Les fortes chaleurs

Les fortes chaleurs arrivent et chacun de nous peut voir son corps mis à rude épreuve. Quels sont les risques pour la santé lorsque le température est au plus haut ? Comment se protéger durant l’épisode de canicule ?

canicule

On pourra observer un risque accru de problèmes de santé lorsque :

  • la température est très élevée et ne redescend pas la nuit en dessous de 18-20°C
  • la chaleur dure depuis plusieurs jours
  • les premières chaleurs se font sentir, car le corps n’est pas encore habitué aux températures élevées

Quels sont les risques liés aux fortes chaleurs ?

  • La chaleur entraîne une grande fatigue
  • Elle peut entraîner des accidents graves et même mortels, liés à la déshydratation ou aux coups de chaleur (l’insolation est une forme mineure de coup de chaleur)
  • La pollution de l’air et l’humidité aggravent les effets liés à la chaleur
  • La chaleur peut aggraver des maladies préexistantes
  • Les médicaments peuvent aggraver les effets de la chaleur. Veillez à demander conseil à votre pharmacien qui saura vous conseiller
  • Selon l’âge, le corps ne réagit pas de la même façon aux fortes chaleurs. Lorsque l’on est âgé, le corps transpire peu et il a donc du mal à se maintenir à 37°C. C’est pourquoi la température du corps peut alors augmenter : on risque le coup de chaleur, l’hyperthermie (température supérieure à 40°C)
  • En ce qui concerne l’enfant et l’adulte, le corps transpire beaucoup pour se maintenir à la bonne température. Mais, en conséquence, on perd de l’eau et on risque la déshydratation

Que faire en cas de fortes chaleurs ?

Des gestes simples permettent d’éviter les accidents. Il faut se préparer AVANT les premiers signes de souffrance corporelle, même si ces signes paraissent insignifiants. Si vous êtes sensible lorsque le mercure monte, assurez-vous que vous disposez d’un brumisateur, d’un ventilateur et d’un thermomètre médical.

Si vous connaissez des personnes âgées, handicapées ou fragiles qui sont isolées, incitez les à s’inscrire sur la liste de la mairie afin de recevoir de l’aide de bénévoles pendant une vague de chaleur.

Durant la vague de chaleur, le but est d’essayer de maintenir le corps au frais afin d’éviter des problèmes de santé. Voici quelques conseils :

Rafraîchir son habitation

  • Fermez les volets et les rideaux des façades exposées au soleil et ne les ouvrez que lorsque la température extérieure est supérieure à la température intérieure
  • Ouvrez les fenêtres tôt le matin, tard le soir et la nuit
  • Provoquez des courants d’air dans tout l’habitat dès que le temps se rafraîchit

Se rafraîchir

  • Prenez régulièrement dans la journée des douches ou des bains frais, sans vous sécher
  • L’utilisation d’un ventilateur et d’un brumisateur simultanément est plus efficace : brumisez d’abord les parties découvertes puis ventilez les parties mouillées
  • Portez des habits amples, légers et clairs. Préférez le coton, qui laisse passer l’air et absorbe la transpiration
  • Restez à l’intérieur de votre habitat dans les pièces les plus fraîches et au mieux, dans un espace rafraîchi (réglez votre système de rafraîchissement 5 °C en dessous de la température ambiante)
  • En l’absence de système de rafraîchissement, passez au moins 2 ou 3 heures par jour dans un endroit frais : grands magasins, cinémas, lieux publics…

Se désaltérer

  • Buvez régulièrement et sans attendre d’avoir soif, au moins 1 litre et demi à 2 litres par jour
  • Attention aux boissons telles que l’alcool qui altèrent les capacités de lutte contre la chaleur et favorisent la déshydratation, ou bien les boissons à forte teneur en caféine (café, thé, colas) ou très sucrées (sodas) car ces liquides augmentent la sécrétion de l’urine
  • Sachez aussi que beaucoup de fruits (melons, pastèques, prunes, raisins, agrumes) et de crudités (concombres, tomates) contiennent une grande quantité d’eau
  • Limitez au maximum votre activité physique
Faites particulièrement attention si vous appartenez à la catégorie des personnes à risque, qui sont :
  • les personnes âgées de plus de 65 ans
  • les nourrissons et les enfants (notamment âgés de moins de 4 ans)
  • les travailleurs manuels (exerçant notamment à l’extérieur) et les personnes pratiquant une activité sportive en plein air
  • les personnes alitées ou sédentaires

Veillez à bien vous hydrater tout au long de la journée. En cas de grossesse, la protection contre la chaleur, une bonne hydratation et l’humidification/ventilation de la peau sont particulièrement importantes.

Quels sont les signaux d’alerte et que faire en cas d’apparition de ceux-ci ?

Si :

  • Vous avez des bouffées de chaleur et une transpiration excessive

  • Vous avez les urines foncées ou vous n’urinez plus depuis 5h

    ⇒ Boire immédiatement, même en l’absence de soif, et durant toute la journée. Maintenez une alimentation saine.

  • Vous avez des crampes

  • Vous ressentez fatigue, faiblesse et/ou insomnie inhabituelle

  • Vous avez des maux de tête et/ou nausées après une exposition directe au soleil

    ⇒ Cessez toute activité pendant plusieurs heures, reposez-vous dans un endroit frais, et buvez. Appelez un médecin si les symptômes s’aggravent ou persistent plus d’une heure.

  • Vous ressentez une fatigue extrême

  • Vous avez des vertiges ou maux de tête violents

  • La personne tient des propos incohérents

  • Il y a perte de connaissance

    ⇒ Appelez le 15 ou contactez votre médecin généraliste si vous ressentez l’un des symptômes ci-dessous.

La mauvaise haleine

L’halitose, ou plus couramment la mauvaise haleine, est un désagrément très fréquent puisqu’il touche presque la moitié de la population. Il est souvent mal vécu et peut provoquer des effets psychologiques non négligeables. Dans la plupart des cas cette haleine considérée comme incommodante est d’origine buccale.

mauvaise_haleine

Avez-vous mauvaise haleine ?

Pas toujours facile de s’en rendre compte, mais les réactions de votre entourage sont de bonnes indications. Un petit test tout simple : léchez l’intérieur du poignet avec le dos de votre langue, attendez quelques secondes que la salive sèche, si votre poignet est malodorant c’est que vous avez une mauvaise haleine. Certaines halitoses sont purement psychologiques : vous avez l’impression d’avoir une haleine désagréable alors que ce n’est pas le cas. Cela peut aller jusqu’à « l’halitophobie ».

Quelles sont les causes de l’halitose ?

On trouve dans la bouche des bactéries naturellement présentes qui se nourrissent de protéines provenant des cellules buccales, de la salive ou de l’alimentation. C’est la dégradation de ces protéines par les bactéries qui va libérer des composés sulfurés volatils malodorants.

Les causes les plus fréquentes de l’halitose sont :

  • Une mauvaise hygiène bucco-dentaire qui provoque une prolifération des bactéries sur la langue, les dents et les gencives.
  • Les reconstitutions dentaires inadaptées ou défectueuses qui vont favoriser la rétention des débris alimentaires
  • Les caries et les infections dentaires ……
  • Certains aliments comme l’ail et l’oignon, certains épices ou encore le café, le thé et le fromage…
  • Un régime hyperprotéiné
  • Les affections ORL, digestives et pulmonaires. Mais également des troubles endocriniens ou une maladie rénale chronique
  • Une sécheresse de la bouche
  • Certains médicaments comme les psychotropes, la déshydratation, la consommation excessive d’alcool, le tabac, respiration par la bouche…
  • L’ intolérance au gluten est une cause fréquente et méconnue

Quelles solutions pour lutter contre l’halitose ?

Tout d’abord, une hygiène bucco-dentaire parfaite est essentielle :

Brossez-vous les dents et la langue avec du dentifrice au moins deux fois par jour. En cas d’aliments coincés entre les interstices dentaires, pensez à utiliser du fil dentaire, des brossettes ou des bâtonnets interdentaires. Pour plus d’efficacité, une brosse à dents se change régulièrement (tous les 3 mois environ). Si vous portez des appareils dentaires,  retirez-les et nettoyez-les après chaque repas.

Il est important de prendre rendez-vous chez le dentiste une fois par an pour un examen dentaire ainsi qu’un détartrage.

Vous pouvez appliquer certaines règles hygiéno-diététiques qui amélioreront votre haleine.

  • Utilisez 2 fois/semaine du bicarbonate de soude en poudre sur la brosse à dents en plus du dentifrice et en gargarisme (5g dans un verre d’eau)
  • Vous trouverez en pharmacie des produits spécifiques pour la mauvaise haleine sous forme de sprays, de gommes à mâcher, de bains de bouche sans alcool, demandez conseil à votre pharmacien
  • Pensez à bien s’hydrater
  • Réduisez votre consommation d’alcool, de café et de tabac
  • Privilégiez une alimentation équilibrée, évitez de sauter des repas
  • Certains aliments comme le persil frais, le clou de girofle, un bâton de cannelle, des graines de fenouil, d’aneth, de cardamone ou d’anis ont des vertus contre la mauvaise haleine.
  • Mâchez des chewing-gums parfumés sans sucre pour rafraîchir temporairement et stimuler la production de salive
  • De nombreuses huiles essentielles sont utilisées en gargarisme ou directement sur la brosse à dents ou sur la langue (menthe poivrée, citron, basilic, romarin, arbre à thé …..) demandez conseil à votre pharmacien

Dans quels cas faut-il consulter ?

Si en plus d’une mauvaise haleine, vous avez les symptômes suivants :

  • Douleurs et de la fièvre
  • Douleurs de la sphère ORL
  • Gencives qui saignent ou qui sont gonflées
  • Maladie chronique rénale, hépatique, un diabète ou un reflux

Consultez votre médecin qui effectuera les examens nécessaires.

Le hoquet

Le hoquet involontaire et incontrôlable, est le résultat de la contraction de tous les muscles impliqués dans l’inspiration. Simultanément la glotte va se fermer, entraînant ainsi des « hics » caractéristiques. Parfois douloureux dans la phase inspiratoire, ce symptôme est bénin et sans conséquence. Il s’arrête de manière spontanée, généralement en quelques minutes.Chez l’enfant, et surtout chez le nourrisson (entre la fin de la tétée ou du biberon et le rot), le hoquet est très fréquent. On distingue le hoquet aigu qui ne dure jamais plus de 48h, du hoquet chronique extrêmement rare, qui lui perdure et revient régulièrement. Ce dernier peut perturber la qualité de vie, notamment le sommeil et la prise alimentaire.

hoquet

Quelles sont les causes du hoquet ?

Dans la majorité des cas, on ignore la cause du hoquet. Toutefois, on suppose que c’est l’irritation du nerf phrénique qui innerve le diaphragme qui pourrait provoquer le hoquet. Cette irritation peut être due à un excès de nourriture ou d’alcool, des mets épicés, la consommation de boissons gazeuses, une prise alimentaire trop rapide, ou l’ingestion d’air en mangeant. La nervosité et le stress sont également incriminés dans des crises de hoquet.

Dans le cas du hoquet chronique, il peut être le symptôme d’une maladie : irritation de l’œsophage, maladie du pharynx ou du larynx, pathologies abdominales, thoraciques, neurologiques ou même une maladie psychologique.

Que faire face à un hoquet ?

Rien s’il s’agit d’un hoquet aigu, il faut juste être patient. Quelques petites astuces bien connues pour faire passer le hoquet peuvent être tentées, mais elles ne sont pas prouvées scientifiquement.

Quand consulter votre médecin ?

Il est conseillé de consulter votre médecin si :

  • Vous ressentez des douleurs abdominales, au niveau de la poitrine.
  • Vous avez du mal à respirer, à avaler, ou si vous vomissez de manière importante, il faut consulter votre médecin.
  • Votre hoquet est chronique.

Le médecin doit établir la cause pour faire en sorte de le stopper. En effet il peut être le signe d’une maladie, et dans ce cas seul le un traitement adapté le fera disparaître.

Peut-on prévenir le hoquet ?

Oui, si vous avez fait le lien avec un événement déclencheur. Par exemple vous pouvez éviter de manger trop vite, préférez des repas plus légers, moins épicés et pour les boissons gazeuses buvez-les plus lentement. Pour les nourrissons, ne négligez pas le rot après la tétée. Pour éviter que votre bébé n’avale trop d’air il existe des biberons spécifiques, demandez conseil à votre pharmacien.