Le bonheur est contagieux ! Et s’il y avait une pandémie ?

Bonheur-contagieuxDes chercheurs américains ont suivi plus de 4.700 habitants de Framingham, Massachusetts, dans le cadre d’une étude menée de 1983 à 2003,ils ont évaluer si le bonheur pouvait se répandre, à long terme, d’une personne à l’autre, et dans l’ensemble d’un groupe social.

Dans leur introduction, les chercheurs rappellent que le bonheur est si essentiel à l’existence humaine que l’Organisation mondiale de la santé le désigne de plus en plus comme un composant à part entière de l’état de santé.

Et à la lecture des résultats sur les tendances au bonheur, les scientifiques ont découvert que non seulement les gens heureux transmettent leur joie à des gens qu’ils ne connaissent pas personnellement, mais que cette ‘contamination’ peut durer une année.

Les deux chercheurs, Christakis et James Fowler, professeurs associés de science politique, de la Harvard Medical School et de l’Université de San Diego (Californie), avaient déjà démontré que l’obésité et la consommation de cigarettes se propageaient socialement de cette manière.

Les deux chercheurs ont établi que des groupes de gens heureux et malheureux se constituaient selon des critères de proximité sociale et géographique. Par exemple, la probabilité qu’une personne soit heureuse augmente de 42% si un ami qui vit à moins de 800 mètres le devient lui-même. Ce chiffre passe à 25% si l’ami vit à moins de 1,5 km, et il continue de décliner à mesure que l’éloignement croît.

Les chances de bonheur augmentent de 8% en cas de cohabitation avec un conjoint heureux, de 14% si un proche parent heureux vit dans le voisinage, et même de 34% en cas de voisins joyeux.

Ce phénomène a cependant des limites : ainsi la formule ne s’applique pas au bureau. ‘Les collègues de travail n’affectent pas le niveau de bonheur, ce qui laisse penser que le contexte social peut limiter la propagation d’états émotionnels’, selon cette étude.

Cette étude ‘révolutionnaire’ pourrait avoir des implications de santé publique, reprend ce journal dans un éditorial.

‘Si le bonheur se transmet effectivement par le biais des relations sociales, cela pourrait contribuer indirectement à la transmission similaire de la (bonne) santé, ce qui a des implications sérieuses pour l’élaboration des politiques’, expliquent-ils.

Et vous ?

Sources :

  • http://www.bmj.com