Une course de vitesse : Accident Vasculaire Cérébral ou comment Agir Vite pour le Cerveau !

AVCC’est aujourd’hui la 6ème journée mondiale de l’AVC (Accidents Vasculaires Cérébraux).L’objectif principal est de sensibiliser le plus grand nombre de personnes à cette grande cause de santé publique en les incitant à composer le numéro d’urgence du SAMU, soit le 15 dès l’apparition des premiers symptômes.

De tristes records en France

Les AVC sont devenus « un véritable problème de santé publique, tant par le nombre de personnes atteintes que par les conséquences médicales, sociales et économiques qui en résultent. a précisé Roselyne Bachelot lors du récent congrès de la Société Française de Neurologie à Paris.

  • 1ère cause de handicap moteur acquis
  • 1ère cause de décès chez les femmes.
  • 3ème cause de mortalité.
  • 150 000 personnes par an sont concernées par un accident vasculaire cérébral.
  • 37 000 personnes concernées ont moins de 65 ans.
  • 30 % d’augmentation du nombre d’AVC de 2000 à 2020 du fait du vieillissement de la population.

Les symptômes évocateurs d’un AVC

La survenue d’un AVC est assez brutale, il est donc important de savoir reconnaître les premiers signes ou symptômes car la prise en charge médicale et thérapeutique doit être réalisée impérativement dans les toutes premières heures suivant l’accident pour diminuer la survenue des séquelles.

Au moindre doute et même s’il y a un retour ‘à la normale’, n’hésitez pas à prendre contact avec un service d’urgence médicale pour une prise en charge sans délai (SAMU,…) qui sera à même de vous orienter et de décider de la prise en charge en urgence. Tout retard dans le traitement peut conduire à des séquelles importants (paralysie) voire au décès.

Les symptômes évocateurs peuvent être associés ou non, ce sont :

  • Des troubles de la vue persistants ou transitoires comme une baisse temporaire de la vision (vision double, vision trouble, sensations d’éblouissement,…)
  • Des troubles de la parole ou du langage. La personne à des difficultés soudaines à s’exprimer, à bouger la langue et à avaler sa salive.
  • Une paralysie ou perte de sensibilité de la totalité d’un côté du corps, ou de la moitié du visage (la bouche est alors asymétrique) ou plus discrètement de la perte de la force d’un bras ou d’une jambe.
  • Des maux de tête violents et intenses, sans qu’aucun signe avant coureur.

La prise en charge en aigu

Orientation par les services d’urgence vers des structures adaptées disposant notamment d’IRM ou de scanner. Actuellement on compte un maillage de prés d’une soixantaine d’unités neurovasculaires (UNV) en France.

Une fois diagnostiquée, le traitement consiste principalement à dissoudre le caillot de sang responsable et présent au niveau cérébral. Pour cela, des médicaments favorisant la thrombolyse sont administrés lors de l’hospitalisation ainsi que des anticoagulants.

N.B.Une fois l’urgence passé, une prise en charge sur du long terme sera également envisagée.

Sources

  • Congrès de la Société française de neurologie à Paris, intervention le 9 octobre de la Ministre de la Santé Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative.
  • Conférence de Presse ‘Première journée nationale de l’urgence vasculaire’ 15 novembre 2007 – Le public système
  • HAS – guide affection de longue durée ‘La prise en charge de votre maladie,l’accident vasculaire cérébral’ – Octobre 2007 ((www.has-sante.fr)