Les français et leur pharmacien

Une enquête IPSOS de janvier 2008 nous révèle comment nous percevons notre pharmacien :

Dans l’esprit des Français, le pharmacien est avant tout un professionnel de santé, son rôle de conseil apparait central. Pour une très large majorité des personnes interrogées, avant d’être un commerçant comme un autre (13%), le pharmacien est d’abord et avant tout un professionnel de santé (87%). Cette perception s’incarne dans l’image de cette profession comme dans des comportements spécifiques de la part des Français ; une proportion non négligeable de la population déconnecte en certaines occasions ses demandes de conseil de ses comportements d’achat, entrant dans l’officine sans vouloir acheter de médicaments en l’attente spécifique de conseils :

  • pour 45%, afin de demander conseil au sujet d’un problème de santé ;
  • pour 33% afin d’évoquer un médicament qu’eux ou un proche sont en train de prendre.

Ce rôle social de conseil va donc au-delà du strict domaine du produit pharmaceutique. On relève que les femmes y ont plus recours que les hommes (51% contre 37%), et que ce rôle est plus particulièrement attendu parmi les bas revenus et les personnes disposant d’un faible niveau d’instruction.

Plus de 4 personnes sur 10 déclarent qu’il leur arrive de ressortir de l’officine sans avoir acheté de médicament, les femmes (49%) étant également plus nombreuses ici que les hommes (33%). A l’évidence, la population est très majoritairement attachée à cette fonction de conseil, à ce service proposé par les pharmaciens au moment de la délivrance : plus de 9 personnes sur 10 (92%) se disent ainsi très sensibles (41%) ou plutôt sensibles (51%) au fait que leur pharmacien soit en mesure de leur fournir des conseils quand il leur délivre des médicaments.

Proximité par le conseil et proximité géographique
Si le conseil est fortement attendu, la proximité au sens géographique l’est également, à des niveaux très élevés : pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est très important (61%) ou plutôt important (36%) d’avoir une pharmacie près de chez eux – contre 3% seulement qui jugent cela peu important. Ce sentiment est aujourd’hui partagé dans tous les milieux sociaux et dans le tissu rural comme en milieu urbain. Pour une grande majorité, les médicaments constituent une catégorie de produits spécifiquesQuand on parle de médicaments, on évoque bien pour le public une classe particulière de produits, loin des caractéristiques des produits de grande consommation. La sensibilité aux notions de risques et de bon usage, sont marquées, entrainant l’intérêt évoqué pour un niveau adéquat de services et de conseil.

  • 97% des Français sont tout à fait d’accord (77%) ou plutôt d’accord (20%) avec l’idée selon laquelle les médicaments sont des produits actifs présentant certains risques.
  • Au sujet des produits d’automédication, 98% s’accordent tout à fait (83%) ou plutôt (15%) à dire que même s’il s’agit de produits sans ordonnance, il est essentiel de connaitre les précautions d’usage.
  • Enfin, s’agissant du conseil du pharmacien, pour la quasi-totalité des personnes interrogées, il est toujours préférable pour éviter les risques liés au médicament.

C’est logiquement eu égard aux spécificités du médicament que s’exprime l’importance du rôle du pharmacien. Si celui-ci est dans tous les cas jugé très utile, il l’est encore un peu plus s’agissant d’éviter les interactions médicamenteuses (58% le jugent alors très utile et 34% utile). Cependant, ce sentiment d’utilité est à peine moins perçu lorsqu’on évoque le fait d’alerter les patients sur d’éventuels effets secondaires (53% très utile et 37% utile) ou des conseils de bon usage.

Source : ISPOS 2008

Allergie au bouleau : une question de saison !

BouleauVers juillet – août apparaissent les pollens d’herbacées (ambroisie dans la région lyonnaise, pariétaire dans le midi, armoise et plantain au nord comme au sud) qui persistent parfois jusqu’en octobre. Tous ces pollens déclenchent des troubles saisonniers assez caractéristiques selon la situation géographique et la période de l’année.

Logiquement et en tout 1er lieu, il faut éviter tout contact avec l’allergène responsable. En pratique, ce n’est pas toujours possible. Un traitement en premier intention médicamenteux est alors nécessaire, local (en spray) ou général (par comprimés). Les traitements sont différents selon qu’il s’agit de rhinite allergique ou d’asthme allergique.

Le Rhume des foins est une allergie respiratoire provoquée par un ‘pneumallergène’ inhalé par voie respiratoire.

Lorsqu’un pneumallergène est inhalé par une personne déjà sensibilisée, il génère d’abord des troubles comme : une rhinite, un prurit nasal, des éternuements à répétition, une rhinorrhée (nez qui coule) et une obstruction (nez bouché). Très souvent, une conjonctivite (démangeaison, larmoiement, rougeur des yeux) accompagne cette rhinite.

A un degré de plus, il peut entraîner une trachéite (inflammation de la trachée avec une toux), voire un asthme de gravité variable.

En cas de complication ou de géne persistante très invalidante à un pou deux allergènes, il faudra alors consulter son médecin pour envisager une désensibilisation. C’est un traitement efficace mais long et sur plusieurs années ;. Son principe : apprendre à l’organisme à tolérer un allergène en l’administrant à très petites doses, augmentées progressivement. La désensibilisation est réalisable par injections sous-cutanées.

Sources : Inserm Lyon Unité 503, ANAES

Un vaccin contre le cancer de l’utérus

HPVGardasil® est le premier vaccin destiné à la prévention des infections par les papillomavirus humains (HPV). Il protège contre les maladies dues aux HPV des types 6, 11, 16 et 18 : dysplasies de haut grade du col de l’utérus (CIN 2/3), dysplasies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et verrues génitales externes (condylomes acuminés). 70 % des cancers du col de l’utérus sont liés à ces virus : leur prévention est attendue, mais non démontrée. Le vaccin ne peut prévenir les 30 % de cancers du col liés à d’autres types d’HPV.

Le service médical rendu* (SMR) par Gardasil® est important. Ce vaccin doit être utilisé sur la base des recommandations officielles. En effet, si son efficacité protectrice est démontrée chez les jeunes femmes non infectées par les types d’HPV du vaccin, il ne protège pas les femmes déjà infectées lors de la vaccination.

Il n’est recommandé que chez les jeunes filles de 14 ans et, en « rattrapage», chez les jeunes filles et jeunes femmes de 15 à 23 ans n’ayant pas eu de rapports sexuels, ou au plus tard dans l’année suivant leur premier rapport.

Le dépistage du cancer du col reste indispensable (frottis cervico-vaginal chez votre médecin généraliste ou gynécologue). Car si les femmes vaccinées se faisaient moins dépister, une augmentation de l’incidence et de la mortalité de ces cancers serait probable.Vaccin jeunes fillesLe dépistage des lésions pré-cancéreuses et cancéreuses du col utérin par frottis cervico-vaginaux reste donc nécessaire chez toutes les femmes, vaccinées ou pas.Le dépistage en routine du cancer du col de l’utérus doit être maintenu selon les recommandations de l’Agence Nationale d’Accréditation et d’Evaluation Santé (ANAES) avec la périodicité suivante:

  • Femmes âgées de 25 à 65 ans qui ont une activité sexuelle
  • Et ce tous les 3 ans après 2 frottis normaux réalisés à un an d’intervalle.

GARDASIL® protège uniquement contre les maladies provoquées par les HPV de type 6, 11, 16 et 18. Par conséquent, les mesures de précaution appropriées vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles doivent continuer à être prise.

Sources :

  • Institut de Veille Sanitaire – février 2008
  • ANAES