Les fesses rouges

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appellé dermite du siège). Cette affection douloureuse est en général sans conséquence et guérit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

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Que faire si mon bébé a les fesses rouges ?

La peau des bébés est particulièrement fragile et peut subir de multiples infections et irritations au niveau des fesses. Ce problème est fréquemment rencontré chez les nourrissons et se manifeste sous la forme de plaques rougeâtres, caractéristiques de l’érythème fessier (aussi appellé dermite du siège).

Cette affection douloureuse, qui est due à plusieurs facteurs, est en général sans conséquence et guerrit rapidement si elle est traitée de manière adéquate.

Comprendre cette lésion dermatologique

Cette dermite est caractérisée par une peau anormalement humide, chaude et irritée. Les rougeurs débutent souvent au niveau de l’anus ou des plis de l’aine. Elles peuvent s’étendre aux testicules ou à la vulve et à l’ensemble du siège. Parfois, la partie superficielle de la peau pèle et des boutons ou des vésicules peuvent apparaître et éclater, suinter, voir même saigner. Les lésions apparaissent alors blanchâtres ou jaunâtres. Lorsque des fissures infectées se forment dans les plis de peau, on parle d’intertrigo. Ces complications restent rares mais si l’érythème persiste plus de 4 jours, ou, s’il est accompagné de fièvre, ou que vous constatez l’apparition de cloques ou furoncles, ou qu’il s’étend en dehors de la zone de contact avec la couche, une consultation médicale est nécessaire.

Quelles en sont les causes ?

Il existe différentes causes à l’apparition de ces plaques rouges qui peuvent additionner leur effets :

  • La principale est le port de la couche. En effet celle-ci favorise le manque d’aération de la peau qui reste humide, se ramollit et devient sujette à la formation de champignons. De plus, la peau du nouveau-né peut s’infecter au contact de l’ammoniaque contenu dans l’urine. Le port prolongé d’une couche souillée par les selles, une diarrhée, une couche trop serrée qui va favoriser les frottements, poussent aussi à l’apparition de cette inflammation.
  • Dans certains cas, l’érythème fessier est provoqué par une réaction aux lessives, aux savons, aux lingettes ou à d’autres produits de toilette.
  • Une autre origine peut être les séquelles d’un traitement antibiotique ayant éliminé les bonnes bactéries de la peau et favorisé une réinfestation par un champignon ou par une bactérie indésirable.
  • Enfin, l’alimentation du bébé joue aussi un rôle, car la quantité et la nature des enzymes présentes dans les matières fécales sont influencées par l’alimentation. Ainsi il existe une interaction entre la peau du bébé et l’activité enzymatique résiduelle du contenu des matières fécale. Ceci explique que l’alimentation du nourrisson influe sur le risque d’apparition d’érythème fessier, sur son importance et sa durée. On sait par exemple que le bébé allaité est moins sensible à l’érythème fessier, parce que ses selles sont moins acides et présentent une activité enzymatique moindre.

Il semble y avoir un lien de cause à effet entre le changement important de régime alimentaire d’un nouveau-né, et l’apparition d’érythèmes fessiers.

Les conseils pratiques pour éviter l’érythème fessier

  • Gardez le bébé le plus propre et le plus sec possible. Ainsi, changez souvent ses couches, si possible dès qu’il a fait ses besoins.
  • Appliquez du liniment oléocalcaire, simple mélange d’huile d’olive et d’eau de chaux, c’est un produit naturel disponible en pharmacie. Ses propriétés apaisantes et antiseptiques en font un produit plus précisément recommandé pour l’hydratation de la peau des bébés et lors du change, notamment en cas de rougeurs ou d’érythème fessiers. Le liniment est à appliquer sur la peau simplement à l’aide d’un coton et n’a pas besoin d’être rincé : la fine couche grasse restante sert de film protecteur.
  • Préférez les pyjamas en coton et non en tissus synthétiques.
  • Évitez l’usage des lingettes si votre bébé a tendance à avoir les fesses rouges.
  • Dans la mesure du possible, laissez votre bébé fesses nues.
  • Nettoyez ses fesses au savon de Marseille, suivi d’un rinçage abondant et d’un séchage minutieux. Après la toilette, appliquez sur ses fesses un produit qui les isolent de l’humidité. A base d’oxyde de zinc ou d’huiles de poisson, ces traitements locaux (crèmes, pommades, gels, etc.) sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. Ils ont un effet séchant et astringent sur la peau, tout en étant légèrement antiseptiques et généralement non-irritants.
  • Faites-lui prendre des bains de siège avec un produit antiseptique doux qui contribuera à accélérer la guérison (par exemple solution de Millian ou éosine aqueuse à 2 %).

En cas de doute concernant le soin à utiliser, demandez conseil à votre pharmacien afin d’éviter tout effet non désiré. En effet la peau des bébés est très fine, et absorbe beaucoup plus que la peau mature. Par conséquent, les effets indésirables sont plus importants.

Quelle couche choisir ?

Deux types de couches sont actuellement proposées avec des avantages et inconvénients dans les deux cas. Aujourd’hui, il semble qu’on observe plus de différences de taux d’érythème fessier entre les couches jetables classiques et les nouvelles couches en tissus lavables et réutilisables.

Avantages Inconvénients
Couches jetables Facilité d’utilisation. Super-absorbantes avec des matériaux gélifiant : moins d’épisodes d’érythèmes fessier. Présence parfois de colorants et produits soupçonnés de provoquer des dermatites de contact allergique. Gel synthétique non biodégradable qui pose des problèmes environnementaux.
Couches réutilisables Différents modèles, elles utilisent un tampon de microfibres « super-absorbantes » placé dans une poche. Plus gros investissement au départ afin d’avoir un stock d’au moins une vingtaine de couches, mais plus rentable par la suite. Demande une certaine adaptation pour trouver la meilleure technique de lavage.

Dans tous les cas, veillez à utiliser des couches bien ajustées afin de limiter au maximum les frottements.

Des rougeurs répétées peuvent être le signe d’une allergie aux composants des couches (matière, parfums, etc.). Dans ce cas, changez de marque et choisissez des couches hypoallergéniques.

Quand consulter un médecin ?

Consultez un médecin si l’érythème :

  • devient pénible à supporter pour le bébé ;
  • présente des signes d’infection (lésions blanchâtres ou jaunâtres) ;
  • est présent dans les plis du cou, sur les aisselles ou derrière les oreilles ;
  • persiste après quelques jours d’automédication.

Les dents de bébé

Durant les premières années de sa vie, votre bébé va faire ses dents. Pour la plupart des parents et des bébés, l’arrivée de la première dent n’est pas forcément une partie de plaisir. Vous trouverez ici des conseils pour que bébé puisse passer cette étape de façon plus agréable.

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Mon bébé pleure, je crois qu’il fait ses dents. Est-ce qu’il n’a pas un retard de poussée dentaire ? Comment puis-je le soulager ? Comment faire pour qu’il garde des dents saines ?

Les grandes étapes de la poussée dentaire :

Avant tout, il faut savoir que l’âge de sortie des dents varie beaucoup d’un enfant à l’autre. La précocité ou le retard de la poussée dentaire n’ont aucunes conséquences, donc pas d’inquiétude.

Les premières dents : les dents de lait

Certains bébés naissent avec une, voire deux dents. Cependant, pour la plupart, les premières dents de lait sortent entre 3 mois et 1 an. Elles sont au nombre de vingt, et les premières à pousser sont en général les incisives. Les dernières à voir le jour sont les molaires qui prennent leur place au cours de la deuxième année. C’est à l’âge de 3 ans que votre enfant devrait avoir l’ensemble de ses vingt dents de bébé. Celles-ci ne tomberont pas avant que les dents définitives soient prêtes à sortir, soit vers l’âge de 6 ans.

Les dents permanentes ou dents définitives :

La première à sortir en bouche est la première molaire, vers 6 ans, suivi des incisives. Ensuite l’ordre est variable. Les deuxièmes molaires définitives se mettent en place vers 12 ans. Quant aux troisièmes molaires ou dents de sagesse, elles font éruption entre 17 et 35 ans. La dentition est considérée complète avec vingt-huit dents, et lorsque qu’il y a présence des quatre dents de sagesse, ce nombre se porte à trente-deux.

Les signes annonceurs de l’arrivée des premières dents :

Les signes qui précèdent la sortie des dents sont une hypersalivation et une douleur plus ou moins importante. Les gencives peuvent enfler et les joues du bébé risquent de rougir et d’être boursoufflées. Certains chanceux ne ressentiront presque rien durant la poussée des dents. Mais pour la plupart, les premières poussées dentaires ne sont pas une partie de plaisir. L’enfant peut aussi être sujet à des troubles du sommeil car ses dents le « travaille ».

D’autres troubles seront observés, tels que des troubles du transit (selles plus molles et plus fréquentes), qui pourront entraîner des érythèmes fessiers. Au fil des semaines, vous allez voir apparaître dans sa bouche des petits bouts blanc sur la gencive, signe que les dents commencent à sortir.

Comment soulager bébé ?

  • Pensez tout d’abord au massage « naturel ». En effet quand les dents sont sur le point de sortir, la salivation s’intensifie ainsi que le réflexe de succion. Du coup, votre enfant se masse la gencive avec tout ce qui lui tombe sous la main : hochet, jouet, cuillère, biscuit… Vous pouvez lui donner quelque chose à mordre, ou frotter délicatement ses gencives avec votre doigt pour le soulager. Il existe des anneaux de dentition à mettre au froid disponibles dans votre pharmacie.
  • De la nourriture froide, comme de la compote ou un yaourt sortis du réfrigérateur, peut aussi lui faire du bien.
  • Si votre bébé souffre trop, vous pouvez masser ses muqueuses enflammées avec un calmant local (à base de camomille et de guimauve, ou bien anesthésiant). Les deux solutions ont un effet apaisant qui soulagera votre enfant. L’utilisation d’un antalgique comme du paracétamol peut contribuer à faire tomber la fièvre et apaiser la douleur. De plus, des solutions homéopathiques spécifiques ont convaincu de nombreux parents qui préfèrent cette médecine douce aux antalgiques.

Demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Quand consulter ?

Les bébés prématurés mettent souvent quelques mois de plus que les autres à faire leurs dents. Si votre tout-petit n’a toujours pas de dents vers un an, parlez-en à votre médecin. Si votre enfant bave beaucoup, qu’il a des gencives gonflées, une diarrhée persistante, semble avoir très mal (des pleurs inconsolables servent d’indice), ou bien une fièvre qui dure, consultez votre médecin.

Apprendre le brossage des dents :

Premières dents : premiers nettoyages

Dès l’apparition des premières dents, il faudra les garder propres car les caries peuvent d’ores et déjà s’installer. La première année, il ne sera pas utile d’utiliser une brosse à dent. Au moins un fois par jour, frottez délicatement les gencives à l’aide d’une compresse ou d’un petit tissu humide. Petit conseil : ne laissez pas votre bébé s’endormir avec un biberon de lait ou de liquide sucré car la boisson peut stagner dans sa bouche durant la nuit, et provoquer à long terme des caries.

Brossage de dents : apprendre à son enfant les gestes adaptés à son âge

Vers l’âge de 18 mois, votre enfant peut apprendre à se brosser les dents (voire avant mais toujours sous surveillance). Il vous faudra lui montrer les bons gestes et comment tenir sa brosse à dent. Pour l’aider, instaurez ensemble un parcours, afin de ne pas oublier de surface, et essayez de respecter un temps minimum de brossage (vous pouvez utiliser un sablier). Il n’y a pas besoin de brosser dans une direction en particulier, essayez juste d’enlever les petits bouts de nourriture et de nettoyer la surface des dents et des gencives. Le mieux est de faire du brossage un moment ludique, un rituel avant le coucher. N’oubliez pas de vérifier pendant les premières années si les dents sont bien brossées.

Choisir sa première brosse à dents et son dentifrice

Utilisez une brosse souple adaptée à l’enfant (petite tête et gros manche pour faciliter la prise en main). Dès que l’enfant maîtrise sa déglutition, et par conséquent le rinçage, vous pouvez inclure le dentifrice. Il n’est pas nécessaire d’en abuser, seule une dose équivalente à la taille d’un petit pois suffit. Sachez aussi que le dentifrice n’est pas indispensable si votre enfant ne mange pas de sucre (un brossage à l’eau suffit). Demandez conseil à votre pharmacien quant au choix de la brosse à dent et du dentifrice (la dose de fluor doit être adaptée à son âge). Vers son troisième anniversaire, prenez rendez-vous chez le dentiste pour habituer votre enfant à faire vérifier ses dents.

Les poux

Souvent redoutés par les parents, les poux de tête aiment s’inviter sur la tête des enfants. Cette affection, également connue sous le nom de pédiculose du cuir chevelu, est très fréquente chez l’enfant scolarisé. Vous trouverez ici les recommandations à adopter lorsque votre enfant reviendra la tête pleine de poux.

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Tout savoir sur le pou :

Le pou de tête se nomme Pediculus humanus var capitis. Cet insecte, exclusif à l’homme, se déplace très rapidement entre les cheveux auxquels il s’accroche grâce à une puissante pince présente au bout de chacune de ses six pattes. Grâce à ses orifices respiratoires qui peuvent se fermer, il évite la noyade, mais sera asphyxié par les produits gras (huiles…). Ils se nourrissent exclusivement de sang.
Les poux ne transmettent pas d’agents pathogènes pour l’homme, et sont donc inoffensifs, mise à par les démangeaisons qui peuvent entraîner des infections.

Quels sont les signes révélateurs d’une contamination par les poux ?

  • Vous avez une démangeaison du cuir chevelu et il peut y avoir présence de prurit voire d’une surinfection (impétigo).
  • Vous constatez des petits points rouges, signe des morsures des poux.
  • Vous observez des œufs collés aux cheveux tout près de la racine. Aussi appellées lentes, elles sont de forme ovale, de couleur blanchâtre et mesurent environ un millimètre de long.
  • Chez les petits enfants, les poux peuvent parfois s’installer dans les sourcils et les cils. Le grattage dû aux démangeaisons pourra entraîner une inflammation des paupières.

Comment se transmettent les poux ?

Contrairement à certaines idées reçues, les poux ne sautent pas. Ils se transmettent par contact direct ou par échange de linge ou d’objets (bonnet, peigne, barrette…). La transmission par l’eau n’a jamais été démontrée (piscine…). La cohabitation d’un grand nombre de personnes dans un espace restreint est donc un facteur de risque.

À savoir :

  • La durée de vie d’un poux sur un objet est d’un jour et demi. Les lentes peuvent quant à elles, vivrent jusqu’à six jours.
  • Les poux peuvent vivre jusqu’à deux mois sur le cuir chevelu.

Qui traiter ?

Le sujet parasité : demandez conseil à votre pharmacien avant de commencer un traitement. En effet, celui-ci devra être adapté à la contamination et à l’état du cuir chevelu, tout en évitant l’apparition de résistance au traitement.
Le foyer du sujet parasité : il est recommandé de chercher la présence de poux et de lentes chez toutes les peronnes de l’entourage.
Dans la collectivité : prévenez le responsable du groupe (école, crèche, centre aéré…) qui prendra les mesures necessaires pour éviter toute propagation.

Comment traiter la contamination ?

Sachez tout d’abord que seuls les produits vendus en pharmacie ont prouvé leur efficacité. Trois types de produits existent :

  • à base de malathion. Ces produits sont peu appréciés des utilisateurs en raison de son odeur désagréable et de son aspect irritant.
  • à base de dérivés des pyrèthres qui vont tuer les poux rapidement mais les lentes ne vont pas être toutes détruites ce qui impose une seconde application après une semaine. Cependant aujourd’hui, les poux deviennent de plus en plus résistants aux pyrèthrines, et son utilisation entraîne quelque fois des réactions d’hypersensibilité.
  • à base de lindane, seulement disponibles sous ordonnance, et peu utilisés car ils présentent plus de risque de toxicité.

Il est recommandé d’utiliser les produits présentés sous forme de solution, de lotion ou de crème (les shampoings et poudres sont moins efficaces). Attention aux sprays qui sont contre-indiqués en cas d’asthme.

Appliquez le produit anti-poux au plus près des racines de cheveux et massez le cuir chevelu afin de bien répartir le produit. Laissez poser en respectant précisément le temps de pause recommandé. Attention, pour certains produits, le temps de pose dépend de l’âge de l’enfant. Eliminez le ensuite avec un shampoing non-insecticide, puis rincez les cheveux avec de l’eau vinaigrée (une cuillère à soupe dans un grand bol) afin d’enlever les lentes plus facilement. Vous pouvez aussi entourer la tête avec une serviette humide et chaude pendant 30 minutes. Enfin, coiffez soigneusement les cheveux à l’aide d’un peigne spécial aux dents très serrées.

Un examen du cuir chevelu est nécessaire à 2 et 12 jours afin de contrôler si des poux ou lentes sont toujours présents. Dans ce cas là, il faudra traiter de nouveau le cuir chevelu. La persistance de lentes ne traduit pas forcément un échec du traitement. Dans tous les cas, demandez conseil à votre pharmacien.

Pensez aussi à laver draps, serviettes, vêtements, etc à 60°C. Si cela n’est pas possible, enfermez-les hermétiquement dans un sac-poubelle que vous laisserez reposer pendant une dizaine de jours avant de les laver à 40°C. Vous pouvez également les placer 48 heures au congélateur pour tuer poux et lentes.

Si les lésions dues aux démangeaisons s’infectent ou bien en cas d’échec répétés des traitements antipoux, il est recommandé de consulter un médecin.

Les croûtes de lait

La dermite ou dermatite séborrhéique du nourrisson, plus souvent appelée « croûtes de lait », est une affection cutanée très fréquente, non contagieuse et sans danger. Elle survient au cours des premiers mois de la vie (avant l’âge de 6 mois), et n’a rien à voir avec l’alimentation. Il est donc inutile de changer de lait pour les faire disparaître.

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Quelles sont les causes ?

L’origine exacte des croûtes de lait est mal connue mais deux facteurs combinés sembleraient favoriser leur apparition :

  • Un excès de production de sébum par les glandes sébacées situées à la racine des cheveux. L’usage de produits de toilette mal adaptés à la peau fragile du bébé peut être à l’origine de cette sécrétion excessive de sébum.
  • Le développement excessif d’un champignon au niveau de cette zone.

Quels sont les symptômes ?

La dermatite séborrhéique du nourrisson se caractérise par des plaques croûteuses qui apparaissent sur le cuir chevelu. Elles sont d’épaisseur variables, souvent blanches, jaunâtres, grisâtres ou brunâtres. Elles adhèrent fortement à la peau, leur aspect est plus ou moins cireux. Parfois elles sont associées à des rougeurs et peuvent déborder du cuir chevelu, notamment au niveau des sourcils. Elles ne provoquent aucune démangeaison.

Quelle est l’évolution possible ?

Le plus souvent ces croûtes disparaissent spontanément autour de 6 mois. Ces symptômes peuvent aussi s’étendre à l’ensemble du cuir chevelu (sorte de casque écailleux), et au reste du corps avec un aspect plus rouge (aux fesses, à d’autres replis cutané). Elles peuvent également être infectées par des bactéries ou des champignons.

Comment prévenir les croûtes de lait ?

La vaseline en pommade est utilisée pour décoller les croûtes. Il faut l’appliquer 2 heures avant le bain pour ramollir les croûtes. Ensuite, vous lavez avec un shampoing doux, puis vous rincez abondamment. Enfin, vous brossez avec une petite brosse souple en poils de soie pour détacher délicatement les croûtes (les cheveux tomberont avec … mais repousseront ensuite). Il ne faut surtout pas grattez avec les ongles, vous risqueriez de blesser le cuir chevelu de votre bébé. Si cela ne suffit pas, on peut aussi appliquer la vaseline le soir au coucher et la laisser en place toute la nuit. Le shampoing se fera le lendemain matin. En répétant cette opération chaque jour, au bout d’une petite semaine ou deux les croûtes vont disparaître. Il existe aussi des produits d’hygiène aux propriétés kératorégulatrices (qui régulent la production de sébum) et hydratantes. Demandez conseil à votre pharmacien qui vous orientera vers le produit le plus adapté au cuir chevelu de votre bébé.

Si ces traitements ne suffisent pas au bout de plusieurs semaines, si les fesses deviennent rouges, si les croûtes s’étendent au reste du corps, si elles s’infectent, ou si des démangeaisons apparaissent, il est préférable de consulter votre médecin. La prescription d’un traitement local anti-inflammatoire, antiseptique, antimycosique et éventuellement antibiotique pourra être envisagée.

Photo

Rodrigo Denúbila, Meu priminho, distribué sous CC BY SA 2.0 https://www.flickr.com/photos/rdenubila/5323485749/

Mon enfant « a des vers » ou l’oxyurose

L’oxyurose est une infection due à des parasites dans l’intestin. Elle est fréquente notamment chez l’enfant. Très contagieuse et strictement humaine, elle se transmet par voie digestive. Les oxyures sont de petits vers ronds et blancs, allant de 5 mm pour le mâle jusqu’à 1 cm pour la femelle.

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Quel est le mode de contamination ?

Les œufs présents sur les mains, les aliments ou les objets contaminés sont ingérés et éclosent dans l’intestin. Une larve devient adulte en 3 semaines. Le soir la femelle vient pondre ses œufs sur le pourtour de l’anus (autour de 10 000 œufs par femelle). La personne qui se gratte se contamine à nouveau en mettant les doigts à sa bouche, et favorise la contamination des objets en les touchant, sachant qu’un œuf peut vivre jusqu’à deux semaines à l’air libre. C’est pourquoi ces vers parasitent souvent les enfants, en effet il est plus difficile pour eux d’éviter de se gratter et de se laver les mains régulièrement. La dissémination est favorisée dans les fratries et les collectivités.

Quels sont les symptômes ?

L’affection peut être asymptomatique, l’enfant ne se plaint de rien.

Les symptômes identifiés sont les suivants :

  • Des démangeaisons anales surtout le soir au coucher.
  • Une irritabilité, un état d’agitation ou de fatigue.
  • Des lésions rouges de grattage.
  • Des signes d’inflammation de la vulve chez la petite fille.
  • Des diarrhées épisodiques.
  • Des douleurs abdominales.

Dans certains cas, quand les vers sont visibles à l’œil nu, on peut les observer sur la marge de l’anus, dans les sous-vêtements ou sur les selles.

Quelle est l’évolution possible ?

Le plus souvent ces croûtes disparaissent spontanément autour de 6 mois. Ces symptômes peuvent aussi s’étendre à l’ensemble du cuir chevelu (sorte de casque écailleux), et au reste du corps avec un aspect plus rouge (aux fesses, à d’autres replis cutané). Elles peuvent également être infectées par des bactéries ou des champignons.

Que faire face à une infestation ?

  • Demandez conseil à votre pharmacien, un traitement vermifuge adapté pourra vous être délivré sans ordonnance. Il s’agit d’une prise unique sous forme de comprimés ou de sirop (plus adapté pour les enfants). Il faut savoir que le prurit anal peut persister jusqu’à 1 semaine après la prise du médicament. Il faudra renouveler ce traitement entre 2 à 3 semaines plus tard en raison du cycle de vie et bien traiter tous les membres de la famille.
  • Pour les jeunes enfants, les pyjamas grenouillères peuvent éviter les grattages nocturnes.
  • Les ongles doivent être coupés à ras et brossés régulièrement.
  • Il est conseillé de changer les vêtements, les draps et tout le linge contaminé le jour du traitement et de tout laver à 60°C.

Quand envisager une consultation médicale ?

Vous devrez voir votre médecin si :

  • Les symptômes ne disparaissent pas avec le traitement, vous avez des doutes sur le diagnostic,
  • Vous revenez d’un voyage à l’étranger, de la fièvre apparaît, une perte de poids se profile, ou si des troubles digestifs persistent (diarrhées, nausées, douleurs abdominales….).
  • Le médecin pratiquera alors un « scotch test », il s’agit d’un prélèvement via une bande adhésive transparente sur les plis de l’anus le matin au réveil. La présence d’œufs sera alors confirmée au microscope

Conseils hygiéno-diététiques pour éviter les oxyuroses :

  • L’hygiène est primordiale : il faut se laver les mains avant et après chaque contact avec un enfant atteint, avant de préparer les repas, avant de passer à table, après être passé aux toilettes. Apprenez à votre enfant à se laver correctement les mains avec de l’eau et du savon.
  • Les ongles de votre enfant doivent rester courts.
  • Les sous-vêtements doivent être changés tous les jours.
  • Il est conseillé de laver et dépoussiérer régulièrement les pièces de la maison, les jouets, la literie……
  • Faites entrer la lumière chez vous, les vers y sont très sensibles.
  • L’hygiène alimentaire ne doit pas être négligée : bien laver les fruits et légumes, bien cuire la viande.
  • Il faut éviter d’échanger les couverts, verres, biberons et sucettes au sein de la famille et de l’entourage.
  • Lors des baignades, évitez de boire l’eau des piscines, ruisseaux, lacs…
  • Si vous avez un chien ou un chat, il faut bien penser à lui donner son traitement vermifuge préventif, demandez conseil à votre pharmacien.
  • Enfin si vous voyagez avec vos enfants dans un pays chaud et humide redoublez de vigilance et respectez bien toutes ces règles d’hygiène.

Sources

http://www.eurekasante.fr http://www.ameli-sante.fr Le moniteur des pharmacies-Porphyre n°505 du 02/09/14

Protéger son enfant du soleil

beach-1969831_960_720Les journées ensoleillées sont satisfaisantes, nous aimons profiter du soleil ! En France métropolitaine, c’est entre les mois de mai et d’août que le rayonnement solaire est le plus intense. Si le soleil est l’ami de nos vacances, il faut garder à l’esprit qu’il présente cependant des risques. Afin de limiter ces risques il est nécessaire de bien se protéger du soleil, en portant une attention toute particulière aux enfants car ils sont plus vulnérables. En effet, ils ont une peau et des yeux plus fragiles et ils ont tendance à être plus souvent exposés au soleil.

Les risques de l’exposition au soleil

Les dangers du soleils sont dus aux rayonnements ultraviolets (les UV), ils sont invisibles et ne procurent aucune sensation de chaleur, on peut donc être exposés sans le sentir.

Il y a deux types d’UV :

  • les UVA : ils pénètrent dans la peau en profondeur et accélèrent son vieillissement. Cela accentue l’apparition et le développement des rides et taches brunes ;
  • les UVB : ils agissent au niveau de l’épiderme (couche superficielle de la peau) en stimulant la production de mélanine (substance responsable de la couleur de la peau, plus il y a de mélanine plus la peau est foncée). C’est ce qui donne le teint bronzé.

Ils sont tous les deux dangereux à forte dose et peuvent provoquer des dommages :

  • Sur la peau : ils provoquent des coups de soleil, un vieillissement prématuré, des allergies et, dans les cas les plus graves, des cancers (mélanomes et carcinomes).
  • Au niveau des yeux : des lésions graves peuvent apparaître à court terme comme une ophtalmie (un « coup de soleil » de l’œil), ou à plus long terme, comme la cataracte ou la dégénérescence de la rétine.

Comment protéger son enfant du soleil ?

Pour les nourrissons :

Ils ne doivent jamais être exposés au soleil (ils ont la peau et les yeux très fragiles).

Pour les enfants :

  • Évitez au maximum de les exposer au soleil entre 12 heures et 16 heures c’est la période durant laquelle les rayons UV sont les plus intenses, cela est valable même si le ciel est partiellement couvert ou qu’il y a un vent frais (rappelons que les UV ne provoquent pas de sensation de chaleur).
  • Assurez impérativement une bonne protection par le port de vêtements et d’accessoires adaptés tels que des T-shirt au tissage serré, des lunettes de soleil anti-UV avec protection latérale, des chapeaux à bords suffisamment larges protégeant le visage, la nuque et les oreilles.
  • Limitez les durées d’exposition de votre enfant au soleil.
  • Avant toute exposition au soleil, appliquez une couche épaisse de crème solaire haute protection (indice de protection supérieur à 30). Appliquez la crème de protection solaire sur l’ensemble des parties du corps qui peuvent être exposées. Privilégiez les crèmes résistantes à l’eau. Renouvelez l’application toutes les deux heures et après chaque baignade. Gardez en tête que les crèmes de protection solaire n’apportent pas une protection à 100%, l’utilisation de la crème ne dispense pas de limiter les durées d’exposition.
  • Soyez particulièrement vigilants si vous êtes en conditions comportant un risque supplémentaire ou une fausse sécurité comme en cas de vent frais, couverture nuageuse faible, sol réfléchissant (neige, sable, eau), ou en altitude.

Les enfants ne sont pas tous égaux face au soleil, ils sont plus vulnérables si :

  • Ils ont la peau claire, et les cheveux clairs (roux ou blond)
  • Ils ont de nombreux grains de beauté (plus de 50)
  • Ils ont des grains de beauté congénitaux (présents depuis la naissance) ou atypiques (larges, irréguliers)

Demandez conseil à votre pharmacien afin d’utiliser des produits de protections solaires adaptés à votre enfant. Dans tous les cas il faut pour votre enfant éviter les heures les plus dangereuses (entre 12h et 16h); porter un chapeau ou une casquette; porter des lunettes de soleil anti-UVA et anti-UVB  avec protection latérale; garder si possible un T-shirt ou une chemise. S’il s’agit d’un nourrisson, il ne doit pas être exposé au soleil.

 

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Sources :

 

Enfants : détendez vous, ils ne sont pas en sucre !

Ce que vous devez savoir sur l’utilisation du glucose par l’organismediabète

Le corps est constitué de cellules dont l’assemblage forme les organes (muscles, coeur…). Chaque cellule peut être considérée comme un moteur qui produit de l’énergie lorsque ces organes sont en activité : son carburant est le glucose (sucre).

Ce carburant, nous le trouvons dans l’alimentation. Une hormone est responsable de la gestion de cette énergie : l’insuline. Elle est fabriquée par des cellules spécialisées appelées ‘ilots de Langherans’ et produites par le pancréas.Lorsque le glucose arrive dans le tube digestif et passe dans le sang, l’insuline alors libérée le distribue aux différents organes. Ces derniers utilisent le glucose ou le stockent, ce qui fait baisser le taux de sucre (la glycémie) dans le sang.

Chez l’Homme, la glycémie doit varier en moyenne entre 0,80 et 1,40 g par litre de sang (entre 1 et 1,4 g/l deux heures après un repas et entre 0,80 et 1,10 g/l à jeun le matin).

Quels sont les deux types de diabètes qui existent ?

  • Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune, c’est-à-dire une réaction d’attaque de l’organisme contre ses propres cellules. Il provient de la destruction progressive des îlots de Langerhans, les cellules du pancréas chargées de secréter l’insuline.

Or, cette hormone est indispensable à la bonne assimilation des sucres par notre organisme.L’incidence du diabète de type 1 chez l’enfant a quasiment doublé au cours des 20 dernières années en France. Parallèlement, les enfants deviennent diabétiques de plus en plus jeunes : près de 75% de cas en plus pour les moins de 4 ans et plus de 30% pour les 4-14 ans.La durée du suivi de cette maladie s’allonge et le risque de complications est plus grand avec un diabète débutant dans l’enfance. Les causes de cette virulence plus précoce de la maladie seraient à rechercher notamment dans les changements nutritionnels au cours de la première année de vie.Plusieurs études suggèrent en effet que l’introduction précoce des protéines de lait de vache et d’aliments à base de gluten serait un facteur de risque. En outre, une hypothèse « hygiéniste » met en évidence le lien entre la baisse de nombreuses maladies infectieuses et l’augmentation des maladies auto-immunes.Le rapport récent de l’INSERM intitulé Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant précise que la forte augmentation des cas de diabète chez les enfants ‘ne semble pas liée aux changements intervenus durant cette période – nouvelle définition de la maladie, amélioration des pratiques de dépistage – ni à une modification génétique de la population. L’hypothèse d’une interaction entre des facteurs environnementaux et une prédisposition génétique est donc posée’.

  • Le diabète de type 2 chez les jeunes (dit non-insulinodépendant) s’installe lorsque l’organisme devient moins sensible à l’action de l’insuline, qui perd de son efficacité.Cette maladie touche surtout des adolescents en surpoids obèses, avec des antécédents familiaux de diabète.La sévérité des complications, notamment cardio-vasculaires, et la rapidité de leur survenue font de cette affection un problème de santé public émergent.

Sources :

  • Inserm novembre 2007 – Surveillance épidémiologique du diabète de l’enfant / Claire Lévy-Marchal, Anne Fagot-Campagna, Madeleine Daniel