Mercredi 22 juin : Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe

Tous concernés !

La médecine a grandement amélioré la survie des patients, notamment par les greffes de tissus ou d’organes. Mais aujourd’hui, on est en manque d’organes.

En effet pour qu’un prélèvement se fasse, la mort doit avoir lieu à l’hôpital, dans un service de réanimation. Or cette situation représente seulement 1% des décès à l’hôpital. Et parmi ces décès, peu de personnes ont exprimé, de leur vivant, leur choix de donner ou non leurs organes.

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Quels organes sont prélevés ?

Sur un donneur en état de mort cérébrale, on prélève en moyenne quatres organes.Ce sont des organes pour lesquels les besoins sont les plus importants : cœur, poumon, rein, foie, pancréas, intestin. Les cornées sont également prélevées, mais jamais l’œil entier.On peut également prélever des parties de l’intestin ou des tissus comme des os, des artères ou des tendons.

Les éléments prélevés sont ensuite remplacés par des éléments artificiels afin que le corps, rendu aux familles, ne porte pas de cicatrices apparentes.

Qui peut donner ?

Le don d’organes repose sur le principe de consentement présumé, ce qui signifie que toute personne est considérée comme consentante si elle n’a pas exprimé son désaccord de son vivant.

Il est important de faire part à vos proches de votre opinion sur le don d’organes. Lors d’un décès, l’équipe médicale va obligatoirement se tourner vers la famille ou le conjoint pour s’assurer que vous n’étiez pas contre le don d’organes. La carte de donneur constitue une trace de votre accord mais n’a aucune valeur légale.

Il est essentiel d’exprimer votre choix à vos proches et d’en discuter avec eux. Si ils n’ont pas été préparés psychologiquement à comprendre et à accepter le prélèvement, la situation peut être mal vécue. De même, pensez à demander leur avis à votre famille ou à votre conjoint. Vous serez alors en mesure de respecter leur choix, si la situation se présente.

Et si je ne souhaite pas donner mes organes ?

Vous pouvez exprimer votre refus à votre famille ou votre conjoint, qui exprimera votre choix au moment voulu.Vous pouvez également vous inscrire au registre national des refus, si vous désirez laisser une trace légale de votre refus. On peut s’inscrire dès l’âge de 13 ans. Il suffit de télécharger un formulaire et de le renvoyer à l’Agence de la biomédecine. Bien entendu,vous pouvez changer d’avis à tout moment.

On peut donner son accord seulement pour le prélèvement de certains organes. N’oubliez pas d’en faire part à vos proches.

Comment aborder le sujet ?

Le don d’organes n’est pas un sujet facile, puisque qu’il nous fait réfléchir et parler de la mort. Il n’y a jamais de bons moments pour aborder le sujet. Profitez alors d’une situation, d’un événement particulier pour commencer à en parler. Et quoi de mieux que la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe !

Sources

  1. L’Agence française de la biomédecine www.agence-biomedecine.fr
  2. www.ledonlagreffeetmoi.com
  3. www.dondorganes.fr