29 septembre 2011: Journée Mondiale du cœur

Les troubles cardiaques sont un ensemble de maladies, affectant le cœur et les vaisseaux sanguins.Dans la plupart des cas, il existe une pathologie sous-jacente : l’athérosclérose.

L’athérosclérose:

L’athérosclérose est une maladie à évolution lente, se traduisant par la formation d’une plaque d’athérome, qui est un dépôt lipidique à la surface des parois internes des artères. Elle touche les grosses et les moyennes artères: artères coronaires (au niveau du cœur), artères du cerveau ou artères des membres inférieurs

L’athérome se développe et entraîne un rétrécissement du diamètre des vaisseaux, limitant ainsi le flux sanguin. Un morceau ou toute la plaque peut se détacher de la paroi, formant ainsi un thrombus, qui peut migrer dans la circulation sanguine et boucher les vaisseaux.

atherome

Suivant l’évolution et la localisation de l’athérome, on distingue :

La maladie coronaire :

La maladie coronaire peut être chronique, se traduisant par un angor (angine de poitrine), ou aiguë, correspondant à un infarctus du myocarde (ou crise cardiaque).L’évolution fréquente est l’angor stable, qui évolue vers l’angor instable, puis survient l’infarctus du myocarde.

Si vous ressentez une violente douleur à la poitrine, qui irradie ou pas dans le bras ou dans la mâchoire, que vous soyez essoufflé ou non, appelez sans tarder le numéro d’urgence « 15 »

L’insuffisance cardiaque:

L’insuffisance cardiaque est une incapacité du cœur à pomper correctement le sang et donc d’assurer un débit sanguin suffisant. C’est une des causes les plus fréquentes de décès et la principale complication des maladies cardiovasculaires.

La maladie aortique :

L’athérome peut provoquer un anévrisme de l’aorte (dilatations anormales), le principal danger étant leur rupture.

La maladie artérielle périphérique :

Elle est due à l’athérosclérose au niveau des membres inférieurs.

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) :

Ils peuvent être ischémiques ( la circulation sanguine est bloquée et l’oxygénation du cerveau ne se fait plus) ou hémorragiques (saignements).

Les facteurs de risque :

  • l’hypercholestérolémie : relation forte entre le taux de cholestérol sanguin et la survenue des maladies cardiovasculaires,
  • le tabagisme : actif ou passif,
  • le diabète,
  • l’hypertension artérielle : facteur de risque de l’AVC, de l’insuffisance cardiaque et des coronaropathies. Il existe une relation entre l’hypertension et la consommation de sel,
  • l’obésité : tour de taille élevé,
  • une activité physique insuffisante,
  • une consommation excessive d’alcool,
  • le syndrome métabolique : il associe au moins 3 des facteurs suivants : obésité abdominale, résistance à l’insuline, augmentation des triglycérides, une diminution du HDL cholestérol (le bon cholestérol) et l’hypertension artérielle,
  • l’ insuffisance rénale : plus les reins sont atteints, plus le risque de maladies cardiovasculaires augmente,
  • des antécédents  d’athérosclérose dans la famille,
  • stress chronique.

Recommandations

  1. Manger équilibré : la consommation journalière de fruits et légumes a un effet bénéfique sur la santé, ainsi que la consommation de corps gras mono ou poly insaturés (huile d’olive) ou de produits laitiers allégés en corps gras. Attention à ne pas manger trop salé.
  2. pratiquer une activité physique régulière : au moins 30 min/jour
  3. ne pas fumer
  4. limiter la consommation d’alcool
  5. limiter le stress et dormir suffisamment

Sources:

  1. Fédération Mondiale du Cœur www.world-heart-federation.org
  2. Organisation Mondiale de la Santé (OMS) www.who.int/fr
  3. www.passeport.sante.net
  4. www.mangerbouger.fr

Le cancer de la prostate

Le danger du cancer

Le cancer de la prostate est d’évolution lente, parfois plus de 10 ans. Il est possible de le découvrir qu’après le décès du patient, sans que celui-ci en soit à l’origine.
Mais comme dans tous cancer, des métastases peuvent se former. Les métastases sont des cellules cancéreuses provenant de la tumeur, qui sont capables de coloniser les ganglions lymphatiques et ainsi de se disséminer dans l’organisme. Lors d’un cancer de la prostate, les métastases sont souvent retrouvées au niveau des os.
Le traitement est alors beaucoup plus lourd et agressif car les métastases sont difficiles à éliminer.

La prostate, qu’est-ce que c’est ?

La prostate est une glande située sous la vessie et en avant du rectum, elle est donc palpable par un toucher rectal. Elle entoure l’urètre (canal où s’écoule l’urine), ce qui explique les problèmes urinaires rencontrés lors de maladies prostatiques.
Le rôle de la prostate est de secréter un liquide prostatique, favorisant la fécondité.

La prostate peut être touchée par trois maladies :

  • l’hypertrophie bénigne de la prostate : augmentation du volume de la prostate, qui comprime l’urètre et induit des troubles urinaires
  • la prostatite : infection de la prostate (aiguë ou chronique)
  • le cancer de la prostate

Les facteurs de risque du cancers de la prostate

  • l’âge: 95% des cancers de la prostate sont diagnostiqués entre 57 et 88 ans.
  • des antécédents familiaux de cancer de la prostate
  • l’alimentation : on suppose qu’une alimentation riche en graisses et protéines animales et pauvre en fibres est un facteur de risque.

Le dépistage

Le toucher rectal :

La prostate est facilement accessible lors d’un toucher rectal. Elle peut être réalisée par un médecin généraliste et est indolore. Grâce à cet examen, le médecin détectera si il y a une anomalie de volume, de forme ou de consistance.10% des cancers sont révélés par le toucher rectal.

Le taux de PSA (Prostatic Specific Antigen) :

La PSA est une protéine non toxique sécrétée exclusivement par la prostate. Un taux augmenté signifie une anomalie de la prostate tel qu’une infection, une hypertrophie bénigne de la prostate ou un cancer.Le dosage est effectué à partir d’un échantillon sanguin. Il est recommandé d’effectuer les dosages dans le même laboratoire pour éviter les différences liées aux méthodes des laboratoires.
Quand un cancer est diagnostiqué, on utilise le taux de PSA comme marqueur pour le dépistage (récidive) et le pronostic du cancer.

La biopsie, indispensable au diagnostic :

Dans tous les cas, la biopsie est nécessaire pour affirmer avec certitude la présence d »un cancer. Une sonde anale est utilisée pour recueillir un échantillon à un endroit précis de la prostate.Les cellules cancéreuses sont alors observées au microscope. Puis d’autres examens vont permettre de classer la tumeur, suivant si les ganglions sont atteints et si il y a des métastases.
La biopsie sert à diagnostiquer un cancer, à décrire le stade de la tumeur et son pronostic.

Traitements :

Si le cancer est localisé, le traitement sera avant tout local. Le but étant d’éliminer toutes les cellules cancéreuses.

  • La chirurgie permet d’enlever la tumeur (prostatectomie)
  • La radiothérapie consiste à envoyer des rayons à l’endroit de la tumeur
  • La curiethérapie consiste à introduire des petits grains radioactifs dans la prostate qui vont détruire les cellules cancéreuses
  • Les ultrasons focalisés de haute intensité , utilisés pour détruire les foyers tumoraux de petite taille.
  • L’hormonothérapie, dont le but est de bloquer les récepteurs hormonaux

Le traitement sera choisi par le médecin suivant le type de cancer, l’âge du patient, ses attentes et ses envies.

  • La chimiothérapie peut être envisagée face à un cancer métastasique résistant à une hormonothérapie pour soulager la douleur et améliorer la qualité de vie des patients.

Parfois le médecin propose au patient une surveillance active, qui consiste à vérifier tous les 4 mois si le taux de PSA augmente et de réaliser une biopsie de contrôle.

N’hésitez pas à consulter votre médecin devant toute gène urinaire ou simplement pour effectuer un examen de contrôle.

Sources :

  1. Association française d’urologie www.urofrance.org
  2. www.prostate.fr
  3. ligue contre le cancer www.ligue-cancer.net
  4. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr

Une morsure de tique peut nécessiter la prise d’antibiotiques !

La maladie de Lyme, ou borréliose de Lyme, est une maladie infectieuse due à une bactérie appelée Borrelia burgdorferi. Cette bactérie va être transmise à l’homme par des tiques de genre Ixodes.L’homme se contamine généralement dans un environnement forestier. La tique peut mordre et rester implanter dans la peau de l’homme, où elle va grossir en se nourrissant de sang.

L’évolution de la maladie:

Elle se déroule en trois phases:

  • Dans les deux ou trente jours après la morsure de la tique contaminée, un érythème migrant va apparaître. C’est une plaque rouge, qui va s’étendre rapidement tout autour de la morsure. C’est le véritable marqueur de la maladie.

Sans traitement, il peut atteindre plusieurs dizaines de centimètres. Mais il peut également passer inaperçu, s’il se situe par exemple au niveau du cuir chevelu. Il existe de fortes variations cliniques entre les patients. Il peut également être associé à d’autres manifestations générales peu spécifiques (fatigue, courbatures, etc…)

  • Au deuxième stade, le patient va présenter des manifestations neurologiques (paralysie faciale). Mais il peut y avoir d’autres troubles, notamment des manifestations rhumatologiques (arthrites : inflammation des articulations), ou plus rarement des manifestations cardiaques, ophtalmiques ou cutanées.
  • La maladie peut se déclarer plus tard, directement au troisième stade : le patient peut présenter des manifestations cutanées, qui se traduisent par une acrodermatite chronique atrophiante (plaques violacées pouvant évoluer vers une atrophie de l’épiderme).Des manifestations neurologiques ou articulaires (arthrite de Lyme chronique) peuvent apparaître.

Traitement

Le traitement est essentiellement basé sur les antibiotiques de type cyclines ou béta-lactamines.

Prévention

Lors d’ une escapade en forêt, il est préconisé de porter des vêtements couverts et d’effectuer un examen soigneux de la peau en rentrant.

Si vous découvrez une tique :Pour la retirer, utilisez un tire-tique que vous pouvez trouver en pharmacie. Il permet de retirer la tique en douceur en préservant sa tête.Il ne faut surtout pas utiliser d’éther contrairement aux idées reçues. La tique va avoir tendance a régurgiter et ainsi libérer la bactérie pathogène.

La prise d’antibiotiques n’est pas systématique. Il convient de vérifier attentivement l’apparition d’une rougeur au niveau de la morsure, pouvant être le signe d’un érythème migrant, qui sera alors traité.

Sources:

  1. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr
  2. Institut Pasteur www.pasteur.fr
  3. Photo par Jerry Kirkhart on Flickr http://www.flickr.com/photos/jkirkhart35/3512440672/