Conseil aux voyageurs : les maladies évitables par la vaccination – Règle N°4

La fièvre jaune ou infection amarile :

La fièvre jaune est une maladie virale qui se transmet par une piqûre de moustique. Elle peut causer parfois des épidémies mortelles, qui peuvent être évitées ou limitées grâce à la vaccination de masse.La maladie se déclare par une phase aiguë, dont les symptômes sont de la fièvre, des douleurs musculaires, des vomissements, des maux de tête, des frissons et une anorexie.Chez la plupart des patients, la guérison se fait en quelques jours.
Mais parfois, la maladie évolue vers une phase « toxique » : le patient souffre à nouveau de fièvre, puis d’ictère ou « jaunisse » (la peau et les muqueuse vont se colorer en jaune) . Des hémorragies peuvent survenir : on va retrouver du sang dans les vomissures.

Il n’y a actuellement aucun traitement contre la maladie, on peut seulement s’en prévenir grâce à la vaccination.Celle-ci est donc obligatoire dans certains pays tropicaux d’Afrique et d’Amérique latine comme le Brésil, le Congo. Le but est de limiter la propagation du virus d’ un pays à l’autre et de protéger les voyageurs.

L’hépatite A :

L’hépatite A est une maladie virale transmise par l’eau, les légumes ou les fruits mal lavés. Elle entraîne une hépatite ,c’est-à-dire une inflammation du foie. Même si la maladie (et ses conséquences) sont moins graves que les autres hépatites, elle peut être évitée grâce à la vaccination.
Le vaccin contre cette maladie est recommandé dans les pays où l’hygiène de l’eau n’est pas bonne.

L’hépatite B :

Le vaccin contre l’hépatite B est recommandé en prévention pour les voyageurs se rendant dans une zone fortement infectée. Le virus se transmet par le sang ou les liquides biologiques (sperme ou sécrétions vaginales) d’une personnes infectées.
L’hépatite B est un maladie du foie, potentiellement mortelle. Environ 90% des personnes infectées guérissent en 6 mois mais dans 10% des cas, le maladie devient chronique et évolue vers une cirrhose ou un cancer du foie.

La rage :

L’infection se fait par contact avec des animaux contaminés.
La vaccination contre la rage peut être préconisée pour un départ dans une zone où le contact avec des animaux ne peut être évité. Lors d’un incident (morsure, griffure ou léchage sur une peau lésée) avec des animaux suspects, une vaccination contre la rage doit être effectuée par mesure de prévention. Sans traitement et dès l’apparition des premiers symptômes, l’issue est toujours fatale.

Méningocoque et poliomyélite :

En Arabie saoudite, la vaccination contre le méningocoque et la poliomyélite sont obligatoires pour les pèlerins. Le pèlerinage de masse favorise la transmission des maladies.Le méningocoque est une bactérie pouvant entraîner une méningite : inflammation des méninges (enveloppes recouvrant le système nerveux central (cerveau et moelle épinière)).
En France, la vaccination contre la poliomyélite est obligatoire et nécessite un rappel tous les dix ans (diphtérie, tétanos, poliomyélite).

L’encéphalite japonaise :

Répandue en Asie, la maladie est causée par un virus, transmis par les moustiques. La plupart des infections sont bénignes mais il existe des formes graves entraînant une inflammation des membranes enveloppant le cerveau (encéphalite). 2/3 des patients ne survivent pas et les autres gardent des séquelles neurologiques. La vaccination est efficace pour les voyageurs.

La fièvre typhoïde ou paratyphoïde :

La contamination est liée à l’hygiène. L’homme s’infecte en mangeant des aliments souillés ou par l’eau contaminée. Les symptômes sont une fièvre continue avec maux de tête, une anorexie et une phase d’abattement. La maladie peut être bénigne ou bien grave et fatale en l’absence de traitement.
Le traitement se fait avec des antibiotiques mais on observe de plus en plus de souches résistantes. La vaccination antityphoïde, bien tolérée, peut donc être réalisée pour tous séjours dans une région à risque.

Dernière recommandation : certains vaccins ne sont pas efficaces à vie et nécessitent des rappels tous les trois ans ou dix ans par exemple. Pensez alors à vérifier votre carnet vaccinal pour voyager l’esprit léger !

Vous pouvez retrouver toutes les informations nécessaires (santé, modalité de séjour), référencées par pays, sur le site du Ministère de affaires étrangères et européennes.

Sources :

  1. Institut pasteur www.pasteur.fr
  2. Organisation Mondial de la Santé www.who.int/fr
  3. Institut de veille sanitaire www.invs.sante.fr
  4. Ministère des affaires étrangères et européennes www.diplomatie.gouv.fr/fr
  5. Photo par eddmun http://www.sxc.hu/photo/733932

Conseils aux voyageurs : la diarrhée du voyageur – Règle N°3

La diarrhée du voyageur, ou turista, survient après l’ingestion d’eau ou d’aliments souillés. La cause est souvent bactérienne mais la diarrhée peut être due à des virus ou encore à des parasites. La contamination est fréquente dans les zones où l’hygiène est mauvaise.

Prévention

La surveillance de son alimentation constitue la principale prévention :

  • bien laver les fruits et les légumes,
  • les peler si possible,
  • éviter les crudités, les coquillages, ainsi que les glaçons et les glaces,
  • consommer des aliments bien cuits,
  • et ne boire des boissons qu’en bouteille (éviter l’eau du robinet), pensez à vérifier l’étanchéité du bouchon.

L’eau du robinet peut être bue à condition de la faire bouillir avant, au moins une minute, ou de la traiter chimiquement.Pour limiter la contamination et la propagation, il est important de se laver les mains avec du savon régulièrement.

Traitement

La diarrhée peut se manifester 5 à 6 fois par jour et peut être accompagnée de fièvre, de douleurs abdominales, de nausées et de vomissements.

Le traitement repose essentiellement sur la réhydratation. En effet, les diarrhées répétées font perdre beaucoup d’eau à l’organisme. Une boisson équilibrée,enrichie en sucre, est nécessaire surtout chez les personnes fragiles comme les nourrissons, les personnes âgées et les femmes enceintes.On peut utiliser des sachets de sels de réhydratation orale,à reconstituer avec de l’eau saine.

La prise d’antibiotiques ne constitue pas une prévention. La turista est une affection bénigne, qui est spontanément résolutive en quelques jours dans la majorité des cas. Les antibiotiques peuvent être utilisés une fois les symptômes déclarés. Ils sont généralement efficaces et permettent de limiter la durée de la maladie à un jour environ. Mais il existe des bactéries résistantes, rendant le traitement inefficace.

On peut également utiliser des antiseptiques intestinaux, type nifuroxazide.Un antidiarrhéique, type lopéramide, peut être utilisé. C’est un antisécrétoire, il va ralentir le transit intestinal. Mais ces antidiarrhéiques sont déconseillés chez les enfants de moins de 12 ans et contre-indiqués chez les moins de 3 ans.Il est également conseillé d’emporter un antispasmodique, qui agit sur les crampes abdominales.

Consulter rapidement un médecin :

  • si les symptômes persistent,
  • si les diarrhées sont de plus en plus fréquentes ou liquides,
  • si elles contiennent du sang.
Retrouvez la règle numéro 4 la semaine prochaine: La vaccination pour une meilleure protection !

Sources :

  1. Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr
  2. Institut de veille sanitaire www.invs.sante.fr
  3. Photo water bottle by Muffet on Flickr http://www.flickr.com/photos/calliope/3567628285/

Le Dossier Pharmaceutique (DP)

Le dossier pharmaceutique, qu’est ce que c’est ?

Le dossier pharmaceutique est un outil informatique regroupant tous les médicaments dispensés, sur ordonnance ou à la suite d’un conseil officinal, au cours des 4 derniers mois.
Il est disponible dans toutes les pharmacies équipées et est accessible seulement grâce à votre carte vitale.

Tout titulaire de la carte vitale peut ouvrir un dossier pharmaceutique.
Aucun dossier n’est créé sans le consentement du patient.

Pourquoi un dossier pharmaceutique ?

Le pharmacien a accès à la liste des médicaments dispensés dans les différentes officines où le patient s’est rendu.
Il peut ainsi vérifier qu’il n’y a pas de redondance dans un traitement et qu’il n’y a pas d’interactions entre les médicaments, dangereuses pour la santé.

Ce DP permet au pharmacien d’être alerté sur les retraits de lots de médicaments et aux alertes sanitaires.

Le dossier pharmaceutique a été créé pour le patient, afin d’améliorer le suivi thérapeutique et de sécuriser les traitements.

C’est vous qui décidez !

  • Vous êtes libre de créer ou non un dossier pharmaceutique personnel. Pour cela, vous devez présenter votre carte vitale, qui sera la clé pour accéder à votre dossier.
  • A tout moment, vous pouvez refuser que l’on consulte votre dossier ou qu’un médicament soit inscrit dessus.
  • Vous avez le droit de résilier votre dossier quand vous le souhaitez.
  • Vous pouvez également demander une copie papier de votre dossier dans n’importe quelle pharmacie, si vous le désirez.

Un dossier confidentiel !

Seuls les pharmaciens et leurs collaborateurs habilités peuvent avoir accès à votre dossier pharmaceutique.
Les données de votre dossier sont cryptées et stockées sur un « hébergeur de données de santé », en contrat avec l’Ordre National des Pharmaciens. Elles ne sont accessibles que sur présentation de votre carte vitale.
Les informations retrouvées dans le dossier pharmaceutique sont :

  • le nom du médicament,
  • la quantité délivrée
  • et la date de délivrance

Le dossier pharmaceutique est un nouvel outil, alimenté par les pharmaciens, pour une meilleure prise en charge du patient. Il permet aux pharmaciens de prodiguer le meilleur conseil possible.

Si vous avez une question sur le dossier pharmaceutique, n’hésitez pas à demander à votre pharmacien. Vous pouvez également appeler le centre d’assistance du dossier pharmaceutique : 0800 71 80 70 en métropole et 0800 97 07 54 dans les DOM
ou consulter le site de l’ordre des pharmaciens http://www.ordre.pharmacien.fr/DP/index.htm

Sources :
Ordre des Pharmaciens www.ordre.pharmacien.fr

Conseils aux voyageurs : Attention aux moustiques !! – Règle N°2

Comment se protéger des piqûres de moustiques ?

Protéger son corps :

  • Portez des vêtements légers avec des manches longues (pantalons, chemises) afin de limiter les surfaces de peau accessibles.
  • Pour les surfaces découvertes, utilisez un répulsif à appliquer régulièrement, le produit s’éliminant facilement (sueur, frottements).

Protéger son habitat :

  • Utilisez des serpentins antimoustiques,
  • Installez des moustiquaires aux fenêtres, aux portes, à suspendre au-dessus des lits,
  • Pensez aux moustiquaires chimiques, c’est-à-dire imprégnées d’insecticide. Elles constituent une barrière très efficace contre le moustique qui transmet le paludisme par exemple.
  • Pulvérisation d’insecticide à l’intérieur de l’habitat.
  • Si possible, utilisez une climatisation, qui empêchera les insectes de pénétrer dans la pièce.

Trois maladies transmises par les moustiques :

Les moustiques constituent des vecteurs (porteurs) de nombreuses maladies. Ils peuvent être porteurs de virus ou encore de parasites et donc transmettre de nombreuses infections. Voici un aperçu de trois maladies fréquentes, transmissibles par les moustiques, et leurs conséquences sur la santé :

Le paludisme ou la malaria :

Selon les estimations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le paludisme tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et entre 1 et 3 millions de personnes par an.

moutisque palu

Le paludisme, appelé également malaria, est une maladie liée à un parasite, le Plasmodium. Ce parasite est transmis à l’homme par un moustique femelle infecté, du genre Anophèles. Les parasites vont d’abord se multiplier dans le foie puis vont dans les globules rouges où ils se multiplient jusqu’à éclatement des cellules parasitées. De là, les parasites libres vont aller attaquer d’autres globules rouges, créant ainsi un cycle.

Le paludisme débute par un « accès palustre », qui se définie par une alternance de fièvre, de tremblements avec sueurs froides,de transpiration intense, avec une phase sans symptôme. Un parasite en particulier, le Plasmodium falciparum, est plus dangereux. Il peut causer un neuropaludisme (entraînant un coma) pouvant être fatal.

Attention : toute fièvre au retour d'une zone d'endémie doit être considérée comme un paludisme jusqu'à preuve du contraire.

Tout séjour dans une zone d’endémie, c’est à dire à risque d’épidémie doit systématiquement être précédé d’un rendez-vous chez un médecin. Suivant le pays envisagé, une chimioprophylaxie (médicament antipaludique) sera prescrite pour prévenir d’une éventuelle infection.

Le Chikungunya :

Le chikungunya est une maladie virale transmise par un moustique infecté, du genre Aedes.

La maladie se déclare brutalement au bout de deux à dix jours d’incubation, avec une fièvre et des douleurs articulaires invalidantes. Les principales articulations touchées sont les petites ceintures articulaires (poignets, chevilles, doigts) ou les genoux. On retrouve fréquemment des maux de tête, des douleurs musculaires importantes, des signes cutanés (éruption de tâches cutanées) et dans certains cas, des saignements mineurs au niveau des gencives ou du nez.Il existe des formes neurologiques graves mais qui restent exceptionnelles.

La guérison est souvent rapide, en quelques jours. L’infection n’est pas directement mortelle. Les atteintes articulaires peuvent devenir chroniques, et durer pendant plusieurs mois voire plusieurs années.La prévention de la maladie repose donc sur la lutte contre le moustique vecteur et contre ses piqûres.

Le moustique vecteur se trouve préférentiellement dans les eaux de pluie stagnantes, à proximité des lieux d’habitations, comme les coupelles ou les récipients. Pensez à les vider régulièrement pour éviter que le moustique vienne y pondre.

Il n’existe pas de traitement contre le virus, on agit seulement sur les symptômes.

La Dengue : moustique dengue

La dengue est une maladie infectieuse transmise par un moustique femelle infecté, du genre Aedes.Elle se manifeste par un syndrome grippal bénin ou sévère, d’installation brutal, avec une forte fièvre, une éruption cutanée, des maux de tête intenses et des douleurs articulaires et musculaires. Elle peut évoluer vers une forme grave, appelée dengue hémorragique, entraînant des complications cardiovasculaires pouvant être fatales.

Il n’existe par de traitement spécifique mais la connaissance de l’évolution de la maladie permet de limiter les cas graves.La seule prévention reste donc la destruction du moustique et la protection contre ses piqûres.

Retrouvez la règle numéro 3 la semaine prochaine : se prémunir d’une turista !

Sources :

  1. www.caducee.net
  2. Organisation mondiale de la santé www.who.int/fr
  3. Institut Pasteur www.pasteur.fr
  4. Photo Credit by James Gathany, CDC Public domain, via Wikimedia Commons

Spécial été : L’ombre bénite face à l’enfer du soleil !

Les rayons ultraviolets (UV), qu’est ce que c’est ?

Tout le monde est exposé aux rayonnements UV, qu’ils soient naturels ou artificiels.Le soleil émet de la lumière, de la chaleur et des rayons UV. Ces rayons UV, arrivant à la surface de la terre, se compose essentiellement d’ UVA et d’une fraction d’ UVB (le reste étant absorbé par la fameuse couche d’ozone présente dans la stratosphère).Les rayons ont, à faible dose, un effet bénéfique sur notre organisme, ils permettent la synthèse de vitamine D indispensable au bon fonctionnement de notre corps.

soleil

Mais attention aux expositions répétées et prolongées, qui elles sont néfastes ! Ces rayons vont attaquer l’ADN présent dans nos cellules et l’endommager. Certes, notre corps est capable de le réparer mais au long terme, l’organisme est plus fragile et des problèmes apparaissent.

Ces rayons agissent directement sur la peau et au niveau des yeux. Ils peuvent également fragiliser notre système immunitaire ( en provoquant par exemple la réactivation du virus Herpes simplex au niveau des lèvres (« bouton de fièvre »)).

Effets sur la peau

Le coup de soleil :

C’est une brûlure locale de l’épiderme due aux rayons ultraviolets. Il se manifeste par une zone rouge, douloureuse avec une sensation de chaleur. Si les couches plus profondes de la peau sont atteintes, il y a formation de cloques. C’est une brûlure au second degré !Il est important d’éviter les coups de soleil, surtout chez les enfants, puisqu’ils entraînent une fragilisation et un vieillissement précoce de la peau. Ils favorisent également l’apparition de cancer.

Vieillissement cutané précoce :

Les UVA vont s’introduire dans les couches de la peau jusqu’à l’épiderme où ils entraînent une destruction des fibres de collagène et d’élastine. Au fil du temps, la peau va donc être moins élastique, plus fragile, elle s’amincit à certains endroits. Elle va s’assécher, les rides vont apparaître.Des tâches pigmentaires (tâches brunes) sur le visage et les mains peuvent apparaître.

Les cancers :

Les UVA et les UVB peuvent engendrer deux types de cancers cutanés, qui sont les carcinomes et les mélanomes :

  • Les carcinomes : ils représentent 95% des cancers cutanés. Ils sont d’évolution lente et sont généralement de bon pronostic.
  • Les mélanomes : ils sont plus dangereux car ils peuvent créer rapidement des métastases. Les métastases sont des cellules cancéreuses (provenant du mélanome), qui se sont disséminées dans le corps et qui sont capables de se développer dans d’autres organes. Le traitement sera alors plus intensif.

Effet sur les yeux

Il est important de porter des lunettes de soleil lors d’une exposition au soleil. Une exposition aiguë peut engendrer une inflammation plus ou moins importante des yeux.A plus long terme, les rayons UV peuvent entraîner une cataracte (atteinte de la vision pouvant aller jusqu’à la cécité).

Précautions à prendre : parasol

  • Attention ! Limiter la durée d’exposition au soleil durant les heures chaudes. Entre 10 heures et 16 heures, les UV solaires sont les plus forts.
  • Utiliser une crème solaire selon son type de peau. Il est conseillé de prendre un indice de protection d’au moins 30. L’écran solaire est à appliquer régulièrement. Ne pas oublier d’en remettre après avoir nagé ou joué.
  • Rechercher l’ombre sans oublier que les arbres ou les parasols ne filtrent pas tous les rayons UV et ne protègent donc pas complètement.
  • Se protéger la peau avec des vêtements, un chapeau pour le visage et des lunettes de soleil adaptées.
  • Éviter les lampes à ultraviolet et les cabines de bronzage, qui endommagent également la peau. L’organisation mondiale de la santé estime que « l’utilisation avant l’âge de 35 ans des lits de bronzage entraîne une augmentation de 75% du risque d’apparition d’un mélanome ».
  • Ne pas oublier que les règles s’appliquent d’autant plus pour les jeunes enfants. Les bébés doivent rester à l’ombre.

Sources:

  1. L’Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr
  2. Ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé www.sante.gouv.fr
  3. La sécurité solaire www. soleil.info
  4. Photo 1 par Arun Kulshreshtha http://commons.wikimedia.org/wiki/File:The_Sun.jpg?uselang=fr
  5. Photo 2 sur stock.xchng http://www.sxc.hu/photo/842645

Les infections urinaires et cystites

Qu’est-ce qu’une infection urinaire ?

Une infection urinaire est une infection pouvant toucher différentes parties des voies urinaires: l’urètre (canal qui part de la vessie dans lequel s’écoule l’urine), la vessie (réservoir de l’urine), les reins.

La cystite est une infection touchant la vessie. Des bactéries intestinales, le plus souvent Escherichia coli, vont passer du colon à l’urètre, jusque dans la vessie où elles vont se multiplier. Elle s’accompagne toujours d’une infection de l’urètre, appelée urétrite. La cystite est beaucoup plus fréquente chez les femmes.
Si au moins quatre épisodes infectieux ont lieu dans l’année, on parle de cystite récidivante.

Les germes mis en cause sont le plus souvent les bactéries E. coli. Elles possèdent des pilis, ce sont de petites structures qui vont permettent aux bactéries d’adhérer sur les parois de la vessie.

Quels sont les symptômes d’une cystite ?

Si vous présentez de façon brutale :

  • une brûlure à la miction (c’est à dire à l’émission d’urine),
  • une envie fréquente d’uriner même parfois sans réel besoin,
  • des urines troubles, malodorantes, qui contiennent parfois du sang,
  • une sensibilité ou un poids dans le bas du ventre,

alors vous avez peut-être une cystite !

Situations et facteurs de risque :

  • La cystite, pas ou mal traitée, peut évoluer vers une inflammation plus grave des reins, appelée une pyélonéphrite. Les symptômes sont alors une fièvre, des frissons et une douleur dans le bas du dos.
  • Les cystites sont fréquentes chez les jeunes femmes, lors des premiers rapports sexuels, ou chez les femmes ayant une activité sexuelle intense et fréquente après une période d’abstinence (appelée aussi la cystite de la lune de miel)
  • Chez la femme enceinte, l’infection peut se propager plus vite au niveau des reins et entraîner un accouchement prématuré.
  • Les infections urinaires chez les enfants nécessitent un traitement immédiat. Les reins peuvent facilement être atteints, créant des lésions définitives. Une recherche d’éventuelles anomalies des voies urinaires (urines remontant dans le rein par exemple) doit être effectuée.
  • Chez l’homme, on rencontre des urétrites, souvent dus à une infection sexuellement transmissibles (IST).

Traitement général des infections urinaires bénignes : cystite, urétrite

Antibiotiques

Ces traitements nécessitent une prescription médicale. Lors d’une consultation, un test sur bandelette urinaire est effectué pour détecter la présence de leucocytes et de nitrites dans les urines. Si le test est positif, une antibiothérapie sera prescrite. On utilise un traitement minute (en une seule prise) ou de courte durée.
Habituellement, les symptômes disparaissent en 24 à 48h.

Il est important de ne pas négliger une infection urinaire et de la traiter rapidement. Une pyelonéphrite peut se développer nécessitant un traitement plus lourd voire en urgence.
Si vous ne voyez aucune amélioration même après un traitement antibiotique, consultez de nouveau votre médecin, il se peut que ce soit des bactéries résistantes.

Phytohérapie :

Le jus de canneberge, cranberry en anglais, peut être utilisé en traitement complémentaire, pour lutter contre les infections urinaires.La canneberge (vaccinium macrocarpon) contient des molécules capables d’inhiber les pilis d’E. Coli : ce sont les proanthocyanidines (ou PAC). Les bactéries ne peuvent donc plus adhérer aux parois de la vessie et sont éliminées avec les urines.

canneberge

L’Afssaps recommande une dose de 36mg de PAC/ jour à prendre en deux fois, matin et soir, car la canneberge s’élimine en 10 à 12 heures. Des cures sont proposées sous forme de gélules, de comprimés effervescents ou de sachets à mélanger dans un verre d’eau.La canneberge peut également être utilisée en prévention pour éviter les récidives.

Prévention

En règle général, il est important de boire suffisamment dans la journée et d’aller régulièrement aux toilettes afin d’éviter à l’urine de stagner dans la vessie et donc aux bactéries de se développer.Pendant la durée de traitement, éviter certaines boissons qui irritent la vessie comme la caféine, l’alcool, le jus d’orange ou de pamplemousse.Il est important de rétablir également la flore intestinale, puisque les infection urinaires y sont liées.

Chez l’homme :

  • toujours utiliser un préservatif lors d’un rapport anal
  • soigner une hypertrophie de la prostate ou prostatite ( inflammation de la prostate)

Chez la femme :

  • avoir un bonne hygiène intime avec des produits adaptés, se laver trop souvent peut entraîner une irritation
  • aux toilettes, s’essuyer d’avant en arrière, par tamponnement doux
  • éviter les tampons volumineux qui compriment l’urètre et empêchent l’élimination correcte de l’urine,
  • éviter les pantalons trop serrés et préférer des sous-vêtements en coton plutôt que des synthétiques
  • uriner après les rapports sexuels
  • lutter contre les constipations ou diarrhées
  • Les infections génitales, leucorrhées, infections à Chlamydia sont de possibles facteurs de risque

Sources:

  • Assurance Maladie www.ameli-sante.fr
  • www.passeportsante.net
  • www.pharmasite.fr
  • Photo by Andrew Yee sur Flickr http://www.flickr.com/photos/halfchinese/305095614/