Conseils hygiéno-diététiques pendant la grossesse

Femme enceinteLa grossesse implique des changements majeurs au niveau du corps. Pour un bon déroulement de la grossesse et du développement du bébé, certains conseils sur l’alimentation et l’hygiène de vie sont utiles à suivre, si ce n’est essentiels.

 

L’alimentation

Adopter une alimentation équilibrée et dépourvue d’alcool est essentiel pour votre santé ainsi que celle du bébé.

Les habitudes alimentaires à prendre sont :

  • Cinq fruits et légumes par jour (en prenant soin de bien les laver)
  • Des féculents (pains, céréales, pâtes, et autres sucres lents) à chaque repas
  • Des produits laitiers, trois fois par jour
  • Des protéines (viandes, poissons ou oeufs) une à deux fois par jour
  • Bien s’hydrater en buvant de l’eau à volonté
  • Limiter les apports d’aliments gras, sucrés ou salés

Lors de cette période particulière qu’est la grossesse, certains aliments sont à privilégier car ils apportent des nutriments indispensables :

  • L’acide folique (ou vitamine B9 ou folates) : La vitamine B9 est indispensable au développement du système nerveux de l’embryon. Elle se retrouve dans divers aliments tels que les légumes à feuilles vertes foncées (choux, épinards, mâche, cresson, blettes, brocolis …)  les légumes secs (pois chiches, haricots…) les oranges, le melon, les noix, les asperges, ou la levure. Cependant l’apport en acide folique est souvent insuffisant et des carences peuvent entraîner des anomalies de formation du système nerveux de l’embryon. Il est donc préférable de bénéficier d’une supplémentation en acide folique au moins 4 semaines avant la conception et 2 à 3 mois après.
  • Le calcium : Essentiel au développement du squelette du foetus, son apport est important. D’où l’intérêt de consommer trois produits laitiers par jour. Les eaux minérales riches en calcium peuvent également constituer un bon apport en calcium.
  • La vitamine D : Elle permet l’absorption du calcium dans l’intestin. Sa synthèse résulte de l’action des rayons du soleil. Cependant elle est également contenue dans certains aliments comme les poissons gras (maquereau, sardines…) ou les produits laitiers enrichis en vitamine D.
  • le fer : Une carence en fer peut provoquer une anémie, il est donc important d’avoir un bon apport en fer. Dans l’alimentation on retrouve le fer dans la viande rouge, la volaille, le poisson ou les légumes secs comme les lentilles par exemple.
  • Les glucides : Ils sont une source d’énergie pour le foetus. Privilégiez les sucres lents, à chaque repas. De plus les féculents “calent” l’appétit et évitent d’avoir des fringales au cours de la journée.

L’alcool est à bannir totalement lors de la grossesse car les substances alcoolisées traversent facilement la barrière placentaire. De plus, pour un passage dans le sang de la mère, l’alcool fait plusieurs passages dans le système sanguin du foetus. L’exposition de ce dernier à l’alcool peut entraîner des malformations ainsi que des troubles mentaux, c’est le syndrome d’alcoolisme foetal. L’alcool augmente également les risques de prématurité et de faible poids à la naissance.

Hygiène de vie

Arrêt du tabac : L’exposition au tabac comporte de nombreux risques tels que la diminution de la fertilité, l’augmentation des grossesses extra-utérines, des fausses couches, des morts fœtales in utero, de certaines complications placentaires, de prématurité et de retard de croissance intra-utérine. Il est possible de se faire aider pour arrêter de fumer, parlez-en à votre médecin et/ou à votre sage-femme qui vous accompagneront dans votre démarche.

Pas de prise de drogues : La consommation de drogues est à proscrire totalement, elle peut être à l’origine de nombreuses malformations, de fausse couche ou d’accouchement prématuré. Si vous êtes concernée, parlez-en à votre médecin et/ou votre sage-femme qui vous aideront à ne pas mettre la santé de votre bébé en danger.

Pas de médicaments sans avis médical : De nombreux médicaments sont tératogènes c’est-à-dire qu’ils provoquent des malformations chez le foetus. Ne prenez donc aucun médicament sans avis médical, y compris les médicaments sans ordonnance ! De même, ne prenez pas de compléments alimentaires sans l’avis de votre médecin.

Prévenir les infections : Lavez-vous souvent les mains, avec du savon, particulièrement après être aller aux toilettes, après avoir changé un enfant, manipulé de la terre ou du sable ou avoir touché un animal. Veillez à bien cuire vos aliments, particulièrement la viande et le poisson.

Pratiquer une activité physique raisonnable : Cela permet de conserver une musculature abdominale, et a des effets bénéfiques sur l’équilibre psychologique. Par ailleurs, le sport permet de diminuer d’éventuels sentiments d’anxiété et aide à la récupération fonctionnelle du périnée après l’accouchement.

Privilégiez la marche (minimum 30 minutes par jour), la natation ou la gymnastique d’entretien. Pour cette dernière, adaptez-la à l’avancement de votre grossesse, avec des séances courtes en débutant et en terminant en douceur. Évitez de commencer un sport intensif ou de pratiquer des sports de combat, des sports d’endurance, de la plongée sous-marine ainsi que des activités sportives qui comportent un risque de chute (ski, vélo, équitation…). Si vous attendez des jumeaux en revanche, il est contre-indiqué de pratiquer du sport, parlez-en avec votre médecin.

 

Sources:

Lutter contre la grippe

Chaque hiver en France, la grippe frappe des millions de personnes et reste la première cause de mortalité par maladie infectieuse chez les personnes âgées. Nous vous proposons donc quelques conseils pour lutter contre la grippe et comment la soigner.

Qu’est ce que la grippe ? 

La grippe est un virus qui se caractérise par une infection des voies respiratoires et qui se transmet par un contact direct ou dans l’air. Elle se manifeste par des éternuements, une toux, des frissons, une forte fièvre, des maux de tête, le nez encombré, une grande fatigue, de douleurs musculaires ou abdominales, de courbatures…

Comment lutter contre la grippe ? 

Mesures préventives simples pour éviter d’attraper la grippe :

  • Se laver les mains régulièrement
  • Privilégier les mouchoirs jetables
  • Aérer et désinfecter les endroits fréquentés (domicile, espace de travail,…)
  • Eviter les personnes infectées et surtout le contact avec celles-ci
  • Se faire vacciner contre la grippe
  • Renforcer son système immunitaire : par une alimentation saine et riche en vitamine C, par une cure de plantes (ginseng et thym par exemple), en réduisant sa consommation d’alcool, de nicotine et de caféine, en pratiquant une activité sportive, en dormant suffisamment et en réduisant son stress.

L’anti-grippe naturel le plus efficace à ce jour reste la cure de magnésium, qui réduit également le stress et la fatigue.

Si ces mesures préventives n’ont pas suffis à vous faire éviter le virus, voici quelques remèdes pour vous soigner  :

Tout d’abord, il est important de demander conseil à votre pharmacien et/ou à votre médecin pour recevoir les soins nécessaires et qui vous sont adaptés. Le professionnel de santé conseillera généralement de prendre du paracétamol pour les douleurs, de la vitamine C pour la fatigue, un décongestionnant nasal et autres médicaments liés aux autres symptômes spécifiques comme la toux etc.

Il existe également des remèdes naturels et autres remèdes de « grand-mère » qui peuvent aider à neutraliser le virus.

Les plantes, en infusion ou inhalation : 

  • L’échinacée réduit la gravité et la durée des symptômes,
  • Le sureau noir améliore l’état grippal,
  • L’andrographis traite la fièvre et les infections respiratoires,
  • L’eucalyptus permet d’apaiser la toux et les maux de gorge
  • La menthe poivrée soulage le nez bouché,
  • Les huiles essentielles de thym, eucalyptus et tea-tree notamment en massage ou en pulvérisation, permettent de lutter contre la grippe.

Les aliments :

  • L’ail traite les infections des voies respiratoires, à consommer frais ou séché
  • Le grog, boisson à base de liqueur de rhum, de citron et éventuellement de miel dans de l’eau, permet de mieux dormir la nuit et de réduire la toux.
  • Les aliments contenant de la vitamine C et des antioxydants qui réduisent la durée de la grippe

Médecine douce / naturelle : 

  • La vitamine C pour réduire la fatigue
  • L’homéopathie pour réduire les courbatures

Se reposer et boire beaucoup d’eau restent la clé de la guérison.

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Pharminfo.fr

Sources  :

Attention au virus ZIKA

Le virus Zika est1303361 transmis à l’Homme par des moustiques infectés, notamment les moustiques tigres. Bien que la plupart des personnes touchées ne présentent aucun symptômes, d’autres peuvent être contaminés et présenter différents symptômes : fièvre, éruptions cutanées,
conjonctivite, douleurs musculaires et articulaires, fatigue etc.

L’épidémie a touché des millions de personnes à travers le monde, principalement en Afrique, dans les Amériques, en Asie et dans le Pacifique.  Quelle est la situation aujourd’hui ?

Bilan du virus Zika

  • C’est officiel, le virus Zika peut se transmettre par voie sexuelle. Un premier cas de transmission avait été déclaré chez un individu en Bretagne, suite à un voyage en Martinique. L’homme contaminé ne présentait aucun symptôme mais a transmis le virus à sa femme une fois rentré. Des cas de transmission par transfusions sanguines ont également été confirmés au Brésil.
  • Les complications sont peu fréquentes mais une infection au virus Zika peut provoquer des effets graves, dont une chez les femmes enceintes.
    Si elles sont contaminées, elles risquent de transmettre le virus au fœtus et ainsi provoquer une microcéphalie. Cette notion désigne une malformation au niveau de la boîte crânienne et du cerveau du nourrisson.microcephaly-comparison-pic_1453148243419_436989_ver1.0_640_360

Une seconde complication possible est le syndrome de Guillain-Barré, pouvant entraîner une faiblesse voire une paralysie progressive des membres inférieurs. Les personnes atteintes retrouvent leur capacité physique au bout de 6 à 12 mois en moyenne.

  • La France est fortement concernée par le virus du fait du climat favorable et des millions de passagers aériens revenant des zones sévèrement touchées par l’épidémie. Depuis le 1er janvier 2016, plus de 535 cas d’infection au virus Zika ont été enregistrés en France d’après l’Institut de veille sanitaire (INVS). Ce chiffre reste bien en deçà des millions d’infectés à travers le monde.   

Précautions

A l’approche de l’été, quelques précautions sont à adopter pour éviter toutes piqûres d’un moustique infecté :

  • Utiliser des moustiquaires
  • Utiliser des protections anti-moustiques sur le corps comme de l’insectifuge et porter des vêtements aussi couvrants que possible
  • Éviter d’aller dans les pays avec un risque important de contamination, surtout pour les femmes enceintes
  • Retarder les grossesses dans ces pays
  • Se protéger lors des relations sexuelles si vous avez été exposé ou potentiellement exposé au virus

 

Pour l’heure, aucun vaccin n’existe pour ce virus.

Cependant, depuis juin 2016, des chercheurs ont découverts deux anticorps pouvant neutraliser le virus. Ils se sont révélés efficaces sur des souris, et d’ici la fin de l’année, ils pourraient être testés sur l’Homme.

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Pharminfo.fr

Sources :

 

 

 

Conseils aux voyageurs : la diarrhée du voyageur – Règle N°3

La diarrhée du voyageur, ou turista, survient après l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés. La cause est souvent bactérienne mais la diarrhée peut être due à des virus ou encore à des parasites. La contamination est fréquente dans les zones où l’hygiène est mauvaise.

Prévention

La surveillance de son alimentation constitue la principale prévention :

  • bien laver les fruits et les légumes,
  • les peler si possible,
  • éviter les crudités, les coquillages, ainsi que les glaçons et les glaces,
  • consommer des aliments bien cuits,
  • et ne boire des boissons qu’en bouteille (éviter l’eau du robinet), pensez à vérifier l’étanchéité du bouchon.

L’eau du robinet peut être bue à condition de la faire bouillir avant, au moins une minute, ou de la traiter chimiquement.Pour limiter la contamination et la propagation, il est important de se laver les mains avec du savon régulièrement.

Traitement

La diarrhée peut se manifester 5 à 6 fois par jour et peut être accompagnée de fièvre, de douleurs abdominales, de nausées et de vomissements.

Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. En effet, les diarrhées répétées font perdre beaucoup d’eau à l’organisme. Une boisson équilibrée,enrichie en sucre, est nécessaire surtout chez les personnes fragiles comme les nourrissons, les personnes âgées et les femmes enceintes.On peut utiliser des sachets de sels de réhydratation orale,à reconstituer avec de l’eau saine.

La prise d’antibiotiques ne constitue pas une prévention. La turista est une affection bénigne, qui est spontanément résolutive en quelques jours dans la majorité des cas. Les antibiotiques peuvent être utilisés une fois les symptômes déclarés. Ils sont généralement efficaces et permettent de limiter la durée de la maladie à un jour environ. Mais il existe des bactéries résistantes, rendant le traitement inefficace.

On peut également utiliser des antiseptiques intestinaux, type nifuroxazide.Un antidiarrhéique, type lopéramide, peut être utilisé. C’est un antisécrétoire, il va ralentir le transit intestinal. Mais ces antidiarrhéiques sont déconseillés chez les enfants de moins de 12 ans et contre-indiqués chez les moins de 3 ans.Il est également conseillé d’emporter un antispasmodique, qui agit sur les crampes abdominales.

Consulter rapidement un médecin :

  • si les symptômes persistent,
  • si les diarrhées sont de plus en plus fréquentes ou liquides,
  • si elles contiennent du sang.
Retrouvez la règle numéro 4 la semaine prochaine: La vaccination pour une meilleure protection !

Sources :

  1. Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr
  2. Institut de veille sanitaire www.invs.sante.fr
  3. Photo water bottle by Muffet on Flickr http://www.flickr.com/photos/calliope/3567628285/

Enfants : détendez vous, ils ne sont pas en sucre !

Ce que vous devez savoir sur l’utilisation du glucose par l’organismediabète

Le corps est constitué de cellules dont l’assemblage forme les organes (muscles, coeur…). Chaque cellule peut être considérée comme un moteur qui produit de l’énergie lorsque ces organes sont en activité : son carburant est le glucose (sucre).

Ce carburant, nous le trouvons dans l’alimentation. Une hormone est responsable de la gestion de cette énergie : l’insuline. Elle est fabriquée par des cellules spécialisées appelées ‘ilots de Langherans’ et produites par le pancréas.Lorsque le glucose arrive dans le tube digestif et passe dans le sang, l’insuline alors libérée le distribue aux différents organes. Ces derniers utilisent le glucose ou le stockent, ce qui fait baisser le taux de sucre (la glycémie) dans le sang.

Chez l’Homme, la glycémie doit varier en moyenne entre 0,80 et 1,40 g par litre de sang (entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas et entre 0,80 et 1,10 g/l à jeun le matin).

Quels sont les deux types de diabètes qui existent ?

  • Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c’est-à-dire une réaction d’attaque de l’organisme contre ses propres cellules. Il provient de la destruction progressive des îlots de Langerhans, les cellules du pancréas chargées de secréter l’insuline.

Or, cette hormone est indispensable à la bonne assimilation des sucres par notre organisme.L’incidence du diabète de type 1 chez l’enfant a quasiment doublé au cours des 20 dernières années en France. Parallèlement, les enfants deviennent diabétiques de plus en plus jeunes : près de 75% de cas en plus pour les moins de 4 ans et plus de 30% pour les 4-14 ans.La durée du suivi de cette maladie s’allonge et le risque de complications est plus grand avec un diabète débutant dans l’enfance. Les causes de cette virulence plus précoce de la maladie seraient à rechercher notamment dans les changements nutritionnels au cours de la première année de vie.Plusieurs études suggèrent en effet que l’introduction précoce des protéines de lait de vache et d’aliments à base de gluten serait un facteur de risque. En outre, une hypothèse « hygiéniste » met en évidence le lien entre la baisse de nombreuses maladies infectieuses et l’augmentation des maladies auto-immunes.Le rapport récent de l’INSERM intitulé Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant précise que la forte augmentation des cas de diabète chez les enfants ‘ne semble pas liée aux changements intervenus durant cette période – nouvelle définition de la maladie, amélioration des pratiques de dépistage – ni à une modification génétique de la population. L’hypothèse d’une interaction entre des facteurs environnementaux et une prédisposition génétique est donc posée’.

  • Le diabète de type 2 chez les jeunes (dit non-insulinodépendant) s’installe lorsque l’organisme devient moins sensible à l’action de l’insuline, qui perd de son efficacité.Cette maladie touche surtout des adolescents en surpoids obèses, avec des antécédents familiaux de diabète.La sévérité des complications, notamment cardio-vasculaires, et la rapidité de leur survenue font de cette affection un problème de santé public émergent.

Sources :

  • Inserm novembre 2007 – Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant / Claire Lévy-Marchal, Anne Fagot-Campagna, Madeleine Daniel

Diabète : l’enquête est en cours !

L’étude Entred pour ‘Echantillon national témoin représentatif des personnes diabétiques’,lancé depuis 2007 et devant se clore en 2010, mobilise actuellement un échantillon de plusieurs milliers de patients diabétiques et leurs médecins.

  • Les objectifs de l’étude :

Les objectifs de l’étude visent à mesurer la qualité de la prise en charge médicale, l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques, ainsi qu’à évaluer les besoins en éducation thérapeutique et le coût des soins restant à la charge du patient.

L’impact des améliorations du suivi médical sur l’état de santé et la qualité de vie des personnes diabétiques ne sera connu qu’à la fin des enquêtes par questionnaires.

  • Organismes associés à l’enquête Entred :

Entred associe l’Institut de veille sanitaire (InVS), la Caisse nationale d’Assurance maladie (CNAMTS), le Régime social des indépendants (RSI), la Haute autorité de santé (HAS), l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et l’Association française des diabétiques (AFD).

Sources : www.invs.sante.fr/entred