Le cancer de la prostate

Le danger du cancer

Le cancer de la prostate est d’évolution lente, parfois plus de 10 ans. Il est possible de le découvrir qu’après le décès du patient, sans que celui-ci en soit à l’origine.
Mais comme dans tous cancer, des métastases peuvent se former. Les métastases sont des cellules cancéreuses provenant de la tumeur, qui sont capables de coloniser les ganglions lymphatiques et ainsi de se disséminer dans l’organisme. Lors d’un cancer de la prostate, les métastases sont souvent retrouvées au niveau des os.
Le traitement est alors beaucoup plus lourd et agressif car les métastases sont difficiles à éliminer.

La prostate, qu’est-ce que c’est ?

La prostate est une glande située sous la vessie et en avant du rectum, elle est donc palpable par un toucher rectal. Elle entoure l’urètre (canal où s’écoule l’urine), ce qui explique les problèmes urinaires rencontrés lors de maladies prostatiques.
Le rôle de la prostate est de secréter un liquide prostatique, favorisant la fécondité.

La prostate peut être touchée par trois maladies :

  • l’hypertrophie bénigne de la prostate : augmentation du volume de la prostate, qui comprime l’urètre et induit des troubles urinaires
  • la prostatite : infection de la prostate (aiguë ou chronique)
  • le cancer de la prostate

Les facteurs de risque du cancers de la prostate

  • l’âge: 95% des cancers de la prostate sont diagnostiqués entre 57 et 88 ans.
  • des antécédents familiaux de cancer de la prostate
  • l’alimentation : on suppose qu’une alimentation riche en graisses et protéines animales et pauvre en fibres est un facteur de risque.

Le dépistage

Le toucher rectal :

La prostate est facilement accessible lors d’un toucher rectal. Elle peut être réalisée par un médecin généraliste et est indolore. Grâce à cet examen, le médecin détectera si il y a une anomalie de volume, de forme ou de consistance.10% des cancers sont révélés par le toucher rectal.

Le taux de PSA (Prostatic Specific Antigen) :

La PSA est une protéine non toxique sécrétée exclusivement par la prostate. Un taux augmenté signifie une anomalie de la prostate tel qu’une infection, une hypertrophie bénigne de la prostate ou un cancer.Le dosage est effectué à partir d’un échantillon sanguin. Il est recommandé d’effectuer les dosages dans le même laboratoire pour éviter les différences liées aux méthodes des laboratoires.
Quand un cancer est diagnostiqué, on utilise le taux de PSA comme marqueur pour le dépistage (récidive) et le pronostic du cancer.

La biopsie, indispensable au diagnostic :

Dans tous les cas, la biopsie est nécessaire pour affirmer avec certitude la présence d »un cancer. Une sonde anale est utilisée pour recueillir un échantillon à un endroit précis de la prostate.Les cellules cancéreuses sont alors observées au microscope. Puis d’autres examens vont permettre de classer la tumeur, suivant si les ganglions sont atteints et si il y a des métastases.
La biopsie sert à diagnostiquer un cancer, à décrire le stade de la tumeur et son pronostic.

Traitements :

Si le cancer est localisé, le traitement sera avant tout local. Le but étant d’éliminer toutes les cellules cancéreuses.

  • La chirurgie permet d’enlever la tumeur (prostatectomie)
  • La radiothérapie consiste à envoyer des rayons à l’endroit de la tumeur
  • La curiethérapie consiste à introduire des petits grains radioactifs dans la prostate qui vont détruire les cellules cancéreuses
  • Les ultrasons focalisés de haute intensité , utilisés pour détruire les foyers tumoraux de petite taille.
  • L’hormonothérapie, dont le but est de bloquer les récepteurs hormonaux

Le traitement sera choisi par le médecin suivant le type de cancer, l’âge du patient, ses attentes et ses envies.

  • La chimiothérapie peut être envisagée face à un cancer métastasique résistant à une hormonothérapie pour soulager la douleur et améliorer la qualité de vie des patients.

Parfois le médecin propose au patient une surveillance active, qui consiste à vérifier tous les 4 mois si le taux de PSA augmente et de réaliser une biopsie de contrôle.

N’hésitez pas à consulter votre médecin devant toute gène urinaire ou simplement pour effectuer un examen de contrôle.

Sources :

  1. Association française d’urologie www.urofrance.org
  2. www.prostate.fr
  3. ligue contre le cancer www.ligue-cancer.net
  4. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr