau a subi des agressions solaires, il s’agit d’une réponse défensive de la peau.

Qui a plastiqué notre santé ! Prenez garde au bisphénol A : principe de précaution

Impact sur la santé du Bisphénol A

bisphenolLe Bisphénol A (BPA) a donc des effets sur notre corps et notre santé, et ce n’est pas nouveau !En effet, le bisphénol A est une molécule chimique qui fut étudiée dans les années 1930 pour son activité similaire aux œstrogènes, comme œstrogène de synthèse. Il ne fut jamais utilisé comme œstrogène de synthèse car d’autres molécules aux propriétés plus intéressantes furent découvertes au même moment.

C’est en août 2007 que le grand public américain et canadien et les institutions ont pris conscience de la nocivité des plastiques alimentaires dans certaines conditions d’utilisation. En effet, un comité américain d’experts a déclaré en août 2007 que le bisphénol A pouvait potentiellement causer des effets sur le système nerveux des fœtus et enfants. Dans ce rapport, les experts se sont basés sur une multitude d’études chez l’homme et l’animal, et se disent préoccupés par la possibilité d’effets chez l’homme. Ils préconisent la précaution dans leur rapport officiel, et que chacun limite son exposition individuelle (2).

Les niveaux faibles de bisphénol A mesurés chez l’homme seraient d’après certaines études suffisants pour :

  • Augmenter le risque de cancer de la prostate, du sein, le diabète de type II,
  • Causer des anomalies lors de la reproduction,
  • Réduire la qualité du sperme,
  • Causer des fausses-couches à répétition, de l’obésité,
  • Causer des troubles du comportement similaires aux troubles déficitaires de l’attention (3).

Face aux incertitudes, des grandes enseignes ont retiré de la vente ces biberons depuis avril 2008, et le Canada propose également d’en interdire la vente.

Toutefois l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) estime qu’absorber une dose journalière de bisphénol correspondant à 0,05 milligramme par kilo ne présenterait aucun risque pour la santé, précisant que cette dose était supérieure à celle ingérée en moyenne par les bébés.(4)

Comment savoir s’il y a du bisphénol A dans des plastiques alimentaires que vous utilisez ?

Le fond des bouteilles en plastique contenant du bisphénol A affiche un symbole de récupération accompagné du chiffre 7 ou des lettres PC. Le code 7 désigne les matières plastiques classées dans la catégorie « Autres », dont le polycarbonate incriminé.

Comment diminuer l’exposition au bisphénol A (5) (6)

Il est possible de réduire au minimum l’exposition de votre enfant au bisphénol A en adoptant les mesures suivantes :

  • Utilisez des bouteilles fabriquées en verre ou en polypropylène (code 5) plutôt qu’en polycarbonate (code 7).
  • Si vous continuez à utiliser des bouteilles en polycarbonate, évitez de les laver avec des détergents puissants ou au lave-vaisselle. Ces agents contribuent à détruire les liaisons qui forment le plastique, libérant ainsi le bisphénol A. Lavez les plutôt à l’eau chaude savonneuse avec une éponge.
  • Évitez de faire chauffer les récipients en polycarbonate au micro-ondes. Utilisez plutôt des contenants en verre ou en céramique.
  • Évitez d’utiliser les préparations pour nourrisson offertes dans des boîtes de conserve dont la paroi est tapissée d’un revêtement époxydique au bisphénol A.
  • Réduisez votre consommation d’aliments et de boissons en conserve. Vous limiterez ainsi l’exposition des membres de votre famille au bisphénol A présent dans la paroi des contenants. Évitez aussi les conserves très acides (tomates, etc.) ou grasses (poisson dans l’huile, etc.), car le bisphénol A réagit au contact des acides et des lipides.

Demandez conseil à votre pharmacien !

Sources

(1) National Toxicology Program, Center for the Evaluation of Risks to Human Reproduction, Expert Panel Evaluation of Bisphenol A, 6-8 août 2007, Rapport du comité

(2) Le HH, Carlson EM, Chua JP, Belcher SM. Bisphenol A is released from polycarbonate drinking bottles and mimics the neurotoxic actions of estrogen in developing cerebellar neurons. Toxicol Lett. 2008 Jan 30;176(2):149-56.

(3) The Natural Resources Defense Council, 8 août 2007, Communiqué de presse

(4) http://www.efsa.europa.eu/en/science/afc/afc_opinions/bisphenol_a.html

(5) Rapport du Environmental Group Report. (http://www.ewg.org/reports/infantformula)

(6) UFC Que choisir 2008

Une grippe carabinée ! Tous savoir sur les traitements préconisés avant ou pendant.

Comment attrape-t-on la grippe ?

gripperLe virus se transmet facilement d’une personne à l’autre par voie aérienne, au moyen des microgoutelettes et des particules excrétées par les sujets infectés lorsqu’ils toussent ou éternuent. Le virus grippal pénètre dans l’organisme par le rhino-pharynx. Les symptômes apparaissent de 1 à 4 jours après la contamination. Les sujets atteints deviennent contagieux un jour avant l’apparition des symptômes et le restent pendant 7 jours. Méfiez vous !

Le virus survit plus longtemps à l’extérieur de l’organisme lorsque le temps est sec et froid, raison pour laquelle les épidémies saisonnières surviennent en hiver dans les climats tempérés.

Comment traite-t-on la grippe ?

Traitement symptomatique

Pour la plupart des sujets, la grippe est une infection des voies respiratoires supérieures qui dure quelque jours et ne demande qu’un traitement qui traite uniquement les symptômes, L’organisme du malade éliminant lui-même le virus pendant cette période.

Les antibiotiques, comme la pénicilline, sont des agents antibactériens sans aucune action sur les virus. Ils ne jouent donc aucun rôle dans le traitement de la grippe chez un sujet normalement en bonne santé mais peuvent servir à traiter des complications infectieuses.

Traitement anti viral

Lorsqu’ils sont administrés avant l’infection ou aux premiers stade de la maladie (dans les deux jours suivant l’apparition des symptômes), les antiviraux peuvent prévenir l’infection ou, si elle s’est déjà installée, réduire la durée des symptômes d’un à deux jours.

Rappels concernant quelques conseils d’hygiènes

Se laver régulièrement et soigneusement les mains avec du savon.

Si les conditions sont compliqués pour se laver les mains (au bureau, en shopping, …) vous pouvez utiliser une solution hydro-alcoolique (SHA) pour vous nettoyer les mains en les frottant ensemble.Ce sont des solutions antiseptiques cutanées disponible en pharmacie.

Quand vous lavez les mains ?

  • Avant de préparer chaque repas, de manger ou de nourrir des enfants.
  • Après s’être mouché, avoir toussé ou éternué.
  • Après avoir visité une personne malade, cuisiné, être allé aux toilettes.
  • Après chaque sortie et en rentrant au domicile

Comment prévient-on la grippe ?

La vaccination constitue le principal moyen de prévention de la grippe et de réduction de l’impact des épidémies. Différents types de vaccins existent et ont été utilisés depuis plus de 60 ans. Ils sont sûrs et efficaces pour la prévention des effets bénins comme des conséquences graves de la grippe.

La grippe est une maladie virale dont les complications sont susceptibles d’engager le pronostic vital, particulièrement chez les patients à risque, notamment les jeunes enfants et les seniors.

En cas d’atteinte grave, il peut s’avérer nécessaire d’hospitaliser le malade et de le placer sous soins intensifs, antibiothérapie pour la prévention des surinfections et assistance respiratoire.

Les modifications génétiques constantes des virus grippaux imposent d’ajuster chaque année la composition du vaccin de façon à y introduire les souches les plus récentes A(H3N2), A(H1N1) et B en circulation. Chaque année, le vaccin est donc nouveau et différent de celui de l’année précédente. C’est pour des raisons d’efficacité que le vaccin est ainsi revue.

Tous les vaccins inactivés existant actuellement contiennent des traces de protéines d’œuf et ils ne doivent donc pas être utilisés chez le sujet allergique à celles-ci.

En cas de suspicion, n’hésitez pas à informer votre pharmacien et à consulter votre médecin traitant.

Sources :

  • OMS