Les diarrhée passagère

On parle de diarrhée si les selles sont plus liquides et plus fréquentes que d’habitude (plus de 3 selles molles ou liquides par jour). D’autres signes peuvent être associés tels que des nausées, vomissements, des douleurs abdominales voire de la fièvre. Le principal danger de la diarrhée est la déshydratation.

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La majorité des diarrhées de courte durée en France sont dues à une infection par des virus (Rotavirus, Norovirus, Adénovirus), aussi appelées « gastro-entérites épidémiques saisonnières ». Elle peut être d’origine bactérienne par consommation d’aliments infectés (elle sera communément appelée « intoxication alimentaire ») ou peuvent être dues à des parasites (sanitaires non hygiéniques).

Attention cette fiche conseil ne concerne que les épisodes passagers de diarrhées, soit 2 jours au maximum. Il est nécessaire de consulter votre médecin rapidement si :

  • vos symptômes persistent ou s’aggravent après 2 jours de traitement.
  • la diarrhée concerne l’enfant de moins de 2 ans ou la personne âgée (plus de 75 ans ou plus de 65 ans et déjà traitée pour d’autres maladies). Le risque de déshydratation pourra entraîner des conséquences graves chez ces personnes à risque.
  • vos selles contiennent des glaires et/ou du sang (signes éventuels d’invasion de la muqueuse).
  • votre diarrhée survient après un traitement antibiotique ou après un séjour dans un pays tropical.
  • si vous avez des signes de déshydratation : perte de poids de plus de 2kg (ou supérieur à 5 % du poids), sensation intense de soif, langue sèche, apparition cernes autour des yeux, pâleur.

Conduite à tenir en cas de diarrhées passagères :

Au cours de la diarrhée, le corps perd de l’eau et des sels minéraux. Vous devez donc compenser ces pertes en buvant beaucoup de boissons sucrées et salées (eau, sodas, bouillons légumes…). Pour vous alimenter, choisissez des aliments faciles à digérer comme le riz, les carottes cuites… Et évitez les fruits et légumes crus, les boissons et aliments glacés, les plats épicés… Dans la plupart des cas, ces simples règles alimentaires sont suffisantes pour que les symptômes de la diarrhées disparaissent spontanément en quelques jours.

Si votre nourrisson / enfant à la diarrhée : donner lui plusieurs fois par jour une solution de réhydratation orale (SRO). Proposez régulièrement à votre enfant de manger, et ainsi alterner SRO et alimentation. Surveillez le en prenant régulièrement sa température, son poids et noter le nombres de selles, les quantités bues et sa température . Attention l’état de santé du jeune enfant peut s’aggraver en quelques heures, surtout s’il a moins de 6mois.

N’oubliez pas que pour prévenir l’apparition d’une diarrhée infectieuse, lavez-vous les mains plusieurs fois par jour.

Voici quelques règles d’hygiène sur le lavage des mains :

  • Quand ?
    • après être allé aux toilettes ou avoir changé la couche de bébé
    • avant de cuisiner
    • avant de passer à table
    • après les transport en commun : en arrivant au travail ou en rentrant chez soi
  • Comment ?
    • Se mouiller entièrement les mains.
    • Utilisez du savon (de préférence liquide) et bien faire mousser en frottant partout (paume, dos de la main, entre les doigts et sous les ongles).
    • S’essuyer correctement les mains de préférence avec une serviette en papier.
    • Si vous n’avez pas de point d’eau, utilisez un gel hydroalcoolique et frictionnez pendant au moins 30 secondes.

Se soigner

Afin d’améliorer votre confort, des médicaments sans ordonnance sont disponibles. Attention, ils ne dispensent pas des mesures d’hygiène et alimentaires et tout particulièrement de boire beaucoup pour éviter le déshydratation. Plusieurs classes existes :

  • ralentisseurs du transit intestinal : ils diminuent le nombre et la fréquence des selles
  • les absorbants et protecteurs intestinaux : ils agissent localement dans l’intestin par des mécanismes variables (pouvoir couvrant, adsorption de gaz…)

Les levures et les flores de complément (probiotiques) ont pour objectif de restaurer la flore intestinale.

Dans tous les cas, demandez l’avis de votre médecin ou pharmacien et prenez connaissance des précautions d’emplois propres à chaque médicament afin de suivre le traitement approprié à votre situation individuelle (état de santé, grossesse, autres traitements…).

Cas spécial : la « diarrhée des voyageurs » ou tourista :

Il s’agit d’une diarrhée infectieuse qui survient dans un pays dont le niveau d’hygiène est moindre par rapport au pays d’origine. Le plus souvent elles sont dues à des bactéries transmises par l’eau ou les aliments. Le plus souvent sans gravité mais gênantes, elles peuvent être évitées en respectant plusieurs règles :

  • Avant de partir, prévoir dans vos bagages :
    • des sachets de réhydratation
    • du papier toilette
    • un agent désinfectant pour l’eau
    • un anti-diarrhéique : demander conseil à votre médecin ou pharmacien car la classe de médicament à utiliser va dépendre du pays de destination (les agents pathogènes en cause varient entre différents pays)
  • Sur place :
    • ne buvez que de l’eau en bouteille (évitez aussi les glaçons, les glaces…)
    • ne mangez pas de légumes crus ni de fruits que vous ne pouvez pas peler vous-même
    • évitez également la viande et le poisson peu ou pas cuits, les fruits de mer ainsi que les plats préparés consommés froids

Si malgré toutes les précautions, vous êtes victime de cette infection, pensez à vous réhydrater en buvant beaucoup d’eau en bouteille uniquement. Si la diarrhée persiste, des solutions de réhydratation sont nécessaires.

Dans les formes sévères, consulter un médecin ou rendez-vous à l’hôpital le plus proche.

Sources :

L’hypertension artérielle

La tension artérielle correspond à la pression du sang exercée dans les artères durant la circulation sanguine.

hypertension

Il y a 2 formes de pression artérielle :

  • la pression systolique : elle correspond à la pression sanguine lorsque le coeur se contracte. C’est le chiffre le plus élevé que l’on peut lire sur un tensiomètre.
  • la pression diastolique : elle correspond à la phase de relâchement du coeur. C’est le chiffre le plus bas que l’on peut lire sur un tensiomètre.

Il y a Hypertension Artérielle lorsque la tension systolique (+ haute) est supérieure à 14 et que la tension diastolique (+ basse) est supérieur à 9.

La plupart du temps il n’y a aucun symptôme visible !

Pourquoi faut-il soigner une HTA ?

Une hypertension artérielle non prise en charge abîme la paroi des vaisseaux :

Elle favorise le développement de plaques de cholestérol Les artères s’épaississent et leurs diamètres se réduisent.

L’Hypertension Artérielle « endommage » plus rapidement les organes.

Quelles sont les complications possibles ?

Infarctus du myocarde

Accident Vasculaire cérébral (AVC)

Affection de la rétine…

Comment prendre sa tension arterielle ?

Lisez la notice de votre tensiomètre.

Installez vous confortablement en position assise et patientez 5 minutes avant de prendre la mesure afin d’être totalement reposé.

Suivant l’appareil, placez-le au niveau du poignet ou du bras dénudé.

Effectuez la mesure avec la main à la hauteur du cœur. La mesure peut être réalisée “bras croisés”.

Déclenchez votre tensiomètre.

Restez détendu pendant les mesures successives.

L’auto-mesure tensionnelle est une aide au diagnostic et au suivi de l’HTA.

À quelle fréquence faut-il prendre sa tension artérielle ?

Suivez la Règle des 3  !

  • 3 mesures de la Pression Artérielle le matin
  • 3 mesures de la Pression Artérielle le soir
  • 3 jours de suite

Notez vos valeurs sur un relevé d’auto-mesure

Des appareils d’auto-mesure sont disponibles dans votre pharmacie, demandez conseils à votre pharmacien !

Quelles sont les règles hygiéno-diététiques à respecter ?

Les règles hygénio-diététiques font parties intégrantes de la prise en charge de l’Hypertension Artérielle.

Elles permettent de retarder la prise de médicaments antihypertenseurs.

Elles doivent être mise en œuvre systématiquement chez tous les hypertendus.

Elles consistent à :

  • Réduire le poids corporel
  • Diminuer les apports en sel
  • Avoir une alimentation riche en acides gras insaturés (huile d’olive, produits végétaux, poissons gras) et riche en fruits et légumes
  • Avoir une activité physique régulière
  • Avoir une consommation d’alcool modérée
  • Arrêter le tabac
  • Surveiller le cholestérol et la glycémie
  • Gérer son stress

Quels sont les traitements à suivre  ?

Une bonne observance (suivi du traitement) est indispensable.

Les antihypertenseurs doivent être pris à vie et quotidiennement même si les symptômes ont disparu.

Une gestion inappropriée du traitement peut provoquer :

  • Une inefficacité du traitement
  • Des consultations supplémentaires
  • Une hospitalisation avec de graves complications

Quelles sont les bénéfices ?

Le bon suivi du traitement limite les complications de l’HTA.

Attention à l’automédication! Demandez toujours conseils à votre pharmacien ou votre médecin avant de prendre un autre traitement

Vous êtes l’acteur de votre traitement

Connaissez-vous le rôle de chaque médicament que vous prenez, ses contre-indications, ses éventuels effets indésirables ?

Si ce n’est pas le cas, votre pharmacien pourra vous donner ces informations.

Une forme galénique ne vous convient pas ?

Demandez à votre pharmacien ou votre médecin s’il peut par exemple remplacer vos gélules par des comprimés.

Vous n’arrivez pas à vous y retrouver avec vos différents traitements ?

L’utilisation d’un pilulier peut être une solution ou bien avec l’aide de votre pharmacien, réalisez des fiches avec les horaires détaillées de prises quotidiennes du traitement.

Quizz

J’ai commencé un traitement antihypertenseur, puis-je arrêter les règles hygiéno-diététiques ?

VRAI ou FAUX ?

  • FAUX
  • Les règles hygiéno-diététiques font parties à part entière du traitement contre l’HTA.

Certaines modifications du mode de vie permettent de : Faire baisser les valeurs de la Pression Artérielle Favoriser une diminution des doses et/ou du nombre de médicaments utilisés Permettent d’améliorer le profil de risque cardiovasculaire.

Depuis quelques temps, j’ai la tête qui tourne lorsque je passe de la position assise à la position debout. Je pense que cela est dû à mon traitement contre l’HTA mais je continue quand même de prendre mes médicaments conformément à mon ordonnance.

VRAI ou FAUX ?

  • VRAI
  • Dans tous les cas, parlez en à votre médecin ou pharmacien avant d’interrompre un traitement. Dans ce cas, il s’agit d’hypotension orthostatique probablement liée à la prise de vos médicaments antihypertenseurs. Le médecin pourra modifier la dose ou changer de médicament.

Quels sont les aliments qui contiennent le plus de sel ?

  • une tranche de jambon blanc
  • une rondelle de saucisson
  • 4 tranches de pain
  • une poignée de biscuits apéritifs
  • un bol de soupe
  • une tranche fine de saumon fumé

Tous ces aliments contiennent la même dose de sel = 1g :

À noter : tous les fromages n’ont pas la même teneur en sel
camembert < reblochon < roquefort

Si je ne soigne pas mon hypertension correctement, j’encours le risque d’épuiser plus vite mes organes et d’être victime par exemple d’un infarctus.

VRAI ou FAUX ?

  • VRAI

La non observance d’un traitement antihypertenseur ou le non respect des régles hygiéno-diététiques, endommagent la parois des vaisseaux. Ainsi vous aurez plus de chance d’être victime d’un AVC, d’un infarctus…

Des séances d’Éducation Thérapeutique sont organisées, n’hésitez pas à participer aux divers ateliers. Des associations pour les patients hypertendus existent, contactez-les si vous avez besoins de parler, de rencontrer d’autres personnes atteintes d’HTA…

Pour tout renseignement complémentaire, demandez conseils à votre pharmacien ou votre médecin.

Le diabète

Le diabète est une maladie chronique se caractérisant par un taux de sucre trop élevé dans le sang, causé par un manque d’insuline ou un défaut d’utilisation de celle ci.

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L’insuline est une hormone produite par le pancréas. Elle permet au glucose d’entrer dans les cellules, ce sucre est alors utilisé comme énergie. Sans l’insuline, le glucose reste dans le sang et n’est pas utilisé par les cellules, entraînant une augmentation de glycémie (taux de sucre dans le sang).

Sur le long terme, une hyperglycémie (taux de sucre trop élevé dans le sang) entraîne des complications sur l’ensemble du corps.

Quels sont les différents types de diabètes ?

  • Le diabète de type 2 est la forme la plus fréquente (90% des diabétiques). Il touche principalement les adultes d’âge mûr, ayant plus de 40ans. La plupart des personnes touchées sont en surpoids (IMC >27), et présentent aussi des antécédents familiaux. Deux types de problèmes peuvent se poser : Soit l’insuline n’est plus sécrétée en quantité suffisante par les cellules du pancréas ou alors l’insuline produite n’interagit pas correctement avec les cellules (on parle alors d’insulinorésistance).
  • Le diabète de type 1 est beaucoup moins fréquent que le diabète de type 2 (10%). Il apparaît pendant l’enfance, rarement chez les personnes plus âgées. Le pancréas des patients ne secrète plus d’insuline, ils ont donc besoin d’injections d’insuline quotidiennes pour vivre.
  • Le diabète gestationnel, caractérisé par une augmentation de la glycémie vers la fin du 2ème et du 3ème trimestre. Il disparaît dans les semaines suivant l’accouchement (90% des cas) mais laisse un risque important aux femmes l’ayant développées de souffrir dans les années suivantes d’un diabète de type 2.

Comment diagnostique-t-on le diabète ?

Le diagnostic se base sur le dosage de la glycémie à jeun (grâce à une prise de sang après 8h de jeûne minimum):

  • Un patient avec une glycémie inférieure à 1.10 g/L est un patient «normal».
  • Un patient avec une glycémie supérieure à 1,26 g/L après deux mesures, est un patient diabétique.
  • Un patient ayant une glycémie comprise entre 1,10 et 1,26 présente une hyperglycémie modérée pouvant conduire à un diabète en l’absence de règles hygiéno-diététiques.

Si le patient présente des symptômes (soif importante, mictions fréquentes, amaigrissement, somnolence), une seule prise de sang sera suffisante pour établir un diagnostic.

Peut-on dépister le diabète ?

Concernant de le diabète de type 2, il est recommandé d’effectuer un dépistage tous les 3 ans chez les personnes de plus de 45 ans si elles présentent un de ces facteurs de risques:

  • Origine non caucasienne et/ou migrant
  • Présenter un excès pondéral, de l’hypertension, une dyslipidémie (concentration anormale des lipides dans le sang)
  • Antécédents (diabète familial, gestationnel)

Quels sont les traitements à suivre ?

Le diabète de type 2 peut être traité par une prise en charge diététique, une activité physique adaptée, par la prise de médicaments : comprimés et/ou des injections d’insuline.

Le diabète de type 1 est traité par l’injection régulière d’insuline au moyen d’une seringue (ou stylo) ou grâce à une pompe à insuline.

Quelles sont les complications possibles ?

Le diabète peut provoquer des lésions de la rétine, une hyperglycémie affectant la vision pouvant aller jusqu’à la cataracte ou le glaucome. Le diabète peut aussi endommager le rein en s’attaquant aux vaisseaux qui filtrent les protéines, celles ci sont alors retrouvées dans les urines. Les personnes touchées par le diabète présentent un risque important d’athérosclérose ( = Maladie dégénérative des artères : les artères s’épaississent et gênent la circulation sanguine). Les complications cardio-vasculaires sont 2 à 3 fois plus fréquentes chez les diabétiques. L’hyperglycémie sur le long terme altère aussi les nerfs, par un ralentissement de la conduction électrique jusqu’à l’atteinte de la structure du nerf. Les deux types de nerfs sont touchés: les nerfs périphériques commandant les muscles et la sensation au niveau cutané puis les nerfs du système nerveux autonome commandant le fonctionnement des organes vitaux.

Un diabète mal soigné pourra entraîner des complications graves sur le long terme, il est nécessaire de consulter régulièrement son médecin.

Quel est le traitement suivi par les personnes atteintes du diabète ?

Pour le diabète de type 2, le traitement de référence est l’amélioration des habitudes de vie. Il est fortement conseillé aux patients de perdre du poids si nécessaire, de pratiquer une activité physique régulière et d’avoir une alimentation équilibrée. Ces différentes habitudes peuvent être suffisantes pour contrôler la glycémie. Suivant l’évolution de la maladie, des antidiabétiques oraux et /ou injectables sont prescrits pour contrôler la glycémie. Lorsque le diabète évolue, il peut nécessiter la mise en place d’un traitement par insuline.

Pour le diabète de type 1, les personnes atteintes doivent avoir un régime alimentaire approprié, suivre un programme d’exercices physiques et contrôler leur taux de glucose à l’aide d’un lecteur de glycémie.

Si vous présentez certains symptômes ou que vous avez besoin de plus d’informations sur le diabète : demandez conseils à votre pharmacien.

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Victor, distribué sous CC BY 2.0, https://www.flickr.com/photos/v1ctor/10871254373/

Le virus Zika

La maladie à virus Zika se transmet à l’être humain par la piqûre d’un moustique infecté du genre Aedes. Le virus circule en Afrique, dans les Amériques, en Asie et dans le Pacifique.

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Quels sont les symptômes ?

L’infection n’est pas symptomatique et l’évolution de maladie est favorable avec une guérison en une semaine dans la majorité des cas.

Les symptômes sont peu spécifiques, le plus souvent on retrouve de la fièvre, des courbatures, des maux de tête avec des éruptions cutanées dans les 3 à 12 jours suivant la piqûre.

Le virus peut aussi déclencher des douleurs derrière les yeux, des conjonctivites ou encore des œdèmes derrières les mains ou les pieds accompagnés d’une fièvre peu élevée et transitoire.

Quels sont les traitements connus à ce jour ?

A l’heure actuelle, il n’existe ni traitement antiviral, ni vaccins dirigés spécifiquement contre le virus Zika.

Les traitements sont uniquement symptomatiques : des antalgiques contre la douleur et des antipyrétiques contre la fièvre du type paracétamol. Il est conseillé aux patients de boire beaucoup pour éviter la déshydratation. Les laboratoires pharmaceutiques recherchent activement un vaccin visant à stopper le virus Zika.

Quels sont les complications ?

Des études ont prouvées une corrélation entre le virus et des complications neurologiques, dont le syndrome de Guillain-Barré (maladie auto immune touchant le système nerveux se manifestant par une paralysie). De plus, les autorités sanitaires des différents pays concernés ont constaté une augmentation de cas de microencéphalie chez les nouveaux nés suite aux épidémies du virus Zika.

Quelles Préventions individuelles et collectives faut-il mettre en place ?

  • Détruire les larves en utilisant des larvicides.
  • Se protéger des piqûres de moustique avec des produits anti moustiques et en portant des vêtements longs.
  • Protéger l’habitat en utilisant des moustiquaires

Quels sont les recommandations à suivre ?

  • Les résidents et les voyageurs doivent prendre des mesures de protection en portant des vêtements longs, en utilisant des répulsifs cutanés, des moustiquaires, des diffuseurs électriques.
  • Si des symptômes apparaissent, il est fortement conseillé de consulter un médecin au plus vite.
  • Les femmes enceintes souhaitant partir dans un pays à risque doivent consulter un médecin avant le départ pour être informées des complications pouvant survenir lors d’une infection par le virus Zika, ou même songer à reporter leur voyage.
  • Il est fortement conseillé aux femmes enceintes se trouvant dans une zone d’épidémie d’avoir un suivi médical et une prise en charge renforcée.
  • Si vous devez partir à l’étranger, demandez conseil à votre pharmacien avant votre départ.

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Katja Schulz, Woodland Mosquito, distribué sous CC BY 2.0, https://www.flickr.com/photos/treegrow/7469978464/

Les croûtes de lait

La dermite ou dermatite séborrhéique du nourrisson, plus souvent appelée « croûtes de lait », est une affection cutanée très fréquente, non contagieuse et sans danger. Elle survient au cours des premiers mois de la vie (avant l’âge de 6 mois), et n’a rien à voir avec l’alimentation. Il est donc inutile de changer de lait pour les faire disparaître.

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Quelles sont les causes ?

L’origine exacte des croûtes de lait est mal connue mais deux facteurs combinés sembleraient favoriser leur apparition :

  • Un excès de production de sébum par les glandes sébacées situées à la racine des cheveux. L’usage de produits de toilette mal adaptés à la peau fragile du bébé peut être à l’origine de cette sécrétion excessive de sébum.
  • Le développement excessif d’un champignon au niveau de cette zone.

Quels sont les symptômes ?

La dermatite séborrhéique du nourrisson se caractérise par des plaques croûteuses qui apparaissent sur le cuir chevelu. Elles sont d’épaisseur variables, souvent blanches, jaunâtres, grisâtres ou brunâtres. Elles adhèrent fortement à la peau, leur aspect est plus ou moins cireux. Parfois elles sont associées à des rougeurs et peuvent déborder du cuir chevelu, notamment au niveau des sourcils. Elles ne provoquent aucune démangeaison.

Quelle est l’évolution possible ?

Le plus souvent ces croûtes disparaissent spontanément autour de 6 mois. Ces symptômes peuvent aussi s’étendre à l’ensemble du cuir chevelu (sorte de casque écailleux), et au reste du corps avec un aspect plus rouge (aux fesses, à d’autres replis cutané). Elles peuvent également être infectées par des bactéries ou des champignons.

Comment prévenir les croûtes de lait ?

La vaseline en pommade est utilisée pour décoller les croûtes. Il faut l’appliquer 2 heures avant le bain pour ramollir les croûtes. Ensuite, vous lavez avec un shampoing doux, puis vous rincez abondamment. Enfin, vous brossez avec une petite brosse souple en poils de soie pour détacher délicatement les croûtes (les cheveux tomberont avec … mais repousseront ensuite). Il ne faut surtout pas grattez avec les ongles, vous risqueriez de blesser le cuir chevelu de votre bébé. Si cela ne suffit pas, on peut aussi appliquer la vaseline le soir au coucher et la laisser en place toute la nuit. Le shampoing se fera le lendemain matin. En répétant cette opération chaque jour, au bout d’une petite semaine ou deux les croûtes vont disparaître. Il existe aussi des produits d’hygiène aux propriétés kératorégulatrices (qui régulent la production de sébum) et hydratantes. Demandez conseil à votre pharmacien qui vous orientera vers le produit le plus adapté au cuir chevelu de votre bébé.

Si ces traitements ne suffisent pas au bout de plusieurs semaines, si les fesses deviennent rouges, si les croûtes s’étendent au reste du corps, si elles s’infectent, ou si des démangeaisons apparaissent, il est préférable de consulter votre médecin. La prescription d’un traitement local anti-inflammatoire, antiseptique, antimycosique et éventuellement antibiotique pourra être envisagée.

Photo

Rodrigo Denúbila, Meu priminho, distribué sous CC BY SA 2.0 https://www.flickr.com/photos/rdenubila/5323485749/

La mauvaise haleine

L’halitose, ou plus couramment la mauvaise haleine, est un désagrément très fréquent puisqu’il touche presque la moitié de la population. Il est souvent mal vécu et peut provoquer des effets psychologiques non négligeables. Dans la plupart des cas cette haleine considérée comme incommodante est d’origine buccale.

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Avez-vous mauvaise haleine ?

Pas toujours facile de s’en rendre compte, mais les réactions de votre entourage sont de bonnes indications. Un petit test tout simple : léchez l’intérieur du poignet avec le dos de votre langue, attendez quelques secondes que la salive sèche, si votre poignet est malodorant c’est que vous avez une mauvaise haleine. Certaines halitoses sont purement psychologiques : vous avez l’impression d’avoir une haleine désagréable alors que ce n’est pas le cas. Cela peut aller jusqu’à « l’halitophobie ».

Quelles sont les causes de l’halitose ?

On trouve dans la bouche des bactéries naturellement présentes qui se nourrissent de protéines provenant des cellules buccales, de la salive ou de l’alimentation. C’est la dégradation de ces protéines par les bactéries qui va libérer des composés sulfurés volatils malodorants.

Les causes les plus fréquentes de l’halitose sont :

  • Une mauvaise hygiène bucco-dentaire qui provoque une prolifération des bactéries sur la langue, les dents et les gencives.
  • Les reconstitutions dentaires inadaptées ou défectueuses qui vont favoriser la rétention des débris alimentaires
  • Les caries et les infections dentaires ……
  • Certains aliments comme l’ail et l’oignon, certains épices ou encore le café, le thé et le fromage…
  • Un régime hyperprotéiné
  • Les affections ORL, digestives et pulmonaires. Mais également des troubles endocriniens ou une maladie rénale chronique
  • Une sécheresse de la bouche
  • Certains médicaments comme les psychotropes, la déshydratation, la consommation excessive d’alcool, le tabac, respiration par la bouche…
  • L’ intolérance au gluten est une cause fréquente et méconnue

Quelles solutions pour lutter contre l’halitose ?

Tout d’abord, une hygiène bucco-dentaire parfaite est essentielle :

Brossez-vous les dents et la langue avec du dentifrice au moins deux fois par jour. En cas d’aliments coincés entre les interstices dentaires, pensez à utiliser du fil dentaire, des brossettes ou des bâtonnets interdentaires. Pour plus d’efficacité, une brosse à dents se change régulièrement (tous les 3 mois environ). Si vous portez des appareils dentaires,  retirez-les et nettoyez-les après chaque repas.

Il est important de prendre rendez-vous chez le dentiste une fois par an pour un examen dentaire ainsi qu’un détartrage.

Vous pouvez appliquer certaines règles hygiéno-diététiques qui amélioreront votre haleine.

  • Utilisez 2 fois/semaine du bicarbonate de soude en poudre sur la brosse à dents en plus du dentifrice et en gargarisme (5g dans un verre d’eau)
  • Vous trouverez en pharmacie des produits spécifiques pour la mauvaise haleine sous forme de sprays, de gommes à mâcher, de bains de bouche sans alcool, demandez conseil à votre pharmacien
  • Pensez à bien s’hydrater
  • Réduisez votre consommation d’alcool, de café et de tabac
  • Privilégiez une alimentation équilibrée, évitez de sauter des repas
  • Certains aliments comme le persil frais, le clou de girofle, un bâton de cannelle, des graines de fenouil, d’aneth, de cardamone ou d’anis ont des vertus contre la mauvaise haleine.
  • Mâchez des chewing-gums parfumés sans sucre pour rafraîchir temporairement et stimuler la production de salive
  • De nombreuses huiles essentielles sont utilisées en gargarisme ou directement sur la brosse à dents ou sur la langue (menthe poivrée, citron, basilic, romarin, arbre à thé …..) demandez conseil à votre pharmacien

Dans quels cas faut-il consulter ?

Si en plus d’une mauvaise haleine, vous avez les symptômes suivants :

  • Douleurs et de la fièvre
  • Douleurs de la sphère ORL
  • Gencives qui saignent ou qui sont gonflées
  • Maladie chronique rénale, hépatique, un diabète ou un reflux

Consultez votre médecin qui effectuera les examens nécessaires.

L’orgelet

L’orgelet également appelé «compère loriot », est un petit abcès, de la taille d’un “grain d’orge”, situé à la racine d’un cil sur le bord de la paupière. C’est une infection bactérienne très courante et sans gravité. Les bactéries, le plus souvent des staphylocoques dorés, infectent la zone d’implantation d’un cil appelé le follicule. L’orgelet n’est pas contagieux. Attention à ne pas le confondre l’orgelet avec le chalazion, qui est une inflammation d’une glande située dans l’épaisseur de la paupière. Contrairement à l’orgelet il est indolore et n’a pas de cause infectieuse.

orgelet

Quels sont les facteurs pré-disposants ?

L’apparition d’un orgelet peut être du :

  • Au non respect des bonnes conditions d’hygiène chez les porteurs de lentilles de contact ;
  • A l’ habitude de se frotter les yeux ;
  • Aux maladies qui rendent plus sensible aux infections comme le diabète, un déficit immunitaire…
  • Aux produits de maquillage contaminés ;

Quels sont les symptômes ?

Le bord de la paupière devient rouge, gonflé, et très douloureux. Ensuite une petite pointe blanche, remplie de pus, apparaît. Cette petite boule se perce le plus souvent au bout de quelques jours. Une sensation de frottement ou de déchirement dans l’œil peut se faire sentir, ainsi qu’une sensibilité à la lumière.

Que faire en cas d’orgelet ?

Il guérit le plus souvent spontanément et grâce à des soins d’hygiène locaux :

  • Appliquer un produit antiseptique et calmant afin de nettoyer vos paupières plusieurs fois par jour. Demandez à votre pharmacien de vous conseiller sur le produit le plus adapté à votre besoin.
  • Mettre une compresse stérile imbibée d’eau chaude sur la zone touchée durant 10 à 15 minutes 4 fois/jour. Cela permettra d’accélérer l’évacuation du pus
  • Un traitement homéopathique peut également être envisagé, demandez conseil à votre pharmacien.
  • Si vous ressentez des douleurs, un antalgique comme du paracétamol ou un anti-inflammatoire pourra vous soulager
  • Ne pas toucher ou frotter vos paupières, ne pas essayer de percer l’orgelet
  • Éviter de se maquiller
  • Remplacer temporairement les lentilles de contact par des lunettes

Quand devez-vous consulter ?

Certains symptômes vous conduiront à consulter un médecin rapidement :

  • Si malgré les soins locaux l’orgelet persiste depuis plus de 15 jours
  • Si la douleur est très intense et la paupière très gonflée
  • S’il y a la formation d’une petite boule enkystée qui ne s’ouvre pas
  • Si vous avez de la fièvre
  • Si l’œil est rouge
  • Si vous avez des problèmes de vision
  • Si vous êtes très sensibles à la lumière
  • Si une production de larmes excessives
  • Si l’infection devient récidivante
  • Si vous êtes diabétique ou présentez un déficit immunitaire

Dans le cas d’un orgelet persistant ou récurrent, la prescription d’un collyre et/ou d’une pommade ophtalmique antibiotique et anti-inflammatoire va s’avérer nécessaire. L’ophtalmologue pourra également procéder à l’incision de l’orgelet sous anesthésie locale pour évacuer le pus ou le petit kyste formé.

Quelques conseils pour éviter les récidives :

Il est important de :

  • Se laver fréquemment et soigneusement les mains ;
  • Ne pas se frotter les yeux ou utiliser le dos de la main
  • Renouveler souvent ses produits de maquillage, de ne pas les prêter, de ne pas utiliser ceux des autres
  • Se démaquiller tous les soirs avec des produits que vous tolérez.
  • Ne pas négliger les règles d’hygiène pour les porteurs de lentilles de contact (lavage des mains avant manipulation, nettoyage quotidien des lentilles…)
  • Porter des lunettes ou un masque de plongée dans les piscines.

Votre pharmacien est à votre disposition pour répondre aux problématiques d’hygiènes ou de soins de cette pathologie bénigne. N’hésitez pas à lui demander conseils.

Photo

Axel Naud, Eye, Distribué sous CC BY 2.0 https://www.flickr.com/photos/axelnaud/14281313217/

Le pied d’athlète

Le « pied d’athlète » ou « intertrigo inter-orteils » est la mycose cutanée la plus fréquente chez l’adulte. Elle est due à un champignon («candida albicans ») qui se développe surtout entre les 4ème et le 5ème doigts de pieds.Il peut s’étendre à la plante, au dos du pied et aux ongles de pieds.Cette affection est favorisée par la chaleur et l’humidité, c’est pourquoi elle est très répandue chez les sportifs qui transpirent dans leurs chaussures, d’où le nom de « pied d’athlète ». Très contagieuse, elle se transmet par contact humain direct mais aussi par contact avec le sol (moquette d’hôtel, claies en bois des saunas, salle de gymnastique, vestiaires, douches communes..…), l’eau (piscine….) et les objets infectés (chaussures, linge contaminé…).

Pied_athlete

Quels sont les symptômes ?

La peau devient rouge, démange, et de petites cloques apparaissent. On observe également des petites fissures et une macération entre les orteils.

Que faire en cas de mycose aux pieds ?

Une hygiène rigoureuse est très importante :

  • Lavez-vous les pieds matin et soir avec un savon surgras ou une solution antiseptique moussante.
  • Préférez les douches brèves aux bains.
  • Le séchage est primordial, surtout entre les orteils: tamponnez avec une serviette et si besoin à l’aide d’un séchoir en position tiède.
  • Évitez de gratter les lésions afin d’éviter la propagation à d’autres zones.

Il existe des traitements antifongiques à usage local disponibles sans ordonnance. Votre pharmacien vous orientera sur la forme la plus adaptée (spray, poudre, crème, émulsion……). Vous pouvez également traiter vos chaussettes et chaussures avec de la poudre spécifique. Le traitement doit être appliqué de manière continue et sur une durée suffisante pour ne pas augmenter le risque de mycose à répétition, N’oubliez pas de vous laver régulièrement les mains, surtout avant et après l’application du traitement local. Pour laver votre salle de bain et vos carrelages, utilisez un désinfectant. Pensez également aux membres de votre entourage, vérifiez l’absence de symptômes, dans le cas contraire un traitement sera aussi nécessaire.

Pour plus d’informations, demandez conseil à votre pharmacien.

Quand consulter le médecin ?

Une consultation médicale est préférable dans les cas suivant :

  • Si la mycose est très étendue.
  • Si elle s’étend à d’autres zones.
  • Si elle ne se résorbe pas avec le traitement.
  • Si vous observez des signes d’infection (pus, gonflement….).
  • Si la peau est humide et dégage une mauvaise odeur.

Il est également fortement conseillé de consulter si vous souffrez de troubles circulatoires, de diabète, d’un déficit immunitaire, ou si vous suivez un traitement par corticoïdes.

Quels sont les bons réflexes pour éviter les récidives ?

  • Afin d’éviter la macération, enlevez vos baskets immédiatement après le sport.
  • Si c’est possible changez de chaussures tous les jours et portez des chaussettes en coton qui absorbent la transpiration (lavez-les chaque jour).
  • Le port de baskets pieds nus est à éviter, préférez les chaussures en cuir aérées ou les sandales…et ne les prêtez pas.
  • Vous pouvez aussi désinfecter vos chaussures.
  • Si vous avez des semelles, retirez-les la nuit pour les faire sécher, et évitez celles qui sont en caoutchouc.
  • Utilisez du savon non alcalin pour protéger la couche acide naturelle de la peau.
  • Gardez l’habitude de bien vous sécher les pieds, réservez une serviette uniquement pour les pieds, à laver fréquemment, et ne la prêtez pas.
  • Pour éviter la contamination, ne marchez pas pieds-nus dans les lieux publics où le sol est mouillé (piscine, hammam, douches, vestiaires….).
  • Il est important d’examiner ses pieds de temps en temps car plus la mycose est prise précocement plus elle est facile à traiter.

Pour plus de renseignements, n’hésitez pas à demander conseils à votre pharmacien. Il sera vous conseiller et vous orienter.

Le hoquet

Le hoquet involontaire et incontrôlable, est le résultat de la contraction de tous les muscles impliqués dans l’inspiration. Simultanément la glotte va se fermer, entraînant ainsi des « hics » caractéristiques. Parfois douloureux dans la phase inspiratoire, ce symptôme est bénin et sans conséquence. Il s’arrête de manière spontanée, généralement en quelques minutes.Chez l’enfant, et surtout chez le nourrisson (entre la fin de la tétée ou du biberon et le rot), le hoquet est très fréquent. On distingue le hoquet aigu qui ne dure jamais plus de 48h, du hoquet chronique extrêmement rare, qui lui perdure et revient régulièrement. Ce dernier peut perturber la qualité de vie, notamment le sommeil et la prise alimentaire.

hoquet

Quelles sont les causes du hoquet ?

Dans la majorité des cas, on ignore la cause du hoquet. Toutefois, on suppose que c’est l’irritation du nerf phrénique qui innerve le diaphragme qui pourrait provoquer le hoquet. Cette irritation peut être due à un excès de nourriture ou d’alcool, des mets épicés, la consommation de boissons gazeuses, une prise alimentaire trop rapide, ou l’ingestion d’air en mangeant. La nervosité et le stress sont également incriminés dans des crises de hoquet.

Dans le cas du hoquet chronique, il peut être le symptôme d’une maladie : irritation de l’œsophage, maladie du pharynx ou du larynx, pathologies abdominales, thoraciques, neurologiques ou même une maladie psychologique.

Que faire face à un hoquet ?

Rien s’il s’agit d’un hoquet aigu, il faut juste être patient. Quelques petites astuces bien connues pour faire passer le hoquet peuvent être tentées, mais elles ne sont pas prouvées scientifiquement.

Quand consulter votre médecin ?

Il est conseillé de consulter votre médecin si :

  • Vous ressentez des douleurs abdominales, au niveau de la poitrine.
  • Vous avez du mal à respirer, à avaler, ou si vous vomissez de manière importante, il faut consulter votre médecin.
  • Votre hoquet est chronique.

Le médecin doit établir la cause pour faire en sorte de le stopper. En effet il peut être le signe d’une maladie, et dans ce cas seul le un traitement adapté le fera disparaître.

Peut-on prévenir le hoquet ?

Oui, si vous avez fait le lien avec un événement déclencheur. Par exemple vous pouvez éviter de manger trop vite, préférez des repas plus légers, moins épicés et pour les boissons gazeuses buvez-les plus lentement. Pour les nourrissons, ne négligez pas le rot après la tétée. Pour éviter que votre bébé n’avale trop d’air il existe des biberons spécifiques, demandez conseil à votre pharmacien.

Mon enfant « a des vers » ou l’oxyurose

L’oxyurose est une infection due à des parasites dans l’intestin. Elle est fréquente notamment chez l’enfant. Très contagieuse et strictement humaine, elle se transmet par voie digestive. Les oxyures sont de petits vers ronds et blancs, allant de 5 mm pour le mâle jusqu’à 1 cm pour la femelle.

oxyurose

Quel est le mode de contamination ?

Les œufs présents sur les mains, les aliments ou les objets contaminés sont ingérés et éclosent dans l’intestin. Une larve devient adulte en 3 semaines. Le soir la femelle vient pondre ses œufs sur le pourtour de l’anus (autour de 10 000 œufs par femelle). La personne qui se gratte se contamine à nouveau en mettant les doigts à sa bouche, et favorise la contamination des objets en les touchant, sachant qu’un œuf peut vivre jusqu’à deux semaines à l’air libre. C’est pourquoi ces vers parasitent souvent les enfants, en effet il est plus difficile pour eux d’éviter de se gratter et de se laver les mains régulièrement. La dissémination est favorisée dans les fratries et les collectivités.

Quels sont les symptômes ?

L’affection peut être asymptomatique, l’enfant ne se plaint de rien.

Les symptômes identifiés sont les suivants :

  • Des démangeaisons anales surtout le soir au coucher.
  • Une irritabilité, un état d’agitation ou de fatigue.
  • Des lésions rouges de grattage.
  • Des signes d’inflammation de la vulve chez la petite fille.
  • Des diarrhées épisodiques.
  • Des douleurs abdominales.

Dans certains cas, quand les vers sont visibles à l’œil nu, on peut les observer sur la marge de l’anus, dans les sous-vêtements ou sur les selles.

Quelle est l’évolution possible ?

Le plus souvent ces croûtes disparaissent spontanément autour de 6 mois. Ces symptômes peuvent aussi s’étendre à l’ensemble du cuir chevelu (sorte de casque écailleux), et au reste du corps avec un aspect plus rouge (aux fesses, à d’autres replis cutané). Elles peuvent également être infectées par des bactéries ou des champignons.

Que faire face à une infestation ?

  • Demandez conseil à votre pharmacien, un traitement vermifuge adapté pourra vous être délivré sans ordonnance. Il s’agit d’une prise unique sous forme de comprimés ou de sirop (plus adapté pour les enfants). Il faut savoir que le prurit anal peut persister jusqu’à 1 semaine après la prise du médicament. Il faudra renouveler ce traitement entre 2 à 3 semaines plus tard en raison du cycle de vie et bien traiter tous les membres de la famille.
  • Pour les jeunes enfants, les pyjamas grenouillères peuvent éviter les grattages nocturnes.
  • Les ongles doivent être coupés à ras et brossés régulièrement.
  • Il est conseillé de changer les vêtements, les draps et tout le linge contaminé le jour du traitement et de tout laver à 60°C.

Quand envisager une consultation médicale ?

Vous devrez voir votre médecin si :

  • Les symptômes ne disparaissent pas avec le traitement, vous avez des doutes sur le diagnostic,
  • Vous revenez d’un voyage à l’étranger, de la fièvre apparaît, une perte de poids se profile, ou si des troubles digestifs persistent (diarrhées, nausées, douleurs abdominales….).
  • Le médecin pratiquera alors un « scotch test », il s’agit d’un prélèvement via une bande adhésive transparente sur les plis de l’anus le matin au réveil. La présence d’œufs sera alors confirmée au microscope

Conseils hygiéno-diététiques pour éviter les oxyuroses :

  • L’hygiène est primordiale : il faut se laver les mains avant et après chaque contact avec un enfant atteint, avant de préparer les repas, avant de passer à table, après être passé aux toilettes. Apprenez à votre enfant à se laver correctement les mains avec de l’eau et du savon.
  • Les ongles de votre enfant doivent rester courts.
  • Les sous-vêtements doivent être changés tous les jours.
  • Il est conseillé de laver et dépoussiérer régulièrement les pièces de la maison, les jouets, la literie……
  • Faites entrer la lumière chez vous, les vers y sont très sensibles.
  • L’hygiène alimentaire ne doit pas être négligée : bien laver les fruits et légumes, bien cuire la viande.
  • Il faut éviter d’échanger les couverts, verres, biberons et sucettes au sein de la famille et de l’entourage.
  • Lors des baignades, évitez de boire l’eau des piscines, ruisseaux, lacs…
  • Si vous avez un chien ou un chat, il faut bien penser à lui donner son traitement vermifuge préventif, demandez conseil à votre pharmacien.
  • Enfin si vous voyagez avec vos enfants dans un pays chaud et humide redoublez de vigilance et respectez bien toutes ces règles d’hygiène.

Sources

http://www.eurekasante.fr http://www.ameli-sante.fr Le moniteur des pharmacies-Porphyre n°505 du 02/09/14