Allergie : Le rhume des foins

Quels sont les symptômes ?

Le rhume des foins se caractérise par :

  • un nez qui coule ou congestionné (encombré),
  • des éternuements à répétition,
  • des démangeaisons et des rougeurs au niveau des yeux,
  • des signes généraux si il n’y a pas d’amélioration : perte du goût et de l’odorat, une irritabilité, une insomnie.

Mécanisme de la réaction :

Il y a tout d’abord une phase de sensibilisation : le système immunitaire va être sensibilisé par un allergène, il va produire des anticorps de type IgE spécifiques, dirigés contre cet allergène.

Lors d’un second contact, il y a déclenchement de la réaction allergique, c’est-à-dire que les anticorps vont aller se fixer sur l’allergène, formant ce qu’on appelle un complexe immun (anticorps-antigène).
Ce complexe immun va activer des mastocytes et des basophiles, qui vont libérer des médiateurs chimiques (type histamine). Ce sont ces médiateurs chimiques qui sont responsables de la réaction allergique.

Allergènes en cause :

Il existe de nombreux allergènes responsables de rhinite allergique. C’est bien souvent en début de printemps jusqu’en automne, que surviennent les symptômes, période où le fabrication de pollen est intense.
Pour prévenir ses allergies, il existe un calendrier pollinique qui regroupe les espèces allergisantes par région et indique le/les mois où le pollen est le plus abondant.

Diagnostic

Tout d’abord, le médecin effectuera un interrogatoire minutieux et « policier », afin de détecter l’allergène en cause. Il vous demandera vos antécédents familiaux et/ou personnels d’allergie et si il y a eu des facteurs déclenchant (par exemple un lieu, un moment).

Puis, le médecin effectuera des tests cutanés avec différents allergènes pour vérifier si il y a réaction ou non.Les tests cutanés peuvent se dérouler de deux façons :

  • Soit la méthode utilisée est un Prick test : la solution allergènique est déposée sur la peau puis une « micro » piqûre, au centre de la goutte, permet de faire pénétrer l’allergène et de provoquer la réaction allergique.

pricktest

Le test est positif si l’on observe une réaction allergique : plaque rouge avec œdème (gonflement) et démangeaison au bout de 20 minutes environ.

  • Soit on réalise des intradermo-réactions (IDR) : la solution allergènique est directement injectée dans le derme avec une seringue.

En laboratoire, on peut doser les IgE spécifiques d’un allergène à partir d’un échantillon sanguin. Il existe maintenant des tests multi-allergéniques qui permet de tester plusieurs allergènes.

Traitement :

L’éviction de l’allergène n’est pas toujours possible, surtout quand il s’agit du pollen. On a alors recours aux médicaments.

Médicaments :

Les médicaments utilisées sont :

  • des antihistaminiques : bloquent la production d’histamine,
  • des décongestionnants : diminuent la congestion nasale. Ils se présentent sous forme de sirop, de comprimés ou de vaporisateurs. Ils peuvent être associé à des antihistaminiques,
  • des corticostéroïdes nasaux ou oraux (à court terme) pour bloquer la réaction allergique,
  • des antidégranulants : bloquent la libération de l’histamine. Ils doivent donc être pris avant l’apparition des premiers symptômes,
  • des antileucotriènes : bloquent les effets des leucotriènes, molécules contribuant à l’apparition des symptômes.

Désensibilisation :

Après avoir identifier clairement l’allergène en cause, l’allergologue peut proposer un traitement de désensibilisation. Il consiste à administrer l’allergène en doses croissantes pendant plusieurs mois, puis avec une dose d’entretien pendant plusieurs années.
L’objectif étant que l’organisme tolère l’allergène pour éviter une réaction allergique lors d’un autre contact.

Sources :

  1. Agence nationale de sécurité de l’alimentation, de l’environnement et du travail www.anses.fr
  2. Association Française pour la Prévention des Allergies (AFPRAL) www.allergies.afpral.fr
  3. www.passeportsante.net