Spécial été : Le coup de chaleur, une urgence médicale !

Qu’est-ce qu’un coup de chaleur ?

Le coup de chaleur se définit par une température corporelle supérieure à 40°C associée à des troubles de la conscience (délires, convulsions, coma). La peau peut être rouge, chaude, sèche ou moite. L’organisme va perdre de l’eau et des électrolytes (sels), ce qui le fragilise.D’autres symptômes peuvent être associés comme une fatigue, une hyperventilation (augmentation de la respiration) et des troubles digestifs :des nausées, des vomissements, une diarrhée.

Un coup de chaleur peut être fatal ! Il peut s’aggraver et évoluer vers une défaillance multi-viscérale, pouvant entraîner entre autres :

  • une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD),
  • une atteinte musculaire : rhabdomyolyse (destruction du tissu musculaire),
  • une insuffisance rénale,
  • et une insuffisance hépatique.

Même si un traitement est rapidement instauré, l’état du patient évoluera, dans 25% des cas, vers une défaillance multi-viscérale.

Quels sont les signes qui doivent m’alerter ?

  • une température corporelle élevée,
  • des troubles de la conscience avec des délires, des propos incohérents,
  • des nausées, des vomissements,
  • des crampes musculaires,
  • une soif et des maux de tête,
  • une grande fatigue,
  • une perte de l’équilibre, une perte de connaissance et/ou l’apparition de convulsions

Si ces symptômes apparaissent, composer rapidement le numéro d’urgence « 15 ».

En attendant les secours, comment puis-je agir rapidement et efficacement ?

Le but est de faire descendre la température corporelle. Pour cela, il faut :

  • déshabiller complètement le patient ;
  • vaporiser de l’eau et ventiler le patient ;
  • appliquer des linges humidifiés avec de l’eau froide sur la peau (à réhumidifier régulièrement) ;
  • si le patient est à l’intérieur, rafraîchir la pièce avec des climatiseurs ou a défaut avec un ventilateur devant un bassine avec des glaçons.

Comment prévenir les coups de chaleur ?

  • éviter une exposition intense au soleil,surtout pendant les heures les plus chaudes et rechercher l’ombre
  • se réhydrater régulièrement : les personnes âgées, les nourrissons et les personnes fragiles doivent boire plus que d’habitude, pour éviter la déshydratation lors de grande chaleur. Même si on ne ressent pas le besoin de boire, il est important de le faire régulièrement. Ne pas oublier de se réhydrater régulièrement lors d’une activité physique, où la déshydratation est accentuée par la transpiration.

Sources :

  1. Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr
  2. Ministère de la santé www.sante.gouv.fr
  3. Photo par Andres Rueda sur Flickr http://www.flickr.com/photos/andresrueda/3407340937/

Spécial été: Les méduses, le cauchemar des baigneurs !

Les méduses se déplacent dans l’eau suivant le vent, les courants marins ou les marées. Elles peuvent nager en surface ou bien entre deux eaux. Elles sont alors difficilement repérables par les baigneurs. La piqûre de méduse se fait par contact avec leur tentacules ou avec leurs filaments venimeux, qui peuvent atteindre plusieurs centimètres de long.

meduses

Quelles sont les précautions à prendre pour éviter une piqûre ?

  • Éviter le contact avec les méduses dans l’eau et éviter de nager à proximité d’un banc : on peut se faire piquer par ses filaments !
  • Éviter le contact en dehors de l’eau avec des méduses mortes, échouées sur la plage (les tentacules restent venimeuses même après la mort) ;
  • Être particulièrement vigilant avec les enfants, qui peuvent faire une réaction plus forte. Les enfants ne mesurent pas forcément les risques et sont tentés de jouer avec des méduses mortes sur la plage.
  • Se renseigner sur la zone où vous souhaitez vous baigner si vous ne connaissez pas l’endroit

Le contact avec une méduse entraîne une douleur vive, comme une sensation de brûlure ou de décharge électrique. Au niveau de la zone touchée, on observe une réaction urticaire, avec des brûlures, des rougeurs et des démangeaisons. Une cicatrice peut rester visible sur la peau plusieurs mois, voire plusieurs années. La douleur persiste environ 30 minutes

Des signes généraux, avec œdème (gonflement), maux de tête, troubles respiratoires, convulsions, peuvent apparaître chez des personnes sujettes aux allergies ou ayant des antécédents de piqûres de méduses par exemple. Ces manifestations nécessitent une prise en charge en urgence car elle peut aboutir à une grave réaction allergique, appelé choc anaphylactique.

Conduite à tenir lors d’une piqûre:

  • Rincer abondamment et immédiatement la plaie avec de l’eau de mer. L’eau douce est déconseillée car elle favorise l’éclatement des cellules urticantes.
  • Recouvrer la zone touchée avec du sable (ou de la mousse à raser). Laisser sécher, puis enlever le sable, les cellules urticantes partiront avec. Éviter de frotter, cela favorise la dispersion des cellules et endommage la peau.
  • Pour soulager la douleur dans certains cas: rincer avec du vinaigre ou de l’acide acétique à 5%. Ces solutions vont inactiver le venin de certaines méduses (penser à se renseigner auprès des sauveteurs sur le type de méduses présentes). On peut également appliquer de la glace (mais pas directement sur la peau car c’est de l’eau douce !)
  • Désinfecter la plaie avec un antiseptique et appliquer éventuellement une pommade calmante.
  • Laisser sécher la plaie et éviter d’aller vous baigner.

Quelles sont les situation d’urgence ?

  • Si la piqûre a lieue au niveau du visage ou si la douleur persiste, consulter sans tarder un médecin.
  • Si le membre est très enflé ou si vous ressentez une gène respiratoire ou une sensation de malaises, consulter immédiatement un service d’urgence !
 N'hésitez pas à demander conseils aux sauveteurs ou au centre de secours présents sur les plages.

Sources :

  1. Ministère de la santé : eaux de baignade : baignades.sante.gouv.fr
  2. Photo par Diego Cosenza on Flickr http://www.flickr.com/photos/44607749@N00/2443353018

Semaine Mondiale de l’allaitement maternel du 1er au 7 août

L’allaitement maternel est recommandé de façon exclusive jusqu’à 6 mois, et au moins jusqu’à 4 mois pour un bénéfice de santé.Mais même pour une courte durée, l’allaitement reste bénéfique.

allaitement

Les avantages pour l’enfant

Le lait maternel est parfaitement adapté à l’enfant. Il lui apporte tous les nutriments et calories nécessaires à son développement. De plus, sa composition évolue au fil du temps, s’adaptant ainsi à la croissance de l’enfant.

  • Favorise le développement sensoriel et cognitif
  • protège contre les maladies infectieuses (en particulier gastro-intestinales)
  • contribuerait à prévenir les allergies chez les enfants, surtout si il existe une prédisposition familiale.
  • Protection contre certains micro-organismes grâce aux anticorps de la mère qui passe dans le lait
  • diminue la mortalité infantile due aux maladies courantes de l’enfance, comme les diarrhées et les pneumonies, et aide la guérison en cas de maladie.

Les avantages pour la mère

L’allaitement apporte également des avantages pour la mère puisqu’il :

  • favorise la réduction du volume de l’utérus à la suite de l’accouchement,
  • réduit le risque de cancer des ovaires et du sein
  • aide à espacer les naissances
  • est un moyen sur et écologique d’alimenter l’enfant.
  • établie un lien privilégié entre la mère et son bébé.

Surmonter les difficultés

L’allaitement se fait à la demande du bébé aussi souvent qu’il le réclame. Les premiers jours peuvent être difficiles et contraignants mais une fois le rythme trouvé avec l’enfant, tout se passe bien.Cela doit être un moment de plaisir pour la mère et l’enfant. Si vous ne désirez pas allaiter, c’est votre droit.

Les difficultés peuvent être surmontées grâce au soutien de l’entourage et aux conseils de professionnels de santé.Chaque cas est différent, c’est au couple mère-enfant de trouver ensemble les bonnes positions pour allaiter par exemple.
La fréquence et la durée des tétées dépendent de l’enfant, il n’est pas nécessaire d’imposer des horaires. Le recours à des aides spécialisées peut parfois être nécessaire pour trouver une solution adaptée.

Aucun biberon, sucette ou tétine ne doivent être données à l’enfant. Cela peut le perturber et gêner le bon déroulement de l’allaitement.

Pour plus d’informations, vous pouvez télécharger la brochure  Le guide de l’allaitement maternel, disponible sur le site www.mangerbouger.fr dans le cadre du Programme National Nutrition Santé (PNNS).

Sources :

  1. la lèche league allaitement et maternage www.lllfrance.org
  2. Organisation mondiale de la santé www.who.int/fr
  3. Information pour l’allaitement www.info-allaitement.org
  4. Coordination Française pour l’Allaitement Maternel www.coordination-allaitement.org
  5. Le site de la nutrition santé & plaisir www.mangerbouger.fr
  6. Credit Photo : Carin Araujo http://www.sxc.hu/photo/161052