Addiction au tabac :’patchez’ vous !

Chaque cigarette fait perdre 11 minutes de vie! A l’inverse, à un an d’abstinence, le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié; à cinq ans, c’est le risque de cancer du poumon qui est divisé par deux.

La cigarette peut être à l’origine de troubles du sommeil (endormissement tardif, éveils nocturnes et/ou sommeil moins réparateur). En effet la nicotine à forte dose intervient de façon négative sur les cycles et la qualité du sommeil. De même, les troubles du sommeil font partie des symptômes de sevrage: ils sont retrouvés chez les fumeurs dépendants qui tentent d’arrêter seuls, sans aide pharmacologique, ou qui sont insuffisamment dosés au départ (formes orales de nicotine utilisées en nombre insuffisant et/ou patch(s) insuffisamment dosé(s)); les rechutes précoces en sont souvent la rançon.Une fois écartées les autres raisons d’insomnie, dépression par exemple (parfois induite ou majorée à l’arrêt du tabac), on s’attaque à cette «dysrégulation» de l’éveil liée au sevrage. Avec un dosage adapté (patch(s) et/ou formes orales) pour éviter le manque, le sommeil est souvent d’emblé facilité et de meilleure qualité. Par ailleurs, si certains fumeurs supportent une diffusion de nicotine en continu, d’autres doivent ôter leur(s) patch(s) au coucher pour échapper à un sommeil haché et parfois semé de cauchemards.

Patchs et formes orales, respectivement formes passive et active de délivrance de nicotine, sont en tout cas le traitement de première intention, pour que le fumeur soit le plus à même d’éprouver ses stratégies de résistance, de prendre la mesure de son tabagisme.

Pas de café après 16 heures (la cigarette anihile ses effets, le sevrage lui rend ses «qualités» stimulantes).

Sources :enquête Ifop – Pfizerwww.tabac- info-service.fr