Mon animal a des puces / tiques

cats-1517642_1920Les puces et tiques sont un problème aussi bien pour les animaux que pour leurs maîtres. Véritables buveuses de sang, elles peuvent provoquer des anémies chez les animaux les plus faibles. Comment savoir si nos amis les bêtes sont infestés par ces petites bêtes peu amicales ? Comment prévenir la survenue de puces ou de tiques sur vos animaux ? Et comment les traiter le cas échéant ?

Que sont les puces / tiques ?

Les puces

Ce sont de petits insectes (1 à 8 mm) dotés d’un corps aplati latéralement qui leur permet de circuler facilement entre les poils des animaux sur lesquels ils vivent. Les puces se nourrissent du sang de leurs hôtes. Elles sont mobiles et peuvent sauter haut. Seuls les adultes se nourrissent de sang (on dit alors qu’ils sont hématophages), contrairement aux larves. Ces dernières sont d’ailleurs généralement retrouvées au sol, sur les tapis ou dans les lames de parquet par exemple, et ce, jusqu’à ce qu’un hôte favorable soit présent à proximité. Par leurs piqûres, les puces peuvent transmettre des maladies à votre animal.

Les tiques

Il s’agit d’acariens hématophages. Ils ont besoin de sang à tous les stades de leur développement. Les tiques se fixent sur leurs hôtes et se gorgent de sang, leurs tailles varient beaucoup en fonction de la quantité de sang ingérée. Elles peuvent transmettre des maladies lorsqu’elles piquent, comme par exemple la maladie de Lyme. Il existe deux périodes dans l’année durant lesquelles l’infestation par les tiques est plus fréquente : de mars à juin et d’août à novembre

Comment savoir si mon animal a des puces / tiques ?

Les puces

Certains signes peuvent évoquer la présence de puces chez votre animal, si par exemple il se gratte beaucoup ou s’il a tendance à se mordiller fréquemment, ce comportement devrait vous mettre la puce à l’oreille. Toutefois certains animaux supportent bien la présence de puces et ne montreront pas ces symptômes. Pour savoir si votre animal a des puces il faut l’examiner minutieusement à la recherche de petits insectes rapides, capables de sauter. La présence de petites taches noires peut être un signe d’une infestation par des puces, il s’agit de leurs excréments. Il peut être utile d’utiliser un peigne anti-puce en le passant dans les poils de l’animal. Ensuite vous pouvez faire tomber les petits paquets noirs sur une feuille blanche et les humidifier (à l’aide d’un coton par exemple). Si ces taches noires virent au rouge-marron il s’agit bien d’excréments de puces (car ils sont constitués de sang digéré).

Les tiques

Contrairement aux puces, les tiques sont fixes. Pour se fixer, la tique insère sa tête dans la peau de l’animal afin de se gorger de sang. Les tiques peuvent alors ressembler à des verrues, beiges ou grises, ou à des cloques gorgée de sang. La présence de pattes permet de confirmer qu’il s’agit d’une tique et non pas d’une grosseur de la peau. Examinez votre animal après chaque ballade en forêt ou dans des lieux pouvant abriter des tiques (herbes hautes, buissons…).

Comment lutter contre les puces / tiques ?

Il existe des sprays environnementaux qui permettent de prévenir l’infestation, et également de nombreux traitements à usage local, ainsi que des médicaments par voie orale.

Il est recommandé de tondre la pelouse de votre jardin afin d’éviter les herbes hautes, de tailler les haies et de ramasser les feuilles (cela évite de laisser un environnement favorable aux puces et aux tiques dans votre jardin).

A l’intérieur, passez minutieusement l’aspirateur dans toute la maison (tapis, plinthes, parquet…). Concentrez vous particulièrement sur les endroits où dorment vos animaux car ce sont les zones où il y a le plus de puces. Lavez les tissus et la literie à l’eau chaude.

Lorsque votre animal est piqué par une tique il est recommandé de la retirer rapidement. Elle doit être retirée complètement, sa tête ne doit pas rester dans la peau de l’animal. Pour cela il est recommandé d’utiliser un crochet tir tique ou une pince spécifique. Sinon on peut utiliser une pince à épiler en prenant la tique au plus près possible de la peau. Il faut éviter d’utiliser des substances pour anesthésier la tique (comme de l’éther par exemple) car elles crachent leur salive et cela augmente le risque de transmettre une maladie à votre animal.

 

Sources:

 

Tout savoir sur les allergies

dandelion-2101799_1920Qu’est-ce que l’allergie ?

L’allergie est une réaction d’hypersensibilité du système immunitaire face à une substance qui est habituellement inoffensive. Les substances capables d’induire un réaction allergique sont appelées des allergènes.

La réaction allergique se fait alors en deux temps :

– Le premier temps correspond au premier contact de l’allergène avec l’organisme de l’individu. Après ce premier contact, le corps va fabriquer des anticorps dirigés contre cet allergène. Cette première étape ne donne lieu à aucun symptôme elle passe donc inaperçue. C’est la phase de sensibilisation.

– Le deuxième temps correspond à une nouvelle exposition à l’allergène. Cette fois-ci, le corps étant sensibilisé, il a des anticorps dirigés contre l’allergène en question. Il va donc le reconnaître et libérer de l’histamine, qui est le composé responsable des manifestations cliniques de l’allergie. C’est la phase de révélation.

Les symptômes de l’allergie peuvent apparaître à plusieurs niveaux :

  • Au niveau oculaire (conjonctivite : yeux gonflés, rouges, larmoyant)
  • Au niveau nasal (picotements, éternuements, écoulement clair)
  • Au niveau respiratoire (toux, crise d’asthme)
  • Au niveau cutané (eczéma de contact, urticaire. Oedèmes : généralement au niveau des paupières ou des lèvres. L’oedème peut survenir au niveau des muqueuses de la gorge, on parle d’oedème de Quincke, c’est une urgence médicale)
  • Au niveau digestif (vomissements, douleurs abdominales, diarrhée, constipation)

Lorsque la réaction allergique est généralisée on parle de choc anaphylactique. Cela peut avoir de graves conséquences, il s’agit d’une urgence médicale.

 

Comment prévenir les réactions allergiques ?

Assainissez l’intérieur de votre habitat en diminuant la présence des allergènes :

  • Baissez la température (moins de 20°C) et l’humidité (moins de 80%). Cela évite à la fois le développement des acariens et la formation de moisissures.
  • Évitez les infiltrations d’eau car tout comme la chaleur et l’humidité, cela favorise la formation de moisissures.
  • Vous pouvez utilisez un appareil purificateur d’air.
  • Préférez des accessoires de literie en matière synthétique, sans laine, ni plumes. Lavez-les souvent et utilisez des housses anti-acariens.
  • Aspirez régulièrement le sol et les matelas.
  • Évitez les moquettes, notamment dans les chambres.
  • Limitez les peluches
  • Si vous êtes allergique au pollen : portez des lunettes de soleil, évitez les balades en campagne en période de floraison, dormez la fenêtre fermée.
  • Vous pouvez faire appel à un conseiller en environnement intérieur (CEI), se sont des spécialistes de la gestion de l’habitat pour les allergiques.

En parallèle il est préférable de diminuer son exposition aux facteurs accentuant l’action des allergènes, ainsi :

  • Aérez les pièces quotidiennement (faites-le brièvement et en absence de vent si vous êtes allergique au pollen)
  • Évitez le tabac (aussi bien le tabagisme actif que passif)
  • Évitez d’utiliser des produits irritant pour les voies respiratoires (comme certains produits ménagers par exemple)
  • Évitez la pollution routière, à pieds ou à vélo préférez les axes routiers moins fréquentés.

 

Comment traiter les réactions allergiques ?

Le traitement de l’allergie repose essentiellement sur l’utilisation d’antihistaminique et de corticoïdes, ces médicaments traitent les symptômes de l’allergie. En cas d’asthme on utilisera un traitement de la crise. Lorsqu’il y a une conjonctivite on peut utiliser des collyres, en plus des autres traitements de l’allergie. En cas d’eczéma on applique une crème émolliente et si nécessaires des corticoïdes.

Le choc anaphylactique est un traitement particulier, c’est une urgence médicale, on le traite en injectant de l’adrénaline dans le muscle de la cuisse.

Il existe donc des traitements symptomatiques. Cependant il est préférable de supprimer l’exposition à l’allergène afin d’éviter une nouvelle réaction allergique. Cette suppression peut être difficile si l’allergène est mal identifié, ou s’il y en a plusieurs par exemple.

Dans certains cas l’allergologue peut proposer un désensibilisation.

 

Sources: