Conseils aux voyageurs : Faites votre trousse ! – Règle N°1

Tout voyageur, désirant séjourner dans un pays en développement, devrait aller consulter un médecin ou un centre de médecine du voyage, au moins 4 à 8 semaines avant son départ.

Le médecin évaluera les risques sanitaires en fonction de la destination. Il évaluera si une vaccination est nécessaire ou obligatoire (selon les pays), ou encore si un médicament antipaludique doit être envisagé. Le médecin vous prescrira alors le nécessaire pour une trousse de premier soin, à compléter selon vos besoins.

Si vous suivez un traitement, il est important de prévoir un stock suffisant de médicaments afin de ne pas l’ interrompre. Il est également important de garder votre prescription avec vous ou de demander à votre médecin un certificat médical résumant ses coordonnées, les médicaments prescrits et l’affection dont vous souffrez. Certaines autorités sanitaires peuvent vous réclamer un justificatif. Vous pourrez alors prendre dans votre bagage à main vos médicaments liquides (par exemple : sirops, aérosol) à condition de présenter aux agents de sûreté votre ordonnance.

trousse de santé

Voici une liste non exhaustive de médicaments ou de produits de santé utiles lors d’un voyage :

Pour les premiers soins :

  • analgésique (contre la douleur), antipyrétique (contre la fièvre) : paracétamol de préférence ;
  • antibiotiques à large spectre d’action ( agissant sur un grand nombre de bactéries différentes) : amoxicilline par exemple ;
  • antihistaminique (pour les allergies) ;
  • pommade contre les démangeaisons ;
  • crème anti-inflammatoire ;
  • produits de rinçage pour les yeux ;
  • le nécessaire pour les coupures ou petites plaies : sparadrap, coton, pansements,compresses stériles, pince à échardes, ciseaux, épingles de nourrice ;
  • le nécessaire pour se protéger des moustiques : crème ou spray répulsif, diffuseurs d’insecticides ou serpentins ;

Selon la destination :

  • nécessaire contre la diarrhée : anti-diarrhéique ( pour ralentir le transit intestinal), antibiotique intestinal, sachets sels de ré-hydratation orale , antispasmodique (pour lutter contre les douleurs abdominales) ;
  • filtre et/ou produit pour la désinfection de l’eau ;
  • prophylaxie antipaludique : médicaments pour la prévention du paludisme (après avis médical) ;
  • le nécessaire pour se protéger du soleil : crème solaire, lunettes de soleil, pommade contre les brûlures, bâtonnet de protection pour les lèvres ;

Selon les besoins personnels :

  • contraceptifs oraux, préservatifs ;
  • papier toilette, protections périodiques (rare dans les pays du tiers monde).
  • seringues ou aiguilles, selon les besoins (demander un certificat médical pour leur détention)

Sources

  1. www.pharmacieduvoyage.com
  2. Organisation Mondiale de la santé www.who.int/fr
Retrouvez la règle numéro 2 la semaine prochaine : protégez-vous des moustiques !

Mercredi 22 juin : Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe

Tous concernés !

La médecine a grandement amélioré la survie des patients, notamment par les greffes de tissus ou d’organes. Mais aujourd’hui, on est en manque d’organes.

En effet pour qu’un prélèvement se fasse, la mort doit avoir lieu à l’hôpital, dans un service de réanimation. Or cette situation représente seulement 1% des décès à l’hôpital. Et parmi ces décès, peu de personnes ont exprimé, de leur vivant, leur choix de donner ou non leurs organes.

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Quels organes sont prélevés ?

Sur un donneur en état de mort cérébrale, on prélève en moyenne quatres organes.Ce sont des organes pour lesquels les besoins sont les plus importants : cœur, poumon, rein, foie, pancréas, intestin. Les cornées sont également prélevées, mais jamais l’œil entier.On peut également prélever des parties de l’intestin ou des tissus comme des os, des artères ou des tendons.

Les éléments prélevés sont ensuite remplacés par des éléments artificiels afin que le corps, rendu aux familles, ne porte pas de cicatrices apparentes.

Qui peut donner ?

Le don d’organes repose sur le principe de consentement présumé, ce qui signifie que toute personne est considérée comme consentante si elle n’a pas exprimé son désaccord de son vivant.

Il est important de faire part à vos proches de votre opinion sur le don d’organes. Lors d’un décès, l’équipe médicale va obligatoirement se tourner vers la famille ou le conjoint pour s’assurer que vous n’étiez pas contre le don d’organes. La carte de donneur constitue une trace de votre accord mais n’a aucune valeur légale.

Il est essentiel d’exprimer votre choix à vos proches et d’en discuter avec eux. Si ils n’ont pas été préparés psychologiquement à comprendre et à accepter le prélèvement, la situation peut être mal vécue. De même, pensez à demander leur avis à votre famille ou à votre conjoint. Vous serez alors en mesure de respecter leur choix, si la situation se présente.

Et si je ne souhaite pas donner mes organes ?

Vous pouvez exprimer votre refus à votre famille ou votre conjoint, qui exprimera votre choix au moment voulu.Vous pouvez également vous inscrire au registre national des refus, si vous désirez laisser une trace légale de votre refus. On peut s’inscrire dès l’âge de 13 ans. Il suffit de télécharger un formulaire et de le renvoyer à l’Agence de la biomédecine. Bien entendu,vous pouvez changer d’avis à tout moment.

On peut donner son accord seulement pour le prélèvement de certains organes. N’oubliez pas d’en faire part à vos proches.

Comment aborder le sujet ?

Le don d’organes n’est pas un sujet facile, puisque qu’il nous fait réfléchir et parler de la mort. Il n’y a jamais de bons moments pour aborder le sujet. Profitez alors d’une situation, d’un événement particulier pour commencer à en parler. Et quoi de mieux que la Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe !

Sources

  1. L’Agence française de la biomédecine www.agence-biomedecine.fr
  2. www.ledonlagreffeetmoi.com
  3. www.dondorganes.fr

Les Accidents Vasculaires Cérébraux : Ayez le bon réflexe !

Qu’est ce qu’un AVC ?AVC

Un accident vasculaire cérébral, ou communément appelé « attaque », apparaît quand la circulation sanguine, dans ou vers le cerveau, ne se fait plus.

Il existe deux types :

  • soit un vaisseau sanguin se bouche (AVC ischémique), le plus fréquent,
  • soit il y a éclatement d’un vaisseau qui entraîne une poche de sang dans le cerveau (AVC hémorragique).

Le cerveau n’est plus irrigué, il ne reçoit plus de sang qui contient de l’oxygène et des nutriments nécessaires à son bon fonctionnement. Certaines parties du cerveau vont alors être endommagées et parfois de manière irréversible.

Le diagnostic au plus tôt est donc indispensable. Il va permettre une prise en charge plus précoce, éviter les complications et ainsi limiter les séquelles neurologiques.

Quelles sont les causes fréquentes des AVC ?

  • l’hypertension artérielle non connue ou mal contrôlée,
  • l’athérome : c’est une plaque qui va se former le long des parois des vaisseaux et qui risque à force de boucher les vaisseaux,
  • maladie des petites artères,
  • infarctus du myocarde : mort d’une zone plus ou moins étendue du muscle cardiaque (myocarde),
  • valvulopathie : dysfonctionnement des valvules cardiaques.

Quels sont les facteurs de risque ?

  • le diabète,
  • l’obésité, le surpoids,
  • les antécédents familiaux,
  • l’âge,
  • le tabac,

Quels sont les signes qui doivent alerter ?

  • Paralysie : perte brutale de la motricité ou de la force d’un bras, d’une jambe ou de la totalité d’un coté du corps (hémiplégie) ; atteinte du visage (bouche qui tombe).
  • Équilibre : apparition brutale d’une instabilité à la marche.
  • Vision : trouble ou perte de la vision d’un œil ou des deux.
  • Parole : la personne n’arrive plus à s’exprimer, ne parle plus ou alors a des propos incompréhensibles
  • Mal de tête : qui survient brutalement, de forte intensité et sans cause connue

Si un ou plusieurs de ces symptômes apparaissent brutalement, composez le numéro d’urgence « 15 ».

Aux États Unis, il existe un aide mémoire pour la population appelé « FAST » , qui regroupe les 3 principaux symptômes et qui rappelle l’urgence de la prise en charge :

  • Face : perte de force ou engourdissement du visage
  • Arm : perte de force ou engourdissement au niveau d’un membre supérieur
  • Speech : trouble de la parole
  • Time : pour agir le plus rapidement possible

Le gouvernement français a mis en place un plan d’actions national AVC 2010-2014 afin de développer des actions, à l’échelle national et régional, concernant la prévention, la formation et la prise en charge des AVC en France et pourquoi pas en s’appuyant sur l’aide mémoire américain.

Sources:

  1. Ministère du Travail de l’Emploi et de la Santé www.sante.gouv.fr
  2. Le Quotidien des Pharmaciens www.quotipharm.com

14 juin : Journée mondiale du don de sang

En France, le don de sang est basé sur le volontariat et il est non rémunéré. C’est pourquoi il est important de tous se mobiliser !

Don du sang : pourquoi ?

Le don du sang est important car il n’existe pas encore de produits ou de médicaments pouvant remplacer les globules rouges, les plaquettes ou le plasma.Ils sont indispensables dans des situations d’urgence lors d’un accouchement par exemple ou lors d’une intervention chirurgicale en cas d’hémorragie massive. Les grands brûlés, par exemple, ont besoin de transfusions de plasma.

Les produits sanguins sont également indiqués dans des maladies chroniques. En effet certaines maladies nécessitent des transfusions régulières. C’est le cas des leucémies, maladies touchant directement la production de cellules sanguines. Dans le cas des cancers, ce sont les traitements intensifs, qui peuvent abîmer la moelle osseuse et donc empêcher la production de cellules sanguines.

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Comment ça se passe ?

Le don du sang le plus courant est le don de sang « total ». C’est seulement après le prélèvement que les constituants (globules rouges, plaquettes, plasma) vont être séparés.Il faut consacrer environ 40 minutes pour faire un don.

  • Tout d’abord, vous allez être accueilli par une secrétaire qui va constituer un dossier administratif et vous remettre un questionnaire de pré-don à remplir. Ce questionnaire vous servira lors de l’entretien médical.
  • Puis vous aurez un examen médical dans un espace confidentiel avec un médecin. C’est une étape importante. Le médecin s’assurera qu’il n’y a pas de danger pour vous mais également pour le receveur. Il assure une première étape de sécurité des transfusions.
  • Le prélèvement est effectué par une infirmière. Elle prélèvera tout d’abord des tubes nécessaire aux analyses. Suivant votre masse sanguine, elle prélèvera entre 400 et 450 ml. Cela prendra environ 10 minutes mais pour un don de plaquette ou de plasma, il faut compter plus de temps.
  • Enfin, arrive le temps de la collation et du repos. Même si le volume de sang prélevé se reconstitue rapidement, il est important de boire et de manger après un don et d’éviter les efforts physiques juste après le prélèvement.

Un homme peut donner son sang jusqu’à 6 fois par an et une femme 4, en respectant toutefois un délai minimale entre chaque don.Les tubes seront ensuite analysés pour la sécurité du futur receveur mais également pour identifier le groupe sanguin, si non connu, pour éviter des erreurs de transfusion. Le sang est ensuite stocké dans une banque du sang.

Alors n’hésitez plus et connectez vous sur le site de L’établissement Français du Sang ou dirigez vous vers un professionnel de santé pour savoir où donner votre sang près de chez vous ! Vous pouvez également vous inscrire en ligne pour être informé des lieux de collectes organisés à proximité de chez vous en devenant ‘e-donneur’ !

Sources

  • Établissement du Français du Sang www.dondusang.net
  • http://www.e-donneur.com

Le concombre blanchi, le soja doit se mettre au vert

Cette bactérie est-elle vraiment dangereuse ?

La plupart des bactéries E. coli sont inoffensives mais il existe un groupe capable de sécréter des toxines, de type Shigella ou vérotoxines, qui peuvent léser les cellules sanguines et les reins.Ces bactéries entraînent des diarrhées banales ou sanglantes avec des douleurs abdominales. Elles peuvent conduire également à un syndrome potentiellement mortel que l’on appelle le syndrome hémolytique et urémique (SHU).

Ce syndrome se manifeste par une atteinte rénale, une anémie hémolytique (destruction des globules rouges) et d’une thrombopénie (baisse des plaquettes). Au niveau clinique, les patients vont présenter des urines foncées en plus des diarrhées. La principale complication est l’insuffisance rénale aiguë qui peut conduire à une greffe rénale ou à des dialyses à vie.

Comment risque-t-on d’être contaminé ?

Il faut savoir que le réservoir de la bactérie E. coli est le tube digestif des ruminants. Les bactéries sont éliminées par les excréments et sont ainsi libérées dans l’environnement. La contamination à l’homme peut donc se faire :

  • soit par contact direct avec des animaux contaminés ou avec leurs excréments
  • soit par ingestion d’aliments contaminés ou souillés : viandes mal cuites, salades, légumes
  • soit par contact avec une personne contaminées : due à une mauvaise hygiène des mains par exemple.

Qui doit-on incriminer ?

Suite à l’apparition de nombreux cas de contamination par E. coli, la course a été lancée pour découvrir le vecteur de transmission de la bactérie. Les soupçons se sont très vite portés sur les végétaux et notamment sur des concombres bios importés d’Espagne. Les autorités sanitaires allemandes ont donc fortement déconseillé la consommation de ces concombres ainsi que de salades et de tomates, par mesure de prévention.

Par la suite, les résultats des tests ont éloignés cette piste et les soupçons se sont dirigés vers des germes de soja (appellation donnée à des pousses de haricots Mungo), issues d’une entreprise de Basse-Saxe en Allemagne. Ces germes de soja hébergeraient donc la bactérie E. coli tant redoutée. Aujourd’hui la recommandation de ne pas consommer de concombres, salades et tomates a été levée en Allemagne mais est maintenue sur les pousses de soja.pousse soja

Recommandations à l’attention des consommateurs et des patients :

Ce qu’il faut faire pour éviter la contamination :

  • les mesures d’hygiène des mains mais également des ustensiles de cuisine ainsi que des plans de travail doivent être effectuées avant de manipuler des aliments.
  • Les fruits et légumes doivent être lavés avec minutie et pelés si nécessaire.
  • La cuisson à cœur des aliments permet de détruire les bactéries pathogènes.
  • Pour les personnes atteintes de diarrhées, l’hygiène des mains est primordiale afin de limiter la contamination de l’entourage.

En cas de suspicion de contamination et devant toute diarrhée sanglante , il faut consulter son médecin traitant ou se diriger vers un centre hospitalier.

Pourquoi faut-il être vigilant ?

Aujourd’hui, le nombre de décès se porte à 35 en Europe, dont 34 en Allemagne. Mais les autorités allemandes insistent sur le fait que l’on ne peut exclure de nouveaux décès. En effet, l’Organisation Mondiale de la Santé recense 3 255 cas de malades confirmés ou suspectés dans seize pays. Rappelons que les conséquences rénales sont irréversibles.

Sources

  1. Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’ alimentation, de l’environnement et du travail www.anses.fr
  2. Institut de Veille Sanitaire www.invs.sante.fr
  3. European Food Safety Authority www.efsa.europa.eu/fr
  4. Organisation Mondiale de la Santé www.who.int/fr

Pour plus d’informations :« Cinq clefs pour des aliments plus sûrs » par l’Organisation Mondiale de la Santéhttp://www.who.int/publications/list/9241594632/fr/index.html