IST: Qu’est-ce que c’est ?

Quels sont les signes pouvant évoquer une IST ?

Les symptômes les plus fréquents sont:

  • Brûlures en urinant,
  • écoulement anormal au niveau de la verge, du vagin ou de l’anus,
  • douleur dans le bas-ventre
  • apparition de lésions localisées: boutons, ulcérations ou verrues au niveau des organes sexuels

Les IST fragilisent les muqueuses et facilitent la transmission du sida. De plus, les IST peuvent aggraver le pronostic du sida chez les séropositifs.

Quelles sont les infections sexuellement transmissibles ?

Les IST sont dus à des parasites, des virus ou des bactéries. On retrouve :

  • Le VIH/sida
  • les chlamydioses
  • le gonocoque ou blennoragie ou « chaude-pisse »
  • les mycoplasmoses
  • la syphilis
  • l’herpès
  • les condylomes (petites verrues)
  • les hépatites

Une IST peut être grave !

Outre le sida et l’hépatite B, qui sont mortelles, les IST peuvent être graves et avoir de lourdes conséquences sur la santé, si elles ne sont pas traitées.

Les IST sont parfois silencieuses, c’est-à-dire qu’elles ne provoquent pas de symptôme. Ces formes sont le plus souvent retrouvées chez la femme. Une IST silencieuse est dangereuse puisqu’elle ne sera pas traitée. Elle pourra se développer et être transmise aux partenaires sexuels.
Les condylomes (verrues) sont à l’origine de cancers du col de l’utérus, il est donc important pour une femme d’avoir un suivi gynécologique régulier pour détecter l’apparition de ces condylomes et de les traiter au plus vite.
Une infection aux chlamydia (chlamydiose) peut engendrer de nombreuses complications tel que des infections génitales, une grossesse extra-utérine ou bien une stérilité.
La syphilis peut avoir des conséquences sérieuses et est considérée, ainsi que l’herpès, comme une maladie honteuse.

Chez l’homme, les IST non traitées peuvent entraîner des inflammations graves de la prostate ou des testicules.

Comment se prémunir des IST ?

préservatifsMême si l’abstinence constitue la meilleure des protections, il existe des moyens de prévention efficaces contre les IST et ce sont les préservatifs !!! Même si il ne garantissent pas une protection à 100%, ils sont de loin la meilleure protection.

Il est important d’utiliser des préservatifs à chaque rapport et pour chaque partenaire. Le préservatif est efficace contre le VIH et les autres IST. Il protège également d’une grossesse non désirée.

Où et quand se faire dépister ?

Le dépistage est nécessaire quand :

  • vous découvrez une lésion ou un bouton au niveau des organes sexuels ou ressentez une gène inhabituelle. Il ne faut pas essayer de se soigner seul ou attendre que ça passe !
  • vous décidez de ne plus utiliser de préservatif avec un partenaire régulier
  • vous avez des rapports à risque : avec plusieurs partenaires sexuels ou sans protection.

Si vous désirez effectuer un dépistage, vous pouvez consulter votre gynécologue ou votre médecin traitant. Il vous prescrira des analyses de sang (pour dépister l’hépatite B, le VIH, parfois la syphilis) ou posera directement son diagnostic, si les lésions visibles ou les symptômes sont explicites.

Vous pouvez également prendre rendez-vous dans un des centres spécialisés suivant :

  • les CDAG : Consultations de Dépistage Anonyme et Gratuit peuvent effectuer le dépistage du VIH, des hépatites B et C et parfois des IST.
  • les CIDDIST : Centre d’Information, de Dépistage et de Diagnostic des IST. Ils peuvent effectuer le dépistage, le diagnostic et le traitement des IST.
  • les CPEF : Centres de Planification et d’Éducation Familiale

Et si le diagnostic est positif pour une IST ?

Les traitements sont généralement simples et permettent une guérison sans séquelle dans la plupart des cas.Il est important de suivre son traitement comme prescrit par le médecin et de ne pas l’interrompre. Cela favorise la résistance aux antibiotiques et la maladie peut réapparaître.
Il est important d’utiliser un préservatif pendant le traitement et de prévenir son ou ses partenaires pour qu’ils puissent, à leur tour, se faire dépister et se soigner le cas échéant.

Pour plus d’information, pour posez une question ou tout simplement pour parler, vous pouvez appelez :

Sida Info Service au 0 800 840 800, disponible 7j/7, 24h/24 ou sur www.sida-info-service.org
Hépatites Info Service au 0 800 845 800, disponible 7j/7 de 9h à 23h ou sur www.hepatites-info-services.org

Les appels sont anonymes, confidentiels et gratuits à partir d’un poste fixe

Sources:

  1. www.info-ist.fr
  2. www.sida-info-service.org
  3. www.planning-familial.org
  4. Photo par Paul Keller sur Flickr http://www.flickr.com/photos/paulk/1241749044/

Pour éviter que cet autome ne soit monotone

automne

Manger des fruits et légumes de saison :

Ce n’est pas parce que le temps s’est rafraîchit, qu’il ne faut plus penser fruits et légumes ! Les fruits de saison doivent rester à l’honneur dans tous vos plats. Ainsi ne boudez pas les pommes, poires, choux, figues, noix et bien d’autres encore !
Une alimentation de saison fera également du bien à votre porte-monnaie !

Gardez une alimentation équilibrée permet de conserver la ligne et éviter les effets yo-yo.

Gardez la forme :

Continuez de pratiquer une activité physique, même modérée. Cela vous aidera à vous sentir bien dans votre corps et vous permettra également de garder la ligne et de moins culpabiliser sur vos envies !
De plus le fait de pratiquer une activité physique va libérer des endorphines, substances agissant au niveau du cerveau pour une sensation de bien-être.

S’exposer à la lumière naturelle !

Profiter de la lumière extérieure au moins une heure par jour en faisant quelque chose que vous aimez comme le vélo, la course à pied ou tout simplement en vous baladant.
Profitez de la nature et de ces couleurs pour vous redonner le sourire.

Bien dormir

Un sommeil réparateur passe par un sommeil de bonne qualité : évitez de dormir pendant la journée et essayez de trouver votre propre rythme.
Les premières heures de la nuit sont les plus réparatrices, il faut donc se coucher tôt !

Profitez donc de cette période afin d’aborder l’hiver en toute sérénité.

Crédit Photo : bluepointcom sur http://www.flickr.com/photos/75681523@N00/80045338

C’est aujourd’hui la rentrée scolaire, votre pharmacien vous conseille !

A la rentrée des classes :

rentrée scolaire

  • Fixez une heure du coucher qui permet à votre enfant d’être bien reposé le lendemain.
  • Familiarisez votre enfant à la routine matinale dès la rentrée des classes afin d’être prêt à partir à l’heure :
    • Se coucher et se lever à une heure régulière,
    • S’habiller, déjeuner, se brosser les dents,
    • Préparer son sac d’école,
    • Mettre son manteau, etc.,
  • La veille, aidez votre enfant à préparer sa journée d’école
    • Aidez-le à choisir ses vêtements et à préparer son sac d’école et un goûter. Cela lui permet en même temps d’apprendre à s’organiser.
    • Surveillez les signes d’angoisse chez votre enfant et, le cas échéant, discutez de ses préoccupations.
    • Prenez le temps d’écouter votre enfant lorsqu’il veut parler.
    • Éviter d’ajouter inutilement d’autres stress au stress lié à l’école que vit votre enfant.
  • Tout au long de l’année scolaire
    • Participez aux évènements et activités parascolaires.
    • Assistez aux soirées d’information aux parents ainsi qu’aux évènements auxquels participe votre enfant (pièce de théâtre, activités sportives).
    • Félicitez votre enfant pour ses efforts, même si vous ne constatez pas encore de résultats.
  • Anticiper une urgence ou un danger
    • Donnez vos coordonnées à l’école pour qu’on puisse vous joindre en cas d’urgence ou remplissez le formulaire à cet effet, s’il y a lieu.
    • Mettez votre enfant en garde contre les dangers de la rue, notamment les risques de la circulation et des rencontres avec des inconnus.
    • Votre enfant est-il familier avec l’itinéraire de l’autobus ? Sait-il quoi faire lorsqu’il s’est perdu ?

Source : infodelta – bulletin trimestriel

Allergie : Les allergies alimentaires

Quels sont les symptômes ?

Il existe une grande variété de symptômes, dont les plus fréquents sont :

  • nez qui coule ou congestion nasale, éternuements
  • gonflement des lèvres, de la bouche, de la langue, du visage et/ou de la gorge, éruptions ou rougeurs, eczéma
  • crampes abdominales, diarrhée, vomissement, ballonnement
  • pâleur, étourdissements, perte de conscience.
  • La forme la plus grave de l’allergie est le choc anaphylactique, qui est un choc sévère généralisé, potentiellement mortel, qui nécessite une prise en charge immédiate.

Les symptômes apparaissent le plus souvent dans les minutes après l’absorption de l’aliment.

Quelle est la différence entre une allergie et une intolérance ?

Une personne allergique à un aliment ne peut pas le consommer à nouveau sous peine de réaction, parfois grave (choc anaphylactique), alors qu’une personne intolérante au lactose par exemple pourra consommer du lactose en petite quantité sans pour autant déclarer de symptômes.

L’intolérance au lactose:

L’intolérance la plus connue est l’intolérance au lactose. Au niveau de l’intestin, il existe une enzyme appelée la lactase, capable de dégrader le lactose en d’autres sucres qui pourront passer dans le sang.Or les personnes intolérantes ont peu de lactase ou elle ne fonctionne pas très bien. Le lactose n’est donc pas dégradé.Les symptômes apparaissent après l’ingestion de lait et se manifeste par des douleurs abdominales, des diarrhées et des flatulences.

La maladie cœliaque ou intolérance au gluten :

C’est une maladie de l’intestin grêle. Lors de l’ingestion de gluten, les cellules de l’intestin vont être endommagées. Cela empêche l’absorption des autres autres nutriments essentiels apportés par l’alimentation. Le patient, en plus des diarrhées et des crampes abdominales, sera carencé dans certains nutriments, ce qui entraîne une faiblesse ou une irritabilité. Le seul traitement efficace est une régime sans gluten ! En quelques jours sous régime sans gluten, les cellules de l’estomac se reforment et les symptômes disparaissent.

Comment diagnostiquer une allergie alimentaire ?

Un interrogatoire minutieux aura lieu avec un allergologue, afin de déterminer s’il s’agit bien d’une manifestation allergique et quel est l’aliment en cause.Pour cela, l’allergologue utilise plusieurs méthodes :

  • des tests cutanés : ils consistent à mettre l’allergène en contact avec la peau et observer si une réaction a lieu.
  • des tests sanguins : avec détection des anticorps spécifiques dirigés contre l’allergène suspecté
  • un test de provocation oral : le patient va ingérer l’aliment suspecté et on observe si une réaction allergique a lieu. Ce test peut être dangereux mais indispensable pour connaître avec certitude l’aliment responsable. Il est réalisé en milieu hospitalier uniquement.

D’autres allergènes peuvent être recherchés en même temps car il existe des réactions croisées aliments et pollens par exemple.

Comment traiter une allergie alimentaire ?

Le traitement le plus efficace est l’éviction totale de l’aliment. Mais cela peut être difficile surtout quand il s’agit de l’œuf ou de protéines de lait. En effet, il existe beaucoup de préparation contenant ces aliments. Mieux vaut donc privilégier les repas simples, ‘faits maison’, où tous les aliments sont connus.

Lors d’un antécédent d’allergie grave ou de choc anaphylactique, et si l’aliment est ingéré par accident, la réaction peut être encore plus rapide.

Dès l’ingestion ou dès les premiers signes d’allergie sévère, composer dans les plus brefs délais le numéro d’urgence du SAMU, le ’15’.

Les personnes allergiques ont parfois sur eux un stylo-injecteur d’adrénaline, qui vous permettra de prodiguer les premiers secours.

Sources:

  1. www.e-sante.fr
  2. Ministère de la santé www.sante.gouv.fr

Spécial été: Se protéger du soleil

Il existe différents phototypes de peau :

  • Phototype I : peau rose avec beaucoup de tâches de rousseur, bronze difficilement et attrape d’importants coups de soleil.
  • Phototype II : peau claire, avec peu de tâches de rousseur, bronze mais avec de fréquents coups de soleil.
  • Phototype III : peau claire avec peu ou pas de tâches de rousseur, bronze avec peu de coups de soleil.
  • Phototype IV : peau beige clair, sans tâche de rousseur, bronze avec peu de coups de soleil.
  • Phototype V : peau brune foncée, sans tâche de rousseur, bronze sans coup de soleil.

Les peaux correspondant au phototype I auront besoin d’un indice de protection solaire plus élevée que celles du phototype IV par exemple.

Qu’ est ce que l’indice de protection solaire ?

Il faut savoir que la crème « écran total » n’existe pas. Elle ne forme pas une barrière mais un filtre contre les rayons pour limiter leur pénétration.L’indice de protection solaire est un rapport entre le temps qu’il faut, à un testeur, pour prendre un coup de soleil avec une couche de crème à tester, sur le temps qu’il faut pour prendre un coup de soleil sans la crème.

Voici un exemple pour une meilleure compréhension :Si un testeur rougit au bout de 150 minutes sur une zone protégée mais qu’il faut seulement 5 minutes pour rougir à ce même testeur sur une zone non protégée, l’indice de protection solaire sera de 30 (150/5=30).

L’ Organisation Mondiale de la Santé préconise un indice de protection solaire d’environ 30 pour la majorité des types de peau et des ensoleillements. Bien entendu, pour des conditions extrêmes ou pour des personnes sensibles, l’usage d’un indice de protection solaire de 40 ou de 50 sera recommandé

Qu’est ce que l’index UV ?

De plus en plus les organismes internationaux tendent à uniformiser les données en s’appuyant sur l’index UV (IUV). Cet index exprime l’ intensité maximale du rayonnement UV, arrivant à la surface de la terre, un jour donné. La valeur minimale est de 0. Plus l’ index est élevé, plus il y a de risque pour la peau et les yeux. En France, l’index UV est donné lors des prévisions météorologiques dans les médias.

Astuce si on ne connaît pas l’index UV : Planter un bâton dans le sol et observer la taille de l’ombre qu’il projette. Plus l’ombre est courte, plus l’intensité est élevée et plus il faudra se protéger

Il est également recommandé:

  • d’éviter les heures les plus chaudes de la journée, entre 10h et 16h
  • de rechercher l’ombre
  • de porter des vêtements longs, un chapeau et des lunettes de soleil pour une protection optimale
  • de protéger les enfants et les bébé, dont la peau est encore plus fragile !

Sources :

  1. L’Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr
  2. Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé www.sante.gouv.fr
  3. La sécurité solaire sur www.soleil.info

Soleil, attention les yeux !

En montagne, les rayons UV sont plus intenses, la proportion des rayons augmente de 10% tous les 1000 mètres d’altitude. De plus, la neige agit comme un miroir et renvoie jusqu’à 80% des rayons UV, alors que le sable n’en renvoie que 20% et l’eau de 5 à 10%.

L’ophtalmie

L’œil est protégé de l’environnement extérieure par la cornée, très fine peau. Si la cornée est exposée à une des rayons ultraviolets sans protection, elle peut être brûlée. C’est ce qu’on appelle l’ophtalmie ou photokératoconjonctivite.

Le risque immédiat d’une exposition non protégée au soleil est l’ophtalmie dite des neiges (car fréquente en montagne).

soleil

L’ophtalmie est un coup de soleil sur l’œil. Elle se traduit par une brûlure des cellules de la cornée. Dans les heures qui suivent l’exposition, surviennent les symptômes :

  • une sensation de brûlure,
  • une photophobie (sensibilité à la lumière),
  • l’impression d’avoir un corps étranger sous la paupière comme du sable,
  • des larmoiements,
  • une cécité temporaire

C’est un moment très stressant et douloureux chez la personne souffrant d’ophtalmie.

Traitement

Le traitement consiste

  • au repos de la personne,
  • à appliquer des pansements oculaires et un collyre antiseptique.

La guérison complète se fait en 48 heures environ. Il est important de se protéger par la suite pour éviter des récidives.

Les rayons UV sont cumulatifs comme au niveau de la peau. A plus long terme, une surexposition répétée aux rayons UV peut entraîner une cataracte (atteinte de la vision pouvant évoluer vers une cécité) ou une dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA : maladie de la rétine avec perte de la vision centrale, ‘trou noir’ au centre du champ visuel).

Les yeux des enfants sont encore plus fragiles, car pas complètement formés. Ils risquent des lésions au niveau de la rétine.

Ayez le réflexe lunettes !

Les jours de ciel couvert, on se méfie moins des effets du soleil or les rayons UV passent à travers les nuages, il faut donc se protéger !

Pour se protéger efficacement du soleil, vos lunettes de soleil doivent avoir un marquage CE (norme européenne) de catégorie 3 au moins, mais préférez une catégorie 4 en haute montagne et chez les enfants. On peut aussi choisir des lunettes avec des branches épaisses ou avec des caches sur les cotés pour une protection optimale.

Les yeux des enfants sont plus fragiles, le port de lunettes de soleil et d’une casquette est primordial.

Source :

  1. www.soleil.info
  2. Crédit Photo : Arun Kulshreshtha http://commons.wikimedia.org/wiki/File:The_Sun.jpg?uselang=fr

Allergie : Le rhume des foins

Quels sont les symptômes ?

Le rhume des foins se caractérise par :

  • un nez qui coule ou congestionné (encombré),
  • des éternuements à répétition,
  • des démangeaisons et des rougeurs au niveau des yeux,
  • des signes généraux si il n’y a pas d’amélioration : perte du goût et de l’odorat, une irritabilité, une insomnie.

Mécanisme de la réaction :

Il y a tout d’abord une phase de sensibilisation : le système immunitaire va être sensibilisé par un allergène, il va produire des anticorps de type IgE spécifiques, dirigés contre cet allergène.

Lors d’un second contact, il y a déclenchement de la réaction allergique, c’est-à-dire que les anticorps vont aller se fixer sur l’allergène, formant ce qu’on appelle un complexe immun (anticorps-antigène).
Ce complexe immun va activer des mastocytes et des basophiles, qui vont libérer des médiateurs chimiques (type histamine). Ce sont ces médiateurs chimiques qui sont responsables de la réaction allergique.

Allergènes en cause :

Il existe de nombreux allergènes responsables de rhinite allergique. C’est bien souvent en début de printemps jusqu’en automne, que surviennent les symptômes, période où le fabrication de pollen est intense.
Pour prévenir ses allergies, il existe un calendrier pollinique qui regroupe les espèces allergisantes par région et indique le/les mois où le pollen est le plus abondant.

Diagnostic

Tout d’abord, le médecin effectuera un interrogatoire minutieux et « policier », afin de détecter l’allergène en cause. Il vous demandera vos antécédents familiaux et/ou personnels d’allergie et si il y a eu des facteurs déclenchant (par exemple un lieu, un moment).

Puis, le médecin effectuera des tests cutanés avec différents allergènes pour vérifier si il y a réaction ou non.Les tests cutanés peuvent se dérouler de deux façons :

  • Soit la méthode utilisée est un Prick test : la solution allergènique est déposée sur la peau puis une « micro » piqûre, au centre de la goutte, permet de faire pénétrer l’allergène et de provoquer la réaction allergique.

pricktest

Le test est positif si l’on observe une réaction allergique : plaque rouge avec œdème (gonflement) et démangeaison au bout de 20 minutes environ.

  • Soit on réalise des intradermo-réactions (IDR) : la solution allergènique est directement injectée dans le derme avec une seringue.

En laboratoire, on peut doser les IgE spécifiques d’un allergène à partir d’un échantillon sanguin. Il existe maintenant des tests multi-allergéniques qui permet de tester plusieurs allergènes.

Traitement :

L’éviction de l’allergène n’est pas toujours possible, surtout quand il s’agit du pollen. On a alors recours aux médicaments.

Médicaments :

Les médicaments utilisées sont :

  • des antihistaminiques : bloquent la production d’histamine,
  • des décongestionnants : diminuent la congestion nasale. Ils se présentent sous forme de sirop, de comprimés ou de vaporisateurs. Ils peuvent être associé à des antihistaminiques,
  • des corticostéroïdes nasaux ou oraux (à court terme) pour bloquer la réaction allergique,
  • des antidégranulants : bloquent la libération de l’histamine. Ils doivent donc être pris avant l’apparition des premiers symptômes,
  • des antileucotriènes : bloquent les effets des leucotriènes, molécules contribuant à l’apparition des symptômes.

Désensibilisation :

Après avoir identifier clairement l’allergène en cause, l’allergologue peut proposer un traitement de désensibilisation. Il consiste à administrer l’allergène en doses croissantes pendant plusieurs mois, puis avec une dose d’entretien pendant plusieurs années.
L’objectif étant que l’organisme tolère l’allergène pour éviter une réaction allergique lors d’un autre contact.

Sources :

  1. Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail www.anses.fr
  2. Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL) www.allergies.afpral.fr
  3. www.passeportsante.net

Allergie : Paré pour le choc !

Depuis quelques années, les allergies sont en plein essor en France. Une allergie est une réaction de l’organisme à un allergène (molécule étrangère = antigène). Il existe différents types d’allergies suivant leur localisation et leur mode de déclenchement.

Quels sont les allergènes mis en cause ?

Les allergènes, les plus souvent retrouvés lors de choc anaphylactique, sont :

  • Les aliments : ils sont fréquemment responsables de choc anaphylactique (60% des cas) . Ils sont également appelés trophallergènes (allergène contenu dans les aliments) et peuvent être : les œufs, le sésame, le lait de vache ou de chèvre, les crustacés, l’arachide, le kiwi…
  • Les venins d’hyménoptères (environ 16% des cas): En France, plusieurs personnes décèdent chaque année d’une piqûre d’abeilles, de guêpes ou de frelons (Hyménoptères). Il est important de reconnaître les premiers symptômes indiquant un choc anaphylactique afin d’avoir une prise en charge la plus précoce possible.
  • Les médicaments (environ 16% des cas) : ce sont généralement les anesthésiques (curares), les antibiotiques (beta-lactamines) ou les anti-inflammatoires
  • Le latex : (environ 4% des cas). L’allergie au latex est souvent retrouvée chez des personnes ayant un contact régulier avec le latex dans un contexte professionnel (coiffeur, médecin)

Le mécanisme de la réaction allergique :

C’est ce qu’on appelle une réaction d’hypersensibilité de type I. Elle nécessite le contact préalable avec l’allergène.Il y a :

  • une phase de sensibilisation, qui est le premier contact avec l’antigène.

Des anticorps (immunoglobulines), dirigés contre cet allergène, vont se former. Le patient ne présente aucun symptôme. La fabrication de ces anticorps permet d’agir immédiatement lors d’un second contact.

  • une phase de déclenchement, qui a lieu lors de la réintroduction de l’allergène.

Les anticorps vont aller l’attaquer et se fixer dessus, formant ainsi un complexe immun (anticorps lié à antigène). Ce complexe va aller se fixer sur des cellules responsables de manifestations allergiques immédiates : les mastocyte et les basophiles. Ces cellules, ainsi activées, vont libérer des médiateurs chimiques (des substances chimiques dont la principale est l’histamine), qui vont diffuser dans tout l’organisme, d’où une réaction généralisée. Ce sont ces médiateurs qui sont responsables des symptômes.

Quels sont les symptômes ?

Lors de la phase de déclenchement, les symptômes arrivent dans les minutes qui suivent le contact avec l’allergène.La réaction anaphylactique peut se traduire par :

  • un urticaire aiguë généralisé (éruption de plaques rouges),
  • un œdème du visage ou un œdème de Quincke (c’est la forme sévère qui se caractérise par un gonflement des muqueuses du visage, de la langue, des lèvres, des voies respiratoires supérieurs, pouvant entraîner un arrêt respiratoire),
  • des difficultés respiratoires, crises d’asthmes,
  • des signes digestifs (douleurs abdominales, diarrhées, …)

Le choc anaphylactique est l’évolution ultime. En plus des symptômes précédents, il se caractérise par :

  • un malaise (fatigue intense, chute de tension artérielle, augmentation du rythme cardiaque)
  • une perte de connaissance pouvant aller jusqu’au coma.

URGENCE ABSOLUE

Si vous suspectez un choc anaphylactique, appelez immédiatement le numéro d’urgence du SAMU, le « 15 ».

Ces allergies graves peuvent se reproduire en cas de contact accidentel avec l’allergène. En attendant les secours, pensez alors à vérifier si le patient n’a pas sur lui, ou a proximité, un stylo auto-injecteur d’adrénaline, afin de prodiguer les premiers secours.

L’administration d’adrénaline est le traitement de choix pour traiter le choc. Dès l’apparition de signes sévères, l’adrénaline doit être administrée immédiatement !
Mieux vaut une injection d’adrénaline de trop que pas d’injection du tout !

Il faut rassurer le patient, le calmer, car le stress est un facteur aggravant.Dans un deuxième temps, le patient peut recevoir des antihistaminiques ou des corticoïdes.Même si l’état du patient s’améliore après l’injection, un suivi médical s’impose.

Constituez une trousse d’urgence !

Quand un enfant ou un adulte est sujet à des allergies, il est important de constituer une trousse d’urgence, à conserver sur soi ou à proximité.Cette trousse doit être contenir :

  • médicaments: antihistaminiques, corticostéroïdes, quand les premiers signes d’une allergie se déclenchent
  • aérosols : ils sont généralement prescrit pour les enfants asthmatiques
  • médicament à injecter: adrénaline sous forme de stylo auto-injectable à utiliser quand les symptômes sévères apparaissent

Prévention

Bien connaître ses allergies est déterminant pour une bonne prévention. Après un réaction allergique, il est nécessaire de prendre rendez-vous avec un allergologue, qui déterminera les aliments ou les médicaments à éviter grâce à une série de tests.
Si vous avez déjà fait un choc anaphylactique ou que vous faites de fortes réactions allergiques, il vous prescrira le nécessaire pour une trousse d’urgence adaptée. Suivant le type d’allergie, des séances de désensibilisation peuvent être envisagées.

L’entourage d’une personne à risque doit être formé à reconnaître les premiers symptômes sévères et doit être capable d’effectuer les premiers gestes d’urgence !

Sources :

  1. Inserm www.inserm.fr
  2. www.passeportsante.net
  3. Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail www.anses.fr
  4. Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL) www.allergies.afpral.fr

Pour un sourire éclatant, préservez vos dents !

Qu’est-ce qu’une carie ?

Une carie est une destruction progressive de la dent. Elle commence en surface en attaquant l’émail et la dentine. Non soignée, elle se propage en profondeur et atteint la pulpe (cœur de la dent), provoquant une rage de dent.Si l’infection progresse, elle peut provoquer un abcès. L’infection peut contaminer le sang et se disséminer dans l’organisme.dentLes facteurs favorisants sont :

  • la plaque dentaire : elle se dépose sur les dents. Elle est constituée de déchets alimentaires et de bactéries, dont certaines libèrent de l’acide, qui attaque les dents. Elle peut se minéraliser et devenir du tartre. Le brossage après chaque repas est essentiel, il permet d’éliminer la plaque dentaire.
  • Les sucres : ils favorisent la prolifération des bactéries. Il faut donc limiter ses apports en sucres et éviter de manger en dehors des repas.
  • un terrain favorable : certaines personnes ont des dents plus fragiles, plus sujettes à l’apparition de caries que d’autres.

Le brossage indispensable :

Se brosser les dents est essentiel, il permet d’éliminer la plaque dentaire qui s’est formée au cours d’un repas et permet donc de limiter le tartre.Il permet d’éliminer les débris alimentaires et le sucre qui se déposent entre les dents et permet ainsi de limiter la propagation des bactéries.Enrichit au fluor, le brossage aide à la prévention des caries et protège l’émail des dents.

Quelle soit électrique ou manuelle, il est important de changer de brosse à dent au minimum tous les trois mois.

Le brossage doit se faire le plus tôt possible pour préserver les dents. Il doit être réalisé par un adulte chez l’enfant entre un et trois ans, puis par l’enfant seul vers six ou sept ans.Il est important de soigner les caries même si elles sont sur les dents de lait.
Des sillons, plus ou moins profonds, se creusent sur les dents. Ils doivent être combler car il favorise la prolifération des bactéries et donc l’apparition de caries.

Il est recommandé de consulter au moins une fois par an un chirurgien-dentiste, même en l’absence de douleur dentaire.

L’Assurance Maladie propose des examens bucco-dentaires et des soins complémentaires gratuits pour les enfants de 6, 9, 12, 15 et 18 ans. Le but est de favoriser la prévention et le dépistage des soins dentaires.

Le fluor, un allié de choix

Les fluorures (ou les ions fluor) ont deux effets majoritaires sur les dents :

  • ils limitent la déminéralisation et favorisent la reminéralisation.
  • ils limitent la prolifération des bactéries responsables des caries.

Pour un effet maximal contre les caries, le fluor doit être administré à faible dose mais de façon régulière pour assurer une présence continue au niveau de l’émail dentaire.

On retrouve du fluor dans l’eau de boisson (eau de distribution ou l’eau en bouteille), dans l’alimentation, notamment dans le sel fluoré ainsi que dans des produits de santé : ce sont les gommes à mâcher, les dentifrices…

La mesure la plus efficace pour lutter contre l’apparition de caries dentaires est un brossage des dents au moins deux fois par jour avec un dentifrice au fluor adapté.

Du fluor, oui mais pas trop !

Le risque d’un apport trop riche en fluor, pendant plusieurs mois ou plusieurs années, est de développer une fluorose dentaire.La fluorose dentaire se manifeste par des tâches sur l’émail des dents. Il est important de contrôler l’apport de fluor surtout chez les enfants, de la naissance à 12 ans, car c’est la période de la minéralisation de l’émail.
Une supplémentation en fluor peut être prescrit par un chirurgien-dentiste, au cas par cas, sous forme de comprimés, de gouttes ou de vernis.

Sources :

  1. l’Assurance Maladie : www.ameli-sante.fr
  2. l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) : www.afssaps.fr
  3. l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : www.who.int/fr
  4. Photo par Sam Fentress: http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Section_de_dent.jpg?uselang=fr

La cigarette fait encore un tabac chez les femmes

Tabac et contraception :

L’association tabac et pilule contraceptive augmente le risque de maladies cardiovasculaires, comme la survenue :

  • d’un accident vasculaire cérébrale AVC
  • d’une phlébite (inflammation d’une veine de la jambe avec formation d’un caillot sanguin)
  • d’une embolie pulmonaire, complication d’une phlébite (le caillot sanguin migre et bouche une artère pulmonaire)

Tabac et fécondation

Les femmes fumeuses désirant concevoir un enfant ont souvent plus de difficultés que les non-fumeuses. En effet, la fécondité chez ces femmes est grandement ralenti et il faut en moyenne deux fois plus de temps pour concevoir un enfant que chez une femme non-fumeuse.

La ménopause apparaît souvent plus tôt chez ces femmes avec un risque plus élevé d’ostéoporose c’est-à-dire d’une diminution de la densité osseuse à l’origine de fractures.

Tabac et grossesse :

Une femme enceinte fumeuse induit un risque pour sa santé et pour celle de son futur bébé.

Des effets néfastes sur la grossesse :

Le tabagisme augmente le risque d’accouchement prématuré, de fausse couche et de grossesse extra-utérine.

Des effets néfastes sur le fœtus :

Si la mère fume pendant sa grossesse, le fœtus est exposé à un tabagisme passif. La fumée inhalée par le mère contient des produits toxiques, capables de passer dans le sang et d’aller jusqu’au fœtus.

  • le monoxyde de carbone (CO) passe dans le sang de la mère et prend la place de l’oxygène. Or c’est ce sang, moins bien oxygéné, qui alimente le fœtus. Le principal risque est donc un développement insuffisant du fœtus.
  • De plus, la nicotine présente dans le tabac, passe la barrière placentaire jusqu’au fœtus. Quand vous fumez, votre enfant fume aussi ! La nicotine passe également dans le lait maternel !

Tabac et minceur

Effectivement, la consommation d’une cigarette induit une dépense énergétique du métabolisme de base de 3% dans l’heure qui suit. La tabac a de plus un effet anorexigène, c’est-à-dire qu’il diminue l’appétit. Mais ces effets ne sont que transitoires.

La consommation de tabac provoque des modifications hormonales qui conduisent à une nouvelle répartition des graisses au long terme. Ces graisses ont plus tendance à s’accumuler au niveau du ventre. Or à ce niveau, elles sont très difficiles à éliminer et de plus, elles augmentent le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et de cancer.La sensation de minceur due au tabac n’est donc que transitoire et entraîne à terme une silhouette typiquement masculine chez les fumeuses, qui prennent des kilos au niveau du ventre.

Tabac et cancer :

Aujourd’hui de plus en plus de femmes souffrent de cancers liés au tabagisme tels que des cancer de la gorge, de la bouche, du pancréas. C’est surtout l’évolution du cancer du poumon chez les femmes qui inquiètent le plus. Le cancer du poumon est un cancer dangereux car souvent diagnostiqué tard.Les fumeuses ont également un risque de cancer du sein augmenté de 5% par rapport aux non-fumeuses.

Le marketing du tabac s’oriente de plus en plus vers les femmes et surtout les jeunes femmes, en leur faisant croire que le tabac les rendra plus belle, plus mince et qu’ainsi elles seront à la mode. Il est important de protéger les adolescentes de ces idées, servant toujours plus les profits des grandes industries du tabac.

Sources :

  1. www.tabac-info-service.fr
  2. Le Comité National Contre le Tabagisme (CNCT). Des risques spécifiques pour les femmes. sur www.cnct.fr
  3. La ligue contre le cancer www.ligue-cancer.net