Safe sex : ce que les femmes pensent de la contraception

Ces statistiques émanent de l’étude Safe centrée sur la contraception et le comportement sexuel des femmes en Europe. Près de 12 000 femmes de 15 à 49 ans donc, ont été interrogées dans 14 pays du Vieux continent. Dans la majorité des pays la pilule est la méthode contraceptive la plus utilisée. C’est le cas en France, où près d’une femme interrogée sur deux déclare y recourir. Record d’Europe !

Les femmes aujourd’hui, ont de plus en plus tendance à rechercher une méthode contraceptive qui leur procure des bénéfices additionnels sur le poids donc, mais aussi sur la peau (par crainte de l’acné) et le bien-être. Il n’en reste pas moins quelques motifs d’inquiétudes : 30% des femmes ne protègent pas leurs premiers rapports par la contraception ! Qu’il s’agisse de la pilule, du préservatif ou de toute autre moyen. Une proportion effarante qui est synonyme, faute de préservatif, d’une exposition inconsidérée aux infections sexuellement transmissibles. Mais aussi à des grossesses non désirées, et donc à d’éventuelles interruptions volontaires de grossesse (IVG). Chaque année, en France, 200 000 IVG sont ainsi pratiquées. C’est plus de 500 chaque jour !

La campagne – La meilleure contraception, c’est celle qu’on choisit – lancée en septembre par le ministère de la Santé vise notamment à faire chuter le nombre des IVG. Les autorités misent pour cela, sur l’information. Quelles sont les différentes méthodes contraceptives disponibles ? Comment fonctionnent-elles ? Nous vous proposons un tour d’horizon :

La contraception œstroprogestative par la pilule. Elle associe un oestrogène et un progestatif. L’objectif est de maintenir ces deux hormones à un taux constant, pour bloquer l’ovulation. La pilule pour cela, doit être prise à intervalles réguliers, chaque jour à la même heure. Le rythme de prise permet en outre d’obtenir des saignements menstruels réguliers « comme des règles ». Certaines pilules ne renferment qu’une hormone progestative, pour les femmes ayant des contre indications à la prise d’œstrogènes ;

L’anneau contraceptif vaginal renferme aussi un oestrogène et un progestatif. Flexible et transparent, il mesure 5,33 cm de diamètre. Il est posé par la femme elle-même dans le vagin pour 3 semaines, apportant une efficacité contraceptive comparable à celle de la pilule ;

Le patch contraceptif délivre les hormones à travers la peau. Collé au bas de l’abdomen ou sur une fesse, il doit être changé chaque semaine ;

Le dispositif intra-utérin (DIU) est une méthode de première intention, y compris chez les femmes qui n’ont jamais eu d’enfant, dans certaines conditions. Appelé aussi stérilet dans le grand public ce petit objet – de 3 cm environ – est en plastique souple recouvert de cuivre. Il est placé par un médecin dans l’utérus. Il autorise l’ovulation, mais empêche l’implantation de l’œuf fécondé ;

Le SIU ou – système intra-utérin – hormonal comporte un fin réservoir qui libère pendant 5 ans une hormone progestative, qui rend la glaire cervicale infranchissable par les spermatozoïdes et qui modifie la muqueuse utérine. C’est un vrai progrès : le SIU en effet, est encore plus efficace que les DIU au cuivre de dernière génération ;

L’implant contraceptif fait partie des méthodes progestatives. C’est un dispositif sous-cutané. Constitué d’un bâtonnet inséré à la face interne du bras non-dominant par un médecin formé à cette technique. Il bloque l’ovulation en libérant de manière continue un progestatif ;

Les spermicides se présentent sous la forme de gelées, de crèmes ou de mousses. En vente libre dans les pharmacies, ils sont introduits dans le vagin avant chaque rapport. Ils peuvent être utilisés seuls – avec une efficacité de 70% à 80% – ou en association avec un diaphragme ou une cape contraceptive ;

Le diaphragme justement, se présente sous la forme d’une très fine coupelle en caoutchouc, de 5 à 10 cm de diamètre et aux pourtours fermes et flexibles. La cape elle, est une sorte de capuchon destiné à recouvrir le col de l’utérus. Ces deux méthodes assimilées à des barrières, sont très peu utilisées en France ;

La contraception d’urgence, ce que l’on appelle la pilule du lendemain, est à part. Cette contraception d’urgence doit être utilisée en cas de rupture du préservatif par exemple, ou en cas d’absence ou d’oubli de la contraception. Dans tous les cas, elle doit être prise le plus tôt possible après le rapport non protégé.

Soulignons enfin qu’aucune de ces méthodes ne protège des infections sexuellement transmissibles. Le seul et unique rempart est bien sûr le préservatif. Ou plus exactement les préservatifs, masculin et féminin. Un numéro gratuit depuis un téléphone fixe, a enfin été mis en place par les autorités de santé, pour répondre à toutes vos questions : c’est le 0800 235 236.

Source : Étude Safe réalisée de janvier à juin 2006 auprès de 11 490 Européennes de 15 à 49 ans, Ministère de la Santé

Addiction au tabac :’patchez’ vous !

Chaque cigarette fait perdre 11 minutes de vie! A l’inverse, à un an d’abstinence, le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié; à cinq ans, c’est le risque de cancer du poumon qui est divisé par deux.

La cigarette peut être à l’origine de troubles du sommeil (endormissement tardif, éveils nocturnes et/ou sommeil moins réparateur). En effet la nicotine à forte dose intervient de façon négative sur les cycles et la qualité du sommeil. De même, les troubles du sommeil font partie des symptômes de sevrage: ils sont retrouvés chez les fumeurs dépendants qui tentent d’arrêter seuls, sans aide pharmacologique, ou qui sont insuffisamment dosés au départ (formes orales de nicotine utilisées en nombre insuffisant et/ou patch(s) insuffisamment dosé(s)); les rechutes précoces en sont souvent la rançon.Une fois écartées les autres raisons d’insomnie, dépression par exemple (parfois induite ou majorée à l’arrêt du tabac), on s’attaque à cette «dysrégulation» de l’éveil liée au sevrage. Avec un dosage adapté (patch(s) et/ou formes orales) pour éviter le manque, le sommeil est souvent d’emblé facilité et de meilleure qualité. Par ailleurs, si certains fumeurs supportent une diffusion de nicotine en continu, d’autres doivent ôter leur(s) patch(s) au coucher pour échapper à un sommeil haché et parfois semé de cauchemards.

Patchs et formes orales, respectivement formes passive et active de délivrance de nicotine, sont en tout cas le traitement de première intention, pour que le fumeur soit le plus à même d’éprouver ses stratégies de résistance, de prendre la mesure de son tabagisme.

Pas de café après 16 heures (la cigarette anihile ses effets, le sevrage lui rend ses «qualités» stimulantes).

Sources :enquête Ifop – Pfizerwww.tabac- info-service.fr

Choisir son médecin traitant

  • Pourquoi faut-il choisir un médecin traitant ?

Il n’y a pas d’obligation d’avoir un médecin traitant déclaré. Chacun est libre. Simplement, depuis le 1er janvier 2006, les actes médicaux sont moins bien remboursés si vous avez déclaré un médecin traitant.

  • Qui doit être le médecin traitant ?

Le médecin traitant est celui qui vous soigne habituellement et qui vous connaît le mieux. Si nécessaire, il propose des examens complémentaires, aide à vous orienter vers un médecin spécialiste et coordonne votre suivi médical : résultats d’examens, diagnostics, traitements…

Tout médecin généraliste, ou éventuellement spécialiste, peut devenir votre médecin traitant dans la mesure où il accepte d’assumer cette mission. Il peut exercer en cabinet, à l’hôpital ou dans un centre de santé.Par contre attention, si votre cardiologue figure comme médecin traitant et que vous ayez un rhume, vous aurez du mal à justifier un rendez vous auprès de lui !

  • Comment déclarer votre médecin traitant ?

Il vous suffit ensuite de retourner à votre caisse d’assurance maladie, le formulaire ‘déclaration de choix du médecin traitant’ complété par vous et le médecin traitant choisi.

  • Qui doit déclarer son médecin traitant ?

Chaque personne de 16 ans et plus fait son propre choix et déclare son médecin traitant. Pour les jeunes de 16 et 17 ans, le formulaire est signé par les parents ou l’autorité parentale. Le médecin traitant est personnel : chaque membre de la famille peut choisir son médecin traitant.

  • Peut on changer de médecin traitant ?

Lorsque vous souhaitez changer de médecin traitant, vous devez remplir une nouvelle déclaration avec le nouveau médecin choisi. Cette déclaration sera ensuite envoyé à la caisse primaire d’assurance maladie où vous êtes enregistré pour vos cotisations et vos remboursements.

  • Peut on voir un autre médecin que le médecin traitant?

Vous êtes atteint d’une affection de longue durée ou vous devez consulter pour le suivi de votre grossesse, ou de votre myopie ? Certaines situations vous permettent d’aller consulter directement le médecin généraliste ou spécialiste de votre choix, sans passer par votre médecin traitant et en gardant votre taux habituel de remboursement. Consultez ces conditions auprès de votre caisse d’assurance maladie.

La pharmacie est un espace de santé proche des patients

Ce type d’expérience est souvent trop rare pour que nous profitions de ces quelques lignes pour le souligner. C’est une démarche qui est construite sur un véritable partenariat autour du patient diabétique. Au départ, une enquête menée auprès de 200 patients par des pharmaciens a montré une carence en information et en suivi de la prise en charge des patients diabétiques. La première contribution de l’association a donc été de fomer les équipes officinales par des diabétologues de la région grâce à un kit fourni par l’association. Ainsi les spécialistes à l’initiative de ce projet ont formé déjà plus de 400 personnes en Ile de France.

Les évaluations en pré-formation puis en post-formation ont montré une nette amélioration des connaissances ainsi qu’un impact majeur de la formation sur la perception de la maladie et donc sur la suivi des diabétiques.Les équipes officinales ayant participé à l’opération sont enchantés des résultats sur

  1. les connaissances acquises et réactualisées
  2. leur capacité à anticiper les questions de leurs clients diabétiques sur les petits maux liés à leur maladie pour leur répondre de façon pratique. Au programme, les officinaux ont dispensé des régles d’hygiènes et de diététiques, des conseils d’observance et également des recommandations sur les spécialités ou produits les plus adaptés pour soigner les petits bobos (cicatrisation, hygiène bucco-dentaire, sécheresse cutanée, …)

Après cette expérience concluante, l’association ‘Off et Diab’ affiche l’ambition d’impliquer 10 000 officinaux en constituant des équipes locales soudées autour du diabétologue pour mieux répondre aux besoins des patients diabétiques. Des groupes se constituent déjà à Nîmes, Tarbes, Evreux, Amiens, Caen, Lyon et bien d’autres villes.